Les salons littéraires du Pacifique francophone évoqués au SILO 2018

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Juliette Maes et Lucile Bambridge Photo Joël PAUL

Juliette Maes et Lucile Bambridge Photo Joël PAUL

Le premier jour du salon a eu lieu, sur le thème rencontre mêlée : Rassembler, la présentation de deux salons du livre océaniens : Lire en Polynésie, avec Lucile Bambridge de l’Association des éditeurs de Tahiti et des Îles (AETI) et Le Festival jeunesse L’Île Ô Livres (LOL), avec Juliette Maes de Lire en Calédonie (LEC). Une occasion de comparer les méthodes et inventoriés les salons littéraires de notre vaste région. Le SILO n’était pas au menu mais il a été abordé car c’est le pendant du salon Lire en Polynésie, mais en Océanie on ne s’affronte pas toujours de face, il y a des sentiers, des courtoisies ou des ruses, ce qui fait qu’on dit, sans dire. Une constatation pour beaucoup d’observateurs : Le salon Lire en Polynésie nous dame le pion ces dernières années. Il s’est professionnalisé et Lucile Bambridge était la mieux placée pour en parler, c’est la cheville ouvrière de cette organisation. Juliette Maes avait un beau rôle. Ses deux dernières éditions de L’île Ô Livres ont été parfaitement organisées avec un gros succès, comme le dernier salon de BD à Boulouparis d’ailleurs. Un quatrième salon cartonne aussi sur le Caillou, le Week-end Geek, 7e édition l’année dernière, avec des pointures de la BD juste après celui de Boulouparis sans aucune mutualisation. Il a beaucoup été question dans ce débat de mutualisation, de gouvernance, de moyens, mais peu de ce qui fait la réussite d’un salon littéraire, une équipe de bénévoles, de bonnes volontés désintéressées, de copains et ce SILO 2018 a fonctionné grâce à cela et au courage, il faut le dire, du directeur de la maison du livre avec son unique employée en congé maternité. Il a relevé le défit, bravo ! Il faut rendre à César ce qui appartient à César.

Au cours de cette rencontre les noms des invités du prochain Lire en Polynésie ont été dévoilés car un salon peut en cacher un autre et le salon de Polynésie juste avant la « Mousson des îles Sous-le-Vent » aura bien lieu en début novembre. Voir ci-dessous. JP

Pour cette 18e édition du salon du livre de Tahiti « Lire en Polynésie », la Maison de la Culture – Te Fare Tauhiti Nui et l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles vous invitent à célébrer le livre du jeudi 15 au dimanche 18 novembre ! Plus d’une vingtaine d’invités océaniens ou internationaux et de nombreux intervenants polynésiens viendront rythmer cette manifestation littéraire : ils sont écrivains, illustrateurs, traducteurs, éditeurs, etc. Découvrez un programme riche, culturel et ludique pour petits et grands.

Des animations littéraires, des conférences, la présentation des nouveautés des éditeurs polynésiens et des auteurs, la présence d’invités étrangers prestigieux, répondent à une demande croissante de la population de Tahiti et des publics scolaires.

 

Un thème aux sens tout aussi nombreux que profonds a été retenu : « Langues ».

Jouer avec les mots n’est pas une nouveauté, bien au contraire ! De tout temps, les hommes ont créé des rébus, des charades, des langages codés, des jeux de mots, des calembours, des contrepèteries, etc. De nombreux poètes, écrivains et artistes y ont pris du plaisir (ou s’en sont mordus la langue !) mais tous partagent cette indéniable nécessité : maîtriser la langue avant qu’elle ne vous maîtrise, tel est le pari que tentent de relever les écrivains invités à cette 18e édition du salon « Lire en Polynésie » !

Langue de terre ou langue des signes, le terme désigne aussi bien des modes d’expression, une façon de s’exprimer au travers d’un langage précis, que l’organe charnu, musculeux et mobile placé dans la bouche !

L’avoir sur le bout de la langue ; tourner sept fois sa langue dans sa bouche ; avoir un cheveu sur la langue ; avoir la langue bien pendue ; ne pas avoir sa langue dans sa poche ; avoir une langue de vipère ; avoir la langue qui fourche ; donner sa langue au chat ; la langue de bois ; ne pas savoir tenir sa langue…

En 2018, l’accent sera mis sur les auteurs régionaux, originaires du Pacifique et de l’Océanie, tout en renforçant le focus réalisé sur les productions locales. « Lire en Polynésie » est ainsi une belle occasion pour notre littérature du Pacifique de rencontrer la littérature d’ailleurs. Les échanges et les rencontres sont autant d’opportunités qui permettront à nos auteurs d’être connus et reconnus dans le pacifique mais aussi au sein d’une littérature mondiale.

Les invités Calédoniens :

ISMET KURTOVITCH, dramaturge, NICOLAS KURTOVITCH, écrivain, poète, dramaturge et DORA WADRAWANE, écrivain ainsi que CATHIE MANNÉ Libraire et CHRISTOPHE AUGIAS directeur de la bibliothèque Bernheim.

Théatre, Calédoniens, Kurtovitch
Les frères Kurtovich à la librairie Calédo Livres Photo Joël PAUL

(Source http://www.lireenpolynesie.com/)

A noter :

Le Centre de Lecture de la Direction générale de l’éducation et des enseignements informe tous les intéressés de l’organisation du prix Littéraire pour la jeunesse NATIREVA, en partenariat avec l’AETI (Association des éditeurs de Tahiti et des îles) et l’ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l’éducation).

Deux livres calédoniens, dont TIKO ET POAPI, font partie de la sélection

Ce prix NATIREVA met à l’honneur la littérature océanienne.

Virgine Soula modéatrice et Lucille Photos Joël PAULVirgine Soula modéatrice et Lucille Photos Joël PAUL

Virgine Soula modéatrice et Lucille Photos Joël PAUL

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