Le Journal de Tieta Nuelasin numéro 52 est disponible et en téléchargement dans cet article

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

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Le petit plus de la rédaction

Bozusë.

La pensée du moment va vers une lectrice. Lizie. Elle veut absolument recevoir toutes les publications de Nuelasin. Je la remercie de son entêtement, mais je ne réussis toujours pas à les lui envoyer. Après chaque envoi, le message retour affiche qu’il est trop volumineux. J’ai diminué le volume d’envoi. Rien n’y fait. Je projette maintenant de passer par lecteur interposé. Drikone du Mt des oliviers, s’en chargera. C’est son lien. J’espère qu’il réussira parce que je ne compte plus le nombre d’échecs enregistrés. Quelle frustration !

Mardi 16 août 16 (chez Mamie Ro à Boulari)

Souvenirs de Fidji : Mr Pierre a conversé avec un Fidjien qu’il a rencontré à Martintar et dans la discussion, il a appris que le Mr était payé 150$ la semaine. L’équivalent de 9000 frs de chez nous. Cela veut dire qu’au mois, il touchait 36000 frs (à peu près). Un salaire de misère. Mais il disait aussi qu’il était un privilégié au regard de ceux qui n’ont pas de travail. Il ne travaillait pas pour lui-même parce qu’en plus de sa famille, il faisait vivre d’autres personnes proches qui n’ont pas le sou. Le plus difficile dans la gestion de l’année se situe à chaque rentrée scolaire quand il faut acheter les fournitures, disait-il. Et, Mr veut dans tout cela épargner : 10 frs. Il s’en sort tout de même mais on peut imaginer à quel prix. 

Dans un autre taxi de Nandi, j’appris que le conducteur ne faisait pas vivre uniquement sa famille. Il perce mais difficilement comme l’ouvrier de Martintar. Il est jeune. Lui aussi est de la communauté indienne. Il travaillait surtout la nuit. Sa voiture était personnelle. Cela veut dire qu’il œuvrait pour son compte. Il était ainsi responsable de la vie de ses parents, de sa sœur et d’autres membres gravitant autour de sa sphère. Toute une congrégation. Shafil. C’était cela que j’ai entendu comment ils l’appelaient. Un taximan qu’on contactait un peu plus souvent pour nos courses. Il était plutôt bon vivant. Il plaisantait beaucoup avec M. Pierre, M. Kokone et moi-même en faufilant dans les files de voitures des rues de Nandi. Une forte pensée d’admiration pour ces gens me presse. Fidji s’offre le monde en exhibant l’opulence comme une vitrine d’un pays en plein essor. La réalité est tout autre. L’argent roi coudoie la misère humaine. Et la masse a appris à vivre avec en arborant des masques tout rayonnant de vie. Le visiteur ne s’en rend même pas compte. Jésus ! Béni soit-il. 

Sipo : Je suis à la recherche des définitions des noms des tribus de Drehu existantes ou bien de comment elles ont été fondées après 1842 (date de l’arrivée de l’évangile à Lifou) Je n’ai pas beaucoup d’info sur le sujet. 

Agréable lecture à vous tous de la vallée et bonne fête de mai. 

Wws

Publié dans Culture Kanak

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