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« Super Menteur », lauréat 2016 du concours Livre Mon Ami

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« Super Menteur », lauréat 2016 du concours Livre Mon Ami

Les 8973 enfants de CM2 et de 6 ème inscrits à l'édition 2016 du prix Livre Mon Ami ont fait leur choix ce mercredi 31 août : c'est le livre Super Menteur écrit par Cécile Alix qui a remporté la majorité des suffrages.

C’était la 20ème édition du prix livre mon ami. Un prix annuel de littérature de jeunesse Livre, mon ami est créé en Nouvelle-Calédonie en 1997. Il permet à de jeunes enfants de cours moyen 2° année et de sixième, de participer activement, chaque année, à la sélection d’un ouvrage dont l’auteur est récompensé par un prix. Ce prix est conjointement organisé par le Vice-Rectorat, la Direction de l’Enseignement de Nouvelle Calédonie et par l’association Livre, mon ami.

La sélection 2016 :

La Forêt des totems, Muriel Zürcher, éditions Thierry Magnier, collection Romans Jeunesse

La grande rivière, Anne Rossi, éditions Magnard Jeunesse, collection Romans 8-12 ans

Le journal d’un nul débutant, Luc Blanvillain, éditions L’École des Loisirs, collection Neuf

Micro Girl, la mystérieuse boule orange, Claire Mazard, éditions Oskar Jeunesse, collection Fantastique

Un koala dans la tête, Elise Fontenaille, éditions du Rouergue, collection DacODac

À plumes, à poils et à paillettes, Véronique Massenot et Peggy Nille, éditions Gautier-Languereau

 Super Menteur, Cécile Alix, éditions Magnard Jeunesse, collection Romans 8-12 ans, le lauréat 2016

Thème : amitié

Comment un « moche-et-chétif-à-lunettes » devient l’idole de sa classe en inventant un mensonge plus gros que lui…

Aristide a le moral dans les chaussettes. Le jour de la rentrée dans a nouvelle école, c’est l’horreur. Tout le monde se moque de lui. Mais pas question pour Aristide de se laisser impressionner !

« Vous pouvez dire ce que vous voulez, moi, demain, j’amène mon chien. Ça va vous calmer ! » Effectivement, ça les calme instantanément.

Ils me regardent comme s’ils s’apercevaient de mon existence. De ma consistance, devrais-je dire. En une phrase, j’ai pris de l’épaisseur.

Le problème, c’est que je n’ai pas de chien… Et voilà comment moi, Aristide, nouveau-moche-et-chétif-serpent-à-lunettes, je me transforme, soudain, en super menteur. 

Qui est Cécile Alix ?

Cécile Alix collectionne les souvenirs à venir, les jolis mots de ses enfants et les poils de chat sur son pull noir…

Dans la vie, elle est professeur de philosophie, s'intéresse de près à la pédagogie sociale et elle intervient auprès de jeunes atteints de troubles cognitifs.

Elle écrit et met en scène des pièces de théâtre, anime des cours de théâtre et de relaxation pour enfants.

Elle invente de joyeuses petites histoires et publie des romans jeunesse chez divers éditeurs.

Extrait du site de livre mon ami :

Scrutin 2016 : le vote au collège de Tuband

Par Xavier Boussemart le 31 août 2016 Photos, Scrutin

Parents, grands parents même, professeurs des écoles et de français étaient présents ce mercredi 31 août au Collège de Tuband.

La présentation des votes de chaque classe des écoles et du Collège a eu lieu, avec pour l’animer un Diaporama de jeux, de questions ou devinettes élaborés au CDI par les 6èmes à l’attention de leurs camarades de CM2.

Cette après-midi agréable et festive s’est  terminée par un goûter. On est très content à Tuband, car une fois encore super menteur est arrivé en première position tout comme au résultat territorial !

Merci à Sabine Rintz et à Martine Scrignac pour l’animation du bureau de vote.

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Le sage et les deux rônins de Laurent Edo

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du livre papier

Couverture du livre papier

Surpuissants, maîtres dans l'art de manier le katana, rien ne les arrêtait. Pourtant, un soir alors qu'ils font halte dans une taverne, un moine leur parle d'un sage parait-il invincible. Piqués au vif, désireux de se confronter à ce guerrier Chinois, les deux rônins s'en vont vers le Pic au Pin où se trouve le sanctuaire du vieux maître.

Laurent Edo été lauréat avec « Mystère au Mont Mou » paru dans la collection La petite bibliothèque du Caillou aux Editions du Cagou du concours de roman jeunesse organisé en 2013 par les Editions du Cagou. Il est diplômé d’études approfondies en ethnopsychanalyse.

Disponible en édition numérique sur Amazone uniquement pour l’instant.

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NB : Les commentaires des lecteurs sur Amazone pour ce livre sont élogieux !

image des mystère du mont Mou et Laurent Edo à la MLNC
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Publié dans Ecrivain calédonien

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Dans le ciel splendide de Nicolas Kurtovitch

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Nicolas Kurtovitch au salon du livre à Tahiti en 2015

Nicolas Kurtovitch au salon du livre à Tahiti en 2015

Photo en Une de tahiti.info

Nicolas Kurtovitch, dont l’écriture dépasse les genres qu’il a tous visités – poésie, nouvelle, essai, théâtre – offre avec ce roman des témoignages de vies calédoniennes, afghanes, bosniaques ou tibétaines.

Troisième volet d’une trilogie commencée avec « Goodnight friend » et « Les Heures italiques », « Dans le ciel splendide » regarde vivre un groupe d’individus en un lieu, en un temps, face à eux-mêmes : les uns avec les autres et séparément, mus par la force des liens qui les unissent – familiaux, amicaux, amoureux ou simplement humains -, la profondeur des questions ou réponses existentielles qui les traversent, et le drame des destins qui s’entrecroisent dans la vie comme dans le rêve, et se retrouvent par-delà les frontières et les labyrinthes du monde et de l’être, et au-delà de la mort-même. Nicolas Kurtovitch, dont l’écriture dépasse les genres qu’il a tous visités – poésie, nouvelle, essai, théâtre – offre avec ce roman des témoignages de vies calédoniennes, afghanes, bosniaques ou tibétaines de Mouéaou, Dila, Jérémy, Johanna, Manuel, Léa, Camille, le sergent, Aten… et Théo, le patchwork d’une humanité qui se cherche dans sa complexité, empreinte de cruelles tragédies et de douceurs aussi, où « vivre ensemble » semble finalement trouver son épilogue. (Source éditeur Au vent des îles)

Nicolas Kurtovitch et Johary Ravaloson à Ouessant

Nicolas Kurtovitch et Johary Ravaloson à Ouessant la semaine dernière © FranceÔ / culturebox

KURTOVITCH NICOLAS

Nicolas Kurtovitch publie son premier recueil de poésie, Sloboda, en 1973. Il a 18 ans. S’il édite à compte d’auteur, c’est que l’urgence de cette prise de parole est pour lui une évidence. Qui ne cessera de l’habiter, le conduisant à être l’un des auteurs les plus prolifiques de sa génération. Né le 20 décembre 1955 à Nouméa, il est le cadet de la fratrie. Sa famille maternelle est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843. Son père est lui un migrant yougoslave, qui a quitté Sarajevo en 1945. Et repartira assez vite vers l’Europe. L’enfance est au fond une période peu explorée, du moins de manière explicite, dans l’œuvre de Nicolas Kurtovitch. La volonté d’habiter le présent, obstinément, et de penser le monde qui l’entoure est par contre une constante. Poète, il va au fil des années s’essayer également à tous les autres genres : nouvelles, essai, théâtre et tout récemment un premier roman, Good night friend. C’est que Nicolas Kurtovitch témoigne avant tout d’un refus profond, vital, de tout ce qui, peu ou prou, enferme, réduit, et même définit, au sens où la définition vise à fixer, arrêter, limiter. Très tôt, après sa scolarité calédonienne, il quitte son île. La lointaine métropole pour ses études bien sûr, mais aussi la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Horizons divers pour un homme qui marche. Un arpenteur, qui s’engage somme toute assez logiquement dans des études de géographie. Licencié de l’université d’Aix-en-Provence, il enseigne cette discipline dans un collège de Lifou, l’une des îles de l’archipel calédonien. Aujourd’hui, il est depuis de nombreuses années le directeur du lycée protestant Do Kamo, qui demeure l’un des vecteurs les plus performants de promotion pour les jeunes Kanak .Car Nicolas Kurtovitch est aussi l’une des premières voix calédoniennes d’origine européenne à s’être explicitement interrogée sur la nature de la relation entre les communautés en présence sur sa terre natale. Et à avoir posé sans ambiguïté la reconnaissance de la primauté du peuple premier comme condition du vivre ensemble. Dans l’essai collectif Être caldoche aujourd’hui il écrit : « Oui, si l’on veut, à l’affirmation d’une identité calédonienne, mais à condition de ne pas oublier que l’homme libre reste indéfinissable, ni le fait incontournable qu’ici est une terre kanak »Cette conviction traverse son travail d’écrivain. Et s’est même traduite à deux reprises très concrètement par des écritures à quatre mains avec des auteurs kanak. Dire le vrai/Tell the truth, un recueil de poèmes, avec Déwé Gorodé. Les dieux sont borgnes, une pièce de théâtre créé en 2002 et jouée en Avignon en 2003, avec le dramaturge Pierre Gope. En 2007, il a succédé à Charles Juliet et quelques autres au Randell cottage, résidence d’écrivains située à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Et il a été dans ce cadre le poète invité de la remarquable revue néozélandaise de poésie, Poetry NZ. Il est par ailleurs publié dans de nombreuses autres revues : Archipel des lettres, revues du Salon du livre insulaire d’Ouessant ; Carnavalesques, revue de poésie contemporaine publiée par les éditions Aspect de Nancy, Voix d’encre, etc. En 2008 il est invité en tant que lauréat du Prx de poésie Antonio Viccario au festival de Poésie de Trois Rivière (Québec) et en 2009 au festival de poésie de Mexico et de Morilla. Au cours de ces deux rencontres importantes il tisse de solides liens d’amitié avec des poètes du monde entier, réduisant encore et toujours les frontières entre les Hommes. Membre de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie après en avoir été le premier président, et de la Société des gens de lettres, Nicolas Kurtovitch, Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004, est aujourd’hui lu et étudié dans les universités de la région. Il est par ailleurs à l’origine de la création du centre géopoétique de Nouvelle-Calédonie, en lien avec l’Institut de géopoétique initié par Kenneth White.

NIcolas Kurtovitch sera l'un des invités du mardi 30 août, l'émission "DES LIVRES ET NOUS" sur NC 1ère direct radio dans le grand salon de la maison Célières, la maison du livre de Nouvelle-Calédonie, présentée par l'animatrice de NC 1er Virginie SOULA.

Publié dans Ecrivain calédonien

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Se donner le pays – Paroles jumelles (Poésie)

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Se donner le pays – Paroles jumelles (Poésie)

Les auteurs : Déwé Gorodé & Imasango

Préface de Murielle Szac

En librairie le 1er septembre 2016

Le choix de l’éditeur : Pendant de longs mois, deux femmes de Nouvelle Calédonie ont entretenu un dialogue par la poésie. Deux femmes de générations, de conditions et de couleurs différentes, qui partagent la même terre et veulent parcourir ensemble les mêmes chemins de paix. Pour écrire ce livre, Déwé Gorodé et Imasango se sont rencontrées, tantôt chez l’une à Nouméa, tantôt chez l’autre à Ponérihouen, dont le nom en langue paicî désigne l’embouchure d’un fleuve. Les déchirures du pays, le deuil au seuil de la case, la lutte indépendantiste, la crainte de nouveaux conflits, la place des femmes, la sexualité « imposée ou non », l’éducation des enfants, la puissance tellurique de la Grande Terre…, aucun sujet n’a été écarté, aucun tabou n’a fait taire leur « parole jumelle». Un appel à résister par la poésie.

Extrait :

« Dewé : Paix humilité en nous

captives de l’entre-deux rives

entre la vie et la mort

dos à dos en année lumière

où la paix entre ici

en éden d’île de lumière

où le paradis est ici en nous »

«Imasango : Pour l’âme de l’île

ses hommes

ses paysages

ses manquements

son histoire à bâtir

Avec les divergences

que l’on accepte

pour former une famille

donnons-nous le pays

reprenons-le en mains »

Collection : Tissages

NB : La poétesse Imasango sera l’un des invités de la prochaine émission des Livres et nous du 30 août 2016 dans le salon de la maison Célières au Faubourg Blanchot

Publié dans Poésie

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101 mots pour comprendre la coutume kanak et ses institutions

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101 mots pour comprendre la coutume kanak et ses institutions

Discipline : Education Civique, Droit, Histoire , Langue de Lifou-Drehu

Directeurs de l'ouvrage : Léon WAMYTAN - Florence FABERON - Antoine LECA

Auteurs : Collectifs

Léon WamytanRésumé : La coutume kanak a été étudiée dès les débuts de la colonisation de la Nouvelle‑Calédonie notamment par le pasteur Maurice Leenhardt, missionnaire ethnologue ouvert à la compréhension du peuple premier kanak, précédé par un précurseur, le père Lambert. Ouvert à une démarche compréhensive rejetant le regard dominateur colonial était aussi le juge Éric Rau qui écrivait à la fin de l’empire colonial. Ensuite, l’importance de la coutume kanak indispensable à la connaissance de la Nouvelle‑Calédonie a été mise en relief dans leurs domaines respectifs par des hommes comme le chef Joseph Pidjot, le grand chef Roch Wamytan, Frank Wahuzue, le préfet Jacques Iékawé, le juge Fote Trolue, le premier président du sénat coutumier André Theainouen...

Ouvrage rassemblant en tout 50 auteurs, tous chercheurs spécialistes ou connaissant de l'intérieur le thème traité. Des hommes et des femmes qui parlent de leur vie avec leur âme et leur cœur, garantissant l'authenticité des 101 paroles que contient ce livre.

Editeur(s) : CDP-NC / Maison de la Mélanésie / GRHOC Prix : 3 200,00 XPF

NB : Léon Wamytan sera l’un des invités de la prochaine émission des Livres et nous du 30 août 2016 dans le salon de la maison Célières au Faubourg Blanchot

Léon Wamytan est né en 1962 à Nouméa.(photo d'illustration maison de la mélanésie)

  • Président de l’association, co directeur : Jean-Yves Faberon
     
  • Co directeur : Armand Hage
     
  • Secrétaire général : Léon Wamytan
     
  • Secrétaire adjoint : Frédéric Angleviel
     
  • Trésorier, délégué de la Maison de la Mélanésie en province Nord : Jean-Baptiste Manga

  • Trésorier adjoint : Tarik Belamiri

 

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LA COLLECTE DU PATRIMOINE KANAK Quinze ans de travail de collecte du patrimoine oral kanak

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LA COLLECTE DU PATRIMOINE KANAK Quinze ans de travail de collecte du patrimoine oral kanak

Conférence d'Emmanuel Tjibaou, Département Recherche et Patrimoine, ADCK-Centre culturel Tjibaou

La question des identités au cœur du destin commun apparaît aujourd'hui comme le fondement d'un socle nouveau pour les populations de Nouvelle-Calédonie. L'identité kanak particulièrement mise à mal par le discours colonial a fait l'objet d'études particulières dans le domaine des sciences sociales depuis le début de la colonisation pour mieux connaître la population autochtone. Après 15 ans d'enquêtes culturelles, le Département Recherche et Patrimoine de l'ADCK-CCT pose les bilans et les perspectives d'un rapport nouveau à la recherche par les Kanak. Quelles sont les orientations définies par les conseils coutumiers sur la collecte du patrimoine oral kanak et pour quelles finalités ? Quels sont les premiers effets de ces collectes pour la société kanak ? (présentation de la conférence sur le site ADCK)

Dans la société kanak, l’oralité joue un rôle central. La tradition orale est l’expression organisée et collective par laquelle la société se pense et se dit. En l’absence de l’écrit qui fige le sens de la communication, l’oralité est régie par des codes bien précis. Les savoir oraux est un fait collectif et non individuel, dans ce contexte la connaisance n’entraine pas pour un individu le droit à l’énonciation et à la transmition. On peut connaître l’histoire, sans avoir l’autorisation de le dire. Il existe une forme d’autorégulation commune de la parole… (Extrait d’un texte, Emmanuel Kasarhérou, ancien directeur de l’ADCK-centre culturel Tjibaou)

Ci-dessous extrait de l’article LNC sur la conférence :

« Quelque chose qui concerne tous les gens de ce pays »

Linguiste diplômé du prestigieux Inalco (Paris), Emmanuel Tjibaou a d’abord dirigé le département recherche et patrimoine du centre culturel, avant d’en devenir directeur, en 2011. Photo Jacquotte Samperez

Propos recueillis par Julia Trinson / julia.trinson@lnc.nc  le 25.08.2016

Les Nouvelles calédoniennes : Comment choisissez-vous les thèmes qui font l’objet d’une collecte ?

Les orientations générales sont définies par les conseils coutumiers, par la situation socioéconomique de l’aire, et par les demandes des provinces qui veulent des éléments de réflexion sur les aménagements, comme l’inventaire des sites sacrés ou la toponymie.

Par exemple, dans le Sud, sur l’aire Drubea-Kapumè, c’était plus la langue qui importait. Notre première enquête a permis de faire un recueil lexical de 1 500 mots en Numèè et Kwényï. Dans le Nord, on a travaillé sur le recueil de discours généalogiques, sur les danses et chants traditionnels. Là-bas, il y a moins de problèmes de langue, mais pour les rituels et les discours, il y a une norme à conserver, un niveau de langue à préserver.

Le sous-titre de votre conférence est « identités en transformation ». De quoi s’agit-il ?

Le parti pris de l’équipe, c’est qu’on fait une photo à un instant T et qu’elle n’est valable qu’à cet instant T. On se situe en dehors du champ de l’ethnologie traditionnelle, où on décrit une société, des règles censées être immuables depuis des siècles. Nous, on prend cette photo, en indiquant tous les paramètres : les gens qui sont là, l’année, le nom du clan, de la personne qui parle, la période… Tout ce qui impacte le processus discursif, c’est ce qu’on essaie de rendre palpable.

Parler d’identités en transformation, c’est rendre compte de cette volonté qu’on a, et de l’impact du fait de collecter et d’instituer une forme de gradation dans les performances : ça a une influence sur la dynamique sociale.

Par exemple ?

Dans l’aire Ajië-Arhö, il existe des discours qui reprennent la même technique d’apprentissage, le même processus discursif que la généalogie, mais pour des tas de vivres (légumes…) C’est un type de discours un peu en perte de vitesse. Avoir fait des enquêtes, sensibilisé la population à la préservation, ça a touché l’orgueil de la population et l’a poussée à remettre au goût du jour ces pratiques. Parce que ça fait sens, c’est une manière de promouvoir le rapport à la terre, le bien manger, le rapport symbolique à la plante.

Notre objectif, ce n’est pas juste de reproduire des modèles mais d’être capable de les transformer et surtout de responsabiliser les gens face à leur patrimoine.

Quel sera le fil rouge de votre conférence ?

Passer de la reconnaissance à la connaissance. Le postulat de départ était la perte de repères. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? Les programmes de recherche répondent en partie à cette question mais, pour nous, l’essai n’est pas transformé parce que ce n’est pas quelque chose qui ne concerne que les Kanak, cela concerne tous les gens de ce pays. Les plantes, l’environnement, la culture… Ça ne concerne pas que les autochtones.

Il faut aussi faire attention au fétichisme patrimonial : normaliser une dynamique, c’est antinomique, même l’oubli fait partie des dynamiques sociales. Or, en faire une référence absolue, c’est une manière de dire « surtout n’y touchez pas ». Il ne faut pas se voiler la face, projeter une société kanak idyllique. On n’est plus à l’époque de Leenhardt !

Quelles sont les perspectives de la collecte du patrimoine ?

Il y a un travail de collecte avec les autres communautés sur l’histoire de notre pays, comme ça a été le cas pour l’Historial de la Seconde Guerre mondiale, ou l’exposition Tavaka sur l’immigration de Wallis et Futuna. Il faut aussi mettre en avant l’histoire contemporaine. Pendant longtemps, ça a été l’histoire de la confrontation entre Kanak et Blancs. Mais quand on pose la question aux vieux, jamais ils ne te parlent de colonisation : c’est un continuum de la nuit des temps à maintenant. Quand on pose la question aux Calédoniens, ils disent « avant les Événements, tout le monde s’entendait bien ». L’héritage de la colonisation n’est pas encore assumé. Il faut aussi parler de l’histoire des Evénements. Il y a beaucoup de souffrance dans l’histoire des communautés ici.

La collecte du patrimoine kanak : identités en transformation, ce soir à 18 h 15 en salle Sisia, centre Tjibaou. Gratuit.

Les collecteurs de l’ADCK sont au nombre de cinq, un pour chaque aire de la Grande Terre. « Les Îles n’ont pas souhaité intégrer ce processus, on conventionne avec eux de manière ponctuelle, sur la toponymie ou les traditions culinaires par exemple », précise Emmanuel... Suite LNC

Kanak, L'Art est une parole - Bande-annonce de l'exposition du quai Branly à Paris qui a été présenté au Centre Culturel Tjibaou à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, du 15 mars au 15 juin 2014

Ajoutée le 28 oct. 2013 Exposition "Kanak, L'Art est une parole" au musée du quai Branly, du mardi 15 octobre 2013 au dimanche 26 janvier 2014.

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Prix du Livre Insulaire 2016/ le palmarès officiel.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Prix du Livre Insulaire 2016/ le palmarès officiel.

En cette année 2016 qui célèbre les 500 ans de l’ouvrage Utopia de Thomas More, le jury a souhaité primer la diversité des expressions littéraires dont les îles sont l’objet ? et la diversité des zones géographiques où les îles sont mises en livre.

Dans le livre de More, l’île Utopie est un lieu idéal qui n’existe pas : on y vit sans argent, on y est tolérant… Les îles sont toutefois des lieux bien réels qui souvent engendrent et parfois préservent la diversité – biologique, culturelle, géographique… - de la Terre face au processus d’homogénéisation contemporain que l’on appelle mondialisation. L’utopie insulaire est alors non pas l’absence de lieux mais, au contraire, l’affirmation de la nécessité de maintenir et de faire vivre la singularité des îles : le Salon du Livre insulaire participe de cette utopie là, que reflètent les livres primés cette année.

Prix Science

Daniel Margueron pour son ouvrage Flots d’encre sur Tahiti, sous-titré 250 ans de littérature francophone de Polynésie Française publié à l’Harmattan dans la collection Lettres du Pacifique. Ce prix science s’accompagne d’une mention spéciale du jury adressée à l’ouvrage de Jean-Pierre Bonnafoux : la Corse en mutation, aux éditions Albiana.

Prix Littérature générale : deux ex aequo

Vol à Vif, de Johary Ravaloson, publié aux éditions Dodo Vole

Côté chambre, côté jardin de Joseph-Antoine d’Ornano publié aux éditions Michel de Maule.

A ces deux prix, s’ajoutent deux mentions spéciales pour ponctuer la diversité des genres littéraires qui étaient en compétition cette année. La première mention revient à Kenneth White qui, dans sa « Mer des lumières » publiée par Le Mot et le Reste. La seconde mention revient à Pierre Joseph Ferrali qui publie aux éditions Albiana « Aussi longtemps que l’herbe poussera.

Prix roman policier insulaire :

Le Baiser d'Hypocras de Françoise Le Mer, aux éditions Palémon

Prix Littérature jeunesse :

Le Roi du Lys de Patrick Durville aux éditions du Cyclone avec une mention spéciale pour le livre d'Alex Cousseau Le Fils de l'ombre paru aux éditions du Rouergue.

Le Grand Prix des îles du Ponant 2016 :

Corse, les fromages, Casgi, furmagli è brocci (Collectif) aux éditions Albiana

°°°

Les membres du Jury 2016

Littérature générale, littérature scientifique et Grand Prix des îles du Ponant :

Président Christophe Grenier, Gilbert David, Henri Belbéoch, Catherine Domain, Jacqueline De Roux.

Littérature Jeunesse :

Françoise Lamour, Myriam Bernard, Elisabeth Barbe, Apoline Tual, Rose Orlach, Bertille Mironneau

Littérature policière :

Françoise Rouxel, Alexis Gloaguen, Serge Patard, Fançoise Cozan, Paul Jézequel.

Prix SCIENTIFIQUE 2016

FLOTS D'ENCRE SUR TAHITI 250 ans de littérature francophone en Polynésie française de Daniel Magueron Editions l'Harmattan

Dans cet esprit, le prix Science du 18e salon du livre insulaire a été décerné à Daniel Margueron pour son ouvrage Flots d’encre sur Tahiti, sous-titré 250 ans de littérature francophone en Polynésie Française publié à l’Harmattan dans la collection Lettres du Pacifique dont il constitue le 60e titre. Il s’agit d’un ouvrage de 481 pages qui complète et enrichit une thèse publiée en 1989 « Tahiti dans toute sa littérature ». Depuis, la production littéraire en Polynésie s’est considérablement accrue, notamment dans le domaine de la fiction. « Flots d’encre » est donc un livre sur les cinq grandes classes de littérature produites en Polynésie : la littérature orale polynésienne traditionnelle, la littérature océanienne, la littérature néo-océanienne, la littérature francophone autochtone, la littérature «tahitionophone ».

Il s’agit là du premier ouvrage traitant de littérature qui soit primé à Ouessant dans la catégorie Sciences. Par ce choix, le jury a voulu montrer que cette catégorie ne se limite pas aux seuls sujets relevant des sciences physiques et biologiques mais est ouverte aux autres champs de la connaissance, dès lors que l’étude présentée adopte une méthode rigoureuse et reproductible. Tel est le cas du présent ouvrage, avec notamment un index des noms cités qui couvre une quinzaine de pages. Le propos est enrichi par 31 aquarelles, la plupart étant des portraits d’écrivain(e) dont la production littéraire est présentée et analysée. Le jury a ainsi retrouvé avec émotion l’évocation de nos « chers disparus » : Jean-Jo Scemla et Jean-Marc Pambrun.

Dans sa conclusion intitulée « Lire et écrire l’île-terature polynésienne, D. Margueron souligne que « Tahiti s’identifie depuis deux cent cinquante ans à la tentation du livre….. Ce n’est pas dans l’acte d’écrire que réside la paix, la compréhension entre les hommes, la justice et le bonheur, mais dans des valeurs reconnues, partagées et respectées…. La littérature. peut porter ces valeurs, les rendre perceptibles, les communiquer au lecteur, parce qu’elle est d’essence utopique, parce qu’elle s’adresse à la conscience, à l’intimité la plus impénétrable de l’homme ».

Ce prix science s’accompagne d’une mention spéciale du jury adressée à l’ouvrage de Jean-Pierre Bonnafoux : la Corse en mutation, aux éditions Albiana. Ce gros livre, écrit dans un style simple et personnel, est une bonne introduction à la Corse contemporaine, présentée sous plusieurs facettes - le « paese » (ou le village), la famille, la violence, etc – et replacée dans un contexte historique qui en éclaire bien des aspects.

Le prix Sciences bénéficie d'une dotation à l'auteur de 700 euros, accordée par Le Parc Naturel Régional d'Armorique.

PRIX LITTERATURE GENEREALE 2016 : 2 prix ex aequo

Le prix «Littérature générale » du 18e salon du livre insulaire a été décerné à deux ouvrages : « Vol à Vif », de Johary Ravaloson, publié aux éditions Dodo Vole et « Côté chambre, côté jardin »   de Joseph-Antoine d’Ornano publié aux éditions Michel de Maule.

Vol à vif de Johary Ravaloson Editions Dodo vole

« Vol à Vif »  est un pan d’une littérature du Sud qui dévoile au lecteur du Nord une réalité qui peut lui sembler bien éloignée de son environnement quotidien mais qui justement rythme la vie des hommes et des femmes des îles de la zone intertropicale. C’est vers le sud-ouest de Madagascar et plus précisément au cœur du pays des Baar – l’un des 18 « peuples » de la Grande Île - que ce roman nous entraîne pour nous faire saisir sur le vif les vols de zébus. Loin d’être anecdotiques, ces vols de bétail structurent le quotidien des régions sèches de Madagascar, dont les populations s’adonnent à l’élevage somptuaire – aux finalités sociales plutôt qu’économiques – des zébus. Le roman s’ouvre sur la fuite éperdue des Dahalo (les « bandits ») qui poussent leur troupeau volé à travers l’immense plateau rouge de l’Urumbe pour aller se cacher dans le massif labyrinthique de l’Yshal, poursuivis par des gendarmes qui leur tirent dessus…

 Côté chambre, côté jardin de Joseph-Antoine d’Ornano Editions Michel de Maule.

« Côté chambre, côté jardin » est un voyage intimiste de la chambre au jardin, itinéraire ponctué de 29 miniatures, Joseph-Antoine d’Ornano étant également peintre et emprunt d’une douce musique qui naît des mots et les enveloppe d’une quiétude vaporeuse : « J’appartiens à la dernière génération de ceux qui ont eu la chance de naître dans la chambre d’un appartement. D’autres, avant moi, durant des siècles, ont connu un destin plus singulier encore, celui de naître et mourir dans la même chambre. Aujourd’hui, on le sait, les choses ont changé » (p.11). « Le mystère qui encoure les jardins tient peut être en ceci, qu’à leur manière, ils ont pris le relais des chambres. Certes on ne naît pas dans un jardin, on y meurt rarement, mais juste après la naissance et juste avant la mort, on aime bien s’y retrouver, de sorte que, dans un même temps, enfance et vieillesse, y font toujours bon ménage » (p.17).

A ces deux prix, s’ajoutent deux mentions spéciales pour ponctuer la diversité des genres littéraires qui étaient en compétition cette année.

La première mention revient à Kenneth White qui, dans sa « Mer des lumières » publiée par Le Mot et le Reste, renoue avec la tradition du livre de voyage. Ce sont ici l’île de la Réunion, celle de Maurice et l’archipel des Seychelles qui sont mises au pas de l’écrivain, de ses rêves et de ses rencontres.

La seconde mention revient à Pierre Joseph Ferrali qui publie aux éditions Albiana « aussi longtemps que l’herbe poussera », un ouvrage qui nous emmène dans les prairies américaines en voie de mise en barbelé sur les traces du conducteur et des passagers d’un vieux camion Ford de 1959, qui n’a jamais pu démarrer. On est là dans le registre d’une littérature coup de poing américain, bien éloignée de l’écriture feutrée J A d’Ornano.

LE GRAND PRIX DES ILES DU PONANT 2016

Corse-Fromages, dirigé par Bernard Biancareli et Jean-Michel Sorba, Editions Albiana

Le grand prix 18e salon du livre insulaire a été attribué à l’ouvrage collectif Corse-Fromages, dirigé par Bernard Biancareli et Jean-Michel Sorba, édité chez Albiana. Ce gros ouvrage - auquel ont contribué sociologue, agronome, linguiste, généticien, accompagnateur de haute montagne, professeur des écoles, anthropologue, zootechnicien, agronome et directeur éditorial - illustre la notion de « fait social total » de Marcel Mauss : en Corse, le fromage permet de comprendre des pans importants de l’histoire, de la géographie, de la société, de l’économie de l’île… Le livre est magnifiquement illustré de photos anciennes et actuelles, de gravures et de cartes, de graphiques et de croquis, et la diversité des auteurs n’empêche pas une lecture aisée alors que les différents thèmes sont traités avec une grande précision. Après une passionnante introduction sur l’histoire du pastoralisme en Corse, l’ouvrage est organisé en trois parties qui passent successivement en revue l’univers pastoral, la confection des divers fromages de l’île et leur importance dans la société et la culture corses contemporaines. Un livre qui donne envie d’aller en Corse et d’en manger les fromages avec appétit ! Un livre qui exprime parfaitement une singularité insulaire qu’il ne devrait pas être utopique de conserver…

Le Grand Prix des îles du Ponant bénéficie d'une dotation à l'auteur de 1500 euros, accordée par L'association des ïles du Ponant.

Prix littérature jeunesse 2016

Le roi du Lys  de Patrick Durville Aux Éditions du Cyclone.

Quatorze livres en compétition cette année. Albums ou romans, des horizons divers, s'adressant aux plus jeunes comme aux adolescents.

Quatre livres sont vite ressortis de cette sélection :

Des abeilles et des hommes, Fred THEYS

Je suis né sous la terre / Je suis née sous l'eau, Valie LE GALL et Alex COUSSEAU

Le fils de l'ombre et de l'oiseau, Alex COUSSEAU

Le roi du Lys, Patrick DURVILLE

Le choix final s'est porté sur Le roi du Lys de Patrick Durville Aux Éditions du Cyclone.

Un Robinson Crusoé des temps modernes

Patrick DURVILLE tient son lecteur en haleine dans ce livre, plein de rebondissements, qui relève à la fois du manuel de survie et du roman d'aventure. C'est ce qui est souligné sur la 4è de couverture :

« En même temps qu'une formidable aventure trépidante, cet ouvrage éducatif est une véritable ode à la nature. Sous la forme d'un roman, il décrit avec force et passion des situations vécues sur une île qui existe réellement. »

Prix 2016 du roman policier insulaire

 « Le baiser d'Hypocras », de Françoise Le Mer, Editions Palémon. www.palemon.fr

Cette année, le jury du prix du livre insulaire a dû choisir au sein d'une sélection de haut niveau, qui l'a fait voyager grâce à des romans de toutes les origines et tournés vers des horizons variés : Nouvelle-Calédonie, Suède, La Réunion, Saint-Pierre et Miquelon, les îles Bretonnes. Des livres allant vers le roman historique, le fantastique, la poésie ou l'anticipation. Au final, un choix difficile pour le jury du prix du polar.

Notre choix s'est porté en fin de compte sur « Le baiser d'Hypocras », de Françoise Le Mer, paru aux éditions Palémon. Ce livre nous a frappé par sa trame implacable, ses traits d'humour, sa finesse : un vrai talent d'écriture. Le récit est rythmé et riche de rebondissements intéressants. Les deux policiers fétiches de l'auteure mettent en valeur par leur côté balourd une galerie de caractères, qui sont tout sauf secondaires, et dont la psychologie est approfondie. Les homosexuels et les réactions qu'ils peuvent susciter sont bien compris. Surtout, un phénomène social dont on commence à parler, celui des hommes battus, est étudié avec une précision hors du commun.

L'un des traits les plus attachants de ce livre tient à des vignettes étonnantes et à des références très bien analysées de certaines habitudes pédagogiques de la Grèce antique, de la psychologie des pervers narcissiques et la manière dont ils cachent bien leur jeu, des bons et mauvais usages de la ciguë, de la société aisée qui vit sur l'île aux Moines et travaille dans les commerces de luxe des quartiers riches de Vannes.

Outre le talent d'écriture de Françoise Le Mer, une auteure confirmée, on sent aussi la richesse de sa culture, de ses connaissances, de sa recherche documentaire et son intérêt pour tous les domaines.

Au total, un ensemble de très belle tenue, drôle et palpitant.

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Les cœurs barbelés de Claudine Jacques

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Claudine Jacques

Claudine Jacques

Voix d’Océanie, aux éditions Noir au blanc, 2016

Roman

La réédition du premier roman de Claudine Jacques, écrivaine calédonienne était encore attendue. J’avais adoré ce roman dès de sa première parution. Je vous invite à vous procurer ce roman qui avait posé la question du vivre ensemble bien avant les événements tragiques des années 80 à travers une belle histoire d’amour. JP

Réédité plusieurs fois, vendu à plus de 5000 exemplaires, Les Cœurs barbelés racontent l’histoire tourmentée de Malou et de Sery, tous deux enfants rebelles de la Nouvelle-Calédonie. Elle, Calédonienne, lui Kanak, ils ne devaient pas s’aimer.

Cette histoire d’amour s’inscrit dans l’histoire d’un conflit majeur qui pose la question de l’avenir partagé de la Nouvelle-Calédonie.

L’auteur :

Née à Belfort, Claudine Jacques arrive adolescente en Nouvelle-Calédonie et s’y enracine profondément.

Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer exclusivement à l’écriture.

Membre fondateur de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie (1996) et past présidente, elle créé en 2002 le Festival de la Bande dessinée de Boulouparis BD Folies qu’elle préside depuis, puis en 2008 l’association Écrire en Océanie destinée à promouvoir par le biais de l'édition de jeunes auteurs la littérature du pays.

Pour en savoir plus : http://www.ecrire-en-oceanie.nc/

Publié dans Ecrivain calédonien

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Remises des prix à l'île d'Ouessant (suite)

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Remises des prix à l'île d'Ouessant (suite)
Remises des prix à l'île d'Ouessant (suite)

Le Grand prix des îles du Ponant 2016 pour “Corse, les fromages Casgi, furmagli è brocci”. Voir résultats littérature générale et scientifique sur ce blog, mon article précédent.

Deux lauréats ont été primés, par le jury du concours de nouvelles du Salon international du livre insulaire

Deux lauréats ont été primés, par le jury (notre photo) du concours de nouvelles du Salon international du livre insulaire, cette année, à Ouessant. Première dans la catégorie « Adolescents », Élise Gatteau est récompensée pour une nouvelle intitulée « Fausse route ». Sylvain Grand, lui, l'emporte en catégorie « Adultes », pour un texte intitulé « Corcra », qu'il faut lire pour comprendre de quoi il s'agit. Ces deux textes sont destinés à être publiés et les auteurs ont respectivement reçu une dotation de 100 et 150 €.

© Le Télégramme

Quatorze livres étaient en compétition cette année pour le secteur jeunesse. « Nous avons tout de suite sélectionné quatre livres », explique Elisabeth Barbe, membre du jury, dans un article du Télégramme, mais il y a eu débat entre deux d'entre eux : « Le fils de l'ombre et de l'oiseau », d'Alex Cousseau, aux éditions du Rouergue, et « Le roi du lys », de Patrick Durville, aux éditions du Cyclone.

Quatre adultes et trois adolescents sur un bateau

« Ça a été le combat des scientifiques contre les littéraires, et les scientifiques ont gagné », explique Elisabeth Barbe en relatant les débats des membres du jury, trois adultes et quatre adolescents. C'est en effet un manuel pratique de survie que met en scène « Le roi du lys », qui a remporté le prix jeunesse au Salon du livre. Une tempête en mer, un petit garçon de 12 ans seul sur un canot de survie et voilà un Robinson Crusoé des temps modernes isolé sur l'île où son canot s'est échoué. Comment va-t-il survivre ? Le livre a enthousiasmé les adolescents.

Françoise Le Mer, lauréate du Prix du polar insulaire 2016, pour son ouvrage : Le baiser d'Hypocras, dont l'action se situe à l'íle-aux-moines.

Golfe du Morbihan - Île aux Moines Vincent Delteil n’est sans doute pas un homme né sous une bonne étoile. Socialement, il exerce un métier difficile, qu’il aime et respecte, mais dont tout le monde a peur… Il est thanatopracteur. S’il mettait sa vie privée en pâture, il serait surement la risée de plus d’un… pourtant, Vincent est un homme bien. C’est du moins ce qu’affirme l’ex-épouse du commissaire Le Gwen qu’il a connue dans sa jeunesse. Il vit dans un endroit dont chacun rêve: l’ile aux Moines. Ce lieu magique, tendre comme l’enfance, va être le théâtre de plusieurs crimes, homophobes, autant qu’on puisse en juger. L’esprit retors qui les orchestre trouve son arme dans la nature. La ciguë! N’est-ce pas ainsi qu’a été exécuté Socrate.

L'auteur :

Françoise Le Mer Née à Douarnenez en 1957, Françoise Le Mer enseigne aujourd’hui le français en collège à Quimper. Dès son plus âge, elle écrit. Passionnée de lectures policières, elle publie le premier titre de sa série bretonne en 1998. Ses intrigues, basées sur la psychologie des personnages, alternant descriptions poétiques, dialogues humoristiques, et suspense à couper le souffle, sont régulièrement saluées par la critique pour leur finesse. Auteur de : 1. Colin-Maillard à Ouessant 2. La Lame du Tarot 3. Le Faucheur du Menez-Hom 4. L’oiseau noir de Plogonnec 5. Blues Bigouden à l’île Chevalier 6. Les santons de Granite rose 7. Les ombres de Morgat 8. Le mulon rouge de Guérande 9. L’Ange de Groix 10. Buffet froid à Pouldreuzic 11. Amours sur Bélon 12. Maître-chanteur à Landévennec 13. Maux de tête à Carantec 14. Les âmes torses 15. Arrée sur image 16. Le baiser d’Hypocras

éditions Palemon

Les îles aujourd'hui

  

de samedi 20 août 2016 09:16 – Ouessant (un article de Ouest France) sur ce salon

Salon du Livre insulaire à Ouessant. Sous le signe de l'Utopie ...

A Ouessant, Paul Jézéquel, Jean-Yves Colin et Florent, fidèles bénévoles du Salon du livre insulaire. © Ouest-France

18 ans de salon du livre insulaire, une utopie dont la vie dure ! Au début, personne n'y croyait beaucoup à ce projet, passablement utopique, de relier Ouessant et littératures... Et pourtant, l'histoire continue...

Douze ans que Jean-Yves Colin, authentique Ouessantin (du Nord !) prend ses congés en août. Tout spécialement pour le salon du livre insulaire, où il devient le chauffeur officiel des auteurs invités. Pour ce 18e salon, placé sous le signe de l'utopie, en hommage au célèbre récit d'anticipation écrit il y a 500 ans, par Thomas More, sa curiosité est restée intacte :

" C'est l'esprit d'ouverture qui me plaît, tout simplement", commente celui qui s'est construit, au fil des années, un petit bijou de bibliothèque insulaire, signée de grandes plumes planétaires : " J'ai des souvenirs extraordinaires de discussions, de rires, de balades avec des écrivains incroyables, dont je ne connaissais pas du tout les bouquins mais avec lesquels la connivence s'installait très vite. Peut-être parce que l'on partage certaines préoccupations insulaires et aussi, sans aucun doute, un certain sens de l'humour…"

"Petit papy très marrant"

Comme celui de Joseph Zobel, ce "petit papy très marrant" qu'il promène dans ses coins favoris de l'île avant de réaliser qu'il s'agit de l'auteur martiniquais, mondialement reconnu, de Rue Cases-Negres.

"Je n'aurais imaginé rencontrer, aussi naturellement, de tels personnages", continue Jean-Yves Colin, "marqué à vie" par cette confidence que lui fit, tard dans la nuit, un écrivain mahorais. Originaire de Mayotte, en tenue coloniale complète, ce dernier se fit beaucoup remarquer à Ouessant lors de sa venue au début des années 2000 : " Il m'a raconté que, jusqu'à ses 20 ans, il ne savait ni lire ni écrire. Ce qui, sur cette île riche de traditions orales, n'avait rien d'exceptionnel. Mais il a appris pour pouvoir écrire l'histoire de son ami musicien, disparu dans un accident…"

De nouveaux défis

Évidemment, en 18 ans, l'histoire du Salon a connu des hauts et des bas : " On a du affronter de nouveaux défis, confie Isabelle Le Bal, présidente du Salon. Comme l'île qui perd ses habitants au profit des résidences secondaires ou le bouleversement du monde des livres, et la révolution numérique…"

Et pourtant, autre utopie réalisée, le Salon a aussi fait des petits, comme le Silo, le Salon international océanien, qui se déroule depuis 2002 en Nouvelle-Calédonie : " Quand, venue en ma compagnie à Ouessant, l'écrivaine kanak Déwé Gorodey, élue du gouvernement, a annoncé à un des auteurs corses présents qu'il viendrait bientôt nous rejoindre sur la plage de Tiéti pour notre propre salon, il n'y croyait évidemment pas ! raconte l'écrivain de Nouméa Nicolas Kurtovich… Et pourtant, il y est venu ! Et même revenu !"

Qui a gagné Le Grand Prix Utopique ?

 Vêtu d'un impeccable smoking blanc au nœud papillon noir assorti, la veste décorée d'un œillet rouge et de décorations diverses, cet écrivain américain originaire d'Haïti, quand il a débarqué, mercredi à Ouessant, pour l'inauguration du Salon, était, déjà, loin de passer inaperçu. Ca s'est corsé quand Il a expliqué qu'il venait spécialement de New -York, via Paris et Le Conquet, pour recevoir, enfin, son prix bien mérité, 12 ans s'étant déjà écoulés depuis sa première sélection par le jury du livre insulaire. Alors que ce 18e salon célèbre justement les utopies, le prix que pensait recevoir l'écrivain s'est révélé hélas , lui aussi, totalement utopique : être sélectionné, même pour la seconde fois, ne veut pas dire être primé. Ni être invité ! Sans hébergement réservé, l'écrivain, sans aucun doute dépité, est reparti sans tambour ni trompette !

Transmission

Comme quoi, l'utopie, ça vous gagne ! "Si le Salon a atteint sa majorité, ça reste encore notre bébé, que l'on aime porter et, aussi, bien sûr, passer de bras en bras, sourit l'écrivain Yves Goulm, partie prenante depuis les débuts de l'aventure. Cette 18e édition ne s'appelle pas Utopia pour rien ! Quand Isabelle a eu cette idée un peu folle à l'époque, de relier L'Île d'Ouessant et la littérature, peu y croyaient… Et pourtant… vive l'utopie !"

18e salon international du livre insulaire, à Ouessant, avec rencontres, dédicaces, et une trentaine  jusque tard dans la nuit ce samedi, entre le gymnase, le musée des phares et balises (lectures en musiques à 18 h) , le chapiteau Mezareum… Ragoût d'agneau cuit dans les mottes, à 20 h (18 €), fest-noz avec Tri Horn à 21 h 30, gratuit.

Frédérique GUIZIOU.   Ouest-France  

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18 ème Salon du Livre Insulaire à Ouessant. Les premiers résultats Tahiti et la Calédonie à l’honneur

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18 ème Salon du Livre Insulaire à Ouessant. Les premiers résultats Tahiti et la Calédonie à l’honneur

Prix du Livre Insulaire - Priz levrioù an inizi 2016

Pour la littérature scientifique, le jury a mis, comme l'année dernière, la Corse à l'honneur, avec « Corse. Les fromages », aux éditions Albiana, ainsi que « La Corse en mutation », dirigé par Jean-Pierre Bonafoux, aux mêmes éditions Albiana.

La Polynésie a aussi été distinguée à travers l'ouvrage de Daniel Morgueron, « Flots d'encre sur Tahiti », aux éditions L'Harmattan. C’est un peu aussi un honneur pour la Nouvelle-Calédonie puisqu’Hélène Colombani de la collection Lettres du Pacifique a écrit la préface et que ce livre fait partie de sa collection.

Pour la littérature générale, les prix ont été attribués à « La mer des lumières », de Kenneth White, aux éditions Le mot et le reste ; à « Côté chambre, côté jardin », de Joseph-Antoine d'Ornano, aux éditions Michel de Maule et, enfin, à « Vol à vif », de Johary Ravaloson, paru aux éditions Dodo vole.

FLOTS D'ENCRE SUR TAHITI de Daniel Margueron

250 ans de littérature francophone en Polynésie française

 Préface d'Hélène Colombani

Lettres du Pacifique aux éditions l'Harmattan

Du mythe occidental inventé au XVIIIe siècle par les circumnavigateurs à la littérature autochtone contemporaine, en passant par une abondante littérature exotique et coloniale qui parcourt les XIXe et XXe siècles, Tahiti et les archipels sont déclinés comme un lieu majeur où naît et se diffuse une production littéraire, certes pleine de clichés, mais aussi variée, dynamique et originale.

CORSE, LES FROMAGES (ouvrage collectif)

Casgi, furmagli è brocci

Le premier ouvrage sur le fromage fermier, fleuron gastronomique de la Corse.

Descriptif

Savoureux, doux ou piquants, fondants ou secs, les fromages corses sont un des piliers de la gastronomie du terroir insulaire. Leurs modes de fabrication et d’affinage, leur lieu de production, la qualité du lait (brebis ou chèvre) déterminent au moins cinq types principaux, auxquels s’ajoute la célèbre préparation fromagère, unique en son genre, le broccio.

Un beau-livre, le premier en son genre, consacre enfin les fromages insulaires et révèle les secrets (mode d’élevage, technologie, saveurs recherchées…) d’un pastoralisme et d’une fabrication sans doute plusieurs fois millénaire.

Aujourd’hui, le fromage corse pourrait aussi constituer une référence en matière d’intégration des traditions dans le cadre d’un développement économique à échelle humaine (proximité, traçabilité, bio, authenticité, etc.).

Affiner les connaissances

Le projet d’offrir au lecteur un ouvrage de qualité sur la production fromagère de l’île est né avant tout du triple constat de l’absence d’un tel ouvrage, de la pertinence des questions et des enjeux que soulève le pastoralisme dans la société corse d’aujourd’hui (culturels, économiques, politiques et territoriaux) et de la qualité du travail fourni par les scientifiques malgré une certaine confidentialité de leurs recherches.

L’objectif premier était donc de réunir les compétences et d’ouvrir le chantier d’un ouvrage qui soit en tout point le reflet des savoirs actuels sur l’ensemble des métiers et des pratiques qui concourent à faire de la Corse un « haut lieu » du patrimoine fromager méditerranéen.

Aujourd’hui en difficulté, le monde agropastoral doit pouvoir compter sur un ouvrage de référence qui aide à l’approfondissement des savoirs et favorise sa visibilité auprès de la société locale et au-delà de la communauté insulaire. Les consommateurs y trouveront matière à « s’approprier » un patrimoine dont ils sont, aux côtés de producteurs, à la fois les « ayants droit » et les protagonistes.

Corse, les fromages s’emploie ainsi à objectiver et stabiliser des savoirs aujourd’hui fragilisés par l’absence de références. Ainsi, il s’agit bien au moyen d’un tel ouvrage de répondre à un enjeu de transmission de savoirs qui ne peut plus se limiter à une « imprégnation » ou au « ouï-dire ».

L’ambition était également de contribuer à valoriser le pastoralisme corse en affrontant sa complexité pour en révéler toute sa richesse, la profondeur de ses traditions, de ses savoirs et de ses ressources. Autant d’atouts qui peuvent demain constituer un « modèle » fondé sur une agriculture à taille humaine, respectueuse des équilibres environnementaux et sociaux selon les valeurs dans lesquelles les Corses aiment à se reconnaître (rapports de sociabilité, liens à la nature et transmission des savoirs, de l’histoire, des goûts, etc.).

L’ouvrage revient ainsi sur chacun des aspects des processus à l’œuvre depuis des millénaires, en axant très fermement le regard sur la réalité d’aujourd’hui. Le plan en explicite le cheminement : pastoralisme – produits – enjeux.

Le but de ce travail était en définitive de mettre en valeur, au cœur de l’ouvrage, le produit fini, c’est-à-dire les fromages, comme un révélateur de l’ensemble des problématiques en question.

Le lecteur y trouvera donc aussi – et surtout – les grandes variétés, les façons, l’art de consommer, etc.

Editions Albiana

18 ème Salon du Livre Insulaire à Ouessant. Les premiers résultats Tahiti et la Calédonie à l’honneur
Utopia une peinture de 2009, Des bretonnes et l'affiche du salon
Utopia une peinture de 2009, Des bretonnes et l'affiche du salon
Utopia une peinture de 2009, Des bretonnes et l'affiche du salon

Utopia une peinture de 2009, Des bretonnes et l'affiche du salon

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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