Lec lec tic : 80e anniversaire du Consulat général d’Australie à Nouméa avec la participation de Jonathan Kurtovitch au didjeridoo.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Lec lec tic : 80e anniversaire du Consulat général d’Australie à Nouméa avec la participation de Jonathan Kurtovitch au didjeridoo.
Jonathan Kurtovitch au didjeridoo en 2011

La galerie Lec lec tic et le Consulat d'Australie ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition d'art aborigène.

"Australia-New Caledonia 1940-2020" organisée pour les 80 ans de présence diplomatique australienne en Nouvelle-Calédonie.

Jeudi 3 septembre à 18 heures

en présence de Madame la Consule.

La galerie Lec lec tic s’associe au consulat d’Australie pour mettre en valeur l’art aborigène

À sa manière, la galerie Lec lec tic souhaite fêter le 80e anniversaire du Consulat général d’Australie à Nouméa. À cet effet, elle organise en septembre et octobre, dans son espace d’exposition du complexe La Promenade, une exposition d’art aborigène. Menée en partenariat avec le Consulat général, cette opération permettra de rappeler l’importance prise par l’art aborigène, de par le monde, en quelques décennies.

Cet art plusieurs fois millénaire a connu une véritable révolution au début des années 1970 dans le centre du continent, affectant plus tard la production du nord qui reste souvent traditionnelle sur des écorces passées au feu.

C’est à Papunya, point de convergence d’Aborigènes de plusieurs horizons, endroit où vivaient des artistes exceptionnels comme Kaapa Tjampitijinpa ou Clifford Possum et où vint enseigner un jeune volontaire blanc, Geoffrey Bardon, qu’elle eut lieu et qu’elle se pérennisa avec la création d’une coopérative, la Papunya Tula. Celle-ci devient une interface entre les artistes – pour la plupart très peu familiarisés avec le monde occidental et ses matériaux de peinture – et le marché. Le succès fut au rendez-vous. Cette coopérative est toujours en place aujourd’hui et elle est devenue un modèle pour les multiples centres d’art qui ont vu le jour depuis.

Né dans des régions où les habitants ont conservé leur culture quasi intacte, la peinture aborigène possède une signification profonde échappant habituellement à l’Occidental et d’une richesse souvent insoupçonnée du grand public. Toutefois aujourd’hui, les gens sont mieux informés : ils ont entendu parler des pistes chantées, des histoires du monde sacré du Rêve… Malgré leur attache au Temps du Rêve (Dreaming Time), les artistes ont une grande liberté créatrice et certains ont su bousculer les frontières, les conventions picturales et faire entrer l’art aborigène dans la sphère de l’art contemporain. Cette pratique artistique caractéristique évoque la création du monde, une topographie insaisissable, les histoires des sites sacrés, leur création et leurs modifications par les Ancêtres que seule la lumière et le mouvement rend visibles par la virtuosité du pinceau. Ce sont parfois des œuvres complexes malgré un certain minimalisme dans la forme et il n’est pas nécessaire d’en connaître le sens pour en apprécier la puissance visuelle, la poésie...

La galerie présente plus d’une soixantaine de toiles, ainsi que divers objets de différentes aires culturelles couvrant toute l’Australie ; des pièces contemporaines avec, entre autres, des œuvres en provenance de tout le vaste Désert Central ou de la Terre d’Arnhem. Elles permettent de mesurer le chemin parcouru depuis 1971, de montrer toute la richesse et la diversité de cet art, son extraordinaire dynamisme, sa capacité à se renouveler et la manière dont chacun des artistes a su acquérir une identité artistique propre, une signature. Ces maîtres aux modestes moyens ont changé l’image que l’on peut se faire des Aborigènes (en tant qu’artistes) et ont permis, par le passage à la pratique de l’art occidental, avec des matériaux pérennes (des œuvres sur écorce d’eucalyptus aux travaux sur toile à l’acrylique), une reconnaissance internationale et un essor économique pour leurs communautés et in fine, une sauvegarde partielle de leur culture. Les arts des peuples autochtones de l'Australie figurent sans doute parmi les derniers grands mouvements artistiques du XXe siècle.

Venez découvrir Anmanari Nolan Napanangka, Tjakamarra Charles Ward, Billy Stockman Tjapaltjarri, Dinny Nolan Tjampitjinpa, Frankie Japanangka Whitlam, Narputta Nangala Jugadai, Lily Sandover Kngwarreye, Kudditji Kngwarreye, Mabel Juli, Mary Morton Kemarre, Rusty Dirrngarriny Peters… et bien d’autres encore.

Du 1er septembre au 30 octobre

Du mardi au samedi 14h30/18h30 et le samedi matin 9h/12h

Samedi 5 septembre à 16h : Conférence et discussion sur l’art aborigène par Dominique Barbe, maître de conférences à l’UNC

Des cours d’initiation à l’art aborigène seront proposés par l’artiste Marie Jarden d’ascendance aborigène

Galerie Lec lec tic Complexe La Promenade, Anse-Vata Tél. : 96 09 24 / 82 56 01

 Insistons aussi sur le fait qu’une galerie d’art est ouverte à tous, que son accès est gratuit, que les publics peuvent découvrir des œuvres d’excellente qualité et aussi que l’émotion procurée par le contact réel avec les œuvres est irremplaçable. De manière générale les galeries d’art sont prêtes à accueillir les amateurs aguerris au même titre que tous les publics désireux de découvrir et d’apprendre.

Publié dans Evénement culturel

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