Le temps des ingénieurs de la navigation aérienne : mémoires d’outre-mer 1945-1968

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le temps des ingénieurs de la navigation aérienne : mémoires d’outre-mer 1945-1968

Ces ingénieurs ont fait l’aviation civile à partir de 1945 dans le tout nouveau secrétariat général qui en avait la charge.   

DGAC Collection mémoire de l’aviation civile Livre / 290 pages

Rédigé par un comité éditorial de membres du groupement des ingénieurs de l’aviation civile retraités (GIACRE)

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Préface de l’ouvrage de Patrick Gandil, directeur général de l’aviation civile

Le temps des ingénieurs de la navigation aérienne est un temps ancien, celui des vingt-cinq premières années de la DGAC qui était encore le SGAC. L’appellation s’est éteinte il y a presque quarante ans, remplacée par celle d’ingénieur de l’aviation civile. Les premiers INA, recrutés parmi les personnels formés avant guerre et qui constituèrent à partir de 1945 l’ossature du tout nouveau secrétariat général à l’Aviation civile et commerciale, ont depuis longtemps disparu ; mais beaucoup de ceux qui firent partie des premières promotions de l’ENAC, alors installée à Orly, sont encore parmi nous.

Ils parlent aujourd’hui du temps qu’ils passèrent outre-mer. Ils avaient devant eux, pour leur première expérience professionnelle, un champ immense, celui d’une France présente sur tous les continents. Ils semblent presque tous l’avoir vécu comme une chance.

La mémoire qu’ils nous livrent est donc une mémoire lointaine, par la distance et par le temps. C’est aussi, par définition, une mémoire technique, une mémoire d’ingénieur. Mais c’est également une mémoire du politique, à la fois parce que les INA servirent dans un outre-mer qui allait connaître de profonds bouleversements institutionnels et parce que, malgré leur jeunesse, leur grade d’ingénieur en faisait les interlocuteurs d’hommes de premier plan.

C’est ensuite une mémoire féconde, car elle nous parle de pays au nom disparu et d’événements qui font déjà partie de l’histoire : pour donner toute leur valeur à ces témoignages, il a fallu puiser dans les dossiers, les photographies, les cartes, et redécouvrir ainsi la richesse un peu oubliée de nos fonds documentaires.

C’est enfin et surtout une mémoire humaine. L’éloignement, l’isolement et la nécessité de faire face à des situations souvent imprévues, avec des moyens de fortune, formaient le caractère et rendaient toute théorique la partition entre vie privée et vie professionnelle.

Merci au GIACRE pour son initiative, merci d’avoir permis à nos aînés d’évoquer ce temps qui s’éloigne. Empreints dans leur récit du souci d’exactitude inhérent à leur métier, ils s’efforcent de parler avant tout de leur mission ; mais, derrière la description qui se veut objective se dissimulent la nostalgie d’un lointain riche en couleurs et, parfois aussi, le souvenir ému de leur propre jeunesse. (Source Giacre et info Frédéric Angleviel. Ça date de 2010 mais c’est un ouvrage gratuit et instructif)

Publié dans Vie Pratique

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