Heiva i Tahiti de Simone Grand

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Ecoutez de la musique heiva

Ua rē i te Lauréats au Heiva i Tahiti: Peu i reira te ta'ato'ara'a 'e ha'uti ai - Fait social total

 

Cet ouvrage rassemble des souvenirs et connaissances sur la danse tahitienne et le contenu de trois thèmes exécutés avec talent par O Tahiti e et Tahiti ia ruru tu noa , lauréats aux Heiva i Tahiti en 2012, 2016 et 2017. A travers eux, c’est a tous les groupes et tous les partenaires de cette célébration que l'auteur rends hommage. Le Heiva, un fait social total est un clin d’œil anthropologique sur ce rituel collectif dune formidable et généreuse vitalité.

 

Simone Grand est une personnalité bien connue de la Polynésie française. Anthropologie, femme politique, elle s’est impliquée dans la recherche universitaire ethnologique, puis en ethno-psychiatrie.

 

Heiva i Tahiti : Simone Grand, entre hommage et transmission

Vendredi 29 Novembre 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Notre chroniqueuse des "Grandes plumes", qui possède notamment une formation en anthropologie, vient de publier un ouvrage intitulé ’Ua rē i te - Lauréats au Heiva i Tahiti. Dans ce nouveau livre, Simone Grand rend hommage au plus grand événement culturel du fenua, qu’elle qualifie
de "fait social total", avec pour objectif principal : la transmission.

Interview

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre ?
"J’écris pour transmettre et partager ce que je sais à : mes enfants, petits-enfants, la famille, les amis et à tous ceux qui sont intéressés par un regard de l’intérieur sur la société polynésienne. Regard de métisse sur sa propre société. Je préfère le mot « métisse », à « demie » qui est une traduction littérale de l’anglais half-cast, terme en soi péjoratif. Or je considère qu’être issue de plusieurs origines ethniques et nationales est une richesse et non une mutilation. J’ai commencé par les soins traditionnels avec les tahu’a, tohunga, kahuna, en les rencontrant à Tahiti, puis en Nouvelle-Zélande et à Hawaii. Je me suis fait évaluer par l’université en présentant mon travail sous forme de thèse. Ensuite, j’ai publié, avec la même exigence intellectuelle, sur le tīfaifai, les mémoires de mon grand-père paternel, les mythes polynésiens des origines, les mots de la famille et, enfin, sur le Heiva. Le prochain sera sur mes tribulations dans les arcanes des problèmes juridiques et familiaux du foncier. Je vais tenter de l’écrire sur le mode humoristique, sans déroger à l’exigence de rigueur et de clarté. Donc le livre sur le Heiva fait partie d’un projet plus global d’une grand-mère de 76 ans qui veut transmettre ce qu’elle sait et a compris de cette société et de cette planète qui l’ont mise au monde, et où elle vit et observe."

Pour lire l'intégralité de cet interview, commandez Tahiti Pacifique n° 421 en cliquant ICI

Publié dans Essai

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