RACINES , une novella de Frédéric Ohlen (suite), un recueil dédié au SILO 2020

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

RACINES , une novella de Frédéric Ohlen (suite), un recueil dédié au SILO 2020

 UN VOYAGE AU CŒUR DU PAYS NATAL…

Lire « Racines », le nouveau roman de Frédéric Ohlen, c’est faire, dès les premières pages, une escapade inattendue dans le ciel de Vénus, là où les hommes ont créé naguère des milliers de Cités volantes, des villes suspendues à d’énormes ballons gonflés d’un mélange azote-oxygène. C’est faire aussi, en quelques courts chapitres, grâce aux extraits d’un mystérieux journal de bord, qui sert de guide au narrateur, une sorte de voyage dans le temps et un véritable tour du pays.

On y découvre, en premier lieu, un aéroport de La Tontouta rebâti par les « bioconstructeurs ». L’aérogare de verre et de béton a été, apparemment, remplacée par un… banian géant ! Mais attention… Gare au vertige pour les voyageurs en transit ! On y revisite, juste après, les savanes de la côte ouest, des zones miraculeusement épargnées après les feux de brousse. On n’oublie pas d’oser un pèlerinage jusqu’à la Fédération des Œuvres laïques (F.O.L.), seul site en hauteur qui aurait échappé au dernier tsunami, là où l’on a entreposé, pour les sauver, les précieuses collections de la bibliothèque Bernheim. On y côtoie enfin les anciennes sources thermales (La Crouen et la baie du Carénage), des eaux souterraines dotées d’incontestables pouvoirs de guérison...   

 Carlos, le jeune homme envoyé sur place par son grand-père pour y retrouver ses racines, parcourt en cyborg obéissant ces divers paysages. Il n’est pas au bout de ses révélations ni de ses surprises en foulant ainsi, pas à pas, la Terre des origines

Téléchargez 5 extraits de ce recueil qui vous donneront un aperçu du talent de Frédéric et de son amour pour notre Calédonie. (Suivre le lien). Ci-dessous l’extrait N°1

- EXTRAIT n° 1 (page 14) : DES RACINES ET DES AILES…

 « L’aéroport de La Tontouta, dont l’origine remonte aux premiers vols motorisés, s’était modernisé : plus de piste d’atterrissage, plus d’aérogare pour réceptionner les passagers, plus de douaniers revêches pour fouiller vos bagages. Le bâtiment disgracieux, qui mêlait jadis verre et métal, s’était mué en arbre, un banian à croissance rapide qui, sous l’impulsion des bioconstructeurs, avait pris l’ampleur souhaitée. Avec un résultat, disons… moyennement harmonieux et une ergonomie qui posait problème. Les voyageurs sujets au vertige ou les visiteurs daltoniens, tous ceux dont le cerveau ne percevait pas le vert et ses dérivés, ceux dont le cœur aussi redoutait les abîmes étaient confrontés aux pires difficultés. Ils devaient être accompagnés de guides assermentés pour les rassurer au milieu des lianes et des toboggans, ou pour leur lire, dans la langue de leur choix, les indications parfois contradictoires que diffusait le terminal. »

Publié dans Roman

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article