Nouveauté et causerie de Mireille Pandolfi "Vieillir"

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nouveauté et causerie de Mireille Pandolfi "Vieillir"

Mercredi 28 juin 2017 à 18h00

Mireille Pandolfi présentera sa nouvelle : Vieillir

Causerie animée par Nicole Chardon-Isch

Dans un temps où les Vieux sont traités par-dessous la jambe et sont obligés de monnayer un peu d’humanité, Mireille Pandolfi nous fait le récit fort et émouvant d’un drame qui interpelle la société : celui de la vieillesse, de la souffrance morale et de la solitude ; une vieille dame refuse la décrépitude, l’escroquerie et la déchéance.

Cette histoire, inspirée par de nombreuses observations, rejoint celle de dizaines de personnes âgées maltraitées dans leur âme, déshumanisées, réduites à un « on » débilitant. Pour ces personnes, la mort volontaire devient un acte de résistance et de libération.

L’auteure

« Que dire de moi et de ce texte ? J’ai toujours aimé les voyages loin des foules, pour découvrir les merveilles que nous offre la nature. Ma curiosité insatiable s’ouvre à toutes les sciences, mais vogue aussi vers des domaines plus ésotériques.

Très jeune, j’ai été confrontée à la souffrance consécutive de l’acharnement thérapeutique. Personnes âgées, accidentées ou atteintes de maladies incurables n'ayant pas le goût pour une survie morne, ont alimenté ma réflexion sur le difficile sujet du droit à mourir. Ou plutôt du droit à refuser l’indignité.

On peut être handicapé et bien dans sa peau. Heureusement ! Mais je pense qu'on a aussi le droit de dire stop. Ce qui est très mal considéré dans notre société. Et ce sentiment de transgresser un tabou puissant, associé à la force de l’instinct de vie complique le débat. Car parmi ceux qui appellent la mort de tous leurs souhaits, combien oseraient presser le bouton si la possibilité leur en était donnée ?

Ma nouvelle souhaite nous interroger sur notre relation à la mort qui fait partie de la vie, ne l’oublions pas. Une question que les progrès de la médecine rendent de plus en plus envahissante. Une société prétendument moderne, peut-elle durablement se cacher derrière l’hypocrisie d’institutions dont les murs opaques enferment des souffrances que nous n’avons pas le courage d’affronter ?

Si plutôt qu'au judéo-christianisme rigide qui nous tourmente, nous nous ouvrions à l’infinie mansuétude chantée par le grand Fabrizio de Andrè avec sa « preghiera in gennaio », dans laquelle un dieu miséricordieux accueille avec amour ceux qui « à la haine et à l’ignorance, préférèrent la mort » ? »

Publié dans Ecrivain calédonien

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