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La vieille dame de Déwé Gorodé Madrépores, 2016

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

La vieille dame de Déwé Gorodé Madrépores, 2016
C’est le dernier recueil de nouvelles de Déwé Gorodé où s’entremêlent souvenirs nostalgiques, valeurs traditionnelles et combat militant pour l’avenir du pays.

 

Femme politique et femme de Lettres, Déwé Gorodé est aujourd’hui l’une des grandes figures de la littérature kanak contemporaine. Une œuvre importante, traduite en anglais, de la poésie au roman en passant par la nouvelle et le théâtre, est emblématique de son parcours.

La vieille dame est le quatrième recueil de nouvelles de cet auteur. Elle avait publié Le Vol de la parole, avec Weniko Ihage aux éditions Édipop, Nouméa, 2002.

Ses autres recueils de nouvelles chez le même éditeur (sa bibliographie chez Madrépores)

L’AGENDA

Recueil de nouvelles octobre 2015

Photographie de couverture : une libellule rouge (Diplacodes haematodes), photographiée par Nicolas Petit, 2008. Commande en ligne possible sur : www.pacific-bookin.com

À l’occasion du Silo 2015, les éditions Madrépores rééditent les deux premiers recueils de nouvelles de Déwé Gorodé qui avaient fait l’objet d’une première édition par l’association culturelle Édipop et les éditions Grain de Sable.

L’Agenda est le deuxième recueil de nouvelles de Déwé Gorodé, paru en 1996 : il est aujourd’hui réédité avec deux textes inédits : « La Robe de mariée » et « La Libellule rouge », qui surgissent comme de nouveaux échos aux textes préexistants.

Ancrées dans un questionnement sur l’origine, la descendance, le lien à la terre face aux aspirations contemporaines, ces nouvelles témoignent d’un certain rapport au monde, transmis de génération en génération…

Douze nouvelles à découvrir

Extrait de la nouvelle « La case », (source Editions Madrépore)

« La case de grand-père est sans doute l’une des images les plus limpides qui me restent de mon enfance. En ma mémoire, cette image est toujours aussi lumineuse qu’une matinée ensoleillée de Kanaky, près de la mer. Elle a laissé en moi une impression de clarté et d’immensité. Elle paraissait si grande, alors, à la fillette que j’étais. Si bien qu’aujourd’hui, je me souviens d’elle quand j’essaie de compter les étoiles au clair de lune ou de situer la ligne d’horizon séparant, là-bas, le ciel azuré du bleu Pacifique. Et la grande case me renvoie l’image d’une minuscule fourmi face au monde, à l’univers.

Elle était là, ronde, immense matrone perchée sur une petite butte entourée de grosses pierres bâties, au bout de l’allée bordée de hauts cocotiers. Une ancienne allée de pins colonnaires, plus large, s’étalait là, derrière celle des cocotiers, autre trace vivante des ancêtres qui vécurent ici autrefois. »

Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier

Recueil de nouvelles octobre 2015 - Photographie de couverture : Éric Dell’Erba

À l’occasion du Silo 2015, les éditions Madrépores rééditent les deux premiers recueils de nouvelles de Déwé Gorodé qui avaient fait l’objet d’une première édition par l’association culturelle Édipop et les éditions Grain de Sable.

Le tout premier, Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier, parait en 1994 et reçoit un accueil très enthousiaste, dès sa sortie.

Ce recueil évoque, à travers plusieurs générations, la condition de la femme kanak, fille, épouse, mère, amoureuse, tiraillée entre le respect de sa culture millénaire et l’appel d’une société en mouvement.

Les nouvelles De West Papua, pour guérir ta blessure… et UM 2014 publiées dans le recueil Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier sont inédites.

Sept nouvelles à découvrir

Extrait de la nouvelle « Utê Mûrûnû, petite fleur de cocotier » dans le recueil éponyme :

« Ces voix de la Terre, enseignait donc ma grand-mère Utê Mûrûnû, n’étaient autres que celles de la mère, celles de la femme.

Et elles s’adressaient, en premier lieu, à nous les femmes qui, mieux que personne, pouvions les comprendre. Porteuses de semences, nous étions lardées d’interdits, marquées de tabous comme autant de pierres pour obstruer la vie. Ornières de plaisir, nous devenions des Éva mordues par le serpent inventé par les prêtres de la nouvelle religion. Âdi, perles noires du mariage coutumier, nous étions échangées comme autant de poteries scellant une alliance entre deux guerres. Voies et pistes interclaniques, nous survivions tant bien que mal à nos enfances et à nos pubertés trop souvent violées par des vieillards en état de lubricité. Prestige, virilité, guerre, des concepts mâles pour la grande case des hommes bâtie sur le dos large des femmes ! Partage, solidarité, humilité, paroles féminines conçues, nourries, portées

dans nos entrailles de femmes battues ! « Auu ! Tu le sais déjà, petite sœur, ce monde érigé sur notre ventre, nos bras, notre tête, cet univers parasitant notre corps, n’est qu’un leurre qui nous force à la soumission. Mais il est tout aussi vrai, petite mère, que tous les hommes ne sont que nos fils ! Et si nous n’avons pas demandé à venir au monde, si nous n’avons pas choisi de naître femmes, nous n’avons qu’une vie, ici et maintenant, alors tentons au moins de la vivre au lieu de la subir ! »

Biographie de Déwé Gorodé sur Madrépores

Publié dans Ecrivain calédonien

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Le testament de Lapérouse de François Bellec

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le testament de Lapérouse de François Bellec
Editions JC Lattès, 6 mai 2015 - 250 pages
À la mi-septembre 1827, un capitaine marchand britannique, Peter Dillon, fut conduit par un habitant de Tikopia dans l’île de Vanikoro, au sud de l’archipel des Salomon. Il y recueillit les preuves du naufrage des frégates de Lapérouse disparues depuis trente-neuf ans. La tradition orale lui rapporta que les survivants avaient construit un petit navire. Ils étaient tous repartis sauf deux hommes. L’un était mort quelques années plus tôt, l’autre venait de quitter l’île emportant leur secret.

François Bellec imagine la vie du célèbre navigateur sur l’île, abandonné, solitaire, cherchant à s’adapter à la vie sauvage pour survivre et prêt à tout tenter pour se sauver. Le romancier nous raconte l’expédition malheureuse qui fit de Lapérouse un ermite forcé. Il dresse surtout le portrait intime d’un homme admiré, auréolé de gloire, passionné par le savoir et les découvertes de son temps, privé de tout, dépouillé de tout, et seul face à son destin.

Ancien directeur du musée national de la marine, François Bellec est un des experts du dossier Lapérouse. Il est allé pour la première fois à Vanikoro en 1970. Il y est retourné deux fois en 2005 et 2008 avec deux expéditions archéologiques. Il a pris sa plume d’écrivain de marine pour construire un roman sur une trame attestée par les archéologues et par l’histoire, mêlant intimement le vrai et le possible.

Pour en svoir plus ci-dessous, un article sur ce roman publié vendredi 7 août 2015 sur le site Suisse le temps

Un roman donne enfin des nouvelles du célèbre explorateur Lapérouse

François Bellec, contre-amiral et ancien directeur du Musée de la Marine, imagine le navigateur, disparu en 1788, en Robinson coincé pendant quarante ans sur une île peuplée de sauvages

Un roman donne enfin des nouvelles du célèbre explorateur Lapérouse

François Bellec imagine le navigateur, disparu en 1788, en Robinson coincé sur une île peuplée de sauvages

Robinson Crusoé a vécu pendant 28 ans sur une île déserte à la suite d’un naufrage, mais le bateau tant attendu finit par arriver pour le délivrer de sa solitude. En 1788, soit 69 ans après la parution du Robinson Crusoé de Daniel Defoe, l’expédition commandée par le comte de La Pérouse, lancée sous l’impulsion de Louis XVI, se termine en tragédie sans retour au large de l’archipel des îles de Santa Cruz. Les deux navires, La Boussole et L’Astrolabe, vont s’échouer successivement sur les récifs de l’île encore inconnue de Vanikoro.

Il y a bien sûr le désastre réel, plus de 200 hommes disparus, et, parmi eux, de nombreux scientifiques de l’époque (naturalistes, physiciens, médecin, etc.), mais encore le naufrage symbolique des ambitions du roi de France qui avait voulu en faire en 1785 l’une des plus grandes expéditions de son époque. Dans l’esprit des Lumières, il s’agissait notamment de rectifier et d’achever la cartographie de la planète afin de parfaire l’œuvre du capitaine Cook.

Contre-amiral

Ancien directeur du Musée national de la Marine, le contre-amiral François Bellec se fait romancier pour mieux raconter ce drame historique. Romancier, car malgré huit expéditions officielles, des recherches et des fouilles dans l’île de Vanikoro, le double naufrage n’a pas livré tous ses secrets. Sur une trame attestée par les archéologues et par l’Histoire, l’auteur peut jouer du probable et de l’improbable en évitant l’impossible.

Et c’est ce qu’il fait avec talent, mettant en scène un Robinson d’un genre nouveau en la personne de Lapérouse lui-même, accompagné dans son malheur par Rollin, le naturaliste, médecin et chirurgien de l’expédition, et, en guise de Vendredi, par son domestique Caraurant.

Le récit historique évoque l’existence d’un groupe de naufragés établis dans la baie limoneuse et boueuse de l’île de Vanikoro, sur le territoire du village appelé Paiou. Ils y auraient construit un bateau de fortune pour prendre la mer avant de disparaître à tout jamais dans un naufrage final. Deux, voire trois naufragés seraient toutefois restés sur l’île.

Bellec fait le pari littéraire, historiquement peu probable, qu’il s’agit de Lapérouse lui-même. Le célèbre explorateur aurait été blessé avant le naufrage, lors d’une attaque des Kanaks contre La Boussole, et transféré dans l’autre frégate. L’épave de L’Astrolabe a été retrouvée dans la baie et il est vraisemblable, comme le raconte Bellec, que ce navire ait à son tour chaviré au cours d’une tentative de porter secours à d’éventuels survivants de La Boussole.

Le roman de François Bellec décrit un Lapérouse cloîtré dans l’île de Vanikoro pendant 39 ans, jusqu’à la mort. Il passe le plus clair de son temps à méditer et à converser avec Rollin, un être lumineux qui finit pourtant par se suicider lorsque tout espoir de retour à la civilisation occidentale s’effondre. Caraurant vaque à son confort, puis devient son interlocuteur après la mort de Rollin. Le domestique s’adapte plutôt bien, au point d’épouser une Mélanésienne. Au fil des années, l’explorateur met toute son énergie à conserver sa dignité et à demeurer un «homme civilisé», évitant tout contact avec les indigènes et refusant d’apprendre un seul mot de leur langue.

Contrairement à Robinson, Lapérouse n’est pas naufragé dans une île déserte. Vanikoro est habitée par une peuplade mélanésienne, alors qu’une autre partie est colonisée périodiquement par des Maoris, venus d’une autre île de l’archipel. Ces deux peuplades sont en guerre permanente. On coupe volontiers la tête de son ennemi et l’on est occasionnellement anthropophage. Le récit de ce naufrage est d’autant plus poignant que ses survivants rêvent de retour dans un pays agité par des bouleversements si radicaux qu’il n’existe plus tel qu’ils le connaissaient et vénèrent un roi décapité.

Selon une légende apocryphe, Louis XVI aurait demandé, peu avant de passer sur l’échafaud : «A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ?» Fussent-elles imaginaires, les lecteurs de l’an 2015 ont toutes les raisons de remercier François Bellec de leur en donner.

Au musée maritime de Nouméa il y a des trésors sur Lapérouse qui fait l’objet d’une exposition permanente.

La Pérouse, une expédition au siècle des Lumières

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En 1785, une grande expédition maritime, commandée par Jean-François Galaup de La Pérouse, quittait Brest pour un voyage de découvertes dans le Pacifique qui devait durer quatre ans. Mais les deux navires de l'expédition, l'Astrolabe et la Boussole, ne rentreront jamais en France.

Par la mise en valeur d'une collection exceptionnelle d'objets archéologiques sous-marins, plongez au cœur de cette passionnante histoire, des préparatifs de l'expédition jusqu'aux recherches entreprises depuis la découverte du site du naufrage à Vanikoro, aux Iles Salomon.

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Alain Lincker, un poète à découvrir ou redécouvrir

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Alain au Silo 2013 au premier photo JP

Alain au Silo 2013 au premier photo JP

Une bonne surprise pour moi hier soir. On frappe à ma porte et un petit chien avec une houppette rose fait irruption dans mon salon avec au bout de sa laisse Fabienne Fabre qui venait me livrer à domicile le livre de mon ami Alain Lincker, une vraie joie de retrouver Fabienne et le beau livre d’Alain que toute ma famille a feuilleté immédiatement tandis que je discutais avec mon facteur. Ci-dessous, pour le remercier et parce que ce poète mérite d’être connu, un petit article sur son travail. Venu sur le tard à l’écriture, il est néanmoins très prolifique, le succès est un bon booster. JP

À noter Fabienne anime depuis plusieurs années l’atelier d’écriture de la maison du livre de Nouvelle-Calédonie. Plus http://atelierdecrituredelamaisondulivre.unblog.fr/

Alain Lincker parle de sa passion du livre

Après une immersion dans le vaste Pacifique, de février 2011 à décembre 2014, en Nouvelle-Calédonie où ma plume s'est déclarée autour des activités foisonnantes de la maison du Livre à Nouméa (Conférences sur la bibliophilie, Ateliers d'écritures, Club des Amis de la Poésie, Slam, partages artistiques), j'ai poursuivi mes voyages en terres d'écriture sur l'île de Mayotte (février 2015). D'îles en îles, au fil de mes voyages en pays d’ailleurs, découvertes et dévoilements des splendeurs d'Outremer : « écrire sur l'écume des mots, les bleus de l'océan. Écrire dans l'or du quotidien, celui des rencontres, des partages : autant d'espaces où se crée le lien, où résonne la beauté du monde et se dévoilent les talents. La passion des livres m'a toujours habité, mais je ne saurais dire par quelle étrangeté l'empire de la poésie s'est blotti dans mon âme. Sous les éblouissements du Pacifique j'ai succombé à son appel. Ici encore, sous les feux de Mayotte, je cède à son emprise». Au partage des arts, sous l'aiguillon de la bibliophilie, mes œuvres tentent d'allier textes et illustrations, parfois musique afin d'inciter chacun à lire et se plonger dans l'univers exaltant du Livre.

Bibliographie

" Manuscrit trouvé dans une maison de fous » E.G. Bulwer Lytton. Livre de Bibliophilie Alain Lincker

Prix des Lecteurs concours Écrire-en-Océanie 2013 pour la nouvelle « hors des routes habituelles »

 « Paysages », ouvrage collectif, éditions Écrire-en-Océanie avec les lauréats et les écrivains du Pays 2013.

" Éblouissements Pacifiques : Nouvelle-Calédonie entre îles et Grande Terre ", éditions Paterna Paternis septembre 2014 puis réédition - OR des routes habituelles- décembre 2014. Recueil de poèmes avec CD, mis en musique par Jean-Pierre Paillard.

« Mayotte : archipel des songes » mars 2016 éditions Couleurs Métisses.

Tout chaud :

« Destins pacifique », recueil de nouvelles, en négociation pour contrat d'éditeur.

Le Prince Océan (Œuvre jeunesse pour adultes à expliquer aux enfants et aux adolescents)

« Voyages en pays d'ailleurs » compilation de trois recueils de poésie dont un recueil inédit.

Dans son ouvrage « Eblouissements Pacifiques » paru aux Editions Paterna Paternis, un recueil de poésie, l’auteur parlait de sa découverte de la Nouvelle-Calédonie, « la lumière, le cœur et la fierté des hommes, la beauté d’un monde qui se donne sans réserve ». Le livre, de belle facture, est accompagné d’un CD dans lequel sont lus 28 poèmes.

Ci-dessous un extrait des lectures par des poètes calédoniens.

Publié dans Ecrivain calédonien

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Mini semaine japonaise à la médiathèque du Nord

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photos extrait du filmPhotos extrait du film
Photos extrait du film

Photos extrait du film

mardi 08 novembre à 18h :

Projection de "NAHA SHI", un film de Sabine Jobert, (elle sera présente), évoquant l'histoire des Japonais de Nouvelle-Calédonie

Arrivé d’Okinawa en 1912 pour travailler dans les mines de nickel, Zenziro Uichi voit son destin basculer en décembre 1941, lors de l’entrée du Japon dans la seconde guerre mondiale. Comme lui, un millier de Japonais installés dans l’île deviennent alors de potentiels ennemis. Soixante-dix ans après, ses descendants et d’autres proches, implantés à Ponérihouen et Poindimié, racontent l’histoire de leur ancêtre ainsi que les tourments de leurs familles nippo-calédoniennes au moment de la guerre.

NB : Naha (那覇市, Naha-shi?) est la capitale et la ville la plus peuplée de l'île, préfecture et région d'Okinawa, ainsi que de l'archipel Nansei, au Japon. En 2010, la population était estimée à 315 504 habitants.

Le sort méconnu de Japonais en Nouvelle-Calédonie

Travailleurs de mines arrêtés par la France et déportés en Australie

Publié par K. Poupée le Mercredi 11 Septembre 2013, 10:59 dans la rubrique International (article écrit pour l'Agence France-Presse - AFP- le 4 septembre 2013)

Chevelure fournie blanche ondulée, yeux fixant un point au loin, la nonagénaire Marcelle raconte. Elle est une des 13 enfants de Zenjiro Uichi, un Japonais émigré il y a plus d'un siècle en Nouvelle-Calédonie comme travailleur dans les mines de nickel et interné en 1942 en Australie sur ordre des autorités françaises.

"Mon père n'était plus là. C'est donc moi qui ai dû aider ma mère à accoucher de mes deux derniers frère et soeur jumeaux", se souvient Marcelle lors d'une rencontre près de Poindimié, dans la Province Nord de ce territoire français du Pacifique.

Son père était originaire d'Okinawa. Il avait débarqué en 1910 en Nouvelle-Calédonie avec plus de 500 compatriotes, de la même région méridionale nippone mais aussi d'autres provinces, après avoir parcouru 8.000 kilomètres en bateau.

L'arrivée de Japonais correspondait à une nouvelle campagne de recrutement de travailleurs nippons après celles de 1892 et 1900.

"Quand les premiers Okinawaïens sont arrivés en 1905 comme ouvriers, on leur a donné une pelle et une pioche et on leur a dit, il faut couper la montagne. Ils se sont dit, +on n'est pas venus pour cela+. Ils avaient en tête l'image des travailleurs envoyés à Hawaï rentrés avec de l'argent après avoir exploité la canne à sucre. Mais là, c'était la mine", raconte Marie-José Michel, consul honoraire du Japon à Nouméa.

Une partie de ces Okinawaïens a déchanté et fui dans la brousse. "Ils se sont convertis en pêcheurs, agriculteurs et se sont installés sur toute la côte", ajoute Mme Michel, une descendante de troisième génération.

"Mes deux grands-pères étaient japonais et ma grand-mère maternelle ne cessait d'y faire allusion. Elle admirait le côté très serviable, travailleur, généreux des Japonais", confie-t-elle.

Le père de Marcelle, lui, a fait tous les métiers : coiffeur, maçon, menuisier, soudeur, pêcheur, commerçant, restaurateur, charpentier de marine.

Outre les quelque 800 immigrants d'Okinawa, la Nouvelle-Calédonie a accueilli entre 1892 et 1919 plus de 4.500 travailleurs nippons de Fukushima, Hiroshima, Kumamoto et d'autres provinces.

Mais à partir de 1914, ces Japonais ne pouvaient plus rentrer au pays: c'était la Première guerre mondiale, le franc (qui avait aussi cours en Nouvelle-Calédonie) était dévalué et il était honteux pour ces mineurs de rentrer sans argent. Ils se sont alors installés avec des femmes locales.

Las, 7 décembre 1941 : les avions japonais attaquent la base américaine de Pearl Harbor, précipitant l'entrée des Etats-Unis dans la Deuxième guerre mondiale. La vie tranquille des Japonais de Nouvelle-Calédonie vire au cauchemar. Considérés comme des ennemis des alliés, les ressortissants du Japon sont arrêtés sur ordre du gouverneur Henri Sautot rallié à la France Libre. Les hommes et les rares familles entièrement nippones sont envoyés dans des camps australiens.

"Le trajet en bateau durait trois jours durant lesquels les détenus étaient fort maltraités par les soldats français", affirme l'historienne Yuriko Nagata qui précise: "mis à fond de cale dans l'obscurité totale, ils étaient contraints de dormir sur un sol de métal, n'étaient autorisés à monter sur le pont qu'une fois en tout, pendant 30 minutes".

Les femmes d'autres origines et enfants métis ont été laissés libres en Nouvelle-Calédonie, mais tous les biens japonais ont été séquestrés. L'attitude vis-à-vis des personnes d'origine nippone a changé du tout au tout. "Des parents d'élèves demandaient à l'instituteur que leur enfant ne soit plus assis à côté d'un descendant de Japonais, la boucherie ne servait plus les Japonais, etc.", raconte Mme Michel.

Malgré cette rupture et ces vexations, il a fallu se couler dans le moule calédonien et parfois changer de nom. "Quand mon père est allé à 14 ans demander du travail à un chef mécanicien, on lui a dit, +Takamoune, je pourrais te trouver un emploi, mais t'es d'origine japonaise alors faut que tu changes de nom, que tu prennes celui de ta mère+. Donc mon père s'appelle M. Takamoune dit René Chabaud! C'était un cas parmi tant d'autres", explique la consul.

Les Japonais de 2e génération ont grandi ainsi, tête baissée et sans mot dire, tout en ayant un profond sentiment d'origine japonaise. Puis ils ont compris, et leurs descendants encore davantage, qu'ils n'étaient pas coupables mais héritiers de cette histoire et qu'il fallait la transmettre pour avancer. "Nous avons vu nos parents souffrir. Nous avons pris cette souffrance et avons tenté de l'apaiser en recouvrant nos origines", justifie Mme Michel.

Pourtant, ces descendants de Japonais n'ont aucune connaissance de la langue nippone et ne savent pas grand chose de la vie de leurs ancêtres avant leur venue en Nouvelle-Calédonie. Quant aux proches de ces émigrés restés au Japon, ils ignoraient presque tout des pérégrinations de leur parent.

La Néo-Calédonienne Oto raconte ainsi comment son frère Félix a rencontré pour la première fois, au soir de sa vie, leur demi-soeur japonaise, née trois ans avant le départ de leur père commun pour les contrées françaises du Pacifique. "Je n'ai jamais su que mon père était mort noyé en Nouvelle-Calédonie. En 1928, il m'avait écrit +je suis là pour travailler, et l'argent que je vais rapporter, ce sera pour payer ton mariage+", a raconté cette demi-soeur nippone, restée sans nouvelle pendant trois quarts de siècle.

Marcelle eut plus de chance. Après avoir été interné en Australie et rapatrié de force au Japon à l'issue de la guerre, son père Zenjiro revint en Nouvelle-Calédonie en 1954. Il rouvrit l'hôtel-restaurant qu'il gérait autrefois, se convertit au catholicisme et décéda en 1980 à 91 ans, avant d'être décoré à titre posthume de l'Ordre du Trésor sacré par l'Empereur japonais.

Aujourd'hui, on dénombre entre 8.000 et 10.000 descendants de Japonais en Nouvelle-Calédonie, une communauté qui s'étend sur six générations.

"Les descendants des 5e et 6e générations savent qu'ils ont des antécédents japonais, et quand ils achètent un appareil électronique, ils choisissent une marque japonaise. Et puis les mangas nous aident", souligne Mme Michel, "car ils encouragent les enfants à apprendre le japonais. Ils sont intéressés par la culture nippone et ont très envie d'aller au Japon".

"Swimmy Project" - Koinobori (banderole de carpe en japonais), poisson en tissu de 10 mètres de long servant de support d’écriture de poèmes ayant pour thèmes la paix et l’espoir. 

image de la médiathèque

image de la médiathèque

Publié dans Nouvelle-Calédonie

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16e édition du salon du livre « Lire en Polynésie »

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

16e édition du salon du livre « Lire en Polynésie »

Sur le thème « Leur vision du monde »

Du jeudi 10 au dimanche 13 novembre à la Maison de la Culture

À mi-chemin entre l’actualité internationale (culturelle, sociale ou encore environnementale), la vision du monde selon les écrivains apporte de la matière au débat à travers leurs productions et leurs ouvrages. Qu’ils soient poètes, philosophes, romanciers ou encore essayistes, leur(s) vision(s) du monde contribue à construire une réflexion collective.

La vision du monde permet aussi parfois de lever le voile sur des non-dits, des malentendus… Mais aussi, souvent, de mettre au jour des sujets plus profonds, en amenant le lecteur sur des sentiers encore inexplorés, ou méconnus, en abordant les faces cachées de notre propre monde, de notre propre société. Voire de notre propre personnalité.

Mais parce qu’une vision du monde ne peut se construire de manière unilatérale, il est important de composer avec d’autres horizons, de croiser les cultures et les expériences, de puiser en autrui une inspiration manquante pour en fin de compte, mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux s’écouter les uns les autres.

Enfin, la vision du monde (quelle qu’elle soit) annonce aussi le renouveau, ouvre des opportunités au(x) changement(s) et encourage à mettre en place des solutions nouvelles grâce à des perspectives inédites. C’est pourquoi il nous semble important de croiser ces regards et ces plumes du monde, tout en les confrontant avec la littérature polynésienne.

“Lire en Polynésie” est ainsi une belle occasion, pour notre littérature du Pacifique et ses lecteurs, de rencontrer la littérature d’ailleurs. Les échanges et les rencontres sont autant d’opportunités qui permettront à nos auteurs d’être connus et reconnus dans le Pacifique mais aussi au sein d’une littérature mondiale.

Pour tout savoir sur ce salon lire le journal en suivant ce lien

Comme à chaque édition et grâce au soutien indéfectible de ses partenaires, l’Association des Editeurs de Tahiti et des îles en collaboration avec la Maison de la Culture, invite des auteurs, illustrateurs et artistes internationaux à participer au Salon « Lire en Polynésie 2016 » et à se réunir pour échanger autour du thème « Leur vision du monde » du 10 au 13 novembre 2016.

Originaires du Pacifique (Tahiti, Nouvelle-Calédonie) et de l’Océanie (Australie, Papouasie Nouvelle-Guinée, Indonésie), d’Equateur ou encore du Canada mais aussi de métropole, leurs plumes métissées et engagées ne manqueront pas de vous faire découvrir « Leur vision du monde ». A travers leur parcours de vie, leurs expériences, leurs recherches et leurs découvertes, ils confronteront avec le public leurs points de vue, leurs combats et leurs hypothèses. Avec humour, cynisme, observation, lyrisme, sensibilité ou encore, grâce aux témoignages, ce sont bien leurs visions du monde qui contribuent à construire une réflexion collective. En tout cas, à ouvrir le débat… 

Les invités

Certes il y a des troubles aujourd’hui mais, Andrea Hirata, l’auteur indonésien du fameux Laskar Pelangi croit en des lendemains qui chantent. Pour ce faire, il apporte sa pierre à l’édifice. En plus d’écrire, il enseigne les mathématiques, l’anglais, la musique… aux enfants de son île, Belitong Island.

Peter Bakowski est un poète australien. Il s’inspire du monde pour dire l’Homme depuis cette fameuse lettre de rupture qu’il a reçue à l’âge de 29 ans. Depuis, il partage son temps entre l’écriture et sa boutique de disques « car », reconnaît-il, « la poésie ne me permet pas de vivre ».

Ethno-géographe de formation, rien ne semblait destiner Éric Waddell à écrire une biographie de Jean-Marie Tjibaou. Et pourtant !

Olivier Dangles est un observateur. De son point de vue de chercheur et de photographe, il constate, comprend, nourrit des bases de données, immortalise. Il est riche d’un savoir qu’il transmet. Mais pas n’importe comment. Il passe toutes ses conclusions au filtre de la vulgarisation pour toucher le plus grand nombre. À l’image de Pierre Rabhi, il croit aux efforts du colibri de la légende.

Russell Soaba est un auteur papou, même s’il en doute lui-même. Il a signé de nombreux romans, des nouvelles ou bien encore des poèmes. Tous ses écrits n’ont qu’un but, collecter, archiver, faire durer sa culture orale.

Virginie Soula, docteur en lettres modernes, est née et a grandi en Nouvelle-Calédonie. Elle a étudié à Paris mais n’a pas souhaité y vivre sa vie. Elle est rentrée pour se rapprocher de ses sujets d’études, les écrits calédoniens et océaniens.

Marin Ledun a envoyé son premier manuscrit, sans trop y croire, au petit bonheur la chance. Son texte a été publié, lui a été adopté par la grande famille des auteurs de romans noirs. Cette famille qui décortique le réel, sous couvert de fiction, pour mieux réfléchir et faire réfléchir. Certes le quotidien n’est pas toujours rose, mais si on ne croit pas au changement, « pourquoi se lever le matin ? », s’interroge l’écrivain.

Pierre Cornuel est un artiste voyageur qui ne sort jamais sans un carnet de croquis. Depuis plus de 20 ans, il met la vie en mots, en forme et en couleurs. La sienne et celle qui passe à ses côtés. Ses œuvres s’adressent à tous et à toutes, et en particulier à sa fille.

Ingénieur de recherche à l’Institut agronomique néo-calédonien (IAC), Gildas Gâteblé est l’auteur du guide Flore ornementale de Nouvelle-Calédonie. Les lecteurs y trouveront une synthèse des travaux menés à l’IAC et des connaissances publiées sur l’histoire pré et post européenne des plantes ornementales de Nouvelle-Calédonie. Une soixantaine des plantes décrites poussent aussi en Polynésie.

Etonnante rencontre en perspective au salon du livre de Papeete : à la tribune et en présence des orateurs, deux clownanalystes de la troupe Bataclown vont conclure bon nombre de tables rondes, rencontres et conférences. L’idée ? Faire rire, mais pas seulement.

Les invités

Les invités

Les livres incontournables de la 16 e édition du salon du livre « Lire en Polynésie » de l'éditeur polynésien Vent des Îles

NIDOÏSH NAISSELINE, DE CŒUR À CŒUR de KOTRA WALLES

Revenant sur le parcours personnel du fondateur du mouvement intellectuel et indépendantiste kanak, les Foulards Rouges, ces entretiens avec Nidoïsh Naisseline apportent un éclairage original sur l’histoire comme sur l’évolution de la Nouvelle-Calédonie contemporaine. Ils sont encore une invitation à réfléchir aux enjeux politiques, sociaux, environnementaux des pays anciennement colonisés et dont les populations tentent de faire survivre leur culture et leurs traditions dans un monde globalisé.

JEAN-MARIE TJIBAOU, UNE PAROLE KANAK POUR LE MONDE de WADDELL ERIC et GODIN PATRICE

Loin d’être une hagiographie, cet ouvrage apporte un éclairage inédit sur le parcours d’un homme, « [d’]une figure que l’on n’a pas le droit d’oublier » dira Aimé Césaire, dont le nom figure désormais au côté de ceux de Nelson Mandela, de Ferhat Abbas ou d’Isaac Rabin. À l’heure où l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est en jeu, le retour sur la parole et le chemin de Jean-Marie Tjibaou apparaît essentiel, mémoire calédonienne qui doit désormais être partagée tant elle scelle le principe de destin commun et propose des éléments de réponses aux interrogations du monde moderne.

MAIBA de SOABA RUSSELL VIGNOL MIREILLE

 

Maiba, dernière héritière d’une chefferie en désuétude et en proie au scandale, est négligée pendant l’enfance qu’elle passe dans la famille de son oncle et sa tante.  Peu à peu, la petite sauvageonne gagne en sagesse et réussit à rassembler le village qui est déchiré entre les forces opposées de la modernité et de la tradition.

 

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
La 9ème édition du Forum Francophone du Pacifique, organisée par le Creipac pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’est déroulée du 2 au 5 novembre 2016. Pendant trois jours, Nouméa a accueilli des visiteurs de marque pour le Forum francophone du Pacifique.

 

Pays invité d'honneur : le Viêt Nam

Le 9e Forum francophone du Pacifique organisé par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Centre de Rencontres et d'Échanges Internationaux du Pacifique (CREIPAC) avait pour invité d'honneur cette année le Viêt Nam, en hommage à la nombreuse communauté vietnamienne, descendant des Chan Dang. À noter que les démarches ont été engagées en vue de l'adhésion de la Nouvelle-Calédonie à l'Organisation Internationale de la Francophonie, la concrétisation devrait avoir lieu lors du prochain sommet de l'OIF qui se tiendra à Tananarive les 26 et 27 novembre prochains.

Organisé tous les ans à Nouméa depuis 2008, le Forum francophone du Pacifique a pour objectif prioritaire de regrouper ponctuellement des Alliances françaises et Instituts français d'Océanie et d'Asie, des conférenciers français et étrangers, des journalistes, des artistes et des écrivains. L'objectif est de créer des synergies pérennes qui contribuent au développement de la Francophonie notamment avec la Nouvelle-Zélande, l'Australie, les pays de l'Océanie mais également avec le Japon et le Vietnam.

Le deuxième objectif est de contribuer à la notoriété du CREIPAC et de son partenaire, l'Université de la Nouvelle-Calédonie, en favorisant la création de partenariats avec les pays de la zone et le développement des échanges.

Cette année le CREIPAC a choisi d'inviter des directeurs et directrices d'Alliances françaises, des Conseillers de coopération et d'action culturelle (COCAC), relais de leurs ambassades respectives ainsi que des responsables des fédérations de professeurs de français en Australie et en Nouvelle-Zélande. Enfin d'autres personnalités majeures qui œuvrent en faveur de la francophonie dans la zone Asie-Pacifique ont été conviées, et notamment MM. Éric-Normand Thibeault représentant du bureau Asie-Pacifique de l'OIF, Van Thiep Nguyen, Ambassadeur-Correspondant national du Vietnam auprès de l'OIF ainsi que Hoang Minh Son, Consul général du Vietnam basé à Sydney.

Ce vendredi 4 novembre, était dédié aux rencontres littéraires à la Maison du Livre/Célières. 

Au programme de cette matinée :

Une présentation générale de la littérature calédonienne par Virginie Soula, des lectures d’extraits de romans par la Compagnie Les Artgonautes avec le grand talent de ces deux comédiens (un vrai show), une rencontre avec les auteurs Liliane Tauru, Nicolas Kurtovitch et Jean Vanmai, un échange qui a eu beaucoup de succès puisque le public a largement participé au débat.

Ensuite, ce fut la remise des prix des "Mots d'Or" avec le pilou des mots de l'Alliance Champlain. Pour terminer, une rencontre avec Lire en Calédonie, organisateur du festival de littérature jeunesse "L'Île Ô Livres" avec Juliette Maes avant le buffet.

NB : Dans les jardins de la maison Célières un atelier dessin avec Julie Dupré, en présence d’élèves n’a pas désempli.

Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifiqueRencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifiqueRencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
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RÉSULTATS DU PILOU DES MOTS 2016

Président de séance Jean Vanmai, écrivain calédonien

Membres du Jury : Mme Brigid Morel, Cheffe de Cabinet de M.Deladrière, membre du Gouvernement en charge de la francophonie, Madame Justyna Loche, professeur français langue étrangère au CREIPAC, mesdames Beaudeau Michèle, Caumel Joëlle, Satgé Dominique, membres du bureau de l'Alliance Champlain.

JUNIORS JUSQU'À 12. ANS

1er prix MAIRE Noah 11 ans, 2e prix BURDY Jade 11 ans, 3e prix LYSY lnès 7ans

ADOLESCENTS 12 à 17 ans

 1er prix LI Audrey 12 ans, 2ème prix THAN-TRONG Atea 12 ans

ADULTES à partir de 18 ans

1er prix MONTBRISSOUS Mathieu, 2e prix BLANCHARD Annick

Prix spécial du jury TARA Eduard

Prix spécial Vanuatu offert par l’alliance Champlain les élèves d’une classe de CE1 du lycée français de Port-Vila

À noter, un prix pour un participant de Roumanie a été décerné également.

Rencontres littéraires à la Maison du Livre pour la 9 e édition du forum francophone du pacifique
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