Roger Galliot - Une vie de pionnier de Claudine Wéry, Anne Pitoiset au Le Rayon vert, 2018

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La couverture du livre Le Rayon vert, broché, 192 pages

La couverture du livre Le Rayon vert, broché, 192 pages

Mémoire, témoignage, biographie 2 838 XPF chez Pacific book’in ou en librairie

 

Roger Galliot incarne l’esprit pionnier qui règne dans la brousse calédonienne. Engagé dans la vie publique de son pays, il a vécu la période des Évènements comme un déchirement.

 

En acceptant de se confier à Anne Pitoiset et à Claudine Wéry, Roger Galliot a souhaité partager son expérience et son regard sur la Nouvelle-Calédonie, dont il défend à la fois l’identité singulière et l’ancrage français.

 

FICHE DÉTAILLÉE

Roger Galliot est un descendant de colons libres arrivés en Nouvelle-Calédonie à la fin du XIXe siècle. À ses ancêtres, la France avait fait la promesse d’un eldorado tropical. Dans les faits, ils vécurent isolés, exposés aux catastrophes naturelles, dotés de terres infertiles, et confrontés à un peuple premier hostile, les Kanak, spolié par la colonisation.

 

Aussi, fier du labeur de ses aïeux, Roger Galliot revendique aujourd’hui le statut de "victime de l’Histoire".

 

Très impliqué dans la vie publique, ce personnage haut en couleurs, né en 1939, était maire de Thio lorsque cette commune minière devint la place forte des Évènements sanglants des années 1980.

 

Le meurtre de son neveu durant cette période troublée l’a marqué profondément, mais jamais il n’a perdu la foi dans les multiples potentiels, naturels et humains, de son île. Tour à tour éleveur, mineur, céréalier et promoteur immobilier, ce bâtisseur audacieux s’est consacré à leur mise en valeur.

 

Editeur : Le Rayon vert, broché, 192 pages,

EAN : 9782953319897

 

 

Anne Pitoiset est depuis 2000 la correspondante en Nouvelle Calédonie de médias nationaux et australiens. Elle est également réalisatrice de documentaires pour la télévision.

ClaudinWéry est la correspondante en Nouvelle Calédonie de l'Agence France-Presse et du journal Le Monde.

Ensemble, elles ont écrit Mystère Dang (2008), Karembeu, un championkanak (2011), Un destin hors du commun (2013) et Secrets de campagne (2014).

 

Causerie à Calédolivres sera organisée le 14 novembre à 18h00

 

La fédération locale du Front national a été créée en Nouvelle-Calédonie en avril 1984, par le maire de Thio de l’époque Roger Galliot, le kunié François Néoeré et l’écrivain de polars et journaliste ADG. Elle a lieu dans un contexte de montée des tensions autour de l’indépendance et du durcissement du FLNKS. Ce n’est pas étonnant que cette figure de la brousse calédonienne face l’objet d’un ouvrage par deux journalistes qui sont des expertes du Caillou. JP

 

Voir aussi cet article :

2018 vu par Roger Galliot de l’hebdomadaire Actu.NC de novembre 2017

 

Extrait :

À un an du référendum, Roger Galliot livre sa vision du scrutin et de l’après. Retrouvez chaque semaine le témoignage d’une nouvelle personnalité dans votre hebdomadaire.

 

Que vous inspire 2018 : soulagement ou tremblements ?

Ni l’un, ni l’autre ! Il s’agit d’un tournant dans notre histoire avec une décision finale concernant l’avenir du pays qui, je l’espère, trouvera sa solution consensuelle.

 

Votre vision du référendum : quels sont vos pronostics de résultats ?

Une majorité qui dira non à l’aventure de l’indépendance. Ce qui est déjà arrivé par deux fois. Votre vision de l’après : pensez-vous qu’une fois l’échéance passée, certaines choses vont changer ? Si oui, lesquelles ? Si non, pourquoi ? Tout d’abord, c’est un peu la roulette russe car, en cas de non, on remet ça une deuxième fois, puis une troisième fois. Même si c’est l’accord de Nouméa qui le veut, je ne vois pas l’intérêt. Quand les gens ont pris une position, ils vont la conserver. Mais le problème va se poser après.

 

Il va falloir se mettre à une table et discuter d’une solution finale qui puisse satisfaire toutes les parties. C’est en tous cas mon souhait et c’est la seule solution pour garantir de bonnes conditions de vie pour tous dans l’avenir.

 

Quel serait selon vous l’avenir économique pour la Calédonie dans un statut de pleine souveraineté ou d’émancipation accrue ?

Il est indéniable que notre pays a progressé, depuis les accords, vers une amélioration du niveau de vie, pour tout le monde, toutes ethnies confondues. Il dépasse de loin le niveau de vie de tous les autres pays du Pacifique, parce qu’on fait un bloc avec la France. Par exemple, pour assurer l’enseignement, la santé, nous avons besoin de la France. Et l’indépendance ne ferait qu’aggraver les choses. Il faut être réaliste. Par contre, il est évident que notre pays doit devenir de plus en plus autonome économiquement, qu’on assume financièrement nos compétences. Nous ne pouvons plus compter sur le nickel ; il faut trouver de nouvelles sources de richesses.

 

Cela fait 30 ans déjà que nous aurions dû développer notre industrie afin de ne plus tout importer. Il faut produire le maximum ici, en agriculture, dans tous les secteurs. C’est ce qui fait la richesse d’un pays.

 

(Retrouvez la suite chez votre marchand de journaux). N°191

Publié dans Ecrivain calédonien

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