Black et Blanc d’Hélène Janet une exposition à voir

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photogramme et Hélène et Alin Janet au salon des collectionneurs 2018 photo de Joël PAUL
Photogramme et Hélène et Alin Janet au salon des collectionneurs 2018 photo de Joël PAUL

Photogramme et Hélène et Alin Janet au salon des collectionneurs 2018 photo de Joël PAUL

Jusqu'au 13 novembre à la galerie Lec Lec Tic

Peinture, dessin, collage, livres d’artistes et plus encore dans cette exposition. La première fois qu’Hélène Janet a organisé une exposition intitulée « Black et Blanc », c’était en 2002, il s’agissait d’une exposition collective, sans aucune contrainte de thème, de technique, de format… avec pour seul passage obligé l’absence de teinte autre que le blanc et le noir – fusion de toutes les couleurs – qu’elle affectionne. Hélène Janet est une artiste renommée et c’est aussi une maison d’édition qu’Hélène et Alain Janet portent à bout de bras depuis 2005.

 

Cette fois-ci, Hélène Janet a sévi seule. Elle présente une cinquantaine de réalisations dans des champs artistiques divers : calligraphies à l’encre de Chine, acryliques et huiles sur toiles, dessins au fusain, au posca ou à la mine, créations numériques, digigraphies, photographies argentiques, photogrammes, images-contact, peinture au révélateur, impressions sur calque, livres d’artistes, collages, volumes en bois ou en carton… Ces petits « divertissements » nous invitent à redécouvrir les subtilités du blanc (du blanc-neige au blanc cassé ou ivoire) du noir (de jais ou anthracite), du noir ajouté au blanc (gris clair, gris fumée, gris foncé, blanc grisé, gris noirci, noir pâli…). Deux couleurs uniques dans cette exposition qui se veut toutefois très éclectique, dans les formes des supports et les techniques, comme dans les thèmes : photos à caractère poématique, dessins humoristiques, peinture informelle, erreurs fécondes… Figuration, abstraction, imaginaire…

 

Des parutions des éditions L'Eclectique

Art Vivant : Cette œuvre de synthèse et de documentation offre l’essentiel de l’actualité artistique d’une fin de siècle (et d’un siècle débutant) en Nouvelle-Calédonie. Elle présente toutes les expositions collectives d’arts plastiques comprises entre la biennale d’art contemporain de Nouméa (octobre 1998) et celle de 2002, par des textes concis, des analyses d’œuvres. Illustré par plus de 600 reproductions, cet album réunit en outre un grand nombre d’informations : liste des expositions, portraits, références bibliographies d’artistes.

 

Les chemins de la déportation : La Nouvelle-Calédonie, comme Janus, possèderait-elle deux faces ? L’une, de carte postale, celle du lagon inscrit au patrimoine mondial de l’humanité, de son eau bleu turquoise, de ses plages coralliennes d’un blanc immaculé, de sa mosaïque communautaire, de la gentillesse de ses habitants…

L’autre, plus sombre, liée à un passé tourmenté dont l’exil de la population est le principal point commun : qu’elle soit d’origine futunienne, japonaise, kanak, tahitienne, vietnamienne, wallisienne, ou bien encore allemande ou austro-hongroise. Qu’il s’agisse de droit commun ou politique, de déportation par acte de justice, après jugement ou d’éloignement sur simple décision administrative ; les époques peuvent différer mais pas la destinée : le bannissement en Nouvelle-Calédonie ou, bien encore, le déguerpissement (comme l’on dit ici) du lieu d’habitat ancestral. Pour certains, l’histoire de cette déportation est transmise, de génération en génération, « afin ne pas oublier ». Pour d’autres, elle fait partie des non-dits et il est temps de passer à autre chose. À l’heure où la Nouvelle-Calédonie s’interroge sur un destin commun à toutes les communautés, une trentaine d’artistes présentent aux publics calédonien et parisien leurs œuvres (bambous gravés, installations, peintures, photographies, sculptures…) dans une exposition intitulée Les Chemins de la déportation, regards néo-calédoniens.

 

César d'honneur de Nicolas Vignoles en 2015 : Le narrateur parvient au terme d’une vie marquée par le succès, la fortune et la gloire que lui a offerte le cinéma dans lequel il a fait carrière. Au moment de se voir décerner un césar d’honneur pour l’ensemble de son œuvre, il lève le voile sur ce qui a déterminé sa vie : la rafle du Vel’ d’hiv’, ce jour de juillet 1942. Le narrateur, sa mère et sa petite sœur sont arrêtés puis déportés… Mais où était le père de famille ? Cette absence coupable va fixer, pour le reste de l’existence, les relations du narrateur avec son père…

 

 

L’Eclectique c’est aussi des éditions de monographies d’artiste comme le catalogue Chemin Faisant de Laurence Lagabrielle ou La monographie du sculpteur Jean-Michel Boéné publiée par l'artothèque de Nouméa. L'artothèque de Nouméa est une association qui a pour but de développer l’accès à l’art.

 

À Noter

Dimanche 18 novembre, à 16 heures, l'Harmonie du Caillou nous offrira un répertoire de musique espagnole en majorité... Sur le deck de la galerie Lec lec tic pour un concert ouvert à tous.

Au programme :

Luis Saez, Espana Cani, Con acento espanol

Chi maï, La chanson d’Orphée, Moment for Morricone.

Libertango, The show must go on, Water melon man …

Photo Harmonie du caillou

Photo Harmonie du caillou

Publié dans Notre Caillou

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