Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

L’AENC a élu son nouveau président. La rédaction de ce blog félicite le nouveau président, Alexandre Rosada a été élu jeudi 15 avril au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

C’était tentant pour votre serviteur de rédiger un billet en soulignant que l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie n’est pas l’association de tous les écrivains. Mais l’édito de Jean Vanmai avant son départ commence par « Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne ».

Alors à bon entendeur, salut car « La critique est aisée, mais l'art est difficile », une locution proverbiale imaginée en 1732 par Philippe Néricault, auteur et comédien dont le nom de scène était Destouche, auteur aussi de « Les absents ont toujours tort ». D’autant que le président sortant, Jean Vanmai, a été un président rassembleur. Il a ouvert Sillages d’Océanie par exemple, la publication annuelle de l’AENC, aux auteurs marginalisés. L’AENC souhaite être l’association des écrivains francophones du sud Pacifique, dit-il.

Alexandre Rosada président océanien d’origine européenne va devoir se surpasser car notre image à l’extérieur, n’est pas très océanienne. La littérature pays reste a inventé peut-être. JP

NB : Photo des présidents Copyright AENC

Lire le bel édito de Jean Vanmai

EDITO (source site de l’AENC qui me pardonnera cet emprunt)

HIER, AUJOUR’HUI ET DEMAIN…

Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne. De sorte qu’au travers de ses productions qu’il soit possible de connaître, par leurs écrits, un véritable courant littéraire propre et original. D’autant plus que la Nouvelle-Calédonie est une terre de métissages et de contrastes qui lui confère ce caractère unique, voire insolite, ne serait-ce d’ailleurs que par les noms ou pseudonymes de ses auteurs (es).

Les plus célèbres historiquement restent bien entendu Jean Mariotti (1901-1975),   Georges Baudoux (1870-1940), voire Alain Laubreaux (1899-1968) et Francis Carco qui avait passé ses dix premières années à Nouméa, Sans oublier Appolinaire Anova Ataba (1929–1966), prêtre kanak originaire de Moméa et premier écrivain kanak de langue française à avoir ouvert l’espace littéraire occupé jusque-là par les écrivains européens.

Jusqu’en 2007, sur une période de 10 ans, l’AENC qui bénéficiait directement des  subventions annuelles en provenance du Gouvernement de la N-C, de la Mission aux Affaires Culturelles, de la Province Sud et de la Marie de Nouméa, entre autres, a régulièrement organisé des manifestations de contact avec le public, ou de participer, en tant qu’association d’écrivains, aux manifestations culturelles organisées par d’autres en Nouvelle-Calédonie ou à l’extérieur de l’île.

Telles que les « Stands de l’Océanie », aux Salons du Livre de Paris, organisés en pool avec nos amis de « Lire en Polynésie ». Et surtout nos nombreuse rencontres au Salon du Livre de Ouessant, qui nous ont permis de nous inspirer pour créer notre propre SILO annuel, bien connu maintenant sur le Territoire.

Or dès la création de la Maison du Livre de N-C, en 2007, ces subventions ont été « fondues dans une masse globale», ce qui nous a privé de toutes actions intérieures et surtout extérieures de l’île. Celles-ci permettaient pourtant de nous rencontrer, de parler de nos projets respectifs et de mieux connaître les auteurs francophones des DOM-TOM, principalement ceux et celles de Tahiti, de la Réunion et surtout de l’étonnante Haïti…

Ces quatre dernières années, malgré nos manques de moyens avérés, nous avons réussi à publier quatre numéros de Sillages d’Océanie, grâce aux cotisations de nos adhérents, des soutiens de Déwé Gorodé du Gouvernement, de la Mairie de Nouméa, de la MAC et de la MLNC (en partie pour les deux derniers numéro).

De plus, avec la publication ainsi que la nouvelle présentation de Sillages d’Océanie, nous avons également entrepris le toilettage de nos statuts et de nos règlements intérieurs. Avec l’adoption d’un logo plus moderne et plus explicatif de ce que nous sommes, ici, écrivains francophones du sud Pacifique.

La future nouvelle équipe qui aura la charge de conduire l’AENC vers un avenir plus prometteur voire de performances littéraires, aura donc à sa disposition cet outil rénové, qui n’attends plus que quelques soutiens pérennes notamment au niveau de la MLNC.

A cela nous espérons pouvoir compter, je l’espère, sur Alice Pierre, bien que la crise   économico-politique et la Covid-19 nous invitent à la prudence.

Un dernier mot toutefois, pour vous avouer que nous n’aurions jamais pu réaliser le beau rêve d’un site rajeuni, moderne et attractif, sans le soutien sans faille de Frédéric Pierrot, notre fidèle et dévoué webmestre, qui a passé des mois pour le créer, l’installer et que vous avez maintenant sous les yeux.

Et ce gratuitement !…

Merci infiniment à l’ami Fred et à vous tous.

Pour terminer, avec ma première mandature qui a duré cinq ans en tant que Président, en plus de celle-ci de quatre ans, nous avons fait avec les différentes équipes qui m’ont entouré, du mieux que nous pouvions afin de mettre aujourd’hui à votre disposition un outil de travail qui ne demande qu’à progresser pour la plus grande gloire de la littérature en générale et celle de notre Caillou en particulier.

Jean Vanmai

Président de l’AENC,

Nouméa le 12 avril 2021.

Publié dans Evénement culturel

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