Dans le ciel splendide de Nicolas Kurtovitch

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Nicolas Kurtovitch au salon du livre à Tahiti en 2015

Nicolas Kurtovitch au salon du livre à Tahiti en 2015

Photo en Une de tahiti.info

Nicolas Kurtovitch, dont l’écriture dépasse les genres qu’il a tous visités – poésie, nouvelle, essai, théâtre – offre avec ce roman des témoignages de vies calédoniennes, afghanes, bosniaques ou tibétaines.

Troisième volet d’une trilogie commencée avec « Goodnight friend » et « Les Heures italiques », « Dans le ciel splendide » regarde vivre un groupe d’individus en un lieu, en un temps, face à eux-mêmes : les uns avec les autres et séparément, mus par la force des liens qui les unissent – familiaux, amicaux, amoureux ou simplement humains -, la profondeur des questions ou réponses existentielles qui les traversent, et le drame des destins qui s’entrecroisent dans la vie comme dans le rêve, et se retrouvent par-delà les frontières et les labyrinthes du monde et de l’être, et au-delà de la mort-même. Nicolas Kurtovitch, dont l’écriture dépasse les genres qu’il a tous visités – poésie, nouvelle, essai, théâtre – offre avec ce roman des témoignages de vies calédoniennes, afghanes, bosniaques ou tibétaines de Mouéaou, Dila, Jérémy, Johanna, Manuel, Léa, Camille, le sergent, Aten… et Théo, le patchwork d’une humanité qui se cherche dans sa complexité, empreinte de cruelles tragédies et de douceurs aussi, où « vivre ensemble » semble finalement trouver son épilogue. (Source éditeur Au vent des îles)

Nicolas Kurtovitch et Johary Ravaloson à Ouessant

Nicolas Kurtovitch et Johary Ravaloson à Ouessant la semaine dernière © FranceÔ / culturebox

KURTOVITCH NICOLAS

Nicolas Kurtovitch publie son premier recueil de poésie, Sloboda, en 1973. Il a 18 ans. S’il édite à compte d’auteur, c’est que l’urgence de cette prise de parole est pour lui une évidence. Qui ne cessera de l’habiter, le conduisant à être l’un des auteurs les plus prolifiques de sa génération. Né le 20 décembre 1955 à Nouméa, il est le cadet de la fratrie. Sa famille maternelle est installée en Nouvelle-Calédonie depuis 1843. Son père est lui un migrant yougoslave, qui a quitté Sarajevo en 1945. Et repartira assez vite vers l’Europe. L’enfance est au fond une période peu explorée, du moins de manière explicite, dans l’œuvre de Nicolas Kurtovitch. La volonté d’habiter le présent, obstinément, et de penser le monde qui l’entoure est par contre une constante. Poète, il va au fil des années s’essayer également à tous les autres genres : nouvelles, essai, théâtre et tout récemment un premier roman, Good night friend. C’est que Nicolas Kurtovitch témoigne avant tout d’un refus profond, vital, de tout ce qui, peu ou prou, enferme, réduit, et même définit, au sens où la définition vise à fixer, arrêter, limiter. Très tôt, après sa scolarité calédonienne, il quitte son île. La lointaine métropole pour ses études bien sûr, mais aussi la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Horizons divers pour un homme qui marche. Un arpenteur, qui s’engage somme toute assez logiquement dans des études de géographie. Licencié de l’université d’Aix-en-Provence, il enseigne cette discipline dans un collège de Lifou, l’une des îles de l’archipel calédonien. Aujourd’hui, il est depuis de nombreuses années le directeur du lycée protestant Do Kamo, qui demeure l’un des vecteurs les plus performants de promotion pour les jeunes Kanak .Car Nicolas Kurtovitch est aussi l’une des premières voix calédoniennes d’origine européenne à s’être explicitement interrogée sur la nature de la relation entre les communautés en présence sur sa terre natale. Et à avoir posé sans ambiguïté la reconnaissance de la primauté du peuple premier comme condition du vivre ensemble. Dans l’essai collectif Être caldoche aujourd’hui il écrit : « Oui, si l’on veut, à l’affirmation d’une identité calédonienne, mais à condition de ne pas oublier que l’homme libre reste indéfinissable, ni le fait incontournable qu’ici est une terre kanak »Cette conviction traverse son travail d’écrivain. Et s’est même traduite à deux reprises très concrètement par des écritures à quatre mains avec des auteurs kanak. Dire le vrai/Tell the truth, un recueil de poèmes, avec Déwé Gorodé. Les dieux sont borgnes, une pièce de théâtre créé en 2002 et jouée en Avignon en 2003, avec le dramaturge Pierre Gope. En 2007, il a succédé à Charles Juliet et quelques autres au Randell cottage, résidence d’écrivains située à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Et il a été dans ce cadre le poète invité de la remarquable revue néozélandaise de poésie, Poetry NZ. Il est par ailleurs publié dans de nombreuses autres revues : Archipel des lettres, revues du Salon du livre insulaire d’Ouessant ; Carnavalesques, revue de poésie contemporaine publiée par les éditions Aspect de Nancy, Voix d’encre, etc. En 2008 il est invité en tant que lauréat du Prx de poésie Antonio Viccario au festival de Poésie de Trois Rivière (Québec) et en 2009 au festival de poésie de Mexico et de Morilla. Au cours de ces deux rencontres importantes il tisse de solides liens d’amitié avec des poètes du monde entier, réduisant encore et toujours les frontières entre les Hommes. Membre de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie après en avoir été le premier président, et de la Société des gens de lettres, Nicolas Kurtovitch, Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004, est aujourd’hui lu et étudié dans les universités de la région. Il est par ailleurs à l’origine de la création du centre géopoétique de Nouvelle-Calédonie, en lien avec l’Institut de géopoétique initié par Kenneth White.

NIcolas Kurtovitch sera l'un des invités du mardi 30 août, l'émission "DES LIVRES ET NOUS" sur NC 1ère direct radio dans le grand salon de la maison Célières, la maison du livre de Nouvelle-Calédonie, présentée par l'animatrice de NC 1er Virginie SOULA.

Publié dans Ecrivain calédonien

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