Sous le ciel de l’exil – Autobiographie poétique de Marius Julien, forçat de Nouvelle-Calédonie, une publication de l’UNC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sous le ciel de l’exil – Autobiographie poétique de Marius Julien, forçat de Nouvelle-Calédonie, une publication de l’UNC

Les auteurs : Gwénael Murphy, Louis Lagarde, Eddy Banaré, avec la contribution d’Aurélia Rabah Ben Aïssa

Cet ouvrage propose, pour la première fois, le témoignage poétique d’un « transporté » au bagne de la Nouvelle-Calédonie. Ces forçats constituent les trois quarts des condamnés qui y furent envoyés entre 1864 et 1897.

Marius Julien (1859-1929) écope des travaux forcés à perpétuité pour une tentative d’assassinat sur un gardien de prison. Cet orphelin, voleur, ami des prostituées et détrousseur de marins ivres dans le port de Toulon, passe près de quarante ans sur l’île Nou, épicentre du bagne calédonien, avant de terminer ses jours auprès d’une écrivaine australienne reconnue, Wolla Meranda.

Il laisse une œuvre remarquable composée sur des cahiers d’écolier : des centaines de poésies, qu’il offrait, vendait ou gardait pour lui. À travers ces poèmes se dessine une histoire sensible et inédite du bagne. Marius Julien y dépeint sa jeunesse, sa famille, ses remords, la vie au bagne, la peur, la « discipline », la nourriture, les soins, les maladies, l’amitié, l’amour, le rapport à la nature, l’ennui ou l’attente, la mort. Ses productions, politiques, sociales, naturalistes, mélancoliques ou romantiques, révèlent au lecteur, chose exceptionnelle, la vie intérieure d’un forçat.

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Remerciements :

Nous remercions chaleureusement celles et ceux qui ont contribué à faire revivre les poésies et la trajectoire de Marius Julien et, à travers lui, une vaste partie de l’histoire du bagne de la Nouvelle-Calédonie. Nous adressons nos remerciements tout particuliers à Louis-José Barbançon, pour la relecture méticuleuse de l’ensemble de passages, notes et chapitres consacrés au bagne calédonien et, plus largement, à la justice. Merci aux Presses universitaires de la Nouvelle-Calédonie et à Françoise Cayrol pour l’accueil enthousiaste de ce projet et les conseils avisés par lesquels elle a accompagné la finalisation de l’ouvrage. Merci également pour leurs conseils, leur aide précieuse, leur contribution et leur soutien à Philippe Collin, Louis-Georges Viale, Christophe Dervieux, Max Shekleton, Dominique Barbe, Mélissa Wright, Anne-Victoire Esnault et à l’Art Gallery of New South Wales. Enfin, nous tenons à remercier particulièrement l’équipe TROCA du département Lettres, langues, sciences humaines de l’Université de la Nouvelle-Calédonie et son directeur, Yann Bévant, pour leur participation à la publication de ce livre. Cet ouvrage n’aurait jamais pu voir le jour sans le travail considérable mené par Aurélia Rabah Ben Aïssa dans le cadre de son master à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Elle a véritablement fait revivre « Julien de Sanary ». Merci enfin à Dominique Jouve, professeure de littérature, d’avoir accepté de préfacer notre ouvrage.

Publié dans Colonisation, Histoire

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