Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions
Assises de la culture trois jours d’intenses réflexions

 

 

 

Trouver des solutions pérennes pour améliorer le fonctionnement de la culture pour la prochaine mandature, car les Provinciales risquent de rebattre les cartes avec des moyens financiers limités, était l’objectif de ces assises.

 

Les acteurs de la culture n’ont pas chômé pendant les journées d’assises. Ces assises n’ont pas été un coup d’épée dans l’eau mais plutôt un coup de pied dans la fourmilière. En 2018, 3 Milliards ont été encore dépensés pour la culture malgré les coupes budgétaires « insupportables ». Une photographie des compétences et des organisations était nécessaire comme l’a souligné Thomas De Deckker secrétaire adjoint au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. La Culture, c’est 32 directions et 29 établissements publics sur le territoire actuellement. Cette pléthore de directions et d’établissement pour 280 000 habitants est le fruit des accords politiques et de la provincialisation et de, probablement, une compétition pour être le meilleur dans le domaine de la culture entre les provinces, ce qui a engendré 20 glorieuses années depuis 1998. Mais le nerf de guerre, l’argent, fait défaut maintenant et même si les caisses étaient pleines, rationaliser et évaluer est une nécessité.

L’idée du gouvernement avant ces assises semblait être de créer un guichet unique, une seule tête pour chapeauter la culture, ce qui explique les débats parfois houleux et le succès de l’atelier gouvernance partagée. Les meilleurs moments des trois jours se sont déroulés pendant cette session. Harmoniser les compétences du secteur de la culture pour une meilleure lisibilité, un engagement transversal et une plus grande mutualisation des moyens et des actions, ça sent la guillotine. Les directeurs des établissements étaient tous présents comme des condamnés à mort. Le projet d’un GIP, (groupement d'intérêt public) serait fatal à certaines directions. Mais les débats n’ont pas été inutiles. Parti de l’idée d’une gouvernance pyramidale on a senti que l’on se dirigeait plutôt vers une coordination pays par la création d’une Haute autorité, un haut conseil de la culture, une commission Théodule de plus, un paradoxe quand on cherche à rationaliser. Certaines personnes ont avancé l’idée de rebaptiser la direction de la culture et de lui donner de nouveaux pouvoirs et le tour serait joué mais…

 

Résumer ces débats sera fait par les professionnels de la culture dans le modeste billet d’un blogueur, qui n’a pas assisté à toutes les rencontres, c’est impossible mais il était facile de comprendre, qu’il y avait nécessité de mettre à plat les choses de la culture, de parler. Le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou était tout à fait indiqué pour cela. La parole, c’est quelque chose de fort chez les kanak, ils ont souvent fait la leçon, dominés les débats. Depuis toujours, la parole, au sens kanak, s’est toujours préoccupée de la question : que faire des autres ? Ils n’ont pas manqué de rappeler que la non-signature des accords de Nainville-Les-Roches par les partisans de rester français avait entraîné les événements mais ce fut les seules allusions politiques. Les kanak ont grandi, ils sont devenus homme, « do Kamo », il ne faut pas l’oublier. Les « autres » de la culture ont été formidablement bien représentés par l’historienne Christiane Terrier qui n’a pas fait l’impasse de la culture « Caldoche ». Elle a évoqué les lieux de mémoire commun qu’il faudrait sanctuariser. Car la culture d’ici se décline en noire et blanc. Même si l’image de marque pays doit et est la culture kanak.

Junior Touyada

Je donnerai personnellement une mention à Junior Touyada du département des arts traditionnels qui a réveillé le public par une présentation impeccable et artistique de la culture. D’autres jeunes ont fait des interventions remarquées. Ils ne vont pas en vacances quand ils partent faire études, au retour, ils parlent et veulent être des acteurs du changement. JP

 

PS : l’organisation et l’accueil par l’ADCK était comme toujours à la hauteur, ce n’est pas du cirage de pompes, la plupart du staff et des employés sont en claquettes. (Suite de l'article)

Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
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Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus
Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus

Preuves que la parole a circulé avec les photos ci-dessus

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