La pêche traditionnelle en pays Drehu d’Ernest Unë

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La pêche traditionnelle en pays Drehu d’Ernest Unë

L’enseignant et chercheur en linguistique Ernest Unë a réalisé un travail de mémoire en mettant sur papier la tradition orale. La pêche traditionnelle en pays Drehu, d’Ernest Unë (Edition Atelier Adanis).

LA PÊCHE TRADITIONNELLE EN PAYS DREHU - NYI THA EKÖ NGÖNE LA NÖJE DREHU

Avec le concours de la Province des Iles Loyauté, ce livre écrit par Ernest Unë est disponible en librairies mais vous pouvez aussi vous le procurer à la Province des Iles Loyauté auprès de la Directrice de la culture et des affaires coutumières Sophie Zongo.

Ernest UNË (Extrait de construire les loyautés)

Passionné de sciences humaines, langues et civilisations, Ernest Unë a voulu par cet ouvrage, remplacer la PAROLE DONNEE (qui, outre la transmission du savoir, est conçue comme une véritable science de l’éducation, de la pensée et du comportement humain pour le “atre Drehu”) par la PAROLE ECRITE qui va faire perdre les valeurs mystiques de la conception du monde et de son univers par les gens du bord de mer car ces valeurs sont colportées et enseignées par cette PAROLE que constitue l’Oralité. Les révolutions technologiques incessantes ont remplacé ces espaces de communion authentique où l’Oralité sert à pérenniser la Transmission du patrimoine culturel. Aujourd’hui, à une époque si critique pour notre jeunesse insulaire, la lecture de cet ouvrage doit servir à comprendre le côté magique du comportement de nos ancêtres, pour penser méthode, technique et pratique, pour utiliser la mer et son littoral comme source de vie. A découvrir aussi : le côté mystique qui explique l’union parfaite entre l’Invisible et le Visible, et qui va conditionner une conception positive par l’établissement des diverses techniques de pêche et l’appropriation de l’espace-temps. Né à Wé Lifou en 1951, Ernest Unë a d’abord été instituteur puis Maître Formateur et il a suivi des Etudes Universitaires à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Sorbonne Nouvelle-Paris III). De 1981 à 1987, il a été enseignant-chercheur en linguistique générale et appliquée à l’ex CTRDP (Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogique) de Nouméa. Membre de la Commission de Réflexion du vice-Rectorat pour l’élaboration des programmes et contenus pédagogiques des collèges et des lycées en Langue et Culture Régionale, ses recherches avaient pour but la normalisation de l’écriture des langues à des fins pédagogiques et la valorisation du patrimoine culturel, avec notamment la mise en place de l’enseignement de la langue Drehu au primaire et au secondaire. De 1988 à 1990, il fut Technicien Linguiste au Service Topographique, responsable toponymique de la révision cartographique générale du Territoire. Il a mis en place une convention phonétique agréée par l’INALCO, le Service Topographique et l’IGN (Institut Géographique National-Paris) pour une homogénéisation des différents systèmes d’écriture, une pour les Iles Loyauté et une pour la Grande Terre. Lors de la Provincialisation, il a été nommé responsable de l’Enseignement des Langues et Culture au primaire à la Direction de l’Enseignement de la Province des Iles Loyauté. Il a suivi une formation DHEPS (Diplôme des Hautes Etudes et Pratiques Sociales). Conférencier à l’occasion, il a continué les enquêtes et la rédaction de plusieurs documents monographiques et en 2008, il a été titularisé au grade de Professeur des Ecoles.

A paraître : “Mythes d’origine et structures sociales du monde Drehu”.

Le thème de ce livre a-t-il déclaré dans une interview au Nouvelles Calédoniennes : L’idée principale est qu’il faut des livres souvenirs sur des technologies. Je pose toujours la question « Si le Blanc n’était pas arrivé, où en serait le Kanak dans ses propres réflexions ? » Les gens ont su créer des choses, mais après, les premiers Blancs sont arrivés. Ça apporte des meilleurs rendements, mais quelque part, ça a freiné un peu cette attitude réflexive devant les besoins. (suivre le lien LNC pour l’intégralité de l’interview)

Bio express

Né à Wé, en 1951, Ernest Unë a d'abord été instituteur puis maître formateur. Dans les années 1980, il a suivi des études universitaires à l'lnalco (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Sorbonne Nouvelle-Paris lll). De 1981 à 1987, il a été enseignant-chercheur à l'ex-CTRDP (Centre territorial de recherche et de documentation pédagogique) de Nouméa. Au vice-rectorat, ses recherches avaient pour but la normalisation de l'écriture des langues à des fins pédagogiques, avec notamment la mise en place de l'enseignement de la langue Drehu. Au service topographique, il a été responsable toponymique de la révision cartographique générale du territoire. Lors de la provincialisation, il a été nommé responsable de I’enseignement des Langues et Culture au primaire à la Direction de I’enseignement de la province des îles Loyauté.

Enerst et son fils (photo LNC)

Enerst et son fils (photo LNC)

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