Mots pour Maux : Céline Fuentes auteure jeunesse calédonienne et cheville ouvrière de l’association Le Club des Indés

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

VOILE GRIS de Céline Fuentès

La mort dans l’âme, j’ai franchi le portail du parking de ma boîte. J’ai garé mon Scénic en épi, comme tout le monde. D’un pas lourd, j’ai longé l’allée de graviers jusqu’à l’entrée. Léa, la nouvelle de l’accueil, m’a lancé :

— Hey, salut Marc, tu vas être content aujourd’hui ! Gary n’est pas arrivé, tu pourras lui faire la remarque. Pour une fois, il n’est pas irréprochable !

— Enfin une journée qui commence bien, ai-je répondu en filant me mettre au boulot.

Gary n’était jamais en retard, ne demandait en aucun cas de délais pour traiter ses dossiers, classait toujours tout par ordre alphabétique et son bureau était aussi rangé que le mien était en bazar. Ça faisait six mois qu’on me l’avait collé dans les pattes. Avant, j’étais tranquille. Je gérais le service compta comme je l’entendais. C’est vrai, ce n’était pas tous les jours facile, j’étais surchargé, j’avais du mal à m’en sortir. C’est pour ça qu’ils avaient recruté Gary. Au début, j’étais plutôt content mais ça n’a pas duré.

Assez rapidement, il a commencé à me faire sentir que je faisais mal mon boulot. Des remarques, des petites piques disséminées çà et là. Il n’en loupait pas une. Si j’avais le malheur de faire une erreur, même minime, il s’en servait pour se faire bien voir par la hiérarchie. Du coup, le directeur général s’était mis à ne jurer que par lui. Gary ci, Gary ça. Moi, en l’espace de quelques semaines, je suis passé aux oubliettes. Mon moral en a pris un coup. Il y avait de moins en moins de clair dans le gris de ma vie. Petit à petit, tout s’est assombri. De manière insidieuse, il a pris ma place et je suis devenu un fantôme. Je longeais les murs et me recroquevillais derrière mes livres de comptes.

Heureusement, il me restait Léa et puis mes potes de la machine à café. Avec eux, je retrouvais le sourire l’espace d’un instant. On en rigolait parfois, de Gary, surtout Norbert qui l’avait baptisé La Pince. Parce qu’en plus d’être désagréable, d’être mal fagoté, d’être toujours cerné de fatigue et d’être un fayot, Gary était un vrai radin. Jamais il ne participait aux collectes pour une naissance ou un anniversaire, jamais il ne payait sa tournée de croissants le vendredi comme les autres et puis jamais il ne rendait les clopes qu’il nous taxait régulièrement… Écouter les moqueries de Norbert à propos de Gary me remontait le moral mais pas longtemps. Parce que les autres, ils le croisaient mais moi, c’était huit heures par jour que je devais me le supporter…

Ce matin, minute après minute, je reprenais mes marques et je jubilais en répondant aux nombreux appels du lundi :

— Eh bien non, Gary n’est pas là aujourd’hui mais laissez-moi gérer votre problème.

Je retrouvais mon grade, mon pouvoir, mon univers. Celui que j’avais perdu quand cet enfoiré avait fait irruption dans ma vie. Je respirais, j’étais bien, enfin… Je me prenais même à rêver : et s’il ne revenait plus, et s’il avait trouvé un nouveau poste, et si…

Il devait être presque midi quand Léa m’a téléphoné pour m’annoncer la nouvelle :

— Marc, c’est Léa. Ça va ?

— Tu m’étonnes, je revis. J’ai récupéré mon espace, mon bureau, ma vie quoi !

— Marc, j’ai une mauvaise nouvelle…

— Ah ?

— Gary est décédé ce week-end. On vient de l’apprendre. Le DG m’a demandé de te prévenir et de m’occuper de la collecte pour acheter une plaque au nom de l’entreprise, en notre nom à tous. Il tient à ce que nous soyons à l’enterrement qui est prévu demain à 9h à l’église. Je lui dis que c’est d’accord ?

— Léa, je ne sais pas. C’est triste mais je ne peux pas dire que le portais dans mon cœur… Alors, aller à l’enterrement. Je ne me sens pas très légitime, tu vois…

— Marc, le DG y tient.

— D’accord, dis-lui que j’en serai. Je passerai te donner ma participation dans la matinée.

 

Gary était mort. Je ne savais pas comment d’ailleurs. Je ne m’y attendais pas. Un court instant, je me suis senti soulagé de n’avoir plus jamais à travailler avec lui… Et puis, vite, je me suis repris, c’était affreux d’avoir de telles pensées. Je m’en suis voulu, un peu.  J’ai regardé son bureau bien rangé et je suis sorti.  Jusqu’au bout, il m’aurait mis le bourdon, le moral à zéro…

 Au fond du couloir, j’ai aperçu Norbert et Steph, en grande discussion, autour de la machine à café. Dès que je suis arrivé, Norbert m’a interrogé, peut-être par curiosité mal placée :

— Alors Marc, tu sais comment il est mort Gary ?

— Non, je ne sais pas. Peut-être un accident ? Il était fatigué vendredi mais c’était habituel cette fatigue chez lui…

— Peut-être qu’il était malade ? a demandé Steph en se tournant vers moi.

Je n’ai pas eu le temps de répondre que non, que je n’en savais rien, que Norbert en a rajouté et que je me suis senti encore plus mal :

— Tu te rends compte, il était sans doute malade à en crever, un cancer peut-être, et toi, tu te foutais de lui parce qu’il était tout le temps claqué… Imagine… Si ça se trouve il n’avait plus un radis parce qu’il s’était endetté jusqu’au cou pour payer ses frais médicaux… Et toi, son collègue, tu ne savais même pas dans l’état où il était et maintenant il est mort… Marc, ça craint…

— Stop, a coupé Steph. S’il avait été malade, on l’aurait su et puis Marc n’a rien à se reprocher. Personne ne pouvait le voir, Gary. D’ailleurs, t’as participé à la collecte ? Moi, j’ai filé un billet de 10 euros. Je ne me voyais pas donner plus pour cette pince !

— J’ai donné 20 euros. Je suis navré pour lui mais quand même, soyons francs, je ne pouvais pas me le blairer, je ne vais pas faire semblant. Je me sens un peu hypocrite d’aller à son enterrement.

— On comprend, qui pouvait apprécier ce type ? Mais bon, c’est toi qui bossais avec lui pas nous. C’est normal que le DG et toi y alliez et puis ça te fera un moment en tête à tête avec le big boss !

— Non, il emmène Léa et Clarisse aussi.

— Ah ben tiens, a dit Norbert, évidemment qu’il emmène sa petite secrétaire de Clarisse, experte en promotion canapé. Tu verras bientôt elle te piquera ton poste d’adjoint Steph !

— Arrête tes conneries mec, c’est pas le jour et puis Clarisse n’a pas les épaules !

— Elle n’a peut-être pas les épaules mais elle a autre chose, a lancé Norbert en ricanant.

Avec les gars, on s’marrait bien à la machine à café. Au moins deux ou trois fois par jour, on se réunissait pour rigoler un coup. Faut dire que des ragots au bureau, y’en avait à la pelle. Et puis Norbert, quel numéro, il avait donné un surnom à presque tous nos collaborateurs. Clarisse c’était la Marie qu’il l’appelait pour la Marie couche-toi là. Gary c’était La Pince parce qu’il ne participait jamais aux collectes et qu’il nous tapait des clopes tous les jours. Léa c’était La Minette parce que Léa c’était la plus belle et la plus douce. Tous les mecs en pinçaient pour elle. Avec Norbert, il fallait juste ne pas être trop susceptible et avoir une bonne répartie. Steph et moi, c‘était notre cas, alors Norbert était devenu notre pote.

— Marc, a lancé le big boss derrière la porte, tu viens, on va rassembler les affaires de Gary pour les remettre à sa famille.

— Rassembler ses affaires mais il n’avait rien. Pas une photo, pas un truc perso. Y’a rien à rassembler.

— Bon, très bien, sois au bureau à 8h30 précises demain. On ira ensemble à l’enterrement.

Norbert, Steph et moi, on est partis manger à la Cantine. C’était notre petit resto à nous, à trois cents mètres du boulot. On y allait à pied. Norbert en profitait pour lorgner les nanas et Steph et moi, on se bidonnait à le regarder faire. Ce jour-là, on a fait comme d’habitude, comme si rien ne s’était passé et que nous n’avions pas appris la mort soudaine d’un collègue quelques heures plus tôt. La vérité, c’est qu’on s’en cognait du Gary, voilà. On s’est rempli le bide en se foutant de la tronche de la moitié de la clientèle mais bon, ce n’était pas méchant…

Quand j’ai repris place derrière mon bureau, j’étais plein d’espoir. Le boss allait peut-être recruter la jolie Julie qui avait postulé en même temps que Gary mais qui n’avait pas été retenue. Elle avait l’air aimable. Bien sûr, j’aimais ma femme, Anastasia, mais rien ne m’empêchait de regarder le menu ! Julie était un vrai canon ! Norbert serait fou de jalousie. Ce serait un juste retour des choses, après avoir galéré six mois avec La Pince… De toute façon, avec la tonne de boulot qu’il y avait, le recrutement ne tarderait pas et je serai bientôt fixé.

J’ai terminé ma journée tranquillement, sans l’œil inquisiteur de Gary sur moi. Plus de stress, plus de lourdeur. C’était terrible à avouer mais je crois bien que j’avais passé la meilleure journée depuis un sacré bout de temps. Mon avenir s’éclairait enfin.

***

À huit heures trente précises, j’étais sur le parking de l’entreprise. J’avais la mine blafarde à la perspective de ce qui m’attendait. Aller à l’enterrement de mon collègue par obligation me dépitait. Tout ça pour faire plaisir à mon boss… En plus, il serait certainement impossible de passer inaperçu, on serait quoi, quatre pelés et deux tondus. Gary était tellement détestable. Pourtant, peut-être que des gens l’aimaient malgré tout ? Sa mère peut-être ? Tous les hommes ont une mère qui aime leur enfant. Elle serait là et aurait de la peine. Une sœur ? Un oncle perdu de vue ? Un ami ? Gary avait-il au moins un ami ?

— Bonjour Marc, monte, on y va, m’a lancé le boss au volant de sa Mercèdès rutilante.

Clarisse était à ses côtés, bien sûr. Avec sa jupe ras les fesses et son chignon bien serré, le patron n’était pas indifférent. Léa est arrivée au pas de course et s’est installée à ma droite. Tous les deux, nous n’avons pas dit un mot durant le trajet, un peu gênés d’être les témoins de cette scène tellement clichée… Le patron et la secrétaire… C’était peut-être pour casser cette atmosphère un peu vulgaire que le DG m’a dit :

— Marc, je sais que ce n’est pas facile de perdre un collègue, surtout de manière si soudaine. Un accident. C’est tellement bête. Gary était un homme de valeur, travailleur et honnête et personne ne pourra le remplacer. Je partage ta douleur. Mais pour t’enlever une épine du pied, sache que j’ai recruté Julie, tu sais, celle qui avait postulé en même temps que Gary. On verra bien si elle fera l’affaire. Dans tous les cas, ça te soulagera. Elle commence demain. Voilà, maintenant, tu dois être rassuré. Tu peux prendre quelques jours de congé aussi. Nous comprendrons. Prends tout le temps dont tu as besoin.

— Merci mais ça ira, ai-je répondu d’un ton grave, comme si la mort de Gary me touchait au plus haut point.

Gary était donc décédé à cause d’un accident. Il devait sûrement conduire sa vielle Ford Fiesta. Tellement pourrie cette bagnole. Trop radin pour l’entretenir. La portière côté conducteur n’ouvrait pas toujours. Il était parfois obligé de passer par le siège passager pour sortir… La honte ! Norbert en avait même fait un sketch. Un comptable qui n’est pas foutu de faire réparer sa bagnole. Fallait pas déconner, on gagnait pas des mille et des cents mais nous n’étions pas au Smic non plus. On pouvait dire ce qu’on voulait sur la direction mais à ce niveau-là, nous étions bien lotis. Sans compter les primes d’intéressement en fin d’année. Cela étant dit, j’avais une sacrée chance, j’allais travailler avec la belle Julie. Je ne perdais vraiment pas au change…

— Le monde ! s’est exclamé le patron. Il va falloir faire demi-tour et se garer bien plus loin. Nous ne sommes déjà pas en avance… Heureusement que j’ai demandé à la famille de nous garder une place…

À travers la vitre, j’ai aperçu l’église. Elle était bourrée à craquer. Des dizaines de gens attendaient pour pouvoir gravir les marches de la vieille bâtisse du 12ème siècle. De tous les âges, ils se saluaient avec tristesse et empathie. Certains pleuraient même. Un groupe de gamins revêtus d’un même maillot de foot bleu et blanc se tenaient deux par deux, main dans la main. Ils avaient six ou sept ans. Ce n’était pas possible, ce n’était pas pour Gary, il devait y avoir un autre enterrement juste avant. Le patron a tourné un moment avant de pouvoir se garer.

— Allez, ne perdons pas une minute, j’ai horreur d’être en retard, a lancé le boss.

Les talons de Clarisse résonnaient sur le trottoir et rythmaient nos pas pressés. Quand nous sommes enfin arrivés sur le perron de l’Eglise, Léa semblait un peu essoufflée. Le patron a traversé la foule en nous demandant de le suivre de près. Nous sommes entrés et il s’est dirigé tout de suite vers une dame d’une soixantaine d’années, très chic.

— Madame Persou, excusez-nous du retard. Voici Marc le collègue de votre fils Gary et les deux assistantes. Nous vous présentons nos sincères condoléances et restons disponibles si vous avez besoin de quoi que ce soit.

— Bonjour à tous et merci pour votre présence. Je vous ai gardé des places, venez par ici.

 

J’ai serré la main de la mère de Gary. Elle m’a tirée vers elle et m’a embrassé chaleureusement, comme si je faisais partie de sa famille.

— Marc, Gary nous a beaucoup parlé de toi, de tout ce qu’il a appris à tes côtés et de ton professionnalisme. Il aurait été heureux que tu sois parmi nous aujourd’hui.

Les mots de Madame Persou m’ont fait l’effet d’un coup de poignard. Quoi ? Gary m’appréciait, parlait de moi ? Et cette femme, avec l’air si sympathique. La mère de Gary ? J’avais l’impression que tout cela n’était qu’une blague. Je regardais autour de moi. Tout ce monde !

À peine avais-je eu le temps de m’asseoir qu’un silence glacial a remplacé le brouhaha sourd. Une troupe de gospel s’est avancée. Les chants ont commencé. Les voix s’entremêlaient en une puissante mélodie qui faisait chavirer mon cœur. Puis le prêtre a poursuivi :

— Célébrer la vie de Gary Persou, fils fidèle, ami serviable et homme de confiance est un honneur pour moi. Chaque personne qui a croisé sa vie sait à quel point il était empli de bonté et d’amour. Homme engagé dans de multiples causes, il a su transmettre l’amour de son prochain et œuvrer pour la solidarité. Clown dans les hôpitaux pour donner de la joie aux enfants malades, entraîneur du club de foot pour les poussins de la cité, membre actif des Resto du cœur et fondateur de l’association Ensemble, pour la paix, Gary donnait tout son temps, tout son argent, toute sa vie pour aider son prochain. Prions pour lui.

La chorale a fait, une fois de plus, voltiger les notes. Emporté par l’émotion, les larmes me sont montées, comme ça d’un coup. Tout se mélangeait dans mon esprit. Qui était Gary ? Le type austère du bureau ou le gars généreux que décrivait l’homme de foi. J’étais troublé.

Pendant toute la cérémonie, Léa et moi n’en revenions pas. Nous tombions des nues. De découverte en découverte sur le personnage de Gary, nous nous sentions de plus en plus mal à l’aise. Pour finir, c’est carrément la honte qui m’a envahi. J’étais un idiot. Je n’avais en aucun cas laissé une chance à Gary. Il m’avait pourtant proposé plusieurs fois de passer chez lui mais j’avais une telle image de lui que je n’ai jamais accepté ses invitations…

Je suis parti juste après la cérémonie, à pied, seul, rouge de honte. Léa m’a couru après :

— Marc, reviens. Partir comme ça, c’est impossible, le DG ne comprendrait pas et madame Persou a organisé un petit quelque chose chez elle. Viens !

— Léa, je peux pas. C’est pas le Gary que je connaissais, c’est pas lui.

De la main, j’ai repoussé Léa et j’ai accéléré la cadence. J’ai marché vite, le plus vite possible. À un moment, j’ai même couru mais j’ai vite eu le souffle coupé. Mon cœur cognait fort. Je regardais à droite à gauche mais tout était normal. Des bus, des passants, des voitures, des gens. Je ne les voyais plus pareil. Le p’tit jeune là-bas avec son chien et son jean troué était-il un homme bon ou mauvais ? La dame derrière toute pimpante et élégante, que cachait-elle ? Je ne savais plus qui était qui, je n’avais plus aucune perception de rien. J’ai arrêté de les regarder, eux, tous. J’ai foncé tout droit. Des heures et des heures. La pluie s’en est mêlée, je dégoulinais de toutes parts en déambulant dans les rues sans savoir où mes pas me menaient et puis j’ai entendu la voix de Steph :

— Marc, monte !

Je ne suis pas monté dans la BM de Steph.

C’est Norbert qui m’a attrapé le bras quelques mètres plus loin.

— Mec, on te cherche partout depuis ce matin, viens.

— Je ne viens pas. Toi, eux, moi, on est des pauv’gars, on vaut rien, pas un Kopec. Il va me falloir un moment pour pouvoir me regarder dans une glace. J’rentre dans mon bled, à Izalignac. À pied, en bus, en stop, en train, rien ne pourra me faire changer d’avis. Laisse-moi.

Je suis parti comme ça. J’ai mis du temps à me reconstruire. Des heures sombres. Anastasia m’a rejoint quelques semaines plus tard. Et puis, un jour, je suis allé voir Madame Persou. J’ai frappé à sa porte et je lui ai dit :

— Madame, pardon. J’ai côtoyé votre fils des mois et je n’ai pas vu qui il était. Il y avait comme un voile gris qui m’empêchait de bien regarder.

Elle a répondu :

— Je sais. Gary me l’avait dit… Maintenant, ton œil est exercé, il saura voir toutes les couleurs qui composent le gris.

 

Céline Fuentès Naviguant entre les grandes étendues de Nouvelle-Calédonie et les campagnes métropolitaines, Céline Fuentès a écrit une collection de littérature jeunesse éditée par Snk Editions et distribuée par Hachette Calédonie. Abécédaire et petits poèmes calédoniens en est le premier opus. Un si petit voyage et C’est pas grave si c’est raccommodé sont deux romans pour adultes disponibles sur Amazon. La nouvelle Voile gris est éditée dans le recueil 10 nuances d’Indés éditée par Le Club des Indés téléchargeable gratuitement sur Amazon et La Fnac.

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Publié dans Ecrivain calédonien

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M
J'ai adoré !<br /> Tellement vrai !<br /> Notre jugement est souvent erroné.
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