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Repas de fin d’année pour les écrivains calédoniens

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Photos Joël PAUL
Photos Joël PAULPhotos Joël PAUL

Photos Joël PAUL

A Boulari à l’initiative de l’association Ecrire En Océanie, le restaurant l’Envergure a remplacé provisoirement la maison du livre récemment délocalisée. Les écrivains présents ont partagé un bon repas dans une ambiance conviviale avant de s’installer pour lire des extraits et dédicacer leurs ouvrages. Un bon moment de partage pour se mettre en jambes avant les agapes de fin d’année. La présidente Nicole Isch a promis de renouveler ces réunions littéraires gustatives pour le plus grand plaisir des gourmets.  JP 

Ci-joint quelques photos de cette réunion

Repas de fin d’année pour les écrivains calédoniensRepas de fin d’année pour les écrivains calédoniens
Repas de fin d’année pour les écrivains calédoniens
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Publié dans Ecrivain calédonien

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Philippe PRUDHOMME et son Samuel Wallis

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La couverture scannée de mon exemplaire

La couverture scannée de mon exemplaire

"Il y a 250 ans, le 19 juin 1767, Samuel Wallis était le premier navigateur européen à découvrir les charmes et les mœurs du peuple de Tahiti", mais Philippe Prudhomme dans un ouvrage sur l’explorateur a souhaité rétablir les choses remettre les "montres marines à l’heure" sur cette période de l’histoire. J’ai rencontré l’auteur pendant mon séjour au fenua. C’est un passionné. Son livre se lit très facilement d’autant que le choix des gros caractères épargne les yeux des gens qui ont la vue qui baisse (comme moi). Je ne sais pas si cet ouvrage est disponible en librairie mais Philippe Prudhomme peut être contacté par l’intermédiaire de son association des amis de Louis Antoine de Bougainville. Son livre résume bien la découverte de Tahiti et explique aussi la rivalité entre Français et Anglais au coude à coude pour découvrir les îles du Pacifique. JP

Plus

Bienvenue sur le site de l'Association des Amis de Louis Antoine de Bougainville

Mot du président : M. PRUDHOMME Philippe

Le film "Pirate des Caraïbes" a connu un succès mondial. Puisse-t-il en être autant de ce site dédié à la gloire du plus grand navigateur français de tous les temps dont les aventures heureuses ont marqué, depuis le XVIIIème siècle, l'imagination de nombreuses générations de lecteurs passionnés de navigation et de grands espaces.

Bon vent ! Bonne navigation et bon surf sur les vagues de notre "océan de rêves".

Les amis de Bougainville

BP 4364

98713 - PAPEETE RP

Polynésie Français

2bougainville@gmail.com

Président : Philippe PRUDHOMME

Vice président : Luc MEISSONNIER

Secrétaire : Docteur Frédéric DUFLOCQ

Trésorière : Josiane CHOULANT

Créateur du site : Antoine NAGY

Membres d'honneur :

- Jean GUIART, professeur honoraire du Muséum d'Histoire Naturelle

- Victor SUTHREN, historien et écrivain

- Simone DUBOSCQ, Maire d'Anneville-sur-Mer

- Henriette MARSEILLE

- Régis LECOCHE

- Nathalie FAIVRE et Éric DEMERGER, Jardin Botanique de Paris

- Dr. Dominique EVRARD, spécialiste de Commerson

- Thibault de FERRAND, domaine de Montmarin

- Catherine CORMERY, livres d’exception

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Un beau livre de photographies anciennes en présentation à Calédo Livres

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Frédéric Angleviel et Mike Hosken photos de Joël PAUL
Frédéric Angleviel et Mike Hosken photos de Joël PAUL

Frédéric Angleviel et Mike Hosken photos de Joël PAUL

La librairie Calédo Livres ne désemplie pas depuis le début du mois. Les beaux livres ont des adeptes. Hier soir, la dernière création de Photo Print Pacifique, le livre de Frédéric Angleviel était présenté à un public de connaisseurs, Historiens et collectionneurs.

Mike Hoksen et Frédéric Angleviel ont justifié leurs choix pour élaborer ce magnifique ouvrage. D’abord la période, à partir de 1848 et 1918, ensuite 350 clichés sortis des archives et de collectionneurs privés soit 80% de photos peu connues du grand public et 30 % de photos inédites, celles des collectionneurs. L’auteur a privilégié les belles photos ce qui explique le pourcentage de photos inédites. Les photographies de cet album bien choisies et restaurées par Christine sont très belles Certaines sont coloriées d’origine (sur les plaques) avec un rendu désuet mais plein de charme. Ce beau livre, un pan de notre patrimoine devrait trouver sa place dans les bonnes bibliothèques des Calédoniens. JP

L’histoire photographique de la Nouvelle-Calédonie est riche grâce à la présence conjointe de photographes professionnels et d’amateurs passionnés et éclairés. Depuis les travaux du RP Patrick O’Reilly , complétés par l’étude de Serge Kakou , nous connaissons les noms et l’oeuvre des photographes professionnels. Á Nouméa Ernest Robin, James Peace, Allan Hughan, Édouard-Henri Dufty puis Charles Nething  et à Thio F. Darras. Nous avons fait le choix de ne pas paraphraser nos aînés et de vous présenter directement leurs œuvres, non pas par « auteurs », mais au fil des thématiques présentées. La même démarche a été suivie pour les photographes amateurs reconnus, tels que Évenor de Greslan, Léon Devambez, Théotime Bray, Maurice Leenhardt, Charles Mitride ou encore le géomètre Nicolas Ratzel. Très nombreux sont les inconnus qui ont participés à la création du fonds patrimonial photographique calédonien. Le classement qui vous est proposé commence par la présentation des pays kanak traditionnel, puis la fondation de Port-de-France. Dans une seconde partie, sont présentés le bagne dans sa diversité et le kaléidoscope des populations calédoniennes. Une troisième partie porte sur les hommes ainsi que les activités minières et agricoles. La dernière partie présente la lente évolution des transports et un « tour de côte » de la Grande terre et les îles Loyauté. Les clichés issus de daguerrotypes sont peu nombreux du fait de leur faible qualité et de leur remplacement dès les années 1850 par le processus négatif-positif, plus rapide et moins coûteux.

Plus avec des photos du livre (cliquez sur ce lien)

NB : Julia Trison de LNC a fait un bel article dans notre quoditien du 21 décembre 2017

Photo JP : Christine qui a "nettoyé" les photographies est la dame en bleu sur la deuxième image.Photo JP : Christine qui a "nettoyé" les photographies est la dame en bleu sur la deuxième image.
Photo JP : Christine qui a "nettoyé" les photographies est la dame en bleu sur la deuxième image.Photo JP : Christine qui a "nettoyé" les photographies est la dame en bleu sur la deuxième image.

Photo JP : Christine qui a "nettoyé" les photographies est la dame en bleu sur la deuxième image.

Publié dans Ecrivain calédonien

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François Garde à Nouméa pour présenter L'effroi

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Photos de Joël PAUL (Christophe Augias directeur de la bibliothèque, Pierre Faessel et François Garde)Photos de Joël PAUL (Christophe Augias directeur de la bibliothèque, Pierre Faessel et François Garde)
Photos de Joël PAUL (Christophe Augias directeur de la bibliothèque, Pierre Faessel et François Garde)

Photos de Joël PAUL (Christophe Augias directeur de la bibliothèque, Pierre Faessel et François Garde)

Excellente communication de François Garde pour présenter l’effroi son dernier roman chez Gallimard dans la collection Blanche. Assisté par Pierre Faessel qui n’a rien perdu de son humour et de sa passion quoiqu’il ne participe plus beaucoup aux animations littéraires. Il nous manque.

François Garde a décliné toutes les conséquences, qu’il développe dans son roman, du geste de son héros « L’homme qui a dit non » à son chef d’orchestre qui avait fait un salut nazi avant d’attaquer son concert. François Garde a beaucoup parlé. Il a fait des confidences aux heureuses personnes venues l’écouter dans la salle de lecture de la bibliothèque Bernheim. Il a parlé de sa passion pour la musique très présente dans le livre, de son ancien métier de haut fonctionnaire, de sa connaissance des médias qu’il a pratiqué dans ses fonctions officielles et comme écrivain maintenant car le monde médiatique est bien décrit dans le roman. Le livre est sombre, François Garde n’a pas dit noir mais avec beaucoup d’humour. Pierre Faessel en rigolait encore en racontant certains passages. L’auteur récompensé d’un prix de l’académie française à raconté dans le détail son émouvant passage sous la coupole. Relaté comme il l’a fait, c’est vrai que c’est quelque chose, pourtant François Garde est un habitué des ors de la république.

Pour terminer, il a mis en appétit ses lecteurs en dévoilant ses projets d’écriture. L’outremer lui colle à la peau et il en parlera dans un ouvrage à venir. François Garde sait se vendre, c’est un séducteur, mais avec son talent d’écrivain, il n’a pas de mérite. C’est trop facile ! JP

Collection Blanche, Gallimard

Parution : 03-10-2016

Quand, un soir de première à l’Opéra Garnier, Louis Craon, chef d’orchestre de renommée internationale, fait le salut nazi, la stupeur est si grande que personne ne bouge dans la fosse, ni dans la salle. Personne, sauf un altiste, Sébastien Armant, qui le premier se lève et tourne le dos au chef.

En quelques secondes, ce geste spontané et presque involontaire, immédiatement relayé par les médias, transforme Sébastien Armant en héros. Dès le lendemain, toutes les rédactions s’arrachent «l’homme qui a dit non». Le musicien jusqu'ici inconnu se laisse emporter dans un tourbillon de sollicitations incessantes, jusqu’au moment où un mystérieux groupe extrémiste revendiquant le geste de Craon le prend pour cible.

Récit au jour le jour d’une existence qui bascule, L'effroi pose de manière originale la question de l’obéissance et de l’héroïsme ordinaires.

Prix Mottart 2017

Prix de soutien à la création littéraire - (Prix annuels, créés en 1949).

Un autre article sur François Garde sur ce blog (François Garde est dans rubrique écrivain calédonien. ce n'est pas une erreur)

Photos dans la salle et une vente des livres de F. Garde par la librairie Calédo LivresPhotos dans la salle et une vente des livres de F. Garde par la librairie Calédo Livres

Photos dans la salle et une vente des livres de F. Garde par la librairie Calédo Livres

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Dédicace de l'ouvrage Photographies calédoniennes d’antan à Calédo Livres

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Photo de Frédéric Angleviel au festival de la BD à Boulouparis 2017 de Joël PAUL
Photo de Frédéric Angleviel au festival de la BD à Boulouparis 2017 de Joël PAUL

Photo de Frédéric Angleviel au festival de la BD à Boulouparis 2017 de Joël PAUL

Couverture du livre

Couverture du livre

Photographies calédoniennes d'antan, Footprint Pacifique,

Cet ouvrage de Frédéric Angleviel, se veut un kaléidoscope des plus belles et des plus importantes photographies de la phase pionnière de l’histoire coloniale de la Nouvelle-Calédonie, entre la première image au collodium de 1848 et la fin de la Première Guerre mondiale en 1918.

208 pages avec plus de 350 images

Prix publique 3900 CFP

Voilà une idée cadeau pour cette fin d’année !

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Apprendre le Caldien avec Gaby : Baby Car

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C'est le premier mot d'une série. On attend la suite avec impatience !

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Nouméa ville lumière

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Nouméa ville lumière
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!
Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!

Des lumières, des spectacles, des attractions. Nouméa gâte ses administrés. Bravo !!!

Publié dans Divers, Notre Caillou

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Le bagne en héritage une parution des Nouvelles Calédoniennes

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Le bagne en héritage une parution des Nouvelles Calédoniennes

« Le bagne en héritage », leur histoire commune

L’intégralité des parutions de la série « Destins de familles » a été rassemblée en un ouvrage. Dans cette libération de la parole, les portraits de condamnés et ceux de militaires sont les facettes d’une seule et même histoire.

L’histoire des destins de familles issues de la colonisation pénale

Cet ouvrage réunit les témoignages des descendants « de ceux du bagne » publiés dans Les Nouvelles Calédoniennes entre novembre 2015 et juin 2017 au sein de la série Destins de familles.

4 500 XPF / 37.71€ disponible en librairie à Nouméa

Publié dans Ecrivain calédonien

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Les émouvants discours du président de la maison du livre Frédéric Ohlen

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M. Frédéric Ohlen, président depuis la création en 2007 a laissé sa place à un autre ecrivain reconnu, M. Nicolas Kurtovitch (relais de l'association des écrivains).
Frédéric Ohlen au dernier SILO avec Titaua Peu, il avait prédit sa réussite avec l'ouvrage PINA. Frédéric est un grand connaisseur ! Photo JP


Le reste du bureau de la Mlnc est le suivant :
• 1ere Vice-présidente, Mme Juliette Maes au titre de Lire en Calédonie 
• 2d Vice-présidente, Mme Françoise Cayrol au titre de l'Université de la Nouvelle-Calédonie
• Secrétaire, M. Philip Markham au titre des amis de la reliure
• Trésorier, Melle Valérie Chardonnet au titre du Sci-fi club.
Ce bureau est élu pour la fin du mandat en cours jusqu'à décembre 2018.
Nous remercions chaleureusement l'ancien président pour son investissement pendant 10 ans, sa bienveillance et sa grande générosité.
Nous remercions également l'ancien trésorier, M. Manuel Touraille au titre de l'ADAMIC pour son engagement.
(message de la nouvelle direction MLNC)

Photo MLNC

Photo MLNC

La MLNC a réouvert ses portes à la "Tour Eiffel du Livre" (étage de la salle Eiffel, bibliothèque Bernheim), l’inauguration des nouveaux locaux s’est déroulée mercredi soir.

DISCOURS PRONONCÉ LE SAMEDI 4 NOVEMBRE 2017

DANS LES JARDINS DE LA MLNC

Mesdames, Messieurs,

Chers amis de la Maison du Livre,

La nostalgie n’est pas mon fort. J’ai toujours préféré le pas qui suit au pas qui précède, toujours, j’ai préféré en-visager l’avenir au lieu d’encenser le passé. Mais vous me permettrez de faire, pour cette fois, une exception. N’en déplaise aux grincheux, à ceux que terrassent ipso facto l’inertie et l’indifférence, la violence et les difficultés, la vie ne m’a jamais paru absurde et sans issue. Il n’y avait que deux façons de servir la Clarté : enseigner et transmettre aux plus jeunes les valeurs que j’avais reçues de mes proches par le sang ou l’Esprit, et, là où les sociétés et leurs autorités de toutes sortes persistent à ignorer les lacunes et les cris, fédérer des êtres de bonne volonté pour tenter de faire quelque chose.

On ne peut être libre seul et mener, humainement et artistiquement, ses propres combats. Fort de ce constat, j’ai consacré trente ans et plus de mon existence à rassembler des gens formidables, ceux qui pensaient que marcher ensemble rendait possible tous les miracles. Ces tresses improbables, à ma grande surprise, ont perduré après moi. De cette histoire secrète, je voudrais vous dire brièvement quelques mots.

Ce furent d’abord trois décennies extraordinaires. 1974-1984 où nous avons, à l’enseigne du club La Gourmette, redonné ses lettres de noblesses à l’équitation en Nouvelle-Calédonie : création des premiers concours complets, des premiers critériums et championnats interclubs, introduction du horse-ball, de la voltige équestre, des carrousels liant en musique, avant les Zingaro et Bartabas, cavales et cavaliers. Puis, de 1987 à 1997, vint l’ère du Sci-Fi Club quand, par le jeu, le cinéma, la littérature, cette aspiration à plus vaste que soi trouvait pour beaucoup une réponse concrète. Puis il y a dix ans, dans la salle Eiffel de la bibliothèque Bernheim, là même où nous allons prochainement revenir, nous fondions la Maison du Livre et prenions possession de ce bâtiment de bois et de brique tout juste restauré. Une demeure enfin accessible, offerte à chaque Calédonien. Car oui, ce pays a des choses à (nous) lire et à (nous) dire ! Un message tout simple qui a encore ses négationnistes et ses détracteurs.

Dix ans ! Une collection d’instants, de moments uniques… Je n’ai rien oublié. Soixante enfants riant et se pâmant un samedi matin, non devant Guignol, mais face au Nez de Nicolas Gogol. Yves Duteil dédicaçant notre Livre d’or pour nous « emmener vers demain ». Notre manguier magique qui fait pleuvoir ses fruits sur quelques récalcitrants de la syntaxe. Tous ces textes résonnant sur les ondes à la place des horoscopes. Un violoncelle sculptant les sanglots d’un aigle-pêcheur. Les totems du sieur Lôter comme autant d’échelles posées contre le Ciel. Les lapins et les chats, les poules et les vagabonds demandant asile à nos vérandas. Les verres de l’amitié jusqu’à pas d’heure au milieu des pizzas. Les plumes en résidence sommées de produire sous le diplôme roussi de vieillesse d’un certain Jean Mariotti. Les pommes-Cythère que les gamins s’arrachent. Les heliconias dévorés par une armée de sauterelles géantes. Les livres, donnés par tonnes, s’empilant à l’accueil. La voix du vieux Pebou ou d’un Nono chouchou du général Patch. La visiteuse avouant qu’elle dormait là, « à l’époque », dans tel coin de parquet, au fond du couloir. Les cailloux des voyous ricochant sur les tôles. Les voleurs d’eau, les tagueurs de porte, ceux qui inventent et ceux qui rêvent. Un monde. Oui, un monde, une écologie. Avec ses loups, ses fauves, ses passants.

Il y eut, bien sûr, d’autres aventures, moins connues, plus transversales – mais tout aussi abouties, et désormais assez adultes pour aller leur chemin en oubliant qui, jadis, les a cœur à cœur pétries avant même qu’elles ne naissent… J’ai confiance dans leur destin, dans leur aptitude à imaginer, à agir, à ne surtout pas déclarer forfait en proclamant la vanité de tous nos efforts.

Il ne suffit pas de réussir, de mener à bien ses projets personnels en publiant une œuvre qui a trouvé tous comptes faits son public et se diffuse dans tout l’espace francophone, y compris en Afrique et dans le Maghreb. Il ne suffit pas non plus, sur le plan professionnel, d’accéder tardivement aux plus hautes fonctions en faisant prévaloir un instant ses idées sur la langue, sa capacité de résilience, ses divers modes d’apprentissage.

La vie, comme le roman, sont les lieux privilégiés de l’impossible. Alors, osons défier encore, nos petits livres en main, le Néant et la stupidité, lutter jour après jour contre toutes les formes de surdité et d’aveuglement. Vous le savez depuis Lucilius, et ces lettres que lui adressait ce rabat-joie de Sénèque pour le convertir au stoïcisme : « Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. »

J’ai foi dans le tandem Nicolas–Jean-Brice pour écrire la suite. Et je vous demande à tous, non pas « de vous arrêter »…, mais de leur apporter votre concours – pas seulement de vagues acquiescements ou des agréments donnés du bout des lèvres. Avec toute ma force de conviction, avec toute ma reconnaissance pour ceux, nombreux, qui nous ont soutenus et suivis, je dis aujourd’hui au revoir à la Maison du Livre et longue vie, très longue vie à la future Tour Eiffel des livres !

         Frédéric Ohlen

Image d'illustration photo du net modifiée

Image d'illustration photo du net modifiée

DISCOURS PRONONCÉ LE MERCREDI 13 DÉCEMBRE 2017

DANS LES JARDINS DE LA BIBLIOTHÈQUE BERNHEIM

Mesdames et Messieurs,

Chers amis de la Maison du Livre,

Longtemps, je me suis levé de bonne heure. Sans l’avoir jamais recherché,  par pur tempérament, par une sorte d’élan qui m’est tout naturel, et quels que soient ma fatigue ou mes soucis, je m’éveille à la pique du jour. Je suis de ceux qui, après quelques heures de sommeil, aiment voir à l’Est surgir le soleil, de ces amateurs de bons mots qui se damneraient pour un bon début et pour qui la discrétion, la fraîcheur de l’aube valent cent fois l’emphase des crépuscules. Mais dans la vie, comme dans les livres, il faut savoir conclure. Certaines fins sont aussi des naissances. Elles seules donnent un sens à ce qui fut semé.

Aujourd’hui, un cycle s’achève. Un autre commence. La Maison du Livre a mué. Voyez ! La chenille sort de son cocon, vole du Port-Despointes au Centre-Ville pour à nouveau battre des ailes. Il a suffi d’une poignée de semaines pour que nous passions d’un site historique, habité et animé durant une décennie,  à un bâtiment hors norme lui aussi : l’ancien pavillon de la Nouvelle-Calédonie à l’Exposition universelle de 1900, démonté et remonté grâce à la générosité d’un mineur mécène, pour devenir cette bibliothèque où nous sommes.

On a oublié le nom de son architecte. En revanche, on a retenu, et pour cause, celui du concepteur de sa structure. Même un béotien traversant l’étage ne peut manquer de remarquer entre ces boulons rivés à chaud, ces croisillons, ces entretoises, une ressemblance frappante avec un monument en son temps très contesté, cette tour symbole même de l’Esprit nouveau. Et quelle fierté de demeurer désormais liés à ce « A » de fer né des ateliers Eiffel à Levallois-Perret.  Là même où naquirent la Statue de la Liberté, le viaduc de Garabit ou l’une des gares de Budapest !

Avoir un toit, certes, c’est capital. Et c’est bien ce que nous célébrons ce soir. Mais nos missions vont bien au-delà de ces murs. Lire et faire lire, inciter à écrire et à publier, de mieux en mieux et de plus en plus en tous lieux de la Grande Terre et des Îles. Un pays se construit – aussi – par les mots qu’il pose, par ceux qu’il tresse ici et là-bas pour témoigner du passé et inventer l’avenir. « Ma tâche, disait Senghor, est d’éveiller mon peuple aux futurs flamboyants / Ma joie de créer des images pour le nourrir, ô lumières rythmées de la Parole ! » (Élégies des Alizés, 1935).

Car un jour, comme dans l’acte IV de La Tempête, nos divertissements seront finis. Nous nous dissiperons dans l'air subtil. Tous nos fantasmes sans assises, tous nos temples solennels se dissoudront, ils s'évanouiront sans laisser derrière eux ne fût-ce qu'un brouillard. Oui, nous sommes de la même étoffe que les songes,  et notre vie infime est cernée de sommeil... Demain, seuls en témoigneront  nos chants s’ils portent en eux assez de force pour dire l’Homme, tout l’Homme, et le mettre debout.

Faut-il pour le comprendre avoir reçu le sceau des écoles ou des Églises ?  Rien n’est moins sûr. Souvent les gens fonctionnent à l’instinct. Sans peine  ils séparent l’essentiel de l’accessoire, et devinent d’emblée, sans cours, sans discours, l’importance de certains actes : planter un arbre après les flammes,  les cyclones ou les tsunamis, aimer la vie, s’aimer soi loin des colériques, et puis  – au nom de quelle folie douce ? – concevoir un enfant, le créer de sang ou d’encre malgré l’époque, Daech et la mer qui monte, le guider ensuite, à deux ou à mille, pour lui offrir le monde et son intangible beauté.

En coupant le ruban tout à l’heure, nous y penserons. Nous ouvrirons un espace pour nous agrandir, pour « lier le visible et l’invisible ». Vous qui entrez ici, ne perdez pas tout espoir. Redevenez le gosse qui s’émerveille de voler sur une balançoire  – et sait qu’il peut toucher le ciel.

Frédéric Ohlen

[1][1] Une balançoire vertigineuse a été installée au beau milieu de la salle Eiffel ! Venez l’essayer… !

La maison Célières, une photographie de Joël PAUL. C'était le bon temps !

La maison Célières, une photographie de Joël PAUL. C'était le bon temps !

Publié dans Maison du livre NC

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Tu vois ! Je l’ai dévoré mais le mieux c’est de le lire.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo montage JP

Photo montage JP

Oui, j’ai dévoré le dernier Al Dorcey de Patrice Guirao. Les connaisseurs et amateurs de Polar made in fenua ne seront pas étonnés. Pour les autres, je vous recommande ce roman pour découvrir le détective de Tahiti.

Al Dorcey ce n’est pas l’inspecteur Harry, Harry Callahan, Alias Clint Eastwood au cinéma. Ça ne flingue pas beaucoup mais les enquêtes sont là. Plus déroutantes les unes des autres avec ses personnages favoris truculents. Le privé est parfois gauche comme l’inspecteur Columbo, Peter Falk, mais il est efficace. Les dialogues transportent immédiatement le lecteur en Polynésie. On entend les accents même si les R n’étaient volontairement multipliés. Le ton est tellement juste que pour ceux qui ont eu la chance de séjourner à Papeete ou aux îles, ils se retrouvent plongés instantanément dans les rues de Papeete et la chaleur moite que Patrice décrit si bien. L’écriture est proche de Frédéric Dard, San-Antonio voire des dialogues de Michel Audiard. Il y a aussi du style, de la poésie dans les descriptions. Bref, c’est super.

Tu vois ! Un polar à lire en urgence. Il est disponible en librairie à Nouméa. Patrice passera surement pour des dédicaces en Nouvelle-Calédonie bientôt car si Al Dorcey est Tahitien Patrice Guirao est un écrivain du Pacifique, même du Sud. JP

Plus sur cet auteur que j’ai rencontré au salon du livre en Polynésie

Résumé du livre :

Décidément dans les enquêtes d’Al Dorsey – Le détective de Tahiti, il y a toujours « gorgone sous corail » !

Après l’adaptation en série TV, les enquêtes de notre détective préféré se poursuivent de plus belle, toujours accompagné de la belle Lyao-Ly, de la charismatique « mamie Gyani » et de Sando, son éternel ami.

Une lettre anonyme, une demande de rançon, une menace d’enlèvement, une disparition, de petits larcins et le monde des vivants qui entoure Al Dorsey commence à se fissurer dangereusement.

Rire de la mort ce n’est pas bien… mais elle se rit bien de nous !

Au vent des îles 2 300 XFP soit 19.32 Euros

Photo de Patrice Guirao à Papeete de Joël PAUL
Photo de Patrice Guirao à Papeete de Joël PAUL

Photo de Patrice Guirao à Papeete de Joël PAUL

Depuis le tournage de la série télévisée. Al Dorcey est connu même en métropole.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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