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Auriane Dumortier l’étoile filante de la littérature jeunesse calédonienne.

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Photo nuit de la lecture 2017 Jean-Brice et Auriane photo JP

Photo nuit de la lecture 2017 Jean-Brice et Auriane photo JP

Elle est invitée au SILO de Poindimié et elle sera aussi présente au salon de Tahiti. Qui est cette météorite tombée depuis peu dans le paysage littéraire calédonien :

C’est la créatrice de la maison d’édition de Bas en haut, Nouvelle-Calédonie, une maison d’édition de livres pour enfants en Nouvelle-Calédonie. Le contenu des ouvrages encourage la bienveillance éducative et la communication non violente.

Sophie Dumortier, sa belle-sœur, est artiste peintre et expose depuis plus de vingt ans en Nouvelle-Calédonie ; elle transpose dans leurs livres l’univers coloré et onirique de ses tableaux.

Auriane est responsable des études de l’école de gestion et de commerce. Pendant son congé parental elle constate que l’approche de communication non-violente entre parents et enfants d’Adèle Faber & Elaine Mazlish, n’est pas très répandue dans la littérature jeunesse. C’est pour cela qu’elle créé Les Éditions De Bas En Haut.

En 2014 paraît Naomie est en colère. Leur second ouvrage à paraître en novembre 2015, Les cadeaux de Lucas, conte de Noël calédonien est lauréat du concours d’aide à la création de la Province sud.

Les droits d’auteurs de ces deux ouvrages ont été vendus à une maison d’édition canadienne : Aux Éditions du Phare qui diffusera leurs ouvrages dans toute la francophonie.

Auriane Dumortier a été la coorganisatrice de la nuit de lecture à la maison du livre

En 2015 la maison d’édition de Bas en haut a bénéficié du soutien du dispositif d'aide à la création artistique de la Province Sud pour éditer LES CADEAUX DE LUCAS.

A écouter sur https://soundcloud.com/auriane-dumortier/les-cadeaux-de-lucas

Elle déborde d’imagination. Pour rappel, l’exposition à la bibliothèque Bernheim sur les productions de 22 enfants des Maisons de Quartier de Tuband et de Rivière Salée suite à des ateliers créatifs suite à la lecture du conte pour enfants LES CADEAUX DE LUCAS, un beau conte de Noël calédonien.JP

 

Auriane Dumortier l’étoile filante de la littérature jeunesse calédonienne.
Auriane Dumortier l’étoile filante de la littérature jeunesse calédonienne.
Auriane Dumortier l’étoile filante de la littérature jeunesse calédonienne.
NB : En cliquant sur le images la définition est meilleure
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Célia le koala de Catherine C. Laurent, Bénédicte Némo

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Vert d'O, Éditions Cépages, 2017

Album à partir de 6 ans

Un feu s'est propagé dans la forêt d'eucalyptus où vit Célia le koala. La voici prisonnière des flammes, grâce à la bienveillance de l'homme, elle sera sauvée.

Cet album doux aux de magnifiques illustrations inspirées de l'art aborigène, donne envie de connaître davantage le koala, l'une de espèces emblématiques de l'Australie.

Avec de sa collection Vert d’O, les éditions Cépages souhaitent éveiller les enfants à la beauté de la nature et aux étonnants animaux qui la peuplent. À travers ses illustrations exotiques qui invitent au voyage, Vert d’O révèlera, aux petits comme aux grands, la richesse de la biodiversité.

Prix de vente public : 1390 XPF TTC

Célia le koala de Catherine C. Laurent, Bénédicte Némo

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Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

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Le cyclone littéraire SILO est annoncé sur Poindimié fin septembre dans son sillage, la dépression tropicale du salon du livre de Tahiti est en formation. Le vent des îles tourbillonnant va emporter les amateurs de littérature océanienne vers les rives de la culture à partir du 28 septembre.

La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité pour nous distinguer des animaux, les lettres y tiennent une bonne place, même dans nos îles du Pacifique. Notre littérature, considérée souvent comme encore émergente, est dans une phase d’ascension fulgurante. Les auteurs de notre immense région sont de plus en plus nombreux. Pour booster le niveau, rien de tel que d’échanger avec des auteurs internationaux. C’est ce que font chaque année les organisateurs des deux grandes manifestations littéraires océaniennes. Voir ci-dessous l’extrait d’un article de la dépêche de Tahiti. 

Titaua Peu est dans la « short list » du grand prix Métis. Elle est l’exemple de notre potentiel et aussi une auteure passerelle entre le Pacifique mélanésien et polynésien. Elle sera au SILO. Elle est à nous aussi Titaua. JP

Pina, de Titaua Peu, reste une grosse claque littéraire, pour moi ! Quelle force ! Et quels personnages, bon sang ! Marin Ledun.

Qui à dit que la misère était moins pénible au soleil ? Pina est un roman noir qui vous transporte dans une Polynésie loin des cartes postales. Une écriture puissante et sans concession. Julien Guerry, librairie Gibert Joseph St Michel.

La plume de Titaua Peu résonne dans un silence qu’elle tente de briser avec une prose d’une poésie noire et tourmentée. JDD.

Il y a des romans qui claquent comme des coups de fusil. Celui de Titaua Peu marque une révolution dans la littérature du Pacifique. Avec Pina, c’est l’autre visage de Tahiti qui apparaît, celui d’une société ravagée par le déracinement culturel, rongée par la misère, le colonialisme. Mediapart.

SALON DU LIVRE, UNE ÉDITION QUI MET LA TÊTE À L’AN VERS

Extrait d’un article de la Dépêche de Tahiti du mercredi 13 septembre 2017

Le 17e Salon du livre de Tahiti se tiendra du jeudi 16 au dimanche 19 novembre, à la Maison de la culture, sur le thème [vɛ ʁ]. En marge des auteurs locaux, 15 invités de l’Hexagone, d’outre-mer et de l’étranger ont déjà confirmé leur présence à ce rendez-vous littéraire. De nombreuses animations sont prévues pour le public, et notamment pour les scolaires, qui peuvent d’ores et déjà s’inscrire.

La prochaine édition du Salon du livre, qui se tiendra du 16 au 19 novembre, a été présentée, hier, par ses organisateurs, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) et la Maison de la culture. Une présentation dans les grandes lignes faites deux mois en amont de l’événement, afin que tout un chacun, “les lecteurs et tous les acteurs du monde de l’enseignement”, puissent se préparer. Car c’est une 17e édition des plus originales qui est en train de s’organiser.

Originale déjà dans son thème, [vɛʁ], un mot phonétique qui peut avoir tellement de sens (ver, verre, vert, vers, vair…), et, qui guidera les nombreuses animations prévues pour le grand public, mais aussi pour les scolaires.

Pour ces derniers, un partenariat, entamé il y a deux éditions entre le centre de lecture et le Salon du livre, leur permettra de rencontrer des auteurs et illustrateurs jeunesse invités.

Pour cela, il suffit que l’enseignant mette en place un projet pédagogique autour de l’œuvre d’un des dits auteurs.

“Cela fait trois ans que nous avons monté ce partenariat autour du livre jeunesse à l’occasion du Salon du livre, explique Rainui Tirao, du Centre de lecture. Cet événement est devenu incontournable et les enseignants doivent se l’accaparer. Ces rencontres d’une heure sont donc autant pour les écoles que les collèges et les lycées. Cela dépendra surtout de la bibliographie des auteurs présents. Nous avons également pensé aux élèves de la Presqu’île et de Moorea, pour lesquels les auteurs iront sur place. » SUITE DE CET ARTICLE

Photo Les organisateurs du Salon du livre ont présenté hier la 17e édition en préparation, afin que les lecteurs et les acteurs du monde de l’enseignement puissent s’y préparer. (© Vaiana Hargou)

Le salon de Tahiti dans le sillage du SILOLe salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO
Le salon de Tahiti dans le sillage du SILO

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Le Premier Cycle du Graal de Frédéric Angleviel

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Le Premier Cycle du Graal de Frédéric Angleviel

Nouvelles « historisées » d’une quête mythique revisitée disponible aux éditions Edilivre. Ce livre est vendu 16,00 Euros en ligne. Il sera prochainement disponible en librairie à Nouméa.

Les amateurs de théorie du complot, d’Illuminati, de templiers seront comblés. J’ai eu la primeur de le lire. Ça décoiffe ! Avec beaucoup de références, Frédéric est historien. JP

Sur le site Edilivre vous pourrez en lire un extrait

Du même auteur :

Poésies historiques néo-calédoniennes, 2016.

Kaléidoscope Kanak. Dix nouvelles calédoniennes, 2015.

La menace pourpre. Tome I, La parole perdue, Nantes, 2010.

De la vendetta à la Nouvelle-Calédonie. Paul Louis Mariotti, Roman historique, Paris, 2010

Un drame de la colonisation, Ouvéa, 1988, Paris, 2015 (Prix science du salon du livre insulaire d’Ouessant)

Histoire illustrée de la Nouvelle-Calédonie, Nouméa, 2013

(dir.), Religion et sacré en Océanie, colloque, Paris, 2000.

Les missions à Wallis et Futuna au XIXè siècle, Bordeaux, 1994. (Prix A. Pavie de l’Académie des Sciences d’Outremer)

Le Premier Cycle du Graal de Frédéric Angleviel

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Guillaume Berger est le lauréat de la résidence au château

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Guillaume Berger est le lauréat de la nouvelle résidence d’écriture lancée par la province Sud et la Maison du livre. Un auteur que j’ai eu l’occasion de rencontrer au Silo 2013 à Poindimié. Je l’avais trouvé plutôt génial et j’ai lu son livre l’Exil est mon royaume avec plaisir. Un ouvrage assez déroutant avec tellement d’humour que je me suis régalé. JP

Extrait du journal Local source MLNC

Extrait d’un article LNC par Julia Trison suite à sa sélection pour la résidence d'écriture du 16.09.2017

… Guillaume Berger, 33 ans, est le lauréat de la nouvelle résidence d’écriture lancée par la province Sud et la Maison du livre. La particularité du dispositif : il n’offre pas seulement un lieu de travail pendant trois mois (la petite maison Taragnat, dans l’enceinte du château Hagen) mais une rémunération de 300 000 francs mensuels. « Ce n’est pas seulement un prix de prestige, le prestige ne se mange pas même si c’est plaisant d’avoir une reconnaissance », pose avec humour l’auteur lauréat. Il dit consacrer 5 à 6 heures par jour à l’écriture.

Expérience latino-américaine

Auteur de deux romans parus chez Humanis (L’Exil est mon royaume, Les Enfants de salauds tiendront leur bière en enfer) et de quelques nouvelles, Guillaume Berger collabore aussi avec son père Bernard, créateur de La Brousse en folie, pour la partie recherche et réécriture de On ne refait pas l’histoire, sa série BD historique. Le projet pour lequel il va bénéficier de la résidence d’écriture est un roman, Paco, inspiré par son expérience de plusieurs années en Amérique latine et qui raconte l’arrivée d’un jeune Calédonien dans les bas-fonds de Quito. Le texte présenté a séduit le jury parce qu’il ouvre l’horizon à la littérature calédonienne.

Un récit à la première personne qui « trotte dans la tête [de l’auteur] depuis 17 ans ». Récit autobiographique ? Oui et non, répond le romancier : « Moi, ce que j’aime lire, ça sort des tripes. Il y a une grande mode de l’autofiction, mais une pure autobiographie, ça n’existe pas, on romance toujours un peu, et une fiction pure non plus, ça n’existe pas. »

Prévus en fin d’année, les trois mois de résidence devraient servir d’accélération à ce roman que Guillaume Berger pensait au départ finir courant 2018. Et lui mettre un coup de pression, aussi. « Normalement, on est seul, personne ne nous regarde trop, et on râle… », justifie l’écrivain, qui avoue être encore sous le coup d’une « heureuse surprise »… Suite sur votre quotidien Les Nouvelles Calédoniennes

L’Exil est mon royaume

Je mis un pied sur l’avenue et manquai me faire emporter par une fureur de camion hurlant. Je décidai d’être plus prudent. Il y avait suffisamment de ville de ce côté-ci de l’avenue. Les passants s’étaient arrêtés pour regarder. Ils me regardaient les yeux, puis les valises soigneusement bouclées, et quand ils me regardaient de nouveau les yeux, leurs regards étaient lourdement chargés de valises soigneusement bouclées. Je remontai mon pied sur le trottoir et redescendis vers la frontière.

« Un récit absolument étonnant, bourré de poésie, qui vous laisse essoufflé, ébahi, et bigrement rafraîchi. »

Né en 1984 en Nouvelle-Calédonie, Guillaume Berger quitte le territoire à 18 ans pour entreprendre des études supérieures en France, mais il abandonne rapidement les bancs de l’Université pour devenir écrivain.

La petite maison dans la prairie pour Guillaume

La petite maison dans la prairie pour Guillaume

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Remise des prix de mots d’or 2017 à la maison Célières + Pilou des mots

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Les lauréats avec le grand vainqueur de La Perouse en BTS et comédien célèbre. Photo JP
Les lauréats avec le grand vainqueur de La Perouse en BTS et comédien célèbre. Photo JP

Les lauréats avec le grand vainqueur de La Perouse en BTS et comédien célèbre. Photo JP

C’est devant un public nombreux que la 20e remise des prix des Mots d’Or s’est déroulée dans une ambiance des plus chaleureuses à la maison Célières, la maison du livre de Nouvelle-Calédonie (encore pour un peu de temps, le déménagement aura lieu bientôt). Voir en détail la liste des lauréats sur le site de l’Alliance Champlain.

Le grand vainqueur Kylian en BTS au lycée Lapérouse va bénéficier d’un voyage à Paris comme la précédente lauréate qui a tenu à le féliciter avec un beau discours. Le lycée Do Kamo à obtenu deux récompenses, ils sont présent chaque année et avec de bons résultats. Le deuxième prix est revenu à un élève de la CCI qui n’a pas démérité puisque Daniel Miroux le président de l’Alliance Champlain a précisé que le niveau avait été très relevé cette année et que le jury a eu du mal à désigner les lauréats.

1er Kylian TAPI du Lycée Lapérouse
2e Manava TEPA de la C.C.I. (CFA)
3e Mélody KAQEA et 
Muidane TIDJINE du Lycée Do Kamo

L'Alliance Champlain est mandatée depuis 1998 par l'importante association française "actions pour promouvoir le français des affaires", (A.P.F.A) pour organiser en Nouvelle-Calédonie, le concours international du Mot d'Or qui en est à sa dix-septième édition sur le Caillou.

Rappel des autres manifestations littéraires pendant cette semaine folle de la francophonie.

10e Forum francophone du Pacifique

Le pays invité cette année par la Calédonie, était le Vanuatu, le pays frère du Caillou dont la culture et les coutumes mélanésiennes sont très proches.  Situé à une heure de vol à peine de Nouméa, nombreux sont les échanges entre les deux pays, la langue française étant le ciment de cette amitié. Amitié qui s’était encore renforcée depuis le passage du terrible cyclone Pam qui avait ravagé le territoire vanuatais en mars 2015.

L’ouverture du 10ème Forum francophone du Pacifique a été précédée d’une conférence de presse donnée le lundi 4 septembre au Centre de Rencontres et d’Échanges Internationaux du Pacifique (CREIPAC). Plus

Elle a eu lieu dans l’ancienne chapelle du centre pénitentiaire du quartier de Nouville à Nouméa, reconvertie en salle d’accueil pour les délégations des Alliances Françaises invitée et décorée par la très belle exposition de clichés signés de l’illustre photographe David Becker « Partageons nos racines », mise à disposition par le Vice-Rectorat jusqu’au 21 septembre 2017.

 Rencontres entre écrivains du Caillou et du Vanuatu

Le 10e Pilou des Mots a été lancé dans la presse et relayé dans tous les services culturels du pays. Les compositions devaient parvenir à l’Alliance Champlain au plus tard, le lundi 28 aout 2017. Sachant que la grande nouveauté, cette année, était qu’elles pouvaient être transmises par courriel, à raison de 3 compositions uniquement par candidat. Ce qui a permis aux organisateurs du concours de prendre en compte quelques retardataires.

Le jury, qui s’est réuni le lundi 4 septembre, a examiné les quelque 50 compositions qui lui étaient parvenues. La sélection des trois premiers prix parmi les groupes juniors, adolescents et adultes, n’a pas été si facile. Mais il a bien fallu faire des choix. Les résultats ont été publiés sur le présent site : voir le lien ci-dessus.

La dotation 2017 était particulièrement prestigieuse due à la générosité des partenaires du concours que l’Alliance Champlain tient à remercier. Ainsi, la Cie AIRCALIN dont un représentant était présent (voir ci-dessous) et la librairie-papeterie AS DE TRÈFLE ont offert respectivement, pour le 1er prix adultes un billet A/R pour le Vanuatu et pour le 1er prix Adolescent, une tablette dernier cri numérique.

La remise des prix a eu lieu le vendredi 8 septembre à 11 h dans l’une des salles de la magnifique villa coloniale sise au Quartier Latin de Nouméa, dite le « Château Hagen », du nom des propriétaires qui l’avaient fait construire au 19e siècle.

Daniel Miroux et Valérie Meunier ont remis leurs lots aux 3e premiers prix de chacune des catégories Juniors, Adolescents et Adultes.

Le prix spécial du Vanuatu attribué à l’Ecole Primaire du Lycée Jean-Marie Le Clézio de Port-Vila a été remis à l’un des représentants de ce pays, M. Thimothée Kolomulu.

La petite Lucie Cadé, (11 ans, catégorie Juniors) un peu émue, a lu son poème projeté sur un écran, en présence de M. Jean-Pierre Nirua, Ministre vanuatais de l’Éducation et de la Francophonie.

La gagnante du 1er prix Adolescents, Brigitte qui habite HMAENS à Lifou, a été représentée par sa grande sœur habitant à Nouméa. La dame avec son bébé a donc pris en charge la tablette offerte par l’As de Trèfle.

Quant à récipiendaire du 1er prix Adultes, Mme Anne-Marie Salignon, elle n’était pas présente non plus, étant en déplacement loin de Nouméa.

 (Source Alliance Champlain)

Photos JP, en cliquant sur les photos la définition est meilleure
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Deux rendez-vous pour les amateurs d’histoire en Nouvelle-Calédonie

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Des livres de la collection Portes Océanes des éditions l'Harmattan

Des livres de la collection Portes Océanes des éditions l'Harmattan

Causerie ce mercredi soir à la librairie Calédolivre à 18h00 avec Simon Loueckhote et Alexandre Rosada

SIMON LOUECKHOTE, MA VERITE", un livre d'entretiens d'Alexandre Rosada

Qui est vraiment Simon Loueckhote ? Qui peut prétendre le connaître vraiment ? Conseiller municipal en 1982, élu à l’Assemblée puis au Congrès de la Nouvelle-Calédonie en 1984, « il a été à 35 ans, le plus jeune sénateur kanak de France en 1992 ». On dit aussi qu’il a été le sénateur de la Nouvelle-Calédonie qui a siégé le plus longtemps. Deux mandats : un de neuf ans et un de dix ans, soit dix-neuf années au total, presque un record ! Mais que sait-on du jeune homme entré en politique grâce à ses aînés Dick Ukeiwe et Jacques Lafleur ? Que connaît-on de son courage pendant les évènements sanglants du Caillou ? Rien ou peu, car il est discret pour ne pas dire secret par humilité et pudeur, qu’il dissimule derrière un grand sourire, une écoute, une ouverture et une empathie envers l’autre qui diffère de lui mais qui l’enrichit de sa diversité. On l’a compris Simon Loueckhote, Kanak non-indépendantiste et ancien sénateur de la République avec une identité culturelle affirmée, est un homme hors du commun. En clair, c’est un homme singulier et pourtant au cœur pluriel et conscient de la mosaïque multiculturelle humaine en général et de la société Calédonienne en particulier. Il méritait que l’on s’arrête un peu sur son parcours d’homme et d’homme politique. Dans cet ouvrage, au travers de ces entretiens collectés en 2017 à Nouméa, il ouvre son cœur et « parle vrai » sur ses ainés en politique, son expérience de parlementaire, sa vision des îles Loyauté et de l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Conférence ce samedi sur la présence Japonaise dans la région de Farino-Sarraméa-La Foa jusqu'en 1941 par Jerry Delathière

En fait, jusqu'au 7 décembre 1941, date de l'attaque japonaise sur la base américaine de Pearl Harbor aux îles Hawaï. Ce qui entraîna l'arrestation immédiate de tous les ressortissants Japonais de Nouvelle-Calédonie, ordonnée par le gouverneur Sautot. Ils furent internés à Nouville puis expédiés dans des camps en Australie... Je développerai toute cette histoire au cours d'une conférence à la mairie de Farino ce samedi 16 septembre à 9 h dans le cadre des Journées du Patrimoine (ayant pour thème, cette année : les migrations). Je projetterai en même temps des photos d'archives, notamment d'archives australiennes sur ces fameux camps de prisonniers japonais. Enfin vous pouvez retrouver tout cela en lisant le bulletin de la Société d'Etudes Historiques de la Nouvelle-Calédonie n° 171 du 2éme trimestre 2012, disponible au prix de 1 500 F au siège de la SEHNC, 1 rue de Salonique (juste au-dessus du snack "Pandanus" en haut de la place des Cocotiers) ou à la Librairie Calédo Livres... Bon week-end à tous !!! (Source : compte FaceBook de Jerry Delathière)

 Voir aussi sur ce blog

Couverture du bulletin n°171

Couverture du bulletin n°171

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Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952).

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En septembre 1939, la France fit venir 20 000 paysans vietnamiens en métropole. Recrutés la plupart de force, ils furent d’abord utilisés comme ouvriers dans les usines d’armement.

Internés dans des camps

En juin 1940, la défaite française met brusquement un terme aux réquisitions. 4 500 d’entre eux peuvent être renvoyés chez eux, avant que le blocus maritime britannique n’interdise aux navires français la route vers l’Orient. Les 15 000 restants sont envoyés en zone sud, et internés dans une dizaine de camps de travailleurs indochinois à Marseille, Sorgues, Agde, Toulouse, Bergerac, Bordeaux, Saint-Chamas et Vénissieux. Dirigés par des officiers français de l’armée coloniale, ceux-ci y appliquent une discipline très sévère, utilisant brimades, coups et racisme tels qu’on les pratiquait dans les colonies.

Traités comme des indigènes

Gérés par le service de la Main-d’œuvre indigène du ministère du Travail, ces hommes vont être utilisés dans tous les secteurs de l’économie. Jusqu’en 1948, l’Etat français loua leur force de travail à des sociétés publiques ou privées, encaissant l’argent de cette location, sans jamais reverser un quelconque salaire à ces ouvriers.

Le riz de Camargue

En 1942, 500 d’entre eux sont envoyés en Camargue pour tenter de relancer la riziculture. L’expérience remporte un immense succès. Aujourd’hui, c’est grâce à ces immigrés de force que le riz français existe.

Un livre

Pendant 70 ans, cette histoire demeura complètement enfouie dans les mémoires françaises. Jusqu’à ce qu’en 2009 Pierre Daum publie aux éditions Actes Sud une enquête qui révéla enfin cette page oubliée : Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France (1939-1952). Six mois après la publication du livre, la ville d’Arles organise le premier hommage officiel à la mémoire de ces 20 000 Vietnamiens. Depuis de nombreuses expositions et manifestations se déroulent un peu partout en France. Plus sur Pierre Daum et son livre

Un film Công Binh

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, 20 000 Vietnamiens étaient recrutés de force dans l’Indochine française pour venir suppléer dans les usines d’armement les ouvriers français partis sur le front allemand.

Pris à tort pour des soldats, bloqués en France après la défaite de 1940, livrés à la merci des occupants

allemands et des patrons collabos, ces ouvriers civils appelés Công Binh menaient une vie de parias sous l’Occupation. Ils étaient les pionniers de la culture du riz en Camargue. Considérés injustement comme des traîtres au Viêt Nam, ils étaient pourtant tous derrière Ho Chi Minh pour l’Indépendance du pays en 1945.

Le film a retrouvé une vingtaine de survivants au Viêt Nam et en France. Cinq sont décédés pendant le montage du film. Ils racontent aujourd’hui le colonialisme vécu au quotidien et témoignent de l'opprobre qui a touché même leurs enfants.

Une page de l’histoire entre la France et le Viêt Nam honteusement occultée de la mémoire collective. (Source le site http://www.immigresdeforce.com/)

Jeudi 14 septembre à 19h30

Visite guidée de l'exposition d'Ysé TRAN sur les familles de travailleurs indochinois installées en Lorraine. Lieu : FRAC, 1 bis rue des Trinitaires à METZ

Vendredi 15 septembre à 19h30

Conférence de Pierre Daum sur les travailleurs indochinois en France. Lieu : cloître des Récollets, 1, rue des Récollets à METZ

Samedi 16 et dimanche 17 septembre à 15h00

Visites du Fort de Queuleu sur les traces des travailleurs indochinois internés dans l'immédiat après-guerre. Lieu : Fort de Queuleu, allé Jean Burger à METZ

J'en profite pour parler de mon prochain livre. Il faut bien aussi penser à soi. JP

J'en profite pour parler de mon prochain livre. Il faut bien aussi penser à soi. JP

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Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

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Paul Tavo invité du prochain SILO 2017
Paul Tavo invité du prochain SILO 2017

Le SILO édition 2017 se tiendra à Poindimié

du 28 septembre au 1 octobre

Photo en une  Moetai Brotherson et Paul Tavo en 2015 source Lire en Polynésie

Né à Mallicolo en 1983, d’un père originaire de Lamap et d’une mère de Paama, Paul Tavo grandit dans la baie de Port-Sandwich jusqu’à son départ pour la capitale en 1996 où il entreprendra ses études.

Cinquième d’une famille de huit enfants, Paul a fait ses études au collège de Montmartre (pas celui de Paris mais Port-Vila) avant de passer son Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU) au lycée Antoine de Bougainville en 2003. Il obtient une licence de Lettres modernes à l'Université de Nouvelle-Calédonie en 2006. Il est également titulaire d'un Master de Littérature comparé obtenu à l'Université d'Aix-en-Provence en 2013. Passionnée depuis son adolescence par la littérature française et progressivement par la poésie, il est influencé par diverses lectures : Hugo, Balzac, Rousseau, Rimbaud, Verlaine, et surtout Shakespeare et Baudelaire.

Dès son entrée à l’université, Paul commence à rédiger ses premiers poèmes. C’est durant un échange universitaire de six mois à l’Université d’Adélaïde en Australie que l’écriture devient une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires. En juin 2011, il participe à l'opération culturelle et scientifique Incantation au Feu des Origines et devient le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d'un volcan en activité, le Yasur.  "L’âme du kava", ouvrage paru en août 2011 aux Editions Alliance française du Vanuatu, compile différents poèmes écrits à des époques différentes entre 2006 et 2010. En 2015, l'Alliance française publie le premier roman de Paul Tavo: "Quand le cannibale ricane". Avec ce premier roman, Paul Tavo puise dans ses expériences personnelles pour nous faire vivre, au fil de poèmes, dialogues intérieurs et narration, les errances nocturnes et la quête identitaire de son personnage, William. Ce jeune homme devient le porte-parole de la colère, l’indignation et le bouillonnement intellectuel de l’auteur, jusqu’à risquer de s’y faire engloutir complètement."

Paul Tavo est doctorant et moniteur à l'Université de Nouvelle-Calédonie. C'est un invité régulier du SILO, c’est mon coup de cœur. Je l’ai souvent croisé. Quand il me sourit, je ne peux pas m'empêcher de penser à son titre « Quand le cannibale ricane".

Dans Mosaïque des océans, la publication du Département d’Études Françaises et Francophones de Károly Sándor Pallai, Paul Tavo s'est longuement confié en voici quelques extraits. (Quelques morceaux choisis arbitrairement pour rédiger cet article qui donnent une idée du personnage Tavo). JP

Paul Tavo Vanuatu En 2011, vous avez participé au projet culturel et scientifique « Incantation au Feu des Origines ». Vous étiez « le premier artiste au monde à créer et déclamer un poème au bord du cratère d’un volcan en activité » Quel est votre rapport à votre terre natale ?

Ma relation avec ma terre natale en particulier, à la terre en général m’est essentielle, parce que salutaire. J’aime toucher la terre quand il fait beau, ou quand il pleut pour jardiner par exemple. J’aime marcher pieds nus sur la terre battue des sentiers ou dans la boue des mêmes sentiers quand il pleut, état de fait considéré aujourd’hui par le mondialisme comme une forme d’arriération, de sauvagerie etc. Laissons les flics de la pensée continuer d’un côté leur vacuité discursive, de l’autre leur fonction de protecteurs et défenseurs du capital spectaculaire et du fétichisme de la marchandise. Être connecté à la terre est essentiel pour moi car cela me permet d’apprendre à la respecter car c’est elle qui nous apporte tout. Sans elle, l’homme est perdu. Le premier moyen d’être en contact direct avec la terre, c’est de marcher pieds nus. La sensation est agréable. Il y a une fraîcheur qui monte de la plante des pieds vers tout le corps. Ce contact primordial, fondamental, salutaire est mis en péril aujourd’hui par le progrès, entendu dans son acception la plus communément admise, comme la course effrénée vers beaucoup plus de confort et beaucoup plus de possessions matérielles. Cette idée-là du progrès, je la trouve complètement fausse et erronée car elle rompt les liens qui unissent l’homme à la terre. Plus on va vers beaucoup plus de confort et de possessions matérielles (pas nécessaire d’ailleurs), plus l’homme apprend à avoir peur de la terre. L’homme, quand il commence à avoir peur de la terre, il devient petit à petit névrosé. La névrose (maladie de la modernité par excellence) est devenue possible par le divorce effectué par les citadins et leurs terres. Tous les maux qui sévissent dans les grandes villes d’Europe et d’ailleurs deviennent possibles seulement, je crois, parce que l’homme a perdu le contact salutaire qu’il avait avant avec sa terre, avec la terre. Mon rapport à la terre est de cet ordre-là…

… Joël Bonnemaison (chercheur français travaillant essentiellement sur l’île de Tanna au Sud de l’archipel du Vanuatu) disait dans son ouvrage L’arbre et la pirogue : « L’arbre est la métaphore de l’homme (…). Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue, c’est-à-dire, du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre, c’est-à-dire, de l’enracinement, de l’identité, et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tant à l’autre ; jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fait une Pirogue ». L’Océanien est un arbre enraciné dans sa terre... De nos jours avec la vente des terres pas les propriétaires terriens océaniens, il est plus que jamais temps de rappeler aux gens l’importance de la terre pour prévenir les névroses qui viendront avec le « développement ».

Vous dites que l’écriture est « une véritable passion, une évidence pour décrire et cristalliser des émotions contradictoires ». Pourquoi écrivez-vous ? Quel est votre art poétique ?

J’écris parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour pouvoir m’exprimer à l’école. J’ai essayé le foot, la chanson, la danse, mais je me révèle à chaque fois nul dans ces différentes formes d’expression. Les jeunes au Vanuatu préfèrent de loin ces 3 formes/moyens d’expression à une autre qui est incessamment mis en avant mais dont personne n’en veut, je veux dire : la lecture et l’écriture. Je les ai choisies parce que tout le monde n’en veut pas. Je n’aimais pas lire comme tout le monde mais je m’étais efforcé à le faire. J’ai commencé par les romans illustrés de la Collection Verte. Au bout d’une dizaine de romans d’aventure illustrés dans cette collection, je commençais à m’attaquer aux livres qui n’avaient pas d’illustrations. C’était comme ça que petit à petit j’ai pu arriver à voir qu’à travers la lecture je peux enrichir mon vocabulaire et pouvoir m’exprimer. Mes premiers gribouillis au collège étaient venus comme ça…

… Maintenant, j’ai 31 ans. Avec toutes les lectures effectuées et les différentes expériences vécues, l’écriture de la révolte l’emporte sur l’écriture poétique/descriptive émotionnelle centrée principalement sur les émotions et les sentiments d’un « Je » troublé. Je ne dis pas que cette littérature n’est pas importante. Elle n’est pas importante pour le moment. Quand on est en situation d’infériorité, la première des choses à faire, c’est de se révolter contre les injustices créées par l’homme et le système en place. Tant qu’il y aura une minorité qui continuera à s’enrichir grassement sur le dos de la majorité, du peuple, il faut lutter pour plus de justice. Ce que l’homme peut changer, il se doit de le faire. L’injustice sociale, le chômage et la pauvreté ne sont pas des fatalités. Nous pouvons les éradiquer si nous travaillons tous main dans la main contre le capitalisme, le marché et le fétichisme du spectacle marchand. Dans mon premier roman, qui va sortir en avril (2015), je dis à la suite de beaucoup d’écrivains que l’écriture doit éveiller les consciences sur ce qui se passe actuellement. Il ne s’agit pas pour moi de faire rêver (il y a suffisamment de panneaux publicitaires pour ça), il s’agit d’éveiller, de réveiller les dormeurs, les rêveurs et les manipulés. Le temps n’est plus aux rêveries romantiques, il est temps, pour nous tous, Océaniens, de faire autre chose, de travailler autrement, au lieu de nous épuiser vainement à imiter l’Amérique, l’Europe et leurs modèles. Ce mondialisme et ses puissances étatiques qui sont meurtrières pour les autres peuples et suicidaires pour les Européens. On a autre chose à faire qu’à s’épuiser à perdre du temps précieux à les regarder à longueur de journée à travers le petit écran et les spots publicitaires. On a des choses beaucoup plus intéressantes à faire que de s’acharner à les imiter, à les mimer et à vouloir leur ressembler. J’appelle cette écriture de la révolte, une écriture-morsure. Une écriture qui mord, pique, égratigne la conscience et le réveille de son endormissement…

Comment voyez-vous l’état actuel et le futur de la littérature vanuataise ?

Je suis confiant en ce qui concerne la littérature. Elle ne peut que grandir. Je souhaite et je suis sûr qu’elle va grandir comme une graine qu’on a semée et qui finit par pousser pour donner une belle fleur. En y réfléchissant, elle ne peut que grandir car actuellement elle est encore dans un état embryonnaire contrairement à la littérature néo-calédonienne, tahitienne, samoane, hawaïenne, néo-zélandaise etc. Mais elle a le temps de grandir et elle grandira… Quels sont les enjeux et les défis les plus importants dans votre parcours d’écrivain du point de vue identitaire ? Le plus difficile pour moi au début quand je commençais à écrire, c’était de trouver un coin tranquille dans la maison pour écrire. Je vivais à l’époque avec ma grande sœur, elle a six enfants et je vous assure que ce n’était pas du tout évident de lire et d’écrire. Maintenant, ça va beaucoup mieux avec ma situation de professeur au Lycée Louis-Antoine de Bougainville. D’un point de vue identitaire, le défi le plus important pour moi, c’est tout simplement le fait d’écrire en français. J’aime cette langue, mais en même temps c’est la langue de l’ancien colonisateur. Mon plus grand défi c’est ça, tenter de trouver un remède à ce complexe linguistique doublée d’un complexe d’infériorité par rapport aux catégorisations instituées à l’époque de la colonisation et qu’on a fini par intérioriser à l’école. Heureusement, mon mariage avec Leslie Vandeputte (anthropologue française travaillant sur le bislama) m’a fait dépasser ce complexe. À part cela, la langue française, elle m’est chère car c’est à travers elle principalement que j’ai découvert le monde et la complexité de l’homme…

Comment voyez-vous les enjeux contemporains les plus importants de la société vanuataise ?

Pour résister au mondialisme et à la démocratie du marché, nous devons apprendre à nos jeunes à aimer la terre, à faire de l’agriculture. Le Vanuatu doit se tourner vers l’agriculture aujourd’hui car elle constitue l’économie du pays. Le système éducatif et ceux qui y travaillent doivent cesser de vendre à nos jeunes des rêves inatteignables. Il faut leur dire qu’ils peuvent également réaliser leurs rêves au pays. Les jeunes qui ont toujours vécu à Port-Vila doivent retourner dans leurs îles respectives pour apprendre les gestes traditionnels et ancestraux qui représentent les moyens les plus sûrs pour garantir un développement durable et résister au mondialisme et à la démocratie de marché. Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre Nous devons réapprendre à reconstruire des pirogues et à cultiver la terre au Vanuatu et dans l’Océanie en général, c’est la garantie de la réappropriation de nos souverainetés respectives et l’assurance de notre victoire sur le conformisme qu’on nous vend constamment aujourd’hui.

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP
Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

Paul au Silo et invité à Des livres et nous à la MLNC photo JP

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Fraternité et partage entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)
Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)

Liliane Tauru et la directrice du Creipac (Photo JP)

Le 10e Forum Francophone du Pacifique qui se déroule en ce moment sur le thème fraternité et partage entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie a réuni des auteurs de nos deux pays au château Hagen où avait lieu une rencontre littéraire entre des écrivains et bédéistes de Nouvelle-Calédonie et du Vanuatu.

Vous trouverez ci-dessous quelques images de la matinée du vendredi 8/09.
plus d'infos sur  : http://creipac.nc/c/…/…/28/forum-francophone-pacifique-2017/

Extrait du mag. Gouv.

Photo : Présentation du Forum, ce lundi 4 septembre par les différents partenaires réunis autour de Bernard Deladrière.

… Chaque année, le Forum compte un invité d’honneur. Place en 2017 au Vanuatu. « Après le Japon, l’Inde et le Vietnam, j’ai souhaité mettre à l’honneur notre plus proche voisin avec lequel nous avons tissé des liens familiaux, fraternels », indique Bernard Deladrière, chargé de la francophonie au gouvernement. D’autant que l’institution a fait du Vanuatu « une priorité en matière de développement régional ». Jean-Pierre Nirua, ministre de l’Éducation et de la francophonie, sera du déplacement, tout comme le groupe Aro String Band qui se produira notamment sur Nouméa et Dumbéa.

Au fil des éditions, l’événement a pris de l’ampleur. Et son programme s’est considérablement enrichi. « Outre les participants habituels, nous recevons pour la toute première fois la Chine, à travers l’Alliance française de Canton, poursuit le membre du gouvernement. Une manière d’amorcer les relations avec cet immense pays » porteur d’espoirs sur le plan touristique. Preuve de l’engouement suscité, une vingtaine de partenaires concourent aujourd’hui au succès du Forum, dont la fidèle Alliance Champlain qui, chaque année, organise un concours de poésie. Le « Pilou des mots » porte cette année sur deux thèmes : la beauté volcanique du Vanuatu, ou la fraternité et le partage entre Vanuatu et Nouvelle-Calédonie plus d’informations sur http://www.alliance-champlain.asso.nc

Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP
Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP

Marcel, Paul et le neveu de tonton (lunettes) Photos JP

Public avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du châteauPublic avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du château

Public avec le représentant du gouvernement au premier plan et la boutique éphémère à l'entrée du château

Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)
Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)

Les ateliers en plein air avec des enfants attentifs (Photos JP)

Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)
Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)

Fiches des auteurs présents chez Cris (source MLNC)

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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