Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre
Les Linh Tho, immigrés de force, Mémoires de viet kieu de BALOUP Clément, DAUM Pierre

Suite d'un précédent article sur les Công Binh

L'histoire...

Mars 2004, Camargue. Alors qu’il couvre le conflit provoqué par la fermeture annoncée de l’usine Lustucru d’Arles, Pierre Daum, journaliste, découvre que cette usine ne fabrique pas seulement des pâtes : elle conditionne également le riz cultivé par des producteurs locaux. Il décide alors de se renseigner sur les conséquences de cette fermeture pour ces petits producteurs.

A l’occasion de ses recherches, il visite un Musée du riz où certaines photos l’interpellent : des Vietnamiens seraient venus planter du riz en Camargue pendant la Seconde Guerre Mondiale ? Pourquoi ce fait est-il si peu connu ?

Il entame alors une enquête minutieuse pour retrouver des témoins de cette époque, susceptibles de lui en dire davantage. Il découvre que 20.000 travailleurs indochinois ont été forcés dans les années 1940 à venir travailler en métropole pour “participer à l’effort de guerre”…

Une enquête prenante entre deux continents, qui s’attache à un pan volontairement oublié de l’Histoire. Un Hors Série émouvant et sensible des Mémoires de Viet-Kieu.

Prix : 14 €

Collection : Contre-cœur

Extrait de Culture BD la présentation de Pierre Daum

Pigiste pour Libération, Pierre Daum découvre par hasard un musée dédié au riz qu’il s’empresse de visiter. Une photo attire son regard : elle représente deux paysans indochinois en train de planter du riz en 1942 en Camargue. Son instinct le convainc très vite qu’il tient là un sacré sujet. Son livre, Immigrés de force, publié en 2009 n’a pas échappé au regard de Clément Baloup qui, dans la lignée de ses Mémoires de Viet Kieu, l’adapte en bande dessinée.

Les Linh Tho, qu’on peut traduire par « travailleurs soldats » ont été arrachés à leurs familles en 1939 par le colonisateur français en Indochine pour participer à l’effort de guerre. Ils sont 20 000 à être acheminés à bord de cargos, traités comme du bétail, pour venir travailler dans nos usines ou dans les exploitations agricoles. Leur expérience de la culture du riz a notamment été utilisée pour développer les rizières camarguaises. Mal nourris, mal logés, en butte au racisme « ordinaire », ils ont été exploités sans le moindre salaire, jusqu’en 1945 où la plupart sont repartis chez eux. Mais beaucoup sont aussi restés en France et ont fondé des familles.

NB : « Công Binh » ou « Linh Tho » au Viêt Nam

Publié dans Divers

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article