Sexe, race et colonies, La domination des corps du XVe siècle à nos jours un ouvrage collectif de 2018 à découvrir

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La couverture du livre et la une de libartion à la sortie du livre
La couverture du livre et la une de libartion à la sortie du livre

La couverture du livre et la une de libartion à la sortie du livre

Les auteurs :

Pascal BLANCHARD, Nicolas BANCEL, Gilles BOËTSCH, Dominic THOMAS, Christelle TARAUD

Reposant sur plus de mille peintures, illustrations, photographies et objets répartis sur six siècles d’histoire au creuset de tous les empires coloniaux, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux États-Unis, et jusqu’aux décolonisations, ce livre s’attache à une histoire complexe et taboue. Une histoire dont les traces sont toujours visibles de nos jours, dans les enjeux postcoloniaux, les questions migratoires ou le métissage des identités.

C’est le récit d’une fascination et d’une violence multiforme. C’est aussi la révélation de l’incroyable production d’images qui ont fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Projet inédit tant par son ambition éditoriale, que par sa volonté de rassembler les meilleurs spécialistes internationaux, l’objectif de Sexe, race & colonies est de dresser un panorama complet de ce passé oublié et ignoré, en suivant pas à pas ce long récit de la domination des corps.

 

Voir aussi sur ce blog Chapitres oubliés de l'histoire

 

Pascal Blanchard est historien, chercheur associé au Laboratoire communication et politique (CNRS), spécialiste du « fait colonial » et des immigrations. Il a codirigé l’édition des huit ouvrages du coffret Un siècle d’immigration des Suds en France (GRA, 2009) et des ouvrages tels Le Paris arabe. Deux siècles de présence des Orientaux et des Maghrébins en France (La Découverte, 2003), La France noire. Trois siècles de présences (La Découverte, 2011). Documentariste, il a proposé les films Paris couleurs (France 3, 2005) et Noirs de France (France 5, 2012) et il a été co-commissaire scientifique de l’exposition « Exhibitions. L’invention du sauvage » (2012).

Pascal Blanchard, copilote du projet, et Todd Shepard, l'un des contributeurs américains, expliquent à "l'Obs" le plus grand tabou de la colonisation.

Par Marie Lemonnier Publié le 30 septembre 2018 à 09h04

"Un marin et deux femmes", photographie, tirage argentique [Indonésie], c.1939. (Collection Olivier Auger)

 

Montrer les «objets du délit». Tel est le fort parti pris adopté par un collectif de 97 chercheurs, historiens, anthropologues, sociologues, pour raconter ce qu'il faut bien appeler un système de prédation sexuelle à échelle mondiale dans les territoires colonisés ou esclavagisés.

Par l'accumulation des images sidérantes de corps exotisés, érotisés, chosifiés, «Sexe, race et colonies», qui sort ce jeudi 27 septembre aux éditions La Découverte, vient jeter une lumière crue sur un pan occulté de l'histoire des empires coloniaux, véritables «empires du vice» où la domination des corps va de pair avec la conquête des terres.

Quarante ans après la parution de «l'Orientalisme» d'Edward Said qui avait levé la part des fantasmes contenus dans les représentations de l'Occident sur l'Autre colonisé, cette somme en tout point spectaculaire riche de textes musclés vient aussi continuer le travail de déconstruction des imaginaires forgés par six siècles de violence inouïe mêlée de fascination trouble. Dans la postface du livre, l'écrivaine Leïla Slimani affirme: «On ne devrait pas pouvoir parler du voile, de Trump, du tourisme sexuel dans les pays du Sud, du “grand remplacement”, des violences policières à l'égard des Noirs, des migrants ou du Nouvel An 2015 à Cologne sans avoir lu le texte qui précède.»… voir l’OBS

Publié dans Colonisation

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