Tahu’a, tohunga, kahuna – Le monde polynésien des soins traditionnels, une nouveauté Au Vent des îles

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Tahu’a, tohunga, kahuna – Le monde polynésien des soins traditionnels, une nouveauté Au Vent des îles

Cet ouvrage est vendu 2 950  XPF

Simone Grand décrit les soins traditionnels et la place qu’ils occupent au sein du triangle polynésien. En confrontant l’approche des tradipraticiens, basée sur des pratiques et méthodes ancestrales, à la médecine conventionnelle occidentale, elle livre des clés de compréhension sur un sujet dont l’intérêt ne cesse de grandir.

L’auteure adopte une approche anthropologique médicale pour mettre en lumière la complexité de la maladie, ma’ i en Polynésie, et permettre une appréhention plus approfondie sur la méthode et la relation de soin. Elle part à la recherche de témoignages auprès de soignants traditionnels connus à Tahiti (tahu’a), en Nouvelle-Zélande (tohunga) et à Hawaï (kahuna). En résulte une enquête à mi-chemin entre l’anthropologie médicale et l’ethnopsychiatrie.

Un ouvrage de référence sur la vision polynésienne de la maladie et des soins, qui confronte approche conventionnelle et scientifique occidentale, face au rapport traditionnel aux soins.

Description : (source editeur)

Ma’i mau, maladie vraie ou maladie naturelle ; ma’i tāpiri, maladie qui colle ou maladie surnaturelle ; telle serait selon beaucoup la conception polynésienne de la maladie. Or, les notions de « naturel » et de « surnaturel » sont occidentales. Il n’existe pas de mot polynésien pour les dire. À force d’interroger des tahu’a à Tahiti, des kahuna à Hawaii et des tohunga en Nouvelle-Zélande, à force de traquer des récits d’auteurs suffisamment humbles pour se contenter de décrire sans interpréter et encore moins juger, une réalité polynésienne autre apparaît. Émerge une théorie polynésienne de la maladie qui n’a rien à voir avec la vision réductrice proposée par ses habituels experts. Sous les strates de préjugés portant le sceau du tâtonnement des idées occidentales, palpite une pensée intelligente, étonnamment riche, qui explique la formidable vitalité qui a tant étonné les premiers navigateurs.

Le comprendre permet, d’une part, de proposer un autre décodage des mots, des maux, des actes et des soignants et, d’autre part, d’identifier les actes relevant des périodes traumatiques de l’histoire océanienne et ceux relevant de sa propre culture qui, comme toutes les cultures, a pour but l’épanouissement des humains qui l’ont élaborée. Quant aux traumatismes, les plus durablement néfastes sont ceux qui furent niés voire camouflés en bienfaits. À partir de cette réalité singulière, peuvent s’ébaucher les prémices d’un dialogue entre médecine scientifique et soins traditionnels.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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