Guillaume Berger est le lauréat de la résidence au château

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Guillaume Berger est le lauréat de la nouvelle résidence d’écriture lancée par la province Sud et la Maison du livre. Un auteur que j’ai eu l’occasion de rencontrer au Silo 2013 à Poindimié. Je l’avais trouvé plutôt génial et j’ai lu son livre l’Exil est mon royaume avec plaisir. Un ouvrage assez déroutant avec tellement d’humour que je me suis régalé. JP

Extrait du journal Local source MLNC

Extrait d’un article LNC par Julia Trison suite à sa sélection pour la résidence d'écriture du 16.09.2017

… Guillaume Berger, 33 ans, est le lauréat de la nouvelle résidence d’écriture lancée par la province Sud et la Maison du livre. La particularité du dispositif : il n’offre pas seulement un lieu de travail pendant trois mois (la petite maison Taragnat, dans l’enceinte du château Hagen) mais une rémunération de 300 000 francs mensuels. « Ce n’est pas seulement un prix de prestige, le prestige ne se mange pas même si c’est plaisant d’avoir une reconnaissance », pose avec humour l’auteur lauréat. Il dit consacrer 5 à 6 heures par jour à l’écriture.

Expérience latino-américaine

Auteur de deux romans parus chez Humanis (L’Exil est mon royaume, Les Enfants de salauds tiendront leur bière en enfer) et de quelques nouvelles, Guillaume Berger collabore aussi avec son père Bernard, créateur de La Brousse en folie, pour la partie recherche et réécriture de On ne refait pas l’histoire, sa série BD historique. Le projet pour lequel il va bénéficier de la résidence d’écriture est un roman, Paco, inspiré par son expérience de plusieurs années en Amérique latine et qui raconte l’arrivée d’un jeune Calédonien dans les bas-fonds de Quito. Le texte présenté a séduit le jury parce qu’il ouvre l’horizon à la littérature calédonienne.

Un récit à la première personne qui « trotte dans la tête [de l’auteur] depuis 17 ans ». Récit autobiographique ? Oui et non, répond le romancier : « Moi, ce que j’aime lire, ça sort des tripes. Il y a une grande mode de l’autofiction, mais une pure autobiographie, ça n’existe pas, on romance toujours un peu, et une fiction pure non plus, ça n’existe pas. »

Prévus en fin d’année, les trois mois de résidence devraient servir d’accélération à ce roman que Guillaume Berger pensait au départ finir courant 2018. Et lui mettre un coup de pression, aussi. « Normalement, on est seul, personne ne nous regarde trop, et on râle… », justifie l’écrivain, qui avoue être encore sous le coup d’une « heureuse surprise »… Suite sur votre quotidien Les Nouvelles Calédoniennes

L’Exil est mon royaume

Je mis un pied sur l’avenue et manquai me faire emporter par une fureur de camion hurlant. Je décidai d’être plus prudent. Il y avait suffisamment de ville de ce côté-ci de l’avenue. Les passants s’étaient arrêtés pour regarder. Ils me regardaient les yeux, puis les valises soigneusement bouclées, et quand ils me regardaient de nouveau les yeux, leurs regards étaient lourdement chargés de valises soigneusement bouclées. Je remontai mon pied sur le trottoir et redescendis vers la frontière.

« Un récit absolument étonnant, bourré de poésie, qui vous laisse essoufflé, ébahi, et bigrement rafraîchi. »

Né en 1984 en Nouvelle-Calédonie, Guillaume Berger quitte le territoire à 18 ans pour entreprendre des études supérieures en France, mais il abandonne rapidement les bancs de l’Université pour devenir écrivain.

La petite maison dans la prairie pour Guillaume

La petite maison dans la prairie pour Guillaume

Publié dans Ecrivain calédonien

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