Les assises de la culture de la Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Geste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assisesGeste coutumier d'ouverture des assises
Geste coutumier d'ouverture des assises

Geste coutumier d'ouverture des assises

Ouverture ce mercredi 27 mars 2019 des assises de la culture en Nouvelle-Calédonie au centre culturel Jean-Marie Tjibaou, un lieu symbolique incontournable pour un tel événement.

 

Le geste coutumier obligatoire pour débuter s’est déroulé dans la gravité. C’est toujours un moment émouvant que personne n’oserait prendre à la légère. De beaux échanges de paroles qui prouvent une fois de plus l’importance de la culture dans le monde mélanésien ont été prononcés, des paroles en complète harmonie avec la devise du pays « Terre de parole, Terre de partage ».

Ensuite, la foule des invités s’est rendu sur le lieu du petit-déjeuner offert pour l’occasion avec pour animation une chorale dans un cadre bucolique propice aux discussions entre amis heureux de se retrouver ou de peaufiner leurs interventions avant les discours protocolaires dans la salle de spectacle, un petit amphithéâtre avec une parfaite acoustique.

Un représentant des autorités coutumières, des trois provinces, du gouvernement avec Valentine Eurisouké pour représenter Déwé Gorodey et trois témoins Daniel Bodin, Christiane Terrier et Billy Watropo sous la présidence du directeur de l’ADCK Emmanuel Tjibaou étaient en charge de ces discours.

Ils ont rappelé l’objectif de ces assises qui sont de faire l’évaluation de la politique culturel du pays, fer de lance de l’émancipation et de l’identité kanak mais pas seulement. Un bilan nécessaire était à faire qui avait commencé l’année dernière avec divers ateliers sur tout le territoire. Comme tous les chemins mènent à Nouméa, c’est donc dans la capitale qu’ils ont choisi de faire la synthèse de ces travaux.

 

Valentine Eurisouké a souligné les avancées et le travail des institutions publiques. Elle a admis qu’il restait du travail à faire dans tous les domaines avec une gouvernance partagée.

Le discours du représentant des coutumiers était empreint d’une grande solennité, un très beau discours. Il a rappelé que la culture du peuple premier était une culture d’accueil avec la difficulté des apports extérieurs à intégrer. Il a indiqué que la culture océanienne et les autres cultures doivent se rejoindre. Le ton était donné.

Par la suite, les autres discours iront dans le même sens. Des discours « de la main tendue », très éloignés des discours revanchards et haineux qu’on entend parfois avec certains politiques. « La culture peut être le moteur de la citoyenneté », a-t-il dit aussi.

Emmanuel Tjibaou a évoqué son rôle de technicien et d’acteur de la culture. Il a interpellé les politiques pour renforcer et aider au fonctionnement du tissu des différentes associations qui œuvrent dans le domaine. « On doit aussi s’interroger sur la position du curseur pour débloquer des ressources… Nous ne sommes plus en 1998 et 2018 est passé… Nous devons trouver les solutions pour 2019… Il faut dire notre pensée, le centre culturel a le rôle de reformuler, il a été construit sur la commune de Nouméa pour cela… »

Le premier témoin à la barre, Christiane Terrier a regretté d’emblée que le grand public ne soit pas conscient de la richesse que renferme le centre culturel et n’assiste pas plus à ses activités. Elle s’est dite représentante de la diversité. Elle a indiqué qu’elle avait un grand projet pour évoquer l’évolution de la culture.

Billy Watropo a dit entre autres que : « la revendication culturelle du peuple kanak est permanente mais que nous avions énormément avancé… Nous avons fait émerger quelque chose que l’on croyait inexistant. Reste à faire le dialogue interculturel de la diversité. »

L’anthropologue Daniel Bodin a rappelé que « la culture était un deuxième volet de l’accord de Nouméa un peu oublié au départ… La difficulté est de faire une société culturelle qui doit être au centre du rééquilibrage… Il faut réfléchir sur la manière de faire la décolonisation de la culture en prenant en compte la culture pays… ». Il a émis le vœu que les assises servent à faire un bilan plutôt qualitatif que quantitatif.

 

Ci-joint des photos la coutume, les discours, le stand ALK, et mini marché qui fait parti des manifestations culturelles du Caillou. JP (En cliquant sur les photos on a l'impression de voir plus clair)

Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbe
Petit-déjeuner sur l'herbePetit-déjeuner sur l'herbe

Petit-déjeuner sur l'herbe

Discours
Discours Discours
Discours

Discours

ALKALK
ALK

ALK

Mini marchéMini marché

Mini marché

Publié dans Culture Kanak

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