La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout
Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout

Frédéric Ohlen et le journaliste Fabien Dubedout

La science-fiction française est un genre important de la littérature française. En Nouvelle-Calédonie comme ailleurs ce genre est très prisé, on pourra le constater aux journées Geek organisées par le sci-fi club de Nouvelle-Calédonie qui auront lieu les 14 et 15 novembre à la Maison des artisans.

La science-fiction est un genre narratif, principalement littéraire qui consiste à raconter des fictions reposant sur des progrès scientifiques et techniques obtenus dans un futur plus ou moins lointain, d'anticipation ou dans un univers parallèle au nôtre. Elle met ainsi en œuvre les thèmes devenus classiques du voyage dans le temps, du voyage interplanétaire ou interstellaire, de la colonisation de l'espace, de la rencontre avec des extra-terrestres, de la confrontation entre l'espèce humaine et ses créations, notamment les robots et les clones, ou de la catastrophe apocalyptique planétaire.

Dans la novella Racines, il y a tout cela. Maître Ohlen connaît bien la question. Son personnage, Carlos I, II, II, IV clone de clone, son Cyborg, Nautes puisque sorti du cocon des Nurses, a une particularité, une attirance irrésistible pour une île du Pacifique sud, un caillou, notre Caillou. En astrophysique, un trou noir est un objet céleste si compact que l'intensité de son champ gravitationnel empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper. Un trou noir n'étant détectable que par les effets de son champ gravitationnel on peut affirmer que le Caillou est sorte de trou noir pour ce cyborg vénusien avec des gènes d’un ancêtre calédonien. Cette attirance est peut-être aussi le fruit d’une obsession, on le découvre en lisant entre les lignes. Si la vie éternelle par clonage est une banalité chez les Nautes, on sent bien que le visiteur extraterrestre pense que ce n’est pas la panacée. La vie éternelle « normale » s’obtient, il semble le savoir, par la résurrection de la chair à travers la procréation et le transfert de tout son patrimoine génétique par sa descendance biologique. Ce désir de procréer il l’assouvira, une fois débarrassé de carcasse de cybor, de son armure de chevalier de l’espace, avec une rescapée. Il faut toujours chercher la femme.

Frédéric Ohlen a commencé sa causerie par la lecture d’un chapitre, Le joueur de flûte, un passage qui se déroule dans le Sud de la Nouvelle-Calédonie, un endroit magique pour l’auteur, comme les eaux de la Crouen de Canala aux vertus de jouvence. Le sud et la baie du carénage est pour l’auteur un haut lieu du territoire, un endroit chargé d’ésotérisme, de magnétisme. De plus, c’est là où se sont réfugiés les derniers vrais hommes pour échapper à Carlos I qui leur faisait peur. Le récit est compliqué, l’auteur promène le lecteur au gré de son imagination débordante. Il aime le mystère, les non-dits. Les lieux chargés d’ondes positives. Ce n’est pas un hasard si Carlos en errance dans la capitale contemple Nouméa vide de ses habitants de la colline de F.O.L (fédération des œuvres laïques). Cet endroit est l’emplacement d’un ancien temple maçonnique. Frédéric Ohlen aime tellement décrire ses fameux hauts lieux qu’il peut sortir de son histoire pour débarquer sur l’îlot Ténia et se lancer dans l’explication de la disparition des crabes, au point que le modérateur Fabien Dubedout fut obligé fréquemment, non pas de la ramener sur terre mais sur Sol-3 et son énigme à résoudre.

Il aurait pu s’attarder sur la face cachée du récit, sur sa propre histoire d’amour plutôt que sur la disparition des crabes qui ne supportent pas les variations d’hauteur des marées.

Comme une certaine Isabelle était parait-il le portrait craché de Leeloo (alias Milla Jovovich) dans le Cinquième Élément, ce carburant mystérieux qui sauvera l’Humanité. Je joins à mon billet un extrait que j’adore de ce film quand Leeloo prononce avec son accent « multipass ». Cet ouvrage est un coup de génie ou de folie mais il vaut le détour.

La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen
La causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric OhlenLa causerie Racines du mercredi 04 novembre 2020 avec Frédéric Ohlen

Publié dans Roman, Evénement culturel

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