La seconde offensive japonaise : le coup de force du 9 mars 1945

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La seconde offensive japonaise : le coup de force du 9 mars 1945

La seconde attaque japonaise sur Lạng Sơn a lieu lors du coup de force du 9 mars 1945. Traqué de toutes parts par les Alliés dans l'ensemble du Pacifique, le Japon décide d'investir toute la péninsule indochinoise et, pour réaliser ce projet, d'anéantir les forces françaises. L'état-major japonais invite les autorités civiles et militaires de Lạng Sơn - comme partout ailleurs en Indochine - à un dîner à 18 heures. À la fin du repas, les convives sont faits prisonniers. Deux d'entre eux sont abattus : le lieutenant-colonel Amiguet et le chef de bataillon Leroy. Entre-temps, dix mille soldats japonais montent à l'assaut de la citadelle et du fort Brière-de-l'Isle. La résistance se poursuit toute la nuit. Parce qu'ils refusent de se rendre, le général Lemonnier et le résident Auphelle sont décapités. Le colonel Robert subit le même sort deux jours plus tard. À l'issue des combats, les civils et les survivants de deux sections du 19e RMIC (Régiment Mixte d'Infanterie Coloniale, créé en mai 1933) sont sauvagement massacrés (escrime à la baïonnette sur les vivants).

À la citadelle de Lạng Sơn, la résistance « jusqu’à la dernière cartouche » a duré une vingtaine d’heures et a coûté, du côté français, 120 tués et 140 blessés graves hospitalisés et de nombreux autres blessés. Les 11, 12 et 13 mars, 460 rescapés et blessés — qui peuvent tenir debout — sont amenés au bord d’une tranchée ou au bord de la rivière Ky Cong et décapités au sabre ou à la hache, mitraillés, embrochés à la baïonnette et achevés à coups de pioche. Au total, entre le 9 et le 13 mars 1945, 1 128 soldats français et indochinois sont morts dans l’affaire de Lạng Sơn. Il existe de nombreux témoignages, dont celui d'un tirailleur tonkinois présenté à la télévision française des années 1950 dans l'émission Les Morts-vivants et un article du Figaro de Pierre Darcourt des 8 et 9 mars 1980 (pour le 35e anniversaire), intitulé "Les héros oubliés d'Indochine". Citant deux officiers d'artillerie coloniale remarquables à Hué (le capitaine Marcel Bernard et le lieutenant Hamel). À Hanoï les marsouins (avec à leur tête le capitaine Omessa) et la garnison (commandée par le capitaine Regnier), la compagnie d'alerte à Balny (commandée par le lieutenant Roudier), la garnison à Dong-Dang (sous les ordres du commandant Soulié puis du capitaine Anosse) ainsi que le poste de Hà Giang (avec le capitaine Bertard), à Moncay (avec le colonel Lecoq) et à Quang Yen (avec le capitaine Mallet).

C’est à partir de cet épisode tragique que j’imagine que mon personnage Maurice Morin, Jeune officier et fils de colons en Indochine échappe au carnage et se réfugie au Laos. Mon roman d’aventure commence dans ce contexte historique. Mon livre Les Moustaches de Tigre est disponible à Nouméa ou sur le net chez L’Harmattan. La diffusion papier est erratique mais tous mes retours sont bons. Avant qu’il ne tombe dans l’oubli. Essayez de vous le procurer. Pour le plaisir du partage, je ne touche pas de droit d’auteur. Merci Joël PAUL voir aussi une recension de Belgique ! À propos de mon roman.

Couverture de mon roman

Couverture de mon roman

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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