Léopold Hnacipan est arrivé à l’écriture par le rêve et en France pour livre Paris par avion

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Léopold Photo de Joël PAUL

Léopold Photo de Joël PAUL

Livre Paris aura dans sur stand océanien un auteur kanak que j’aime beaucoup, un bon copain de Lifou et de la grande terre puisque le collège de Tiéta ne peut plus se passer de lui depuis des années tellement qu’il est aimé et efficace. Il est à l’aise partout et dans tous les milieux car il est sincère, authentique, parfois modeste à l’excès. J’espère que les visiteurs auront à cœur de le rencontrer et d’acheter ses ouvrages. C'est de l’écriture mélanésienne à découvrir. Il peut pousser une chansonnette quand on insiste. Il m’a envoyé un petit bonjour d’un endroit de France que je ne connais pas avant de se rendre à Paris. Je suis sûr que c’est pour visiter à un ami qui a besoin de lui ou soutenir un étudiant Calédonien. Il est comme ça Léopold, c’est un généreux.

Vendredi 16 mars (JOUR 1) 10 h à 20 h Stand Océanie / Espace rencontre-dédicace 10h à 12h avec Léopold Hnacipan

Samedi 17 mars (JOUR 2) 10 h à 20 h Stand Océanie / Espace rencontre-dédicace avec Léopold Hnacipan

Les fleurs de potr son dernier livre :

Les fleurs de potr et autres nouvelles de Léopold HnacipanÉmergence, Éditions Humanis, 2017Nouvelles

Deuxième recueil de nouvelles de Léopold Hnacipan, auteur kanak de Lifou, une des îles Loyauté de Nouvelle-Calédonie.

Léopold Hnacipan est arrivé à l’écriture par le rêve. Depuis, installé dans sa case sur un matelas, devant le poteau central, il rédige des textes qui suivent un seul et même fil rouge, celui de la femme kanak.

C’est le songe qui a guidé Léopold Hnacipan vers l’écriture. Ce professeur de français raconte : « Il y a quelques années, j’ai rêvé que je gravissais une montagne avec mes mains. C’était une grande montagne noire et brumeuse et dont le sommet n’était pas visible. Enfant, nous jouions à marcher sur les mains, jetant les pieds droits vers le ciel. Je me voyais monter, difficilement au début parce que le sol était glissant. Après plusieurs tentatives, je me suis mis à avancer. Tout doucement jusqu’à mon réveil. Ce rêve, je l’ai raconté à mon directeur qui me prêtait le camion du collège pour aller me présenter au concours d’écriture organisé par l’Association Écrire en Océanie. Lors de ce concours, je ne fis pas d’effort, j’étais inspiré. Je racontais ma naissance dans les brousses, dans un champ de caféiers à un endroit où une truie avait mis bas un mois auparavant. Ce fut la révélation. » Depuis il raconte, témoigne, imagine.

« Le plus souvent j’écris dans ma case sur un matelas, devant le poteau central. Mais il m’arrive aussi d’aller à la cuisine et d’écrire sur la table à manger. » Son travail d’écriture se déroule en deux temps. Il y a d’abord l’inspiration qu’il trouve dans la vie de tous les jours. « Je rumine cette matière qui prend forme. Je ne me mets pas tout de suite à l’écrire. Il me faut trouver un canevas par lequel structurer mes pensées. La partie écriture vient tardivement. C’est dans la nuit que les pensées viennent en force et me pénètrent. C’est là que je déroule. » (Extrait d’un interview pour Lire en Polynésie en 2015)

Publié dans Ecrivain calédonien

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