Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes, une conférence sur les tapa d’Océanie par Alain Lincker et Vincent urbain

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014

Alain et Aline et Vatiti

On peut affirmer que notre ami Alain Lincker ne nous oublie pas. Il fait sans relâche la promotion de la culture océanienne en poésie ou avec des conférences. « Nous ne t'avons pas oublié non plus Alain, mon ami Alsacien ». JP

Photo en une : Un coup de chapeau au styliste Alberto Vivian pour une collection de robes sculpture présentées à la Fashion Week de Tahiti en 2014. (Mannequin Allison Maran, modèle « Mahana »). Source Les Amis du Musée de l'Impression sur Etoffes @lesamisdumusee. Organisation à but non lucratif à Mulhouse https://www.facebook.com/lesamisdumusee/ et  un article paru dans le dernier journal des Amis du MISE "l'imprimé n°48". Pour une culture étoffée : Le Tapa... des trésors à découvrir.

Les Amis du Musée ont organisé mardi 9 novembre 2021 au Musée, voyageurs, collectionneurs et ayant résidé de nombreuses années dans le Pacifique Sud.

Les tapa écrus ou imprimés et peints sont parmi les premières étoffes de l’histoire de l’humanité. Les tapa (du mot hawaïen « Kapa ») furent créés, bien avant l’invention du tissage, sur tous les continents. Les plus fascinants, ceux dont l’art a été le mieux préservé, sont les tapa d’Océanie.

Ces magnifiques étoffes intissées à base d’écorces font à la fois office de tissus d’habillement, d’ameublement, de revêtements et de papiers peints. Autrefois, à la fois objets de la vie quotidienne, objets rituels (mariages, inhumations, dons, coutume kanak) et objets de culte (communication avec les ancêtres, les esprits, les divinités), les tapa connaissent, aujourd’hui, un regain d’intérêt et sont supports d’expression pour les artistes plasticiens et pour les stylistes en Océanie. En outre, ils constituent une importance économique non négligeable pour les communautés de femmes détentrices de ce savoir-faire extraordinaire.

Par bonheur, le MISE détient dans ses réserves une trentaine de précieux tapa dont certains furent rapportés par l’amiral Bruat, grand navigateur et administrateur colmarien, au cours des années 1837 – 1843. Cette conférence sera l’occasion unique pour le public intéressé d’en voir une sélection exposée pour la première fois en même temps que quelques-unes des plus belles pièces des collections personnelles des conférenciers.

C’est sur ces embarcations à deux coques et à voile en tapa que la colonisation des îles du pacifique s’est faite sur 2700 à 3000 ans (pour faire simple, à peu près entre – 1500 et + 1200) de Formose (ou Taïwan) à l’Ile de Pâques à l’est (15000 km), à Hawaï au nord (8500 km) et à la Nouvelle Zélande au sud (9000 km). De cette aventure extraordinaire de ces peuples migrateurs, il sera question aussi. (Photo Frank Hurley, juin 1921).

 

Divers tapa comme ci-dessous ont été présentés :

Un tapa des Fidji (Masi kesa) de la collection du musée d’Auckland. Nous passerons ainsi en revue des réalisations de Papouasie-Nouvelle Guinée (Province d’Oro, Iles Bismarck/Nouvelle Bretagne, Irian Jaya), des Salomon (y compris Santa Isabel, Santa Cruz, Tikopia), du Vanuatu (ex Nouvelles- Hébrides) (Tanna et Erromango), Nouvelle Calédonie, Fidji, Wallis, Futuna, Samoa, Tonga, Niue, îles Cook, Polynésie Française (Tahiti et îles Marquises) et Hawaï.

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)
En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

En deuxième il s'agit d'un masque tapa esprit kavat de la tribu Baining en Papouasie. (Musée d’Auckland)

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

Masque tapa funéraire de Nouvelle Bretagne (Papouasie Nouvelle Guinée). Photo Alain Brianchon reprise dans l’ouvrage de référence « Tapa » rédigé sous la direction de Michel Charleux (Somogy – éditions d’art, 2017).

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