Bougainville s'expose à Arue pour les 250 ans de son arrivée à Tahiti

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Philippe Prud'homme au centre culturel de Papeete et mon épouse devant l'hôtel Tahiti Beach Ressort en novembre 2017. Photo Joël PAUL
Philippe Prud'homme au centre culturel de Papeete et mon épouse devant l'hôtel Tahiti Beach Ressort en novembre 2017. Photo Joël PAUL

Philippe Prud'homme au centre culturel de Papeete et mon épouse devant l'hôtel Tahiti Beach Ressort en novembre 2017. Photo Joël PAUL

Philippe Prudhomme a consacré plusieurs ouvrages à Bougainville. Avec ce dernier ouvrage, il nous permettra de mieux comprendre la personnalité et le rôle de Wallis dans la rencontre entre deux cultures.

Philippe, c’est un copain. Échanger avec lui sur sa passion pour les grands explorateurs du Pacifique m’a permis d’enrichir mes connaissances et de me lier d’amitié avec cet auteur chaleureux, heureux de vivre à Tahiti avec vue sur mer, pour rêver des grands voiliers. Son dernier ouvrage sur Samuel Wallis est en bonne place dans ma bibliothèque. JP

Voir ci-dessous un article de la dépêche de Tahiti disponible également dans les Nouvelles Calédonienne du 09/ avril 2018

Il y a 250 ans, Bougainville débarquait à Tahiti

Tahiti Infos | Crée le 09.04.2018 à 07h09 | Mis à jour le 09.04.2018 à 07h09

Photo de la dépêche de Tahiti

L’exposition sera visible du 9 au 14 avril à l’hôtel Tahiti Pearl Beach Resort à Arue, puis du 23 avrilau 4 mai au restaurant Te Va\'a Tere à Papeete et enfin du 14 au 29 mai à la mairie de Papeete.

L’exposition sera visible du 9 au 14 avril à l’hôtel Tahiti Pearl Beach Resort à Arue, puis du 23 avrilau 4 mai au restaurant Te Va\'a Tere à Papeete et enfin du 14 au 29 mai à la mairie de Papeete. Photo Tahiti Infos

Polynésie. Une exposition itinérante célèbre les 250 ans de l’arrivée du Français à Tahiti. Elle retrace le parcours du navigateur, qui fut également l’instigateur du mythe polynésien.

«Samuel Wallis fut le premier touriste à Tahiti, Louis-Antoine de Bougainville le premier promoteur de Tahiti et nous verrons dans un an, ce qu’il en sera de James Cook », plaisantait Hironui Johnston, chargée de mission au ministère du Tourisme vendredi lors de la présentation de l’exposition commémorant l’arrivée du navigateur Louis-Antoine de Bougainville à Tahiti en baie de Hitia’a, le 6 avril 1768. Cette exposition est organisée par Tahiti Tourisme, dans le cadre de la trilogie de l’arrivée de trois grands explorateurs européens, intitulée « Il y a 250 ans ».

L’an dernier, l’historienne se penchait en effet sur l’arrivée de Wallis à Tahiti en 1767, cette année, c’est au tour du comte de Bougainville, et l’an prochain, une nouvelle exposition s’intéressera à Cook, qui débarqua en 1769.

A travers une dizaine de panneaux, Corinne Raybaud, docteure en histoire, convie le public à découvrir la vie et les aventures de cet homme à la vie extraordinaire. « Il a été mathématicien, avocat, attaché d’ambassade à Londres, membre de la Royal Society, il a travaillé dans l’armée, combattu au Canada… Il échappera même de peu à l’échafaud sous la Révolution française. Et à la fin de sa vie, Napoléon tombera sous son charme et le fera comte d’Empire », détaille l’historienne, passionnée par la vie de cet explorateur, qui fut le premier Français à réaliser un tour du monde officiel.

Liane flamboyante

Et il faut dire qu’il y a de quoi ! Car il en fallait du courage à cette époque pour passer le mythique détroit de Magellan et traverser les océans. Parti de Saint-Malo sur la frégate La Boudeuse en 1766 pour restituer les Malouines (îles Falkland actuellement) à l’Espagne sous l’ordre de Louis XV, Louis-Antoine de Bougainville aida les populations locales qui le souhaitaient à rejoindre l’Amérique latine. Une fois cette mission accomplie et rejoint par La Flûte, le navigateur poursuivit son tour du monde pour jeter l’ancre à Tahiti le 6 avril 1768.

Il avait aussi à son bord plusieurs scientifiques, dont l’astronome, Pierre-Antoine Véron, le cartographe Charles Routier de Romainville et le naturaliste Philibert Commerson. Petite anecdote, ce dernier tomba en admiration devant une liane flamboyante, qu’il surnomma bougainvillée, en référence au nom du capitaine.

La première femme à faire le tour du monde

Autre anecdote, ce même Philibert Commerson avait amené avec lui, un certain Jean Baré, qui s’appelait en réalité Jeanne. Déguisée en homme, car les femmes n’étaient pas autorisées à bord, elle fut la première femme à faire le tour du monde.

Une fois à Tahiti, Bougainville négocia avec un chef local pour rester quinze jours. Mais il dut abréger le séjour, au bout de neuf jours, en raison de mauvaises conditions météorologiques. Si Bougainville ne ramena pas de son voyage à Tahiti, qu’il surnomma la nouvelle Cythère, (synonyme de l’amour et de la passion) des épices ou de l’or, il emmena, à sa demande, un Tahitien du nom de Aoutorou en France. Fidèle à sa parole, Bougainville paya sur ses propres deniers son voyage de retour, malheureusement il mourut de la variole lors du trajet.

Cependant il rapporta de son épopée un magnifique récit sur Tahiti, Voyage autour du monde, qui fut le point de départ du mythe polynésien à travers le monde .

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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