Le Mémorial du bagne calédonien – Les chaînes et La terre, les premières photos des deux volumes, le travail d’une vie pour Louis-José Barbançon dit-on au pays du ouï-dire !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le Mémorial du bagne calédonien – Les chaînes et La terre, les premières photos des deux volumes, le travail d’une vie pour Louis-José Barbançon dit-on au pays du ouï-dire !

Aux éditions Au vent des Îles dans toutes les bonnes librairies (en cours d’acheminement, on peut réserver, ce mémorial aura sa place dans toutes les bibliothèques calédoniennes) 

Volume 1 : Les chaînes.

Ce volume traite du « Malheur », terme par lequel les condamnés nommaient leur condition de forçats. Un « malheur » qui commence en général à Toulon puis Saint-Martin-de-Ré et se poursuit sur les convois puis à l’île Nou où ils deviennent, pour la société de Nouméa, les « gens d’en face ». Autant de phases de répression présentées en plusieurs chapitres qui abordent également l’action et la vie du personnel de l’Administration pénitentiaire qu’il soit militaire, civil, médical religieux ou encore kanak. À l’ombre du « malheur », d’autres aspect du bagne sont explorés, l’île des Pins, les minorités étrangères, arabes, asiatiques, kanak ou encore des facettes moins sombres comme la fanfare ou les artistes du bagne. Enfin, vient le terrible chapitre des punitions, des chaînes, des bastonnades, des instruments de torture, du quartier cellulaire de l’île Nou, du camp Brun, le camp de l’horreur et des exécutions à la guillotine.

Volume 2 : La terre.

Ce second volume aborde le thème du travail forcé qui se décline en de multiples activités : corvées sur et en dehors de l’île Nou, travail dans les carrières ou au four à chaux, affectation dans les fermes pénitentiaires ou sur les établissements agricoles ou forestiers de l’AP, Bacouya, Prony, engagements chez les colons ou au profit des sociétés minières par les « contrats de chair humaine ». Le bagne devient bâtisseur, entrepreneur de travaux publics et l’abondance de sa main-d’œuvre en fait le principal consommateur de la colonie.

Suivent les chapitres consacrés à la réhabilitation avec la présentation des centres de concessionnaires, Bourail, La Foa-Fonwhari, le Diahot et Pouembout-Koniambo. La formation ou la reconstitution de familles étant au cœur de la colonisation pénale, les femmes au bagne, le devenir des enfants, les internats de l’AP sont tout autant de sujets qui, avec la libération et la condition des libérés, précèdent la longue agonie du bagne calédonien.

Deux volumes présentés dans un coffret, non vendus séparément.

Écrit par Louis-José Barbançon, co-édité par l’association Témoignage d’un passé.

Biographie :

Louis-José Barbançon voit le jour à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), le 12 avril 1950. Descendant de familles issues des deux colonisations, la libre et la pénale, il grandit dans un milieu « de tradition gaulliste et chrétienne », précise-t-il. Son enfance est marquée par la disparition précoce de son père, en 1953, dans le naufrage de La Monique, au large de Maré, l'une des îles Loyauté de l'archipel calédonien. Sa mère, institutrice chez les sœurs de Cluny, se retrouve seule avec un petit garçon qu'elle décide d'inscrire à l'école, à un âge où à l'époque les enfants n'y vont pas encore.

En 1968, baccalauréat en poche, il s'envole vers Aix-en-Provence où l'attendent des études d'histoire qui vont peser lourd dans sa vie d'homme. D'abord parce qu'elles le conduiront à explorer, avec le passé de sa terre natale, le versant secret de sa propre histoire familiale. Ensuite parce qu'elles vont le conduire à questionner son rapport à la Nouvelle-Calédonie, mais également les rapports entre celle-ci, le Pacifique qui l'entoure et sa lointaine Métropole.

Il revient au pays au début des années soixante-dix, débute sa carrière d'enseignant, suit de près l'actualité politique en observateur, puis s'y engage en tant qu'acteur. En 1979, il devient secrétaire général de la Fédération pour une nouvelle société calédonienne (F.N.S.C.), mouvement autonomiste qui souhaite ouvrir la voie à un nouveau dialogue entre les deux principales communautés du pays, Kanak et Calédoniens d'origine européenne.

Attaché de cabinet au Conseil du gouvernement de 1979 à 1984, il participe à l'élaboration d'un ensemble de réformes, notamment dans les domaines foncier, éducatif et fiscal. En 1982, la F.N.S.C. s'allie avec le Front indépendantiste et rend possible l'élection du leader indépendantiste kanak Jean-Marie Tjibaou à la vice-présidence du conseil gouvernemental.

Au sortir des années 1984-1988, qui voient la Nouvelle-Calédonie plonger aux limites de la guerre civile, Louis-José Barbançon décide de rassembler les notes prises durant toute la décennie. Ce sera Le Pays du non-dit, publié à compte d'auteur en 1992. Le livre est un succès de librairie : deux éditions, aujourd'hui épuisées, et une expression, « pays du non-dit », qui, comme le livre, fait rapidement référence. Suit en 1995 La Terre du lézard. Puis il tient de décembre 1995 à mai 1996, dans l'éphémère Quotidien calédonien, une chronique, Rue de l'Observatoire.

S'affirme dans ces écrits une passion de la terre calédonienne.

Source : ile en ile.org (Le site de référence pour les informations sur les auteurs du Pacifique)

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Vanhoutte Dominique 27/07/2020 22:21

Cette présentation donne vraiment envie de lire ces 2 livres. La condamnation au bagne à cette époque était parfois une condamnation bien lourde pour des méfaits peu importants...