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« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin

Cris a reçu mardi 28 juillet Frédérique Viole, Evelyne André-Guidicci, Sandra Dumeix, Olivia Duchesne pour l’émission littéraire des Livre Et Nous de NC 1 en direct radio avec en Live le trio Shem, Michel Bénébig et Carl Lockett. Une émission à ne pas rater lors de sa rediffusion en télévision car cette émission exclusivement féminine, une première, était d’une grande qualité grâce aux intervenantes et des intermèdes musicaux de niveau international avec Carl Lockett. Il ne faut pas oublier que le trio Bénébig, c’est trois personnes. La moins médiatisée est probablement l’épouse de Michel qui assure vraiment bien comme chanteuse et accompagnée par des musiciens aussi talentueux, c’était le top, un régal.

Les invitées littéraires se sont pliées au feu nourri des questions de Cris. Ci-dessous vous trouverez une petite présentation de ces auteures.

Frédérique Viole : Sur son blog, Ultraviolette, Evelyne André-Guidici en parle avec justesse. Elle fait cette citation à propos de la puissance ou les limites du langage du recueil de nouvelles Narafala. « Est-ce qu’on pouvait faire de jolies phrases avec ce qui était arrivé ? » demande malicieusement l’auteur par le biais de son personnage dans « Et maintenant ? », une nouvelle qui prend appui sur un fait divers abominable. Comment dire ou ne pas dire ? Cette réponse, extraite du texte, traduit parfaitement le style de Frédérique, direct sans fioriture net et précis. Frédérique Viole est avant tout nouvelliste mais a déclaré qu’une nouvelle pourrait l’emporter et devenir un roman.

Evelyne André-Guidici a écrit son premier recueil de poésie édité chez Poiêtês en 2006, ce n’est pas une débutante d’autant qu’elle est professeure de lettres. Après dix années à Poindimié, elle dispense ses cours à Dumbéa-sur-mer. Elle vient de publier un recueil de dix-huit nouvelles. Les Passagers, Leçons de désastre est constitué de courtes histoires de la vie quotidienne en Brousse ou ailleurs. Comme Frédérique Viole, elle a choisi les éditions Ecrire en Océanie pour éditer son livre.

Sandra Dumeix a présenté son premier roman La Poussières des âmes publié aux éditions calédoniennes Humanis, un livre remarquable aux dires de tous ceux qui l’ont lu. Sandra Dumeix, malgré son jeune âge, a une très forte personnalité surement acquise grâce à ses voyages. Engagée dans l’humanitaire et invitée à partager la vie d’une communauté aborigène. Cette expérience de White Mama qui lui a inspiré ce roman. Elle a été beaucoup touchée par les conditions de vie des aborigènes en Australie. Elle en a parlé avec émotion lors de l’émission. Le nombre des suicides d’enfants évoqué a ému le public de la maison Célières.

Olivia Duchesne, un coquelicot sur un rocher comme dans la chanson de Salvatore Adamo dans sa chanson Inch Allah avait l’air d’une libellule discrètement posée entre des femmes de lettres. Olivia Duchesne est surtout connu comme comédienne. Elle est  née à Nouméa, découvre la pratique théâtrale lors de ses études de lettres à l'université de la Nouvelle-Calédonie. Elle poursuit son cursus à Aix-en-Provence, en maîtrise, puis en DEA. Comédienne, metteur en scène et dramaturge.

Olivia Duchesne est l’auteure de quatre pièces créées au Théâtre de l'Île, à Nouméa : Sauve-toi Pinocchio ! en 2009, J’habiterai la nuit, en 2011, Retour de flamme, en 2013, et une pièce pour la jeunesse : Eulalie, la fille au nid d’abeilles dans les cheveux, en 2014. Elle joue fréquemment dans les spectacles qu'elle met en scène à l’exemple de Si ce n'est toi, d’Edward Bond (2009), et Kiwi, de Daniel Danis (2009). Parallèlement, elle rejoint la compagnie Le Bruit des hommes, à La Garde (Var), puis intègre le Conservatoire national de Marseille. En 2009, elle rentre en Nouvelle-Calédonie afin d’y développer, avec Laurent Rossini, la compagnie Cris pour habiter Exils. Olivia Duchesne mène de nombreux ateliers de théâtre destinés à la jeunesse, de l’école primaire à l’université, et organise régulièrement des lectures au Théâtre de l'Île, dans les jardins de la maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie ou à la médiathèque de Rivière-Salée. Elle est ainsi devenue, en quelques années, l'un des auteurs et metteurs en scène qui comptent, ouvrant ainsi de nouveaux horizons au théâtre de Nouvelle-Calédonie.

Elle vient de terminer ses représentations de "La Scaphandrière" de Daniel Danis, au Centre culturel Tjibaou mais elle écrit aussi et elle avait toute sa place dans ce carré d’as au féminin. Elle a publié notamment aux éditions Madrépores: "J'habiterai la nuit". Un monologue de théâtre, son premier ouvrage publié et mis en scène au théâtre de l'île en mars 2011.

« Quatre nuances d’écrit » DES LIVRES ET NOUS au féminin
Des ouvrages des invitées

Des ouvrages des invitées

Publié dans Maison du livre NC

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Hamid Mokaddem à Bernheim pour nous éclairer sur le référendum d’autodétermination

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Hamid Mokaddem

Hamid Mokaddem

Avant 2018 et le référendum d’autodétermination, toutes les notions utiles à la compréhension de la consultation doivent être posées sur la table. Dont le concept de souveraineté. L’anthropologue Hamid Mokaddem a analysé ce thème, devant un public attentif à la bibliothèque Bernheim ce jeudi 23 Juillet 2015.

Le docteur Mokaddem avait revêtu son pull rouge d’anthropologue et d’ethnologue pour cette conférence devant un public attentif. Hamid Mokaddem est aussi philosophe mais c’est le point de vue de l’anthropologue qu’il a donné au le public pour l’éclairer sur la notion de souveraineté partagée et normée. Il aurait pu intituler son exposé « La souveraineté dans tous ses états » tellement il a bien disséqué cette notion. Sa conférence, très structurée et préparée comme il en a l’habitude en bon pédagogue, était découpée en chapitre très clair sur le constat de la situation avec l’accord de Nouméa, un dispositif unique dans les outremers, observé par les autres ultra-marins de la république française. Puis, il est rentré dans le vif du sujet avec une analyse (anthropologique) sur l’accord de Nouméa, en décortiquant longuement le terme souveraineté. Il est vrai que souveraineté normée méritait des précisions. Souveraineté n’égale pas indépendance, le docteur Hamid a dénoncé ou salué la performance des technocrates qui ont rédigé l’accord sans jamais écrire ce mot. Indépendance, un mot tabou dans l’accord. On parle de pleine souveraineté, un paradoxe ou un pléonasme puisque une souveraineté est par essence pleine. Il y a souveraineté ou pas. Partagé avec qui ? A-t-il aussi évoqué. Pour cela, il a salué le travail des historiens sur les communautés présentes en Calédonie du fait du bagne par exemple. Nous ne sommes plus au pays du non-dit, un terme qui a été transgressé mais au pays où l’on dit maintenant. Et, Hamid Mokaddem dit. Il a retracé le parcours de Jean-Marie Tjibaou pour expliquer la trajectoire vers la souveraineté en expliquant ce que Jean-Marie Tjibaou entendait par la reformulation permanente. En appuyant sur les dérapages verbaux de Charles Pasqua ou en qualifiant la mort d’Eloi Machoro et celle de Marcel Nonnaro d’exécution par le GIGN, il n’a pas caché ses convictions en faveur du peuple premier mais cette conférence était très intéressante et beaucoup plus riche que ce résumé. Elle a duré 1h30mn. Ci-dessous la présentation de cette conférence extraite du  site de la bibliothèque Bernheim. JP

 

UNE SOUVERAINETE PARTAGÉE ET NORMÉE PAR LE DISPOSITIF POLITIQUE DE L'ACCORD DE NOUMÉA ?

Par Hamid Mokaddem, agrégé en philosophie et anthropologue

"Parmi tous les outre-mer de la République française, seule la Nouvelle-Calédonie, met en œuvre un concept de souveraineté articulé avec le modèle républicain. La France a du modifier sa constitution pour mettre en place une citoyenneté « calédonienne » distincte de la citoyenneté-nationalité française. La France s'investit (moyens, institutions et argent public) en Nouvelle-Calédonie du fait que l'ensemble des outre-mer (disséminés et éparpillés en Afrique, Antilles, et Amérique), par la mondialisation des échanges et par la globalisation des systèmes de pensée, observe avec attention l'expérimentation politique mise en place en Nouvelle-Calédonie. La souveraineté est en passe de devenir le concept central du dispositif politique de l'accord de Nouméa. La question du référendum porte sur le transfert de la souveraineté nationale de la France à la Nouvelle-Calédonie. La recherche scientifique doit expliquer de manière objective l'articulation entre conception kanak de la souveraineté et souveraineté nationale, toutes deux normées par le dispositif de l'accord de Nouméa. Nous nous trouvons dans une situation de double contrainte (le double bind de Gregory Bateson).

Je propose d'apporter quelques éclairages notamment sur la pratique kanak de la souveraineté personnifiée par le travail politique de Jean-Marie Tjibaou repris par la classe politique actuelle y compris par le discours des experts et haut-fonctionnaires missionnés par l'État."

Hamid Mokaddem a déclaré dans une interview aux Nouvelles Calédoniennes la veille à propos de cette conférence : « Je suis d’accord avec certains qui disent qu’il faut éclairer les conditions dans lesquelles doit se tenir le référendum ».

 

Biographie d’Hamid Mokaddem

Professeur agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, Hamid Mokaddem enseigne à l'Institut de Formation des Maîtres de la Nouvelle- Calédonie (IFMNC).

Il est chercheur associé au laboratoire du Centre des nouvelles études du Pacifique à l'Université de la Nouvelle-Calédonie et l'auteur d'ouvrages et d'articles scientifiques sur l'Océanie. Il est par ailleurs le fondateur d'une structure d'édition, Expressions, qui a pour vocation de publier des enquêtes et des essais.

 

Bibliographie sélective

Apollinaire Anova (1929-1966). Une conception kanak du monde et de l'histoire, Transit-Expressions, 2014.

Papiers... Svp, Transit-Expressions, 2014.

Pratiques et théorie kanak de la souveraineté, Expressions, 2009.

Autour d'une question, La littérature francophone d'Océanie est-elle française ? La courte échelle/éditions transit, 2008.

Œuvres et Trajectoires d'écrivains de la Nouvelle-Calédonie, Expressions, 2007.

Kanaky et/ou Nouvelle-Calédonie ? La courte échelle/éditions transit, 2005, réédition, 2013.

 

Conflits et négociations en Océanie. Analyse d’un cas singulier : l’accord de Nouméa de 1998 par Hamid Mokaddem

Résumé d’un article de 2013 de la revue N° 20/2 de Négociations (Revue bénéficiant de la reconnaissance scientifique du CNRS)

 En Nouvelle-Calédonie, en mai 1998, la France a effectué un geste fort au point de vue de son passé colonial : la reconnaissance du « fait colonial » et la nécessité d’une décolonisation. La France reconnaît ainsi la souveraineté du peuple kanak, à partager cependant avec les communautés calédoniennes. La France est prête à transférer sa souveraineté à la Nouvelle-Calédonie. Les conflits autour de l’indépendance semblent résolus par ce pacte politique signé à Nouméa, chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie, entre l’État français, le FLNKS (Front de libération nationale kanak socialiste) et le RPCR (Rassemblement pour la Nouvelle-Calédonie dans la République française).

Portrait d’Hamid Mokaddem par Alan Nogues. Il nous parle d’Apolinaire Anova, de Jean-Marie Tjibaou et de son travail d’anthropologue.

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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En attendant l'ouvrage "De fleur en fleur" sur les plantes mellifères de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Bernard Suprin au SILO 2013 Photo JP

Bernard Suprin au SILO 2013 Photo JP

Par Bernard Suprin

Les abeilles et les menaces qui pèsent sur elles  ici et dans le monde font régulièrement la une de l'actualité. Ancien apiculteur lui-même, Bernard Suprin a toujours eu un faible pour les abeilles. Au travers de son objectif, il les traque depuis des dizaines d'années. Après son guide « Mille et Une plantes », il avait déjà bien avancé sur « De Fleur en Fleur », un guide des plantes mellifères du territoire.
Or, il apprit que le Centre de Promotion de l'Apiculture de Boghen (près de Bourail), travaillait sur un projet similaire. Bernard Suprin et le CPA se sont donc rapprochés et ont décidé de travailler ensemble en mettant en commun leurs compétences complémentaires et leurs photos, sans compter celles d'une quinzaine de contributeurs extérieurs. Cela va déboucher sur un guide qui déroulera au fil des pages un tour d'horizon de 360 plantes mellifères parmi les plus remarquables, qu'elles soient indigènes ou introduites.
Ce guide (qui sera disponible courant 2016) se voudra en outre un atlas des pollens dont les photos et légendes ont été aimablement communiquées par Anne-Marie Sémah, palynologue de l'IRD. (Source conférence Bernheim du jeudi 09 juillet)
Bois de rose d'Océanie expliqué par Bernard Suprin

La réputation du bois de rose d'Océanie est prestigieuse. C'est un bois d'autant plus coté qu'il est devenu rare. Les Européens en firent un trafic éphémère car il fut si abusivement exploité qu'il finit rapidement par se raréfier.

Appellations

Autres noms communs du bois de rose :

  • Anglais : Indian tulip tree, cork tree, umbrella tree

  • Xârâcùù : pekârû

  • Tahiti : 'amae, miro

  • Îles de la Société, îles Cook : miro

  • Marquises : mi'o

  • Fidji : mulomulo, miro

  • Niue, Samoa ,Tonga, Hawaï : milo

  • Guam : kilulo, banalu

  • Palau : badrirt

  • Yap : bang-beng

  • Ponapé : pone

 

(Photo 3 en fin d'article)

Nom scientifique : Thespesia populnea – famille des Malvacées.

 

Distribution géographique et habitat

Espèce pantropicale. Ne fréquente que le littoral strict, parfois planté.

Fleur de Thespesia populnea. © Photo : Bernard Suprin Tous droits réservés (Photo 1 en fin d'article)

Description du bois de rose d'Océanie

Arbre de taille modeste au tronc court, surplombant le rivage, à l'écorce noirâtre, très rugueuse. Les fleurs ressemblent à celles du cotonnier ou du bourao mais elles ne s'ouvrent pas complètement. Le fruit globuleux, aplati à la base et pointu au sommet est indéhiscent. À maturité, la paroi extérieure est une coque ligneuse à l'aspect de vieux cuir. Il fructifie de juillet à septembre. Les graines flottent et sont disséminées par la mer.

Multiplication

Par semis. La graine sèche conserve son pouvoir germinatif à température ambiante. Pour une bonne germination, la scarification de la graine (du côté renflé) est indispensable.

Graines de Thespesia populnea. © Photo : Bernard Suprin Tous droits réservés (Photo 2 en fin d'article)

Usages du bois de rose d'Océanie

  • Source (Futura science)
En attendant l'ouvrage "De fleur en fleur" sur les plantes mellifères de Nouvelle-Calédonie
En attendant l'ouvrage "De fleur en fleur" sur les plantes mellifères de Nouvelle-Calédonie
En attendant l'ouvrage "De fleur en fleur" sur les plantes mellifères de Nouvelle-Calédonie

Publié dans Ecrivain calédonien

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La pêche traditionnelle en pays Drehu d’Ernest Unë

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La pêche traditionnelle en pays Drehu d’Ernest Unë
L’enseignant et chercheur en linguistique Ernest Unë a réalisé un travail de mémoire en mettant sur papier la tradition orale. La pêche traditionnelle en pays Drehu, d’Ernest Unë (Edition Atelier Adanis).

LA PÊCHE TRADITIONNELLE EN PAYS DREHU - NYI THA EKÖ NGÖNE LA NÖJE DREHU

Avec le concours de la Province des Iles Loyauté, ce livre écrit par Ernest Unë est disponible en librairies mais vous pouvez aussi vous le procurer à la Province des Iles Loyauté auprès de la Directrice de la culture et des affaires coutumières Sophie Zongo.

Ernest UNË (Extrait de construire les loyautés)

Passionné de sciences humaines, langues et civilisations, Ernest Unë a voulu par cet ouvrage, remplacer la PAROLE DONNEE (qui, outre la transmission du savoir, est conçue comme une véritable science de l’éducation, de la pensée et du comportement humain pour le “atre Drehu”) par la PAROLE ECRITE qui va faire perdre les valeurs mystiques de la conception du monde et de son univers par les gens du bord de mer car ces valeurs sont colportées et enseignées par cette PAROLE que constitue l’Oralité. Les révolutions technologiques incessantes ont remplacé ces espaces de communion authentique où l’Oralité sert à pérenniser la Transmission du patrimoine culturel. Aujourd’hui, à une époque si critique pour notre jeunesse insulaire, la lecture de cet ouvrage doit servir à comprendre le côté magique du comportement de nos ancêtres, pour penser méthode, technique et pratique, pour utiliser la mer et son littoral comme source de vie. A découvrir aussi : le côté mystique qui explique l’union parfaite entre l’Invisible et le Visible, et qui va conditionner une conception positive par l’établissement des diverses techniques de pêche et l’appropriation de l’espace-temps. Né à Wé Lifou en 1951, Ernest Unë a d’abord été instituteur puis Maître Formateur et il a suivi des Etudes Universitaires à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Sorbonne Nouvelle-Paris III). De 1981 à 1987, il a été enseignant-chercheur en linguistique générale et appliquée à l’ex CTRDP (Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogique) de Nouméa. Membre de la Commission de Réflexion du vice-Rectorat pour l’élaboration des programmes et contenus pédagogiques des collèges et des lycées en Langue et Culture Régionale, ses recherches avaient pour but la normalisation de l’écriture des langues à des fins pédagogiques et la valorisation du patrimoine culturel, avec notamment la mise en place de l’enseignement de la langue Drehu au primaire et au secondaire. De 1988 à 1990, il fut Technicien Linguiste au Service Topographique, responsable toponymique de la révision cartographique générale du Territoire. Il a mis en place une convention phonétique agréée par l’INALCO, le Service Topographique et l’IGN (Institut Géographique National-Paris) pour une homogénéisation des différents systèmes d’écriture, une pour les Iles Loyauté et une pour la Grande Terre. Lors de la Provincialisation, il a été nommé responsable de l’Enseignement des Langues et Culture au primaire à la Direction de l’Enseignement de la Province des Iles Loyauté. Il a suivi une formation DHEPS (Diplôme des Hautes Etudes et Pratiques Sociales). Conférencier à l’occasion, il a continué les enquêtes et la rédaction de plusieurs documents monographiques et en 2008, il a été titularisé au grade de Professeur des Ecoles.

A paraître : “Mythes d’origine et structures sociales du monde Drehu”.

Le thème de ce livre a-t-il déclaré dans une interview au Nouvelles Calédoniennes : L’idée principale est qu’il faut des livres souvenirs sur des technologies. Je pose toujours la question « Si le Blanc n’était pas arrivé, où en serait le Kanak dans ses propres réflexions ? » Les gens ont su créer des choses, mais après, les premiers Blancs sont arrivés. Ça apporte des meilleurs rendements, mais quelque part, ça a freiné un peu cette attitude réflexive devant les besoins. (suivre le lien LNC pour l’intégralité de l’interview)

Bio express

Né à Wé, en 1951, Ernest Unë a d'abord été instituteur puis maître formateur. Dans les années 1980, il a suivi des études universitaires à l'lnalco (Institut National des Langues et Civilisations Orientales-Sorbonne Nouvelle-Paris lll). De 1981 à 1987, il a été enseignant-chercheur à l'ex-CTRDP (Centre territorial de recherche et de documentation pédagogique) de Nouméa. Au vice-rectorat, ses recherches avaient pour but la normalisation de l'écriture des langues à des fins pédagogiques, avec notamment la mise en place de l'enseignement de la langue Drehu. Au service topographique, il a été responsable toponymique de la révision cartographique générale du territoire. Lors de la provincialisation, il a été nommé responsable de I’enseignement des Langues et Culture au primaire à la Direction de I’enseignement de la province des îles Loyauté.

Enerst et son fils (photo LNC)

Enerst et son fils (photo LNC)

Publié dans Ecrivain calédonien

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