Le J’accuse du philosophe Ibn Khaldoun Sören Platon

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

illustration avec le buste de Ibn Khaldoun

illustration avec le buste de Ibn Khaldoun

LIVRES ET ÉCRITURES EN NOUVELLE-CALÉDONIE

« Il est très difficile de garder tout son calme dès lors qu'on veut parler littératures, écritures et arts au sens large en Nouvelle-Calédonie. Il y a d'excellentes plumes et des artistes qui font vraiment une recherche esthétique. Hélas !!! Ils.elles sont mis.es au même rang que toute une pléiade de plumitif.ve.s, gribouilleu.x.es, qui siègent et occupent l'espace public culturel. Par ces tours de passe-passe et ces combines propres aux régimes politiques médiocres, dont il nous manque un Aristote, Harendt ou Ibn Khaldoun pour décrire les formes et variantes, le goût finit par être normé. C'est dommageable pour le devenir libre et souverain de tout un chacun. des artistes ont déjà dénoncé avec art ceci. Nicolas Kurtovitch dans LA COMMANDE, Pierre Gope dans MA DERNIÈRE SCÈNE. Ce n'est pas un hasard si ces deux textes sont deux pièces de théâtre. Hamid Mokaddem dans un des textes de PAPIER SVP... a théorisé la médiocratie et conformité aux goûts normés propres au régime politique de la Nouvelle-Calédonie.

La meilleure façon de contrer ces fachismes ordinaires est de créer, de bien vivre et d'ignorer tous ces miroirs et fétiches.

Et aussi, éduquer de manière critique au goût les gosses dès l'école primaire et cesser de les formater par des littératures pour enfants qui prennent les enfants pour ce que ces technocrates de l'éducation et de la culture voudraient qu'ils soient.

C'est en ce sens que tous ces espaces littéraires que les institutions finissent par imposer comme goût normé sont des formes vicieuses (détournées) de recolonisation et d'abêtissement.

Jouir du Beau par le plaisir du texte ou de tout autre art visuel n'est plus devenu un acte esthétique. C'EST DEVENU UN ACTE CIVIQUE !!!! »

 

 

L’écrivainducaillou a aussi un avis sur la question :

 Ce n’est pas Zola « Platon » mais il dit des vérités. Les auteurs d’ici ne sont pas toujours récompensés à la hauteur de leur talent. Certains passent des années de recherche pour écrire des biographies passionnantes mais ils passent à la trappe en quelques secondes au moment des récompenses avec un jury composé de « Bisou, on se téléphone », il faut être proche des décideurs et faire profil bas pour être récompensé, je comprends l’amertume de certains. Beaucoup se taisent, ils sont bien gentils. Ils ont écrit parfois des ouvrages hors normes sur les tapas par exemple, sur des bagnards, des grands hommes, maire ou capitaine d’industrie, sur la biodiversité des ouvrages « documentaires ». Il faut attendre son tour, car les années paires, on récompense les uns, et les années impaires les autres. On est aussi trop politiquement correct, dans le sens du vent uniquement, sans prise de risque. C’est tout le contraire que l’on doit faire, la littérature doit parfois décoiffer. De plus à vouloir faire impérativement de l’écriture régionale les auteurs s’autocensurent en évitant de délocaliser leur sujet. Bref Jean Mariotti avait déjà compris ça, le microcosme littéraire calédonien est une pieuvre qui étouffe ses paires. Les intellectuels calédoniens doivent devenir courageux. Quand on se gausse de la repentance de notre président par exemple, je pense que l’on vit dans le passé. La chape de plomb de la colonisation est fissurée mais il y a encore du travail à faire pour comprendre, expliquer (bon courage ! à ceux qui essaieront de justifier les colonisations) Joël PAUL

Publié dans Ecrivain calédonien

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