Flora Devatine directrice du Fare Vana’a

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Flora Devatine directrice du Fare Vana’a

Après l’écrivain Moteai Brotherson élu député, c’est une poétesse qui fait la une des journaux de Polynésie. La littérature polynésienne a le vent en poupe.

L’Académie tahitienne a renouvelé son bureau vendredi matin en nommant l’auteure Flora Devatine directrice du Fare Vana’a. Elle succède à John Doom, disparu en mars dernier. Etienne Chimin succède à Raymond Pietri au poste de Chancelier.

Après l’intégration de ses trois nouveaux membres, l’Académie tahitienne a renouvelé vendredi matin son bureau pour les quatre prochaines années. Le poste de directeur du Fare Vana’a était vacant depuis le décès de John Doom en mars dernier. C’est Flora Devatine qui a été choisie par les académiciens pour lui succéder. Membre du Fare Vana’a depuis sa création en 1972, Flora Devatine a été successivement professeure d’espagnol et de tahitien, déléguée d’Etat à la condition féminine, poète, chercheuse, directrice de la revue Littérama’ohi et membres de nombreuses associations féminines et culturelles.

Elle succède à John Doom, disparu en mars dernier. Etienne Chimin succède à Raymond Pietri au poste de Chancelier. (Extrait d’un article de radio Tahiti)

Origine de la création d'une Académie Tahitienne

John MARTIN L'idée d'une Académie tahitienne semble être née à peu près en même temps chez deux hommes et sans qu'ils se consultent.

Il est assez symptomatique de constater qu'il s'agit de Martial Iorss, alors le spécialiste reconnu de la langue tahitienne et de John Martin, qui, à la tête du programme tahitien de Radio Tahiti, exerce la mission que nous avons décrite plus haut.

L'un et l'autre réalisent, chacun dans son domaine, la nécessité d'une autorité collective pour désigner les règles du bon usage et pour enrichir le vocabulaire de tous les termes qui font encore défaut à la langue pour qu'elle puisse devenir une langue de communication moderne… Suite le site de l’académie

Flora Devatine a été la première directrice (2002-2007) de la revue Littérama’ohi, Ramées de Littérature Polynésienne, l’un des fruits d’un groupe « apolitique d’écrivains polynésiens associés librement », comprenant Flora Devatine, Patrick Amaru, Michou Chaze, Danièle-Taoahere Helma, Marie-Claude Teissier-Landgraf, Jimmy Ly et Chantal T. Spitz.

Flora Devatine est aujourd’hui Présidente de l’Association Groupe Littérama’ohi et mène sur tous les fronts un combat pour la reconnaissance d’une « conscience polynésienne ».

2017 Prix Heredia de l’Académie française, pour Au vent de la piroguière – Tifaifai.

Œuvres principales :

Vaitiare, Humeurs. Papeete: Polytram, 1980, 190 pages.

Tergiversations et rêveries de l’écriture orale : Te Pahu a Hono’ura. Papeete: Au Vent des îles, 1998, 232 pages.

Au vent de la piroguière – Tifaifai. Paris: Bruno Doucey, 2016, 144 pages.

Flora Devatine en compagnie de Chantal Spitz prix Popaï 2016 au centre culturel Jean-Marie Tjibaou à l'ouverture du SILO (photo JP)

Flora Devatine en compagnie de Chantal Spitz prix Popaï 2016 au centre culturel Jean-Marie Tjibaou à l'ouverture du SILO (photo JP)

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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