Séminaire de recherche ERALO par Catalina Torres Orjuela, Fabrice Wacalie et Élatiana Razafi à l’UNC sur le drehu

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Illustration UNC

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Colloques et conférences le 27 Avr. 2018 à 13h30 Salle L38

Département LLSH _ ERALO-UNC

L’équipe de recherche ERALO (mobilités, création, langues et idéologies en Océanie) propose un séminaire de recherche le 27 avril à 13h30.

Corrélats acoustiques du syntagme accentuel du français de Lifou” par Catalina Torres Orjuela, Doctorante à University of Melbourne.

Catilina Torres Orjuela est une doctorante en linguistique à l’Université de Melbourne et est rattachée au laboratoire ARC (Centre of Excellence for the Dynamics of Language). Son travail de recherche porte sur le Syntagme Accentuel du français de Lifou, variété parlée par des bilingues de français et de drehu.

Quelle est l’influence du drehu sur le français ? Le drehu, langue océanienne, décrite de manière impressionniste comme ayant un accent tonique au niveau lexical (Lenormand 1954, Tryon 1968), a-t-il une influence sur le français ? Autrement dit, le domaine d’accentuation lexical drehu, a-t-il une influence sur la réalisation de l’accentuation du syntagme accentuel du français des bilingues ?

« Ces accents qui dérangent… : des micro-agressions linguistiques à la prise de photo/prise de pouvoir » par Fabrice Wacalie (LIRE-UNC) & Élatiana Razafi (ERALO-UNC).

Ce travail s’appuie sur un projet de recherche mené auprès de jeunes Néo-Calédoniens qui, au quotidien, côtoient une pluralité/diversité de langues. Différentes familles linguistiques composent leur environnement sociolinguistique et chaque langue – conçue ici en tant que pratique sociale – est constituée de variétés intralinguistiques. Des rapports pluridiglossiques résultent de cette situation avec des langues ainsi que des variétés de langues qui sont hiérarchisées entre elles. Cela s’observe à la fois symboliquement et institutionnellement.

Dans une démarche pluridisciplinaire (linguistique, études océaniennes, sociolinguistique (visuelle), didactique du plurilinguisme, études visuelles), nous nous intéressons aux remarques insidieuses qui pointent du doigt une personne en raison d’une caractéristique linguistique donnée. En apparence ordinaires voire bien intentionnées, il est des petites phrases qui, en y repensant, font mal.

Ces « micro-agressions linguistiques » manifestent des formes de rejet face à une altérité inter et/ou intralinguistique. Agissant selon les mêmes modalités que la discrimination raciale, elles revêtent une valeur mononormative et correctrice.

Lesquelles ponctuent le quotidien des jeunes Néo-calédoniens ? En particulier, quelles pratiques intralinguistiques sont ciblées et que dit-on de ces altérités de chez nous ? Au-delà d’une simple « collecte » de témoignages, nous avons invité les jeunes à utiliser l’autoportrait comme pour s’autoriser à refuser l’ingérence linguistique.

Contact UNC ERALO Suzie Bearune suzie.bearune@unc.nc Plus

Publié dans Culture Kanak

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