Un auguste sur les bancs du congrès, un essai de l’ouvrage collectif SILLAGES D’OCEANIE 2021 - TRESSONS LE MONDE

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins
Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins

Couverture du livre et Gif extrait du film Effroyables Jardins

Un auguste sur les bancs du congrès, un essai de l’ouvrage collectif SILLAGES D’OCEANIE 2021  -  TRESSONS LE MONDE

N’ayant pas encore reçu mon exemplaire de cette nouvelle édition qui devait être présentée au SILO de Poindimié, je ne peux pas faire la promotion d’un texte en particulier d’autant que cette année la qualité est, paraît-il au rendez-vous. Le choix aurait été difficile. Je vais donc vous parler de la contribution d’un auteur que je connais bien, moi ( : J’ai écrit un essai Un Auguste sur les Bancs du congrès, un texte sur l’importance du vivre ensemble inspiré d’une lecture Effroyables jardins de Michel Quint et du film, Le Pont, de Bernhard Wicki, deux souvenirs émouvants pour moi. J’ai tressé, non pas le monde, mais ma natte avec nos propres discordes comme celle des deux poilus de Koné avec une chute que je réserve aux lecteurs de Sillages 2021. Ci-dessous les premières lignes de mon essai en attendant la fin du confinement et une présentation de l’auteur. On peut se procurer l’ouvrage en le commandant à la librairie Calédo Livres. JP

Plus sur Sillages en suivant ce lien une anthologie publiée depuis 2007 par l’AENC.  

Quelques lignes du début de l’essai :

Un auguste sur les bancs du congrès

Au cours du long week-end de mai 2013, lors d’un pont du genre viaduc, pour fêter l’armistice, l’ascension, l’abolition de l’esclavage et la fête de l’Europe, j’ai lu Effroyables jardins de Michel Quint[1].

Aussi loin que je puisse me retourner […], les clowns m’ont déclenché le chagrin. Des désirs de larmes et de déchirants désespoirs, de cuisantes douleurs, et des hontes de paria. Plus que tout, j’ai détesté les augustes.

EJ : 14-15

Effroyables jardins, pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire ce court roman, est un livre dans lequel Michel Quint raconte les souvenirs d’un jeune garçon honteux des clowneries incessantes de son père. Il apprendra, par son oncle, un secret familial datant de la deuxième guerre mondiale qui lui fera comprendre pourquoi son père faisait le clown dans des situations qui ne s’y prêtaient pas en apparence. Une péripétie qui donne une telle saveur à ce roman.

Le titre de l’œuvre fait référence au poème Les grenadines repentantes de Guillaume Apollinaire. Véritable succès, Effroyables jardins a été traduit en 25 langues, adapté au cinéma et au théâtre, offrant l’occasion à Michel Quint de se faire connaitre d’un large public. En 2002, l’auteur propose un second volet, Aimer à peine, dans lequel il raconte les difficultés pour le narrateur, qui découvre l’amour, d’être confronté à l’un des officiers qui ont arrêté son père.

 Résumé (source PetitLittéraire.fr)

« Le récit commence par la présence inhabituelle d’un clown lors du procès de Maurice Papon, homme politique et haut fonctionnaire qui a collaboré à la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le narrateur rappelle plusieurs lois de Vichy : il s’agit de mesures prises contre les Juifs pour les empêcher d’accéder à un travail, d’exercer le métier de comédien ou pour les priver de nationalité. Il déteste depuis toujours les clowns à cause de son père qui se costume régulièrement ; il lui en veut énormément de jouer ce rôle. Avant chaque représentation de clown, après le coup de fil lui annonçant le lieu où il doit se rendre, au moment de partir, le père hésite, mais sa famille, excepté le narrateur, l’encourage toujours. Le narrateur est révolté contre sa famille : « Moi, leurs manières à tous m’emmerdaient » (p. 17). Lorsqu’il apprend que son père, André, va recevoir la Légion d’honneur, il ne comprend pas, mais le récit que lui fait son oncle Gaston change tout ».

Dans Effroyables jardins, lorsque l’oncle raconte la guerre à son neveu, cela réveille mes propres souvenirs. Dans ce passage, Gaston raconte à son neveu un acte de résistance accompli par son père et lui. Ce sabotage, un attentat, et surtout son dénouement, expliquait les clowneries du papa. Il lui révèle cet épisode de leur vie pendant l’occupation, dans un petit café, tandis que le père s’était éloigné à une autre table. Ils sortaient tous du cinéma après avoir vu le film, Le Pont, un film allemand de Bernhard Wicki[2], sorti en 1959. Ils étaient allés à la séance en famille, avec les parents du narrateur, le neveu de Gaston et sa femme.

Lorsque j’ai vu ce film en 1962, j’avais 10 ans…

Joël Paul Né en 1952 en Picardie débarque en Nouvelle-Calédonie à la fin des années soixante après un voyage de 45 jours à bord du Calédonien, paquebot des Messageries Maritimes. Marié et père de quatre enfants. Après une carrière de technicien dans le domaine de l’électricité, il est devenu écrivant en dilettante et blogueur littéraire ecrivainducaillou sur over-blog.

1998, La balade du petit tricot (prix jeunesse Bernheim) édité en 2007 par la direction provinciale de l’enseignement traduit en plusieurs langues vernaculaires, 2001 Le Ben Ameur, nouvelle, 2006 Coup de soleil sur le Caillou, recueil de nouvelles, 2008 Le Calédonien, roman, sélectionné dans plusieurs concours, 2009, Entropie Edilivre, 2011, Che si ascuiga le castagne ora, nouvelle prix des bibliothécaire de la province nord, C’est ça le destin commun une nouvelle/scénario pour le théâtre lauréate d’un concours de la bibliothèque Bernheim, 2012, Le Vigile du dispatcheur sélectionné dans le cadre du festival Ecrits d’ici : Métiers de nuit, monologue théâtraux a été lu, par la compagnie toulonnaise "Le bruit des hommes", 2013, Mes nuits avec Roymata, recueil de nouvelles, Cthulhu et le tabou kanak finaliste du concours du Très très court Short Edition, 2014, "I'have a dream" monologue concours "lâchez-vous" pour la fête des Fous à Lier, Les visiteurs de Château Hagen, roman, Nostalgie pour la compagnie théâtrale "Les Artgonautes, 2015, Allāhu ākbar", maison du livre (MLNC) en soutien à la liberté d'expression suite à l'attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, 2016, participation à l’écriture de Paroles de Thio, un spectacle de la compagnie Les Artgonautes, 2017, Les Moustaches de Tigres, roman lancé au salon de Papeete. Depuis 2017, participation dans de nombreux ouvrages collectifs, les Sillages de l'AENC, 2018, 2019,2020 et 2021 pour les SILO, salon international du livre océanien et Chroniques Insulaires 2019,2020 (paroles de Nouvelle-Calédonie) et Le Chaudron de Nick, une nouvelle paru chez Ecrire en Océanie en 2020.

 

[1] Michel Quint est un écrivain né le 17 novembre 1949 à Leforest dans le Pas-de-Calais

[2] Bernhard Wicki, né le 28 octobre 1919 à Sankt Pölten (Autriche) et décédé le 5 janvier 2000 à Rosenheim, Allemagne, est un réalisateur et acteur suisse.

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