Promotion de la francophonie dans la région avec la Nouvelle-Calédonie mais avec les francophones africains pour le reste du monde.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La Nouvelle-Calédonie entend ainsi poursuivre son investissement pour la promotion de la francophonie dans la région. Une prochaine étape sera d’ailleurs d’évoluer du statut de membre associé de l’OIF à celui de membre à part entière. « Des démarches en ce sens sont en cours », a assuré Yoann Lecourieux, membre du gouvernement notamment en charge de la francophonie le mercredi 28 août au cours de la présentation du 12e Forum francophone du Pacifique a lieu du 5 au 7 septembre 2019, à Nouméa.

 

Pays francophone le plus éloigné de la France hexagonale, aux antipodes, un avant-poste dans la région, la Nouvelle-Calédonie peut et doit probablement servir de relais pour la promotion de la langue française et des valeurs portées par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Si nous avons un petit rôle à jouer, c’est néanmoins l’Afrique le principal vecteur de la langue française et qui le sera de plus en plus, c’est le sujet de ce petit article pour vous faire découvrir des auteurs africains qui l’abordent une vidéo de 2019 sur la francophonie vue d’Afrique. JP

 

NB : Ce sont des informations piochés dans le Monde et Le site Mondesfrancophones.com avec deux titres que j’ai choisi. JP

 

I La francophonie, oui, le ghetto : non !

 

Alain Mabanckou a déclaré dans un article de 2018 : « La littérature-monde en langue française est la reconnaissance et la prise de conscience de notre apport à l’intelligence humaine, avec cet outil qu’est la langue française, cet outil que beaucoup ont hérité de manière conflictuel, d’autres part choix, d’autres encore parce que leurs ancêtres étaient Gaulois — mais faut-il passer notre existence à accuser le passé ou à bâtir un avenir ? Notre tâche est de suivre la marche de cette littérature-monde en langue française, (…) de regarder dans un ensemble plus étendu, plus éclaté, plus bruyant, c’est-à-dire le monde. La fratrie francophone est en route. Nous ne viendrons plus de tel pays, de tel continent, mais de telle langue. Et notre proximité de création ne sera plus que celle des univers.» (« La francophonie, oui, le ghetto : non ! ». Le Monde

Son dernier livre : Dictionnaire enjoué des cultures africaines d'Abdourahman Waberi et Alain Mabanckou

Description : Abécédaire buissonnier, ce livre propose une sorte de portrait ou plus exactement une mythographie qui donne à voir et à sentir le pouls de l’Afrique. Un très grand continent dont la puissance culturelle est en train de se déployer sous nos yeux. ... Plus

 

II Vive la « littérature-monde en langue française »

 

L’auteur présenté dans cet article considère que :

« La francophonie et ses littératures sont une opportunité d’humanisation de la mondialisation »

 

Extrait d’une rubrique de Marcel Ateufack Dongmo que l’on peut retrouver en intégralité en suivant ce lien Marcel Ateufack Dongmo

 

Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo est né à Dschang, une petite ville de la région de l’Ouest Cameroun. Membre de la “Cameroon Debete Association“, Initiateur de “l’Association pour la Défense et la Promotion du CamFranGlais“ (ADPC). Rodrigue Marcel Ateufack Dongmo est originaire de l’Ouest Cameroun. Il a été assistant de littératures de langue française au romanisches seminar de l’université de Zurich (Suisse), où il défendu une thèse de doctorat PhD sur les représentations littéraires de la diaspora africaine de France. Il est auteur de plusieurs articles et d’un ouvrage intitulé "L’intermédialité comme paradigme de l’écriture romanesque". Ses travaux s’articulent autour des rapports de la littérature aux autres médias et aux autres domaines du savoir ; les questions identitaires et les représentations littéraires de l’Afrique.

 

Dans cet article Marcel Ateufack présente le livre ci-dessous :

Francophonie, postcolonialisme et mondialisation, un livre d’Yves Clavaron

 

Yves Clavaron, Francophonie, postcolonialisme et mondialisation, Classiques Garnier, 2018, 258 pages

 

Francophonie, postcolonialisme et mondialisation est un ouvrage d’yves Clavaron publié en 2018 aux éditions Classiques Garnier. Comme l’indique son titre, il s’articule autour des notions de francophonie, de postcolonialisme et de mondialisation, trois notions dont l’auteur se propose de « mettre en jeu les interrelations » (13). « Les littératures postcoloniales ou migrantes [découplent] l’association langue/nation » (11), soulignant ainsi les limites d’une telle association dans les études littéraires. Par ailleurs, le contexte de mondialisation rend obsolète « le schéma traditionnel de l’Etat-nation et de ses frontières, [ce qui invite à nous] déprendre du « nationalisme méthodologique» pour prendre en compte la « cosmopolitisation » contemporaine » (11). A partir de ces deux constats, l’auteur entreprend « d’examiner la place des littératures d’expression française dans le cadre de la mondialisation tout en élargissant la réflexion à des phénomènes non spécifiquement francophones, de relier les cultures de la décolonisation, de l’immigration et de la mondialisation dans une planétarité où s’entend encore le français » (13). Il se propose ainsi de « construire des espaces littéraires transnationaux inédits, où la langue française renouvelle les modèles politiques qui lui sont traditionnellement associés (…) par une pratique poétique de la différence (…) et de la résistance dans les domaines mondialisés qu’elle investit (…) » (13). Ce projet est fondé sur l’hypothèse selon laquelle les « Globalization Studies » constituent une voie de sortie « des représentations sociopolitiques exclusivement nationales et un prolongement des études postcoloniales » (12). [A ce titre], elles marquent la fin «d’un intérêt pour les processus d’impérialisme culturel ou de néo-colonialisme [au profit] des phénomènes d’ambivalence, de relativisme et d’interrelations au sein d’une société globale innervée par des flux transnationaux (…) » (12). Dans cette dynamique de passage et d’échange, « la dimension conflictuelle ou antagoniste s’estompe » (12). L’auteur considère également que « la francophonie » et ses littératures sont une « opportunité d’humanisation de la mondialisation » (12). Globalement, la réflexion de cet ouvrage comporte deux mouvements structurés en cinq sections qui charrient la thèse suivante : le déclin de l’Etat-nation nourrit des pratiques culturelles et littéraires qui se veulent transculturelle, hybride et anti-impérialismes, suggérant ainsi une « post-francophonie » à l’échelle planétaire portée par une « littérature-monde » qui transcende les frontières culturelle, nationale et linguistique et qui invite par son anti-impérialisme et son caractère monde à prendre en compte les « problématiques écologistes ». Le concept de « littérature-monde en français » apparaît ainsi comme un catalyseur à l’élaboration de dynamiques nouvelles. L’originalité de l’ouvrage réside entre autres dans sa proposition de deux outils d’analyse globalisant pour cerner un monde globalisé : le « comparatisme global » et l’ « écocritique postcolonial ».

 

Pour une approche nouvelle des littéraires francophones

 

Le premier mouvement de cet ouvrage — correspondant à sa première section : « Le monde en français » (17-47) —, est la théorisation d’une post-francophonie (par la mise en relation des études postcoloniales et du monde anglophone en général) débarrassée du francocentrisme et considéré comme un contrepoids de l’impérialisme occidental…  Suite

 

PS : Professeur des universités, Yves Clavaron enseigne la littérature générale et comparée à l'Université de Saint-Étienne. Ses travaux portent sur les littératures coloniale et postcoloniale, sur la littérature de voyage et sur les relations entre littérature et espaces. L’Ecrivain du Caillou suppose que les universitaires arriveront à suivre mais je n’y suis pas arrivé totalement, mon bagage est trop léger pour ce chercheur. Cet article n’a qu’un seul but l’ouverture d’esprit de ceux qui cherchent comme moi à comprendre. JP

 

La francophonie avec une vidéo pour faire le point sachant que :

Le continent africain abritera 70% des francophones en 2050.

Publié dans Evénement culturel

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