Chantal Spitz en Nouvelle-Calédonie pour le SILO 2016

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Chantal Spitz en Nouvelle-Calédonie pour le SILO 2016

Elle fait entendre une voix libre et exemplaire marquée par un sens aigu de l’indépendance, voire de l’insoumission, par rapport au discours idéologico-politique ambiant, dit-on de Chantal Spitz. C’est l’écrivaine de Polynésie de référence. Pour l’avoir rencontré et écouté à plusieurs reprises lors de ses passages en Nouvelle-Calédonie. Je peux confirmer qu’elle ne laisse pas indifférent. Pour parler d’une femme de caractère comme elle, un vieil oncle maquignon en métropole dont j’adorais le franc-parler, aurait dit d’une femme de cette trempe. « Cette maitresse là, a du poils aux pattes », c’est un peu trivial, mais avec son bon sens paysan, Kléber aurait aimé Chantal.

Chantal Spitz sera l’une des invités du prochain « Des Livres et Nous », en direct du centre culturel Jean-Marie Tjibaou mardi prochain. JP

Son dernier livre CARTES POSTALES (2015)

Une rencontre avec l’au-delà. La perte d’un enfant. L’adoption coutumière dévoyée. La prostitution à Pape’ete. Tragédies individuelles et maux de société sont entrelacés dans ce recueil dédié à celles et ceux qui souffrent à Tahiti, en silence, et aux moments de la vie où tout peut basculer. Sous forme de portraits, de récits parfois à la première personne, « Cartes postales » invite à se sentir proche des cœurs plongés dans la détresse, la solitude et le désespoir. Si la violence des morts, brutale ou à petit feu, des nouvelles, oblige à regarder en face les vies brisées par des volontés de domination, la violence conjugale, la maltraitance et la trahison, l’écriture incandescente de Chantal T. Spitz, parole des entrailles, fait aussi scintiller les rêves étoilés d’espérance et de tendresse de personnages ordinaires qui ne demandent qu’à aimer et être aimés. Telle la splendide adresse qui ouvre l’œuvre, « Cartes postales » lance un appel à toujours donner de la valeur à l’existence d’autrui.

Chantal T. Spitz publie en 1991 L’île des rêves écrasés, premier roman tahitien. Il est salué comme un événement pour son écriture au rythme inspiré par l’oralité. C’est aussi le premier roman tahitien traduit en langue anglaise, Island of shattered dreams [Huia Publishers, 2006]. En 2002, elle publie Hombo, transcription d’une biographie [Te Ite, réédité en 2012 aux éditions Au vent des îles]. Pensées insolentes et inutiles [Te Ite], recueil réunissant quelques contributions à des colloques ou à des revues paraît en mai 2006. En 2011, elle publie Elles. Terre d’enfance. Roman à deux encres [Au vent des îles]. Ce roman raconte l’histoire d’une femme et se fait l’écho d’une identité métissée dans une Polynésie violente, doucement douloureuse, mais férocement poétique. L’œuvre romanesque exigeante qu’elle élabore lentement, le travail original qu’elle effectue sur la langue et sur les formes, la cohérence de la vision qu’elle offre font de Chantal T. Spitz un artiste de premier plan dans le domaine littéraire. Chantal T. Spitz participe à l’aventure de la revue littéraire Littérama’ohi, dont l’un des objectifs est de faire connaître la variété, la richesse et la spécificité des auteurs autochtones de la Polynésie française. (Source Pacific Book’in)

Ses parutions chez l’éditeur Tahitien Au Vent Des Îles

Hombo. Transcription d'une biographie

Elles, terre d'enfance, roman à deux encres

L’Île des rêves écrasés

Cartes postales

Ci dessous une vidéo de Chantal Spitz le lien pour Ile en ile

Chantal T. Spitz - 5 Questions pour Île en île en 2015

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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