SILO 2020 : Tête à tête avec Claudine Jacques pour Caledonia Blues

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

SILO 2020 : Tête à tête avec Claudine Jacques pour Caledonia Blues
SILO 2020 : Tête à tête avec Claudine Jacques pour Caledonia Blues

Les auteurs invités au Salon du Livre sont tour à tour invités sur le Deck à l’entrée du centre culturel pour un tête à tête avec un animateur afin de présenter leur dernier ouvrage ou l’ensemble de leur production littéraire pour certains. Ce samedi, c’était à Claudine jacques de se plier à l’exercice.

Elle était radieuse aujourd’hui Claudine. Elle ne craint pas d’affronter le public. Sa notoriété n’est plus à faire. De plus, avec son dernier ouvrage encensé par la presse qui se vend comme des petits pains, elle n’avait rien à craindre. Un succès qui ne tombe pas du ciel. Elle avait tous les atouts pour faire un sans faute avec son recueil Caledonia Blues publié chez l’éditeur Au Vent des Îles. Son talent et une belle couverture de Titouan Lamazou. Le célèbre voileux est aussi peintre. La couverture a été faite d’après une huile sur papier réalisée à Bouraké chez Claudine. Claudine Jacques a commencé par parler de la couverture du recueil après la présentation de l’animateur et de la recherche du titre. Beaucoup d’écrivains partent d’un titre et d’une fin et construisent le contenu autour de personnages qui vivent et évoluent au fur et à mesure de la rédaction, parfois en partant dans des directions inattendues. Claudine avait le contenu, un stock de nouvelles à trier avec son éditeur mais pas de titre. Le titre qui a fini par émerger après l’écriture d’une nouvelle pleine de blues, de mélancolie, que l’éditeur Christian Robert a particulièrement apprécié. Calédonia qui rappelle la Nouvelle-Calédonie est la toile de fond de la galerie de portraits que Claudine met en lumière comme un peintre.

« Ce qui l’on doit taire, il faut l’écrire », même si cette maxime n’est pas de Claudine Jacques, elle l’a faite sienne, car, « dire c’est mieux que de garder pour soi », a-t-elle précisé. Elle veut témoigner sur son époque avec des histoires de femmes poignantes. C’est une écrivaine contemporaine. Le but de ce recueil au départ était de décrire la souffrance des femmes mais grâce à Christian Robert, son éditeur, l’ouvrage aborde d’autres problématiques. « Je n’écris pas contre les hommes », a dit Claudine, « mais contre le silence ». Cela me semble être une bonne conclusion pour ce billet.

NB : Demain dimanche, c’est jour de la remise des prix POPAÏ 2020. À mon humble avis Claudine Jacques est « popaïsable ». Mais prix ou pas, c’est du tout bon ce recueil.

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