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Journée internationale de la langue et de la culture créole à Nouméa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Dans la cour de la bibliothèque, affiche et salle d'expo des photos de Jacques Lequatre au 1er étage
Dans la cour de la bibliothèque, affiche et salle d'expo des photos de Jacques Lequatre au 1er étage
Dans la cour de la bibliothèque, affiche et salle d'expo des photos de Jacques Lequatre au 1er étage

Dans la cour de la bibliothèque, affiche et salle d'expo des photos de Jacques Lequatre au 1er étage

Journée internationale de la langue et de la culture créole

A l’occasion de la Journée internationale de la langue et de la culture créole, la bibliothèque Bernheim recevait les Antillais, Réunionnais ou Calédoniens ayant adopté la créolité comme démarche de vie et de pensée, les organisateurs ont partagé avec le plus grand nombre (musique, danses, arts, langue, littérature, spécialités culinaires).

Nées d’initiatives individuelles et axées sur le vivre-ensemble, ces rencontres ont pour objectif de contribuer à une meilleure connaissance et au respect de l’autre, dans les différentes singularités, et d’œuvrer pour la (re)découverte d’une des composantes de la société calédonienne.

La culture créole n’est pas figée et limitée aux seuls territoires ultramarins. L’identité créole se veut mouvement et élargissement perpétuels.

Stanislas GALLY, le coordonnateur de cette manifestation mérite d’être félicité.

Une exposition photographique sur Haiti par Jacques Lequatre, un de mes anciens collègues du CNAM a permis de rendre hommage à ce pays frappé par de nombreuses calamités. J’avais rédigé une courte nouvelle suite au terrible tremblement de terre qui avait ravagé Port-Au-Prince que vous trouverez en fin d’article. JP

01 Carte pour bien situer Haïti (prise sur Google Earth

02 Marché de rue à Port au Prince

03 Intérieur du "Marché en fer", principal marché de Port au Prince

04 Dans les montagnes (Haïti signifie "pays montagneux" dans la langue des indiens d'autrefois)

05 et 06 Les transports

07 Rizière et habitat rural dans la plaine de l'Artibonite (partie centrale d'Haïti)

08 Grenier sur pilotis avec protection contre les rats

09 Habitat rural

10 Bord de mer près de Jacmel (côte sud)

11 La plaine des Cayes (sud)

12 Saut Mathurine près des Cayes

13 et 14 La Citadelle Laferrière près de Cap Haïtien (nord)

Jacques Lequatre (il a vécu à Haiti)
Jacques Lequatre (il a vécu à Haiti)

Jacques Lequatre (il a vécu à Haiti)

Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8
Photo de 2 à 8

Photo de 2 à 8

Photos de 9 à 13
Photos de 9 à 13
Photos de 9 à 13
Photos de 9 à 13
Photos de 9 à 13
Photos de 9 à 13

Photos de 9 à 13

Mission Earthquake

« Tout moun sou tè a fèt tou lib. Tout gen menm valè (nan je lasosyete), tout moun gen menm dwa devan Lalwa.
Tout moun fèt ak yon bonsans, tout fèt ak yon konsyans epi youn fèt pou trete lòt tankou frè ak sè. »
[1]

Karl Hook essayait de comprendre le sens de la prière que cette femme, à genoux, récitait devant la statue de François-Dominique Toussaint dit Toussaint Louverture sur le Champs-de-Mars. Une fois de plus, Toussaint avait résisté. Droit et fier, il était planté devant le palais présidentiel effondré.

The first Lieutenant Hook venait, une dernière fois, de tenter avec ses hommes de sortir des rescapés des décombres du palais mais il fallait se rendre à l’évidence, aucun des sénateurs en réunion ne devait avoir survécu. Il s’épongea le front en regardant une fois de plus cette femme agenouillée devant le bronze de Toussaint Louverture. Le spectacle lui rappelait la Louisiane dont la population en majorité noire ressemblait à celle-ci après le terrible ouragan Katrina. Après une longue hésitation, il donna enfin l’ordre à ses hommes de se mettre en marche pour rejoindre le point de ralliement ou un hélicoptère viendra les récupérer.

 « On met nos masques à gaz les gars ». Ils enfilèrent leurs masques du type M40 plutôt destinés aux risques chimiques mais c’était la consigne. Chaque GI ajusta son masque, avec le même geste mécanique, en expirant fortement pour décoller les clapets de sortie d’air puis en serrant la sangle pour bien coller le masque sur son visage. L’odeur dans les rues du centre ville était insoutenable. Des cadavres jonchaient les trottoirs sans personne pour les enterrer. Les bras disponibles étaient utilisés à sauver d’éventuels survivants.

« Cheat Earthquake, let’s go ! » ordonna-t-il à ses hommes avant de se mettre en branle.

Tous les hommes de sa section étaient épuisés mais aucun ne le montrait devant tant de misère. Les regards désespérés des survivants qui croisaient la section ainsi équipée étaient insoutenables. Depuis deux jours, dix-neuf hélicoptères se relayaient pour vider les cales du porte-avion Carl Winson de tout ce qui pouvait servir à nourrir ou aider les sinistrés. Il n’y avait plus rien à bord. Karl et ses hommes savaient que c’était leur dernière mission. Ils allaient partir en simulant une autre rotation en trompant la population. Ils avaient le cœur serré.

Une fois arrivé au « landing strip » sommairement aménagé depuis leur arrivée et après avoir dû repousser mendiants, estropiés qu’ils croisèrent en traversant le centre ville, ils grimpèrent un à un dans l’hélico turbine en rotation en se faisant copieusement engueuler par le pilote qui leur rappelait impérieusement de faire vite.

« Allez grouillez-vous, bande de bâtards. Je n’ai pas envie de faire feu sur ces malheureux ».

Le pilote craignait que son appareil soit pris d’assaut. Le premier jour de leur mission, un groupe d’Haïtiens menaçants avait tenté de le faire, ils durent faire usage de leurs armes en tirant en l’air pour les disperser.

Une fois dans la carlingue, ils ôtèrent leurs masques. Ils étaient abasourdis par la fatigue, le bruit de la turbine et les pales en rotation. Ils contemplèrent, en décollant, une dernière fois le spectacle de Port-au-Prince dévasté par l’un des plus importants tremblements de terre que la région ait connu. En prenant de l’altitude pour rejoindre le porte-avion mouillé au large, le gros oiseau bruyant leur dévoila le pourtour de la capitale meurtrie, entourée de collines appelées mornes. Karl qui passait pour un officier lettré savait que morne en français veut dire : empreint de tristesse.

 « Les Créoles en choisissant ce mot pour désigner une petite montagne avaient peut-être anticipé cette catastrophe », se dit-il. Port-au-Prince est entouré de tristes collines. « Pauvres gens, pauvre pays, toute la misère du monde est sous nos pieds », lança-t-il à ses hommes. « Yes, sir », répliquèrent-ils d’une même voix.

Ils ne se l’avouèrent pas mais chacun des hommes de l’US Navy pensait être un privilégié avant cette mission. Ils se la coulaient douce par rapport à leurs collègues sur les théâtres d’opérations en Afghanistan ou en Irak mais le spectacle de tous ces morts, femmes, enfants, vieillards qui n’avaient eu que leur seule misère aux poings pour se défendre les attristaient au point de pleurer.

Des larmes traçaient un sillon sur les joues poussiéreuses de certains soldats. « Ça ne pleure pas un homme », disait le chanteur Ringo dans les années quatre-vingt. Pourtant des soldats ont pleuré à Port-au-Prince trente ans plus tard à cause d’un séisme qui aurait pu être baptisé « Amalric magnitude 7 », un méchant séisme qui a ordonné à son bataillon de secousses : « Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ».

Le 16/10/2010 juste après mon retour de Vanuatu après avoir pris connaissance dans l’avion du drame haïtien. JP


[1] Premières phrases de la déclaration des droits de l’homme en créole

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. 

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Carnet de voyage Français – Japonais de « Solune », STÉPHANE URBANCZYK à la MLNC

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Carnet de voyage Français – Japonais de « Solune », STÉPHANE URBANCZYK à la MLNC

Storymix Editions, 2016 _ Musique NC

Le concept de ce carnet de voyage musical, compilé par Solune, réunit à la fois le plaisir de lire et de feuilleter un album de découverte de la Nouvelle-Calédonie avec des petites histoires, dessins, photos, illustrations, présentations d’artistes, bonnes adresses… et celui d’écouter poèmes, chants et chansons de groupes locaux de tous les styles. Toute la diversité de la culture musicale du Pays est représentée, du traditionnel au kaneka, du reggae au dub, du blues à la pop. Le CD se déroule comme un road movie, avec une voix-off ; chaque transition est habillée de bruitages ou slams afin d'immerger au maximum l'auditeur dans l'ambiance du pays. Cette compilation narrative emmènera les auditeurs de Nouméa au grand Sud, de l'île des Pins aux Loyauté, de la Côte Est à la Côte Ouest, au détour d'un nakamal, d'un coup de pêche, d'une balade en brousse...

Book'in

CARNETTISTE, EDITEUR, ILLUSTRATEUR

Collectionneur invétéré de vinyles depuis son plus jeune âge, Solune s’est d’abord essayé à l’artisanat d’art en étudiant la gravure d’ornement à l’école Boulle. Diplôme en poche, en 1990, il ouvre son propre atelier en région catalane de 1994 à 2001. Il observe et participe à l’avènement de la musique électronique sur Paris en rejoignant l’association Fantom de 1992 à 1994. Il fait ses armes de DJ professionel en officiant au Rachdingue, la célèbre discothèque de Salvador Dali en Espagne. En 2001, suite à un booking sur Nouméa, Solune s‘installe en Nouvelle-Calédonie pour y ouvrir la boutique First Floor record jusqu’en 2006. En 2008, grâce à son expérience musicale, celle des voyages, radio, spectacles, graphismes, etc.  Solune lance son label de disque/livre «Storymix Éditions», associant souvenirs graphiques à l’émotion de la musique.

Extrait du livre

Il sera l’un des invités de l’émission "DES LIVRES ET NOUS" spécial prix littéraire 2016

Carnet de voyage Français – Japonais de « Solune », STÉPHANE URBANCZYK à la MLNC
Carnet de voyage Français – Japonais de « Solune », STÉPHANE URBANCZYK à la MLNC

La Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie reçoit, le mardi 25 octobre 2016, de 20h00 à 21h00, l'émission radiophonique et télévisée "Des Livres et nous", animée par Virginie Soula autour :

- du Livre-Cd "Carnet de Voyage" de Solune, DJ & auteur,

- du prix Michel Lagneau attribué à Patrick Zaoui pour "Sang Mêlé" avec Manuel Touraille (Adamic) et Nadège Lagneau (freelance artistique),

- du SILO16 et des prix Popaï (Chantal Spitz et Gildas Gateblé), avec Christophe Augias (Bernheim) et Jean-Brice Peirano (MLNC).

Article sur les prix du SILO

Lectures de Stéphane Piochaud. Intermèdes musicaux par I Nu.

Un direct radio ce soir et différé télé sur NC1ère le 1er novembre, 22h00.

Cliquez ici pour découvrir la page dédiée à l'émission, sur le site de NC 1ère.

Cliquez ici pour écouter les enregistrements des émissions précédentes.

Les invités de l'émission ci-dessous

Carnet de voyage Français – Japonais de « Solune », STÉPHANE URBANCZYK à la MLNC

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Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo JP et Dessin de est tirée de "troll de troy" qui se passe dans le même univers, avec le même scénariste, mais qui est dessiné par Mourier
Photo JP et Dessin de est tirée de "troll de troy" qui se passe dans le même univers, avec le même scénariste, mais qui est dessiné par Mourier

Photo JP et Dessin de est tirée de "troll de troy" qui se passe dans le même univers, avec le même scénariste, mais qui est dessiné par Mourier

Les feuillets d’Hypnos au faubourg Blanchot.

La maison Célières accueillait ce samedi 22 oct. 2016, Didier et Lyse Tarquin, auteurs de la saga "Lanfeust de Troy". Ils se sont prêtés à une séance de questions/réponses avant des dédicaces dans le grand salon de la maison coloniale. En attendant de les retrouver avec les autres invités à la maison des artisans dans le cadre du Week-end Geek avec le Sci-Fi Club dans une semaine. Les amateurs du genre et le public intéressé par des explications de professionnels ont été comblé. Ce couple, avec Didier dessinateur célèbre et Lyse une coloriste de renom, est à Nouméa depuis mardi, incités par Florence Torta, coloriste, ancienne apprentie de Lyse qui était l’invitée d’honneur du Week-end Geek de l’an passé.

Les Tarquin Lyse et Didier sont complémentaires. Ils ont expliqué tout le processus de création artistique dans le domaine de la BD avec le rôle des différents acteurs. Ils n’ont pas été avares de détails et d’anecdotes parfois croustillantes. Lyse Tarquin a su convaincre le public de l’importance du coloriste. Didier a même ajouté qu’un coloriste peut sauver une BD mais le contraire est aussi vrai. Didier Tarquin a raconté ses débuts et la naissance de Lanfeust. Cette rencontre avec son personnage a été déterminante et le succès immédiat après deux échecs de ses premiers albums. Pourtant il y avait à la fin marqué à suivre… mais si les lecteurs ne suivent pas c’est fichu. Un bonne après-midi très instructive pour les courageux présents. JP

Petite explication sur ce qu’est Lanfeust de Troy

Lanfeust de Troy est une série de bandes dessinées écrite par Christophe Arleston et dessinée par Didier Tarquin. Elle est publiée chez Soleil Productions entre 1994 et 2000. C'est l'un des plus gros succès français du genre heroic fantasy, et elle a grandement contribué à construire la notoriété de la maison d'édition Soleil créée par Mourad Boudjellal.

Il s'agit du premier cycle des aventures de Lanfeust, un apprenti forgeron vivant dans le monde magique de Troy qui décide de partir pour une quête initiatique après avoir découvert qu'il avait un pouvoir hors du commun.

Fort de son succès, le monde de Troy a été décliné en plusieurs séries annexes, suivant les péripéties des mêmes personnages dans Lanfeust des Étoiles, Lanfeust Odyssey et Gnomes de Troy ou celles d'autres héros de ce monde, comme Trolls de Troy, Les Conquérants de Troy et Les Légendes de Troy.

Extrait BD  de "troll de troy" dessiné par Mourier

Extrait BD de "troll de troy" dessiné par Mourier

Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.
Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.
Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.
Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.
Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.
Rencontre littéraire à la Maison du Livre, avec Lyse et Didier Tarquin.

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Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie

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Photos montages de JP
Photos montages de JP

Photos montages de JP

Le Fort Teremba est un ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie, situé non loin de Moindou sur la côte ouest de la Grande Terre.

La construction d’un fort militaire et d’un pénitencier le long de la baie d’Uarai débute en 1871, à la demande du gouverneur Gaultier de la Richerie qui envoie sur place un contingent de vingt-cinq condamnés, encadrés de deux surveillants et de trois gendarmes. Le camp prend le nom de fort Teremba, par référence à l’îlot Teremba qui se trouve au milieu de la baie d’Uarai. Un véritable petit village se crée autour du camp, on y trouve un bureau d’état civil, une bibliothèque, une église, une école, un bureau de poste, un télégraphe. Il faut y ajouter d’une part les locaux nécessaires à la vie pénitentiaire : cellules, cuisines, loges des surveillants et les constructions liées aux besoins militaires : poudrerie, tour de guet, mur d’enceinte. En 1872, le gouverneur autorise l’implantation de colons libres ; c’est ainsi que les premiers Alsaciens-Lorrains s’installent à Moindou en 1873.

Après la révolte de 1878, le fort militaire est réaménagé et renforcé pour servir de blockhaus et de refuge éventuel. Afin de contrecarrer la puissance de l’administration coloniale, le gouverneur Pallu de la Barrière décide par la suite d’employer les bagnards à la construction de routes et d’infrastructures. En 1885, la garnison militaire quitte finalement le site de Teremba. En 1898, le gouverneur Feillet fait arrêter l’envoi de condamnés. La direction de Teremba est transférée sur Fo Gacheu, puis l’ensemble est abandonné en 1908.

Après avoir longtemps été laissé à l’abandon, le fort Teremba a finalement été réhabilité grâce à l’action de l’association locale Marguerite. Le bâtiment principal a été reconstruit et abrite une exposition permanente sur l’histoire du fort. Les cellules de prisonniers sont illustrées d’un parcours avec projections sonorisées. La tour de guet et le mur d’enceinte ont également été restaurés. Aujourd'hui, il est devenu un centre d'interprétation du patrimoine pénitentiaire et militaire, il accueille près de 5000 touristes par an, à quoi s'ajoutent les visites des scolaires. Tous les ans au mois de novembre, un spectacle son et lumière retraçant des scènes de vie de l’époque, attire 5000 spectateurs. Le bâtiment est classé au titre des monuments historiques en 1989.

Ci-dessous affiche du spectacle son et lumière 2016 (à voir absolument, c’est encore possible) et des photos du spectacle par le photographe VITAVI de Nouméa voir plus sur son site avec des possibilités de commande etc. en suivant le lien.

Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie
Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie
Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie
Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie
Lumière sur Fort Teremba l’ancien pénitencier de Nouvelle-Calédonie

Forgeron au Fort Téremba

 

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Conférence "Rencontres" en Australie avec l'université de Melbourne

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Conférence "Rencontres" en Australie avec l'université de Melbourne
Conférence "Rencontres" en Australie avec l'université de Melbourne

Une conférence littéraire aura lieu début décembre 2016 en Australie. Intitulée "Rencontres" et organisée par l'université de Melbourne, elle rassemblera des auteurs de la diaspora vietnamienne de France, d'Australie et de Nouvelle-Calédonie.

Un écrivain calédonien Jean Vanmai est l’un des invités. Il représentera la Nouvelle-Calédonie.

Cette rencontre est organisée par Dr. Tess Do de l’université de Melbourne et par le Dr Alexandra Kurmann de Macquarie University.

Tess Do travaille comme professeure et chercheuse spécialisée dans la littérature francophone Elle est née à Saigon, où le français était sa langue maternelle. Elle s’est mise à apprendre le vietnamien au collège, à l’âge de douze ans. Deux ans après, elle commence à acquérir l’anglais. En 1984, elle immigre en Nouvelle Zélande, où elle réussit une licence et une maîtrise de lettres à l’Université d’Auckland. Ensuite, en 1991, elle déménage au Canada pour étudier à l’Université de Western Ontario, où elle complète un doctorat. Elle vivra plusieurs années au Montréal.

Alex Kurmann est chargée de cours en français et francophones études. Avec l'aide d'une bourse postdoctorale australienne (APA), elle a obtenu un doctorat en 2014 à l'Université de Melbourne en littérature comparée français et allemand . Son premier livre, sur le travail de Linda Lê : Imagining Reader Idéal, a été publié au début de 2016, Lexington Books.intertextuelle Weaving. Alex Kurmann est chargé de cours en français et francophones études. Avec l'aide d'une bourse postdoctorale australienne (APA), elle a obtenu un doctorat en 2014 à l'Université de Melbourne en littérature comparée français et allemand.

Photo du site livre mon ami

Photo du site livre mon ami

Biographie de l’inventeur du nom Chân Dang, pour les travailleurs sous contrat employés sur les mines calédoniennes originaires du Vietnam. Jean Vanmai est le grand témoin d'une Communauté qui compte sur le Caillou.

Jean Vanmai naît le 3 août 1940 à Koumac, petite cité du nord de la Grande Terre calédonienne, sur la mine Chagrin. La famille de sa mère est originaire de l’actuel nord Vietnam, comme son père, arrivé en 1937 pour travailler sur mine et qui sera l’un des derniers tonkinois autorisé à s’installer en Nouvelle-Calédonie.

1960. Jean Vanmai a vingt ans. Sa famille vient d’embarquer à bord du Eastern Queen. Direction : Hai Phong, le pays des ancêtres où elle a décidé de retourner. Jusqu’au dernier moment le jeune homme hésite, écartelé entre les siens, l’obéissance qu’il leur doit, et cette certitude : ici, en Nouvelle-Calédonie, est désormais sa vie, sa terre, son avenir.

Il reste. Sa formation d’électrotechnicien lui ouvre des portes, et il ne tarde pas à être reconnu pour ses compétences. Il épouse Hélène Wendt, originaire de Futuna (l’une des îles de l’archipel français de Wallis-et-Futuna, également dans le Pacifique), et dont il aura trois enfants. Il est actif dans la sphère culturelle de sa communauté et ses affaires prospèrent. Mais tout cela semble se jouer loin, bien loin de la littérature. Jusqu’à cette toute fin des années soixante-dix où il s’engage dans la rédaction de Chân Dang.

Avec ce récit historique édité en 1980, il plonge dans sa généalogie familiale pour conter l’histoire des travailleurs sous contrat employés sur les mines calédoniennes dans des conditions particulièrement dures. Le succès est au rendez-vous. Premier à faire entrer l’histoire de sa communauté dans la littérature de la Nouvelle-Calédonie, Jean Vanmai reçoit le Prix Asie et décide d’écrire la suite.

Fils de Chân Dang est publié en 1983. Il évoque encore la vie de la communauté vietnamienne, mais cette fois dans la Nouvelle-Calédonie contemporaine. Pour l’éditer, Jean Vanmai crée sa propre structure, les éditions de l’Océanie, avec pour projet la parution « de romans inspirés de faits historiques survenus en Nouvelle-Calédonie depuis l’époque dite coloniale jusqu’à nos jours ».

Suit en 1988 Nouméa-Guadalcanal, un roman qui se déroule sur fond de Guerre du Pacifique. Puis il faut attendre dix ans pour que débute la parution de Pilou-Pilou, une trilogie contant les histoires parallèles de bagnards, de kanak rebelles et de personnages issus de la population multiethnique de la Nouvelle-Calédonie : une population dont Jean Vanmai entend témoigner de la volonté de vivre ensemble.

Élu du Congrès de la Nouvelle-Calédonie de 1988 à 1995, gérant aujourd’hui de plusieurs sociétés, Jean Vanmai est aussi membre de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, de la Société des gens de lettres, de l’Association des écrivains de langue française et de l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie. (Source le site d’île en Île)

Inauguration du quartier asiatique avec la statue des Chân Dang. On aperçoit Jean photos JP
Inauguration du quartier asiatique avec la statue des Chân Dang. On aperçoit Jean photos JP
Inauguration du quartier asiatique avec la statue des Chân Dang. On aperçoit Jean photos JP
Inauguration du quartier asiatique avec la statue des Chân Dang. On aperçoit Jean photos JP

Inauguration du quartier asiatique avec la statue des Chân Dang. On aperçoit Jean photos JP

Thanh-Van Tran-Nhut, fille d’un professeur d’université et descendante de mandarin, une invitée de cette rencontre n’est pas inconnue des Calédoniens elle nous a fait l’honneur d’une visite et nous avons pu partager de bons moments avec elle à la maison du livre de Nouvelle-Caledonie en 2014. Thanh-Van Tran-Nhut est née le 1er janvier 1962 à Hué au Viêt Nam et Kim Tran-Nhut, née le 24 octobre 1963 dans la même ville, sont deux écrivains vietnamiennes, auteures d'une série d'enquêtes menées par le mandarin Tân et son acolyte, le lettré Dinh, dans le Viêt Nam du xviie siècle.

Tran-Nhut avec Pierre Faessel à la maison du livre NC Photo JP

Tran-Nhut avec Pierre Faessel à la maison du livre NC Photo JP

Détails pratiques :

Organised by Dr Tess Do, French Studies, The University of Melbourne, and Dr Alexandra Kurmann, French and Francophone Studies, Macquarie University

Thursday, 1 December

4 - 7.15pm

Macmahon Ball Theatre Room 107, Old Arts Building The University of Melbourne PARKVILLE VIC 3010

Followed by a reception on Professors Walk to 7.45pm

Admission is free. Bookings required.

To register visit: http:// alumni.online.unimelb.edu.au/

For further information please contact

Jennifer Graham-Williams: jennifer.graham@unimelb.edu.au

Rencontres Study Day to be held on

Friday 2 December

See Alumni and Friends website for details: www.alumni.unimelb.edu.au

More details

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MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens

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MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens

MERCENAIRE, le film de Sacha Wolff à l’affiche à Nouméa fait un tabac ici. Tournée en partie en Nouvelle-Calédonie, les Calédoniens sont très fiers de cette réussite. Il est diffusé en ce moment dans 53 salles en France.

 

Réalisateur : Sacha Wolff

Scénario : Sacha Wolff

Montage : Laurence Manheimer

Acteurs : Toki Pilioko

Producteurs : Rachid Bouchareb, Claire Bodechon, Jean Bréhat

Synopsis

L’odyssée de Soane, un jeune Calédonien d’origine wallisienne qui laisse tout derrière lui pour tenter sa chance en métropole comme joueur de rugby. Français sans être considéré comme tel, éternel étranger, Soane est assoiffé de liberté, en lutte pour obtenir une reconnaissance qui lui fait défaut.

Critique lors de la sortie en salle le 05/10/2016

Par Jacques Morice de Télérama

Le mercenaire du titre n'est pas soldat, mais ses barouds, sa puissance et sa solitude y font penser. C'est un colosse de 19 ans et de 110 kilos au bas mot, qui joue au rugby pour un salaire de misère... Des films sur la boxe (très réussis) ou le foot (beaucoup de ratages), ce n'est pas ça qui manque. Sur le rugby, ils sont plus rares. Celui-ci est vraiment original, car baignant dans la culture de Wallis. Le héros vient de cet archipel français de Polynésie. Il a grandi en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, pour des raisons économiques, comme beaucoup de ses compatriotes. Un recruteur le repère un jour sur le terrain et le vend à un club de la métropole. Mais lorsque Soane débarque dans le Sud-Ouest, rien ne se passe comme prévu. Hébergé par un cousin, l'exilé galère, trouve finalement un autre club, qui l'exploite comme du bétail. Le rugby, une grande famille ? Pas vraiment. Qui plus est, certains compatriotes de Nouméa veulent sa peau...

Sacha Wolff, ancien élève de la Fémis, vient du documentaire. Son premier long métrage en porte la trace, notamment par la présence d'acteurs non professionnels. Ce qu'il montre du milieu du rugby (le paternalisme des dirigeants, les corps cassés, le dopage...) obéit, aussi, à un souci de véracité sociale et économique, loin des stéréotypes. Son film n'en est pas moins une fiction, lyrique, presque liturgique. Pas loin d'un récit biblique ou d'une tragédie grecque. Où se jouent des rites de passage, un affrontement avec un père tyrannique, une place à trouver dans la mêlée sanglante du sport professionnel. Dans ce monde de combat qui rappelle, parfois, les films de samouraïs, la violence et l'esthétique s'intègrent de manière limpide à l'histoire océanienne, à sa musique, ses mythes. Ainsi, du légendaire haka des All Blacks — mélange de danse, de chant et de transe —, le cinéaste tire une très belle scène, où Soane, dans le vestiaire, après une défaillance, se tance lui-même, s'ébroue et retrouve l'énergie sauvage capable de ressourcer l'équipe.

Celui qui interprète le héros, Toki Pilioko, est une force de la nature, doté d'un regard doux comme un agneau. Il a quelque chose d'un enfant perdu, parfaitement adéquat à son rôle de déraciné qui tente de se repérer, de se construire, de devenir un homme libre... Le film dépasse, donc, le strict cadre du rugby. Peu de scènes de matchs et d'entraînement, mais elles sont décisives, révélatrices d'un vrai regard de metteur en scène. Sacha Wolff redonne leurs lettres de noblesse moins aux mouvements amples d'attaque qu'à la défense, au plaquage, à la pure et dure obstruction. Il montre le jeu sans ballon, les placements, l'anticipation, les appels. Bref, tout cet ensemble de chorégraphies tendues, de courses haletantes et d'étreintes complexes qui font la beauté primitive et codifiée de ce sport. — Jacques Morice

MERCENAIRE le film qui fait la fierté des Calédoniens

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Apothéose du SILO 2016 ce samedi avec la remise des prix

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remise des prix photos JP
remise des prix photos JP
remise des prix photos JP

remise des prix photos JP

Apothéose du SILO 2016 ce samedi avec la remise des prix. Les Popaï, puisque deux prix ont été décernés à Nouméa pour la première fois, un prix documentaire pour un auteur local et un prix pour un invité d’Océanie ainsi que l’annonce du Lauréat du prix Lagneau.

C’est Gildas Gâteblé, Ingénieur de recherche à l'IAC pour son ouvrage sur les plantes ornementales de Nouvelle-Calédonie qui a reçu le prix documentaire. Les membres du jury ont récompensé ce travail remarquable. Dans ce domaine, la Nouvelle-Calédonie produit énormément d’ouvrages de qualité, il y avait de la concurrence. Ce gros pavé sur les plantes est coédité par l’IAC et l’éditeur tahitien Vent des Îles.

Le SILO 2016 est un grand cru avec une intensification de la présence des auteurs océaniens tels que Paul TAVO, Peter Sipeli et Chantal Spitz. Ils ont enthousiasmé la salle Eman lors de la conférence les voix du Pacifique. La littérature océanienne est bien réelle avec une spécificité indéniable. Ces trois auteurs ont éclairé le public sur ce qu’est l’identité océanienne à travers l’écriture. C’est très naturellement Chantal Spitz qui a reçu la deuxième pieuvre du prix Popaï.

Chantal Spitz heureuse avec son prix et les auteurs Vanuatu, Fidji et Polynésien
Chantal Spitz heureuse avec son prix et les auteurs Vanuatu, Fidji et Polynésien

Chantal Spitz heureuse avec son prix et les auteurs Vanuatu, Fidji et Polynésien

Le lauréat du prix Lagneau est un inconnu puisque c’est la règle du jeu avec ce prix pour un premier roman. Il devrait comme les autres lauréats débuter une nouvelle carrière car ce prix, qui donne accès à l’édition avec en sus le talent de Gilbert Bladinière des éditions Madrépores, est un formidable accélérateur de particules « neurocréatrives ». CHRONIQUES DE LA MAUVAISE HERBE le prix précédent en est un bon exemple. Cette année, le lauréat est Patrick Zaoui Psychologue chez CHS Albert Bousquet pour SANG  MÊLE. Il  a remporté le prix Lagneau avec l’édition à la clef, un beau cadeau.

Une autre révélation de ce SILO, c’est le SLAM. Le slam a gagné ses lettres de noblesse en Nouvelle-Calédonie comme sur la planète entière. Frédéric Ohlen et Manuel Touraille ont pu le constater au cours de la présentation de l’Anthologie du Slam, un ouvrage qui a demandé 5 ans de travail et qui restera une référence pour longtemps. La case Eman était pleine à craquer, une première depuis le début du SILO. La présence du charismatique Paul Wamo y a été pour quelque chose mais Israéla, Simane et d’autres ont leurs fans. Ils sont tous bons et doués. Ils jonglent avec les mots comme d’autres avec des balles ou des quilles. Bravo à eux.

Les ouvrages Lagneau et Patrick Zaoui
Les ouvrages Lagneau et Patrick Zaoui

Les ouvrages Lagneau et Patrick Zaoui

Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP
Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP
Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP
Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP
Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP
Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP

Slameurs, Manuel Touraille avec mademoiselle Lagneau etc. Photos JP

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Paul Wamo en tournée calédonienne

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Paul Wamo en tournée calédonienne

Paul WAMO Taneisi, poète kanak de Nouvelle Calédonie, petit caillou situé dans le plus grand et le plus oublié des Océans du Monde, allie l’écriture et l’oralité. Son rythme respire le groove de son île et les battements du Tout-Monde. Orateur engagé, généreux, son écriture et sa voix sont traversées par la nécessité urgente de Témoigner, de Lier, de Résister, c’est sa part d’universalité au grand banquet des Hommes qu’il offre à vivre ensemble.

Figure emblématique dans son pays, Paul WAMO Taneisi est un artiste hors catégorie. On a pu l’étiqueter slameur, poète, performer mais en réalité il échappe à toutes classifications. Auteur d’un recueil de poèmes « Le pleurnicheur » (2005), d’un livre/cd « J’aime les mots » (2008), créateur /interprète de deux spectacles « Shok ?! » (2011) et « …EkoooO…» (2013) présenté au Musée du Quai Branly lors de l’exposition « Kanak, l’Art est une parole ». Le poète se lance cette fois ci dans la production d’un EP « SOL ».

Le spectacle SOL de Paul WAMO est visible samedi soir après la La Stabat Mater de Pergolèse chanté par une chorale d’enfants du collège Georges Baudoux en partenariat avec l’école de musique.

Ajoutée le 6 oct. 2016 Muzikmix avec Canal+ au Centre culturel Tjibaou

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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Le SILO 2016 à l’ADCK est sur les rails

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Silo accueil et public (photos JP)
Silo accueil et public (photos JP)
Silo accueil et public (photos JP)

Silo accueil et public (photos JP)

Mr Emmanuel TJIBAOU, Direction Général de L'Agence de Développement de la Culture Kanak, le centre culturel Tjibaou, a ouvert le salon international du livre océanien avec un discours de bienvenue en compagnie de l’organisateur Christophe Augias, le directeur de la bibliothèque Bernheim.

Emmanuel Tjibaou a fait un émouvant et beau discours sur l’importance de l’écriture au pays de l’oralité qui peut contribuer à la paix et la connaissance et la reconnaissance culturelles du peuple kanak ainsi des autres ethnies. La parole d’Emanuel Tjibaou était pleine d’humanisme. Il a dit sa fierté de recevoir le SILO au centre culturel. Christophe Augias lui a répondu en soulignant l’honneur qu’il avait d’organiser ce salon dans un lieu aussi prestigieux.

Après ces discours, le SILO a réellement démarré avec une conférence sur le jumelage des salons, le SILO de Calédonie, La pirogue de Vanuatu et lire en Polynésie. En fait de jumelage, il s’agit d’un ménage à trois que les intervenants, Paul Tavo, Christophe Augias et Christian Robert ont longuement développé. Ils avaient la lourde mission de formaliser l’informel, ils ont réussi. Ils ont expliqué l’importance de s’entraider, de tisser des liens entre les pays francophones de la région et nos voisins anglo-saxons. Les salons sont de plus en plus bilingues. Ce regroupement a déjà commencé au dernier salon de Paris avec le pavillon des auteurs d’Océanie. « Unis, nous serons plus forts », pourrait devenir la nouvelle devise des acteurs de la littérature du Pacifique.

Les éditeurs "Pacifique" photo JP

Les éditeurs "Pacifique" photo JP

Tandis que les interviews d’auteurs démarraient avec Pierre Faessel, quatre éditeurs, deux de Tahiti et deux de Nouvelle-Calédonie, ont donné une conférence. Après une stigmatisation de l’autoédition qui fait plus de mal aux auteurs que de bien, ont-ils dit, en argumentant ces propos. Ils ont abordé les problèmes de fond de l’édition en notant que la qualité des productions littéraires s’améliorait mais que les ventes régressaient. Un des intervenants, éditeur de livre jeunesse, n’avait pas le même point de vue, « et sans financement public », a-t-il indiqué. Ils ont néanmoins été d’accord pour souligner l’étroitesse du marché du Pacifique francophone et la nécessité de rechercher des nouveaux débouchés. L’argent, c’est le nerf de la guerre, mais le livre n’est pas mort les nombreux visiteurs attendus en feront la preuve.

Le SILO est un lieu formidable pour enrichir ses connaissances sur la littérature en profitant des intervenants présents mais aussi des animations GRATUITES. Vendredi soir, par exemple, « Paroles de Thio » à 18h30, est une belle occasion de voir ce spectacle formidable ou samedi à 18h00 la soirée musique avec Paul Wamo. Plus voir avec le programme

Paroles de Thio à la bibliothèque Bernheim (Archive JP)

Paroles de Thio à la bibliothèque Bernheim (Archive JP)

Divers Silo de JP
Divers Silo de JP
Divers Silo de JP
Divers Silo de JP
Divers Silo de JP

Divers Silo de JP

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L'Océanie au Salon du Livre de Paris 2015, un avant-goût du SILO

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

À la veille de l’ouverture du SILO 2016 à Nouméa, je vous propose un petit détour par le salon du livre de Paris pour revoir un bon reportage sur la littérature océanienne d’Outremer 1er. JP

Voir ci-dessous : 

Ajoutée le 9 avr. 2015 Focus sur les auteurs, éditeurs, diffuseurs et distributeurs calédoniens et tahitiens lors du journal du soir du 22 mars 2015 de "France ô Polynésie". Avec ou sur notamment Christian Robert (éd. "Au Vent des îles"), Cathie Manné (pôle "Lire un Pays" de la MLNC), Wallès Kotra, Nicolas Kurtovitch, Claudine Jacques, Frédéric Ohlen et Antoine Kombouaré.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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