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Le Livre des îles noires – vies de Fletcher de Pierre Furlan est très attendu

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo du site vente des îles

Photo du site vente des îles

Il sera au salon de Livres Paris et à

Rochefort FESTIVAL 2018 DU 29 MARS AU 2 AVRIL (source de ces informations le site du salon en cours de construction et le site Vent des Îles. Le théme du salon c'est notre région avec ce beau livre de Christian Robert notre éditeur Pacifique)

Une édition qui va nous transporter des rivages du Vanuatu à ceux des archipels des Iles Samoa.
Deux cultures, l’une mélanésienne et l’autre polynésienne, deux espaces : anglophones et francophones, deux gouvernances: états indépendants et territoire non incorporé aux Etats-Unis d’Amérique… La singularité de ce festival est de toujours nous étonner et de nous faire découvrir par l’image et l’écrit, des peuples et des cultures de cet immense espace océanien.

RdV : Un livre, un auteur : Le Livre des Iles noires – vies de Fletcher - 1 avril 2018 - 11:00 - Palais des Congrès

L'auteur :

Pierre Furlan, auteur de romans, de nouvelles et d’essais littéraires, se passionne pour le Pacifique Sud depuis son invitation au Randell Writers College de Wellington en 2004-2005. D’où son roman Le Rêve du collectionneur (Au Vent des Iles, 2009), traduit en anglais par Victoria University Press et diffusé par épisodes sur Radio New Zealand. D’où aussi, maintenant, ce « roman vrai » sur R.J. Fletcher et sa postérité aux Nouvelles-Hébrides (aujourd’hui Vanuatu).

Pierre Furlan, qui a passé son adolescence en Californie et fait ses études à Berkeley, traduit aussi des auteurs américains tels que Russell Banks, Paul Auster et Thomas Savage ou les néo-zélandais Elizabeth Knox, Alan Duff et John Mulgan.

Pierre Furlan is a translator and a writer of fiction and essays. His passion for the South Pacific was born after being the Randell Cottage Creative New Zealand Writer in Residence in 2004.

photo officielle du site salon de Rochefort

LE ROMAN

Le Livre des Iles noires – vies de Fletcher, Au Vent des Iles, Tahiti, février-mars 2018

L’écrivain et aventurier anglais R.J. Fletcher (1877-1965) est une légende. Auteur presque malgré lui des scandaleuses et célèbres Lettres des Iles-Paradis, c’est pour certains un pourfendeur d’illusions, un ethnographe esthète, un « Rimbaud du Pacifique », mais pour d’autres un vagabond des tropiques et un raté sublime auquel on prête la mort prématurée et alcoolisée qui sied à un aristocrate de l’autodestruction. Ainsi Jacques Prévert prétendait que s’il devait emporter un livre sur une île déserte, ce serait justement celui de Fletcher, tandis que Michel Leiris l’a fait rééditer sous le titre Iles-Paradis, Iles d’illusion.

Mais un personnage de légende n’existe pas tout à fait. D’ailleurs, jusqu’à une période récente, les avis, du moins en France, divergeaient sur la réalité de ce Fletcher qui n’avait même pas signé son livre principal, se cachait sous le pseudonyme d’Asterisk et semblait avoir disparu à Tahiti. C’est donc à la recherche d’un être insaisissable que Pierre Furlan s’est lancé. Il a commencé par sa famille. Durant son séjour de plusieurs années aux Nouvelles-Hébrides, en effet, Fletcher avait eu avec Onéla (une Mélanésienne) un fils qu’il avait abandonné, le laissant à l’âge de trois ans aux bons soins d’une famille de l’île. Ce fils grandit, eut lui-même une fille, et c’est avec celle-ci, donc avec la petite-fille de R.J. Fletcher, que Pierre Furlan a entrepris de remonter le temps et parcouru l’île d’Epi où Fletcher avait vécu presque cent ans plus tôt. Il a ainsi tenté de reconstituer les multiples existences d’un R.J. Fletcher qui, à mesure qu’il se dévoilait, devenait bien plus humain et bien plus intéressant qu’une légende. Ce chemin de découverte, traversant l’histoire du fils abandonné et de la petite-fille, conduit le lecteur jusqu’au Vanuatu d’aujourd’hui.

Le Livre des îles noires – vies de Fletcher est une œuvre de fiction qui campe des personnages sur trois générations et recrée la famille à laquelle Fletcher ne pouvait pas croire. Mais il s’agit d’un « roman vrai », entièrement fondé sur des faits avérés, qui présente aussi pour la première fois des lettres retrouvées de R.J. Fletcher, lettres qui donnent à celles qui lui ont valu sa gloire un éclairage neuf et passionnant.

DU MÊME AUTEUR

• Ma route coupait droit à travers le monde (nouvelles), Esperluète, 2018

• Paekakariki (nouvelles, avec des dessins d’Olivier Sonck), Esperluète, 2011

• Le Rêve du collectionneur (roman) Au Vent des Iles, 2009. Traduction anglaise par Jean Anderson, The Collector’s Dream, Victoria University Press, Wellington, 2010

• Le Violon de Soutter (récit, avec des monotypes d’Alain Petre), Esperluète, 2003

• L’Atelier de Barbe-Bleue (nouvelles), Actes Sud, 2002. Traduction anglaise par Jean Anderson, Bluebeard’s Workshop, Victoria University Press, Wellington, 2007

• La Tentation américaine (roman), Actes Sud, 1993.

• Les Dents de lait du dragon (roman), Actes Sud, 1992

• L’Invasion des nuages pâles (roman), Actes Sud, 1988

Ci-dessous une vidéo pour faire connaissance avec l'auteur

Richard Flanagan, auteur australien et Pierre Furlan, traducteur étaient présents en Auvergne en 2010 pour la sortie de "Désirer". Cette rencontre était organisée dans le cadre des 'Grands espaces littéraires' et ' Auteurs nomades' à la librairie Le bateau livre à Cournon d'Auvergne (63). L'occasion pour nous de réaliser une rencontre croisée pour parler de l'importance du travail et de la responsabilité du traducteur pour nous faire connaitre les littératures d'ailleur

Le Livre des îles noires – vies de Fletcher de Pierre Furlan est très attendu

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Comprendre les référendums de 2018-2022 en Nouvelle Calédonie de Frédéric Angleviel professeur des universités en histoire.

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Carte de la Nouvelle-Calédonie

Carte de la Nouvelle-Calédonie

Comprendre les référendums de 2018-2022 en Nouvelle-Calédonie

Par Frédéric Angleviel

Thème : Essai / Etude autres Format : Roman (134x204) Nombre de pages : 462 Date de publication : 24/01/2018 ISBN : 9782414191109

Vendu 30.50 Euros chez Edilivre et en librairie à Nouméa

Cet essai porte sur le ou les référendums de sortie de l’accord de Nouméa (2018-2022) et donc sur l’avenir institutionnel de cet archipel des antipodes qui fait partie des outremers de la République française.

Les indépendantistes kanak (40% de l’électorat) ne souhaitent pas négocier de nouvel accord avant d’avoir compté leurs voix. Les non-indépendantistes savent qu’ils devraient normalement remporter ce ou ces référendums mais qu’il leur faut retrouver les voix du dialogue pour continuer à tracer la communauté de destin qui a vocation dans l’avenir à devenir un destin commun.

Le mot d’indépendance n’est plus un tabou mais il est probable que la Nouvelle-Calédonie fasse le choix d’un troisième accord dans le cadre d’une émancipation dans la République française.

Ce travail présente l’œuvre de décolonisation accomplie depuis 1945 avant de dresser un bilan de la situation socio-économique et politique de l’archipel néo-calédonien. Il propose ensuite des améliorations sociétales susceptibles de décrisper les antagonismes latents entre les Kanak indépendantistes et les autres communautés. Enfin, il expose cinq ou six solutions génériques possibles quant à l’avenir institutionnel du « Caillou », en sachant que les hommes politiques seront amenés à innover afin de concrétiser le rêve de destin partagé.

En effet, si les élus locaux et l’Etat français appliquent dans leurs visions de la Nouvelle-Calédonie de demain la devise française, « Liberté, Egalité, Fraternité », agrémentée d’une pointe de tolérance et d’un soupçon d’imagination constructive, l’empilement des bonnes volontés individuelles devraient bien finir par construire la grande case en matériau moderne susceptible de rassembler tous les Calédoniens sous le pilier central hexagonal.

Essai

Courtes1 prémices

Notre propos se veut utilisable par un lecteur métropolitain découvrant notre Caillou et un lecteur calédonien connaissant de la plupart des faits développés et, autant que faire se peut, décortiqués ici. Les objectifs que nous nous sommes fixés sont simples : expliciter les enjeux du ou des référendums ainsi que donner des clefs de compréhension et une pluralité de grilles de lecture afin que chacun puisse faire sa propre analyse.

Nous commencerons par présenter les grandes lignes de l’histoire calédonienne nous permettant d’arriver à l’échéance du référendum d’octobre-novembre 2018.

S’agira ensuite de présenter les modalités générales de celui-ci et d’expliquer le pourquoi du comment. Pour cela, nous évoquerons les principes qui justifient ce référendum et les légitimités qui s’affrontent.

Puis, nous ferons un bilan des grandes questions calédoniennes liées peu ou prou à la question de l’indépendance. Ces constats nous permettront de proposer des avancées politico-socio-économiques qui pourraient contribuer à réduire la fracture communautaire calédonienne qui recoupe souvent la fracture sociale locale. Enfin, nous évoquerons les différents scénarii qui peuvent sortir du chapeau du référendum, sachant qu’il est déjà prévu la possibilité d’en faire deux de plus si cela semblait nécessaire à la majorité des élus calédoniens.

Un essai ou un pamphlet a le rôle facile de tirer des plans sur la comète ou de critiquer sans avoir à payer. Nous ne connaissons aucune solution miracle ou miraculeuse mais nous avons voulu partager nos cogitations sur la situation actuelle, les événements passés qui l’expliquent a posteriori et sur les futurs possibles. Aussi, cet essai n’a-t-il aucune prétention à l’exhaustivité ni à la mise en place d’une vérité révélée. A contrario, il a vocation à poser des questions, à proposer des pistes et des potentialités de réponses et à tous nous amener à faire notre propre diagnostic.

Nous savons tous que si nous décidions majoritairement d’aller vers l’indépendance, il n’y aurait aucun retour en arrière possible ni aucune assurance sur les transitions éventuelles (vie quotidienne, situation de l’emploi, (dés) organisation des transports, cherté de la vie ; sécurité des personnes, fonctionnement des institutions et priorités communautaires ainsi que géographiques ; salaires, retraites, droits sociaux, accès à la santé et à l’école, entretien des infrastructures ; etc). En un mot comme en cent, nous savons que si nous faisons un tel choix il nous faudra réinventer une nouvelle société.

Il n’est donc plus temps de se fermer les yeux ou les oreilles mais nous devons laisser la parole circuler pour décider en toute clarté ce que nous voulons pour la génération future, qui elle-même pourra décider de ce qu’elle veut pour la génération suivante, car rien n’est inscrit dans la pierre, qu’elle soit pétroglyphique ou symboliquement sur la toile.

Et de fait, en cette période pré-référendum, tout un chacun est porteur de réflexions, d’idées, d’affirmations et d’interrogations. Nous ne sommes que 300 000 Néo- Calédoniens et nous avons donc seulement 300 000 visions différentes et pourtant si imbriquées et complémentaires, de ce que pourrait être notre avenir – demain et après-demain. Chacun de nous est porteur d’une pensée unique qui se fond dans des sensibilités, des a priori et des présupposés, qui finalement se cristalliseront un jour pour devenir un bulletin de vote autour d’un choix individuel et collectif qui répondra à une question lancinante tout en créant de nouvelles interrogations. Voulons-nous l’indépendance de notre archipel ou voulons-nous le maintien de liens organiques avec la grande France ? A partir de cette approche manichéenne des liens entre les hommes, on peut imaginer de nombreuses évolutions institutionnelles – plus ou moins médianes – qui permettraient de concilier les deux visions ancrées dans les imaginaires de ce territoire/pays et de faire un pari gagnant-gagnant sur l’avenir.

Et comme l’ont écrit d’autres observateurs avant nous, tel François Garde dans son ouvrage sur les institutions de l’archipel de l’éternel printemps, tant que la majorité absolue des Néo-Calédoniens ne fera pas le choix de l’indépendance, cette question sera toujours d’actualité – à moins que le nombre d’indépendantistes ne diminue de manière drastique comme cela a été le cas en Guyane ou en Guadeloupe.

Il serait donc logique que tous les « intellectuels » se penchent sur la question et jettent sur la table leurs idées, qu’elles soient réalistes ou idéalistes, idéologiques ou pragmatiques, proches de Sartre ou influencées par Camus, humanistes ou désabusées. C’était un des credo de Thierry Squillario lorsqu’il était le rédacteur en chef de l’hebdomadaire calédonien « Les Infos » ! Il se désespérait du manque de courage des Calédoniens.

Malheureusement, nous savons tous depuis l’ouvrage de Louis José Barbançon que la Nouvelle-Calédonie est le pays du non-dit car il est patent que nous avons tous « appris » que la vie en société implique de ne pas se « découvrir ». S’exprimer c’est s’exposer. Et disons-le tout cru, qui ne se coule pas dans le moule correspondant à sa communauté et à sa place socio-économique, peut perdre ses amis ou bien ses clients. C’est ainsi que Jean-Claude Mermoud, auteur d’un ouvrage sur la culture caldoche, fut victime d’un ostracisme d’autant plus dévastateur qu’il n’était ni officiel ni exprimé. Et que lui reprochait-on : défendre l’identité des Calédoniens d’origines européennes ou métisses en reprenant un terme considéré par la majorité des membres de cette communauté comme péjoratif.

Et je dois dire que j’ai plusieurs fois hésité à continuer de rédiger cet essai qui a des relents de pamphlet ; de libération sans fard d’un discours longtemps ruminé ; et de l’expression directe d’une parole calédonienne qui se doit d’être toujours voilée pour être socialement acceptable. Les Kanak2 savent depuis longtemps mettre en avant des personnes sans statut coutumier, en particulier des Blancs, pour exposer et défendre leurs arguments. Généralement, les Caldoches ne parlent pas afin d’éviter la fameuse caricature concernant l’affaire Dreyfus où la bataille fait rage dans une famille, l’explication étant donnée par une phrase lapidaire « Ils en ont parlé ». Et quand un Calédonien s’exprime, il le fait généralement devant un petit parterre de personnes de passage, si possible de « missionnaires » paraissant intéressés et surtout dans l’impossibilité de répandre dès le lendemain les propos honnêtes d’une discussion passionnée.

Dans le passé, nous avons l’exemple de Louis José Barbançon, devenu célèbre grâce à la libération de sa parole dans Le pays du non-dit. Il y avait montré les travers des Calédoniens et encouru durablement les foudres injustes de Jacques Lafleur. Aussi, les média et les élites métropolitaines « tropicalisées » avaient-ils porté cet essai au pinacle. Il écrivit un autre pamphlet intitulé Le javelot brisé, dans lequel il défendait une athlète calédonienne vis-à-vis d’entraîneurs métropolitains, montrant les travers des « Bonzozos » et des « Joinvilles »3. Non seulement ce petit opuscule fit un flop, mais on nota un reflux évident de la vague de sympathie antérieure. La rivalité sourde entre les Métropolitains (aventuriers au petit pied, hyperactifs, souvent cultivés et pionniers) et les Caldoches (grandes gueules, hyper débrouillards, amateurs des « coups de chasse – coups de pêche » et héritiers) avait repris ses droits.

L’essai ci-après est donc une parole qui se veut à la fois la plus vraie possible tout en cherchant à ne pas froisser outre mesure (mais comment mesurer l’outrecuidance d’un propos se voulant honnête) telle ou telle sensibilité. Notre ambition consciente est d’éviter autant que faire se peut un catalogage immédiat, sans appel et couperet qui impliquerait de refuser de prendre connaissance des idées émises ou bien qui amènerait le possible lecteur à refermer rapidement ce document de réflexion. Il y a quelques années, Eric Douyère écrivit un manifeste pour l’indépendance4. Il ne fut donc lu que par quelques partisans de cette évolution statutaire particulière, ne devenant par là- même ni un élément de réflexion ni un pavé dans la mare. De même, Joël Dauphiné rédigea un ouvrage intitulé Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie. Son seul titre amena la directrice du Centre Territorial de Recherche et de Documentation Pédagogique à mettre cet ouvrage à l’Index. Il faut dire qu’il avait fait la bêtise ou la provocation tout aussi destructrice de l’ouvrir par une préface d’Edgard Pisani, l’ancien ministre de François Mitterrand qui voulait imposer en 1984 l’indépendance en la renommant « indépendance-association ». Il faut ajouter que Joël Dauphiné était métropolitain et qu’il venait de rentrer définitivement en France, ce qui libérait sa parole tout en le coupant des subtilités locales qu’il faut respecter si l’on veut participer au vivre ensemble, qui s’apparente souvent à une omerta basée sur le moins-disant. (Suite de cet extrait)

1) Pour sous-entendre que ce préambule-prélude-introduction aurait pu être bien plus long. J’espère, tel René Goscinny, être capable de vous proposer – sans pédantisme – plusieurs niveaux de lecture car il est logique de parler souvent entre les lignes et de laisser les lecteurs développer leurs propres réflexions. Nous avons fait le choix de limiter le nombre de notes de bas de page afin de ne pas alourdir outre-mesure le texte. La bibliographie, bien que cette pratique soit un de nos « dadas », se veut volontairement très succincte en fin de volume. Nous citerons au fil des pages, sans exclusive et sans volonté d’occulter tels ou tels acteurs, quelques noms d’auteurs dont les publications nous ont plus particulièrement marqué.

2) Longtemps, nous avons refusé d’harmoniser les graphies du mot canaque-kanak car le vocable canaque s’avère aujourd’hui connoté comme anti-indépendantiste, le terme invariable kanak est encore considéré comme indépendantiste, et la dénomination kanak(e)(s) retenue par de nombreux scientifiques était perçue comme trop modérée par les uns et trop novatrice par les autres. Aujourd’hui, nous nous sommes rendu aux arguments de nos collègues littéraires qui considèrent qu’une harmonisation est techniquement nécessaire. Nous utilisons donc la graphie kanak, qui était réclamée par la majorité des Mélanésiens et qui a été actée par l’Etat français lorsqu’il changea l’appellation de l’Agence de Développement de la Culture Kanak. Angleviel F. : « De Kanaka à kanak : l’appropriation d’un terme générique au profit de la revendication identitaire » in Hermès, N°32-33, éditions du CNRS, Paris, 2002, pp. 191 à 196.

3) Surnoms amicaux donnés par le chansonnier François Ollivaud et le dessinateur Bernard Berger aux Métropolitains. Evidemment notre essai contient un certain nombre de références qui parlent à un Calédonien de ma génération, et qui peuvent être méconnues d’un Calédonien de la génération de mes filles ou d’un lecteur métropolitain. Toute ma génération a connu Jean-Pierre Ormand (le caricaturiste), les routes à horaires (aux redoutables sens alternés) et le Château Royal (ainsi que sa plage), comme celle de mes parents connaissait Charles Gaveau (première radio), Le Tivoli (premiers bals) ou le Rocher à la Voile (et les grands départs).

4) Douyère Eric : Nouvelle-Calédonie : quel avenir pour l’indépendance ?, Ile de Lumière, Nouméa,

1997, 95 p.

Frederic Angleviel est un Calédonien de la cinquième génération, historien de formation, impliqué dans la vie associative et culturelle du Caillou, qui pourrait se nommer demain ou après-demain la Nouvelle-Calédonie/Kanaky.

Publié dans Ecrivain calédonien

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Chronique du Livre : KAWEKAWEAU de Than-Van Tran-Nhut sur Quatre Sans Quatre

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Than-Van Tran-Nhut sur le paepae de papeete en novembre 2017 photo JP et couverture du livre
Than-Van Tran-Nhut sur le paepae de papeete en novembre 2017 photo JP et couverture du livre

Than-Van Tran-Nhut sur le paepae de papeete en novembre 2017 photo JP et couverture du livre

Je trouve cette critique du beau roman de mon amie Than-Van que j’avais rencontré à Nouméa et retrouvé au salon du livre de Tahiti complètement dans le ton de cette intrigue faisant partager aux lecteurs l'exploration de la Nouvelle-Zélande au XIXème siècle . Je vous invite donc à lire un large extrait de ce bon papier. Voir ci-dessous. JP

Chronique Livre : KAWEKAWEAU de Than-Van Tran-Nhut Publié par Psycho-Pat le 18/01/2018 sur Quatre Sans Quatre

Image d’illustration : Baie Houa-Houa - Naturels exécutant une danse à bord de l'Astrolabe (Nouvelle-Zélande) par Louis Auguste de Sainson, 1833 (détail) - Wikimedia

Le pitch

À peine installé au Viêt-Nam avec sa femme, Viktor reçoit un colis de Lucie, son amour de jeunesse, récemment décédée. Elle lui lègue non seulement des objets de leur vie commune, mais aussi un ultime défi : résoudre une énigme liée au lézard géant rapporté de Nouvelle-Zélande par un équipage français au XIXe siècle — le mythique kawekaweau marqué d’une malédic­tion.

Plongé dans le journal d’un célèbre amiral, arpentant les Antipo­des aux côtés de scientifiques, d’artistes et de matelots, alors que s’ouvre à eux un territoire inconnu, Viktor s’aperçoit qu’entre les lignes du rapport officiel se cache un drame ignoré de tous. Le dessin d’une jolie Maorie, un fragment de jade vert, des pho­tos d’un monde évanoui...

Et si ces objets d’un autre temps recelaient, eux aussi, le dernier message de Lucie à Viktor ?

L'extrait

« La main sur l'interrupteur, il se rappela le colis sur lequel tombait un rond de lumière. Les notaires.

Il entendit sa femme entrer dans la douche. Il aurait sûrement le temps de jeter un coup d'oeil sur le contenu. L'adhésif accrochait bien. Il dut le couper avec des ciseaux. Au fond du carton, un sac en toile et une lettre.

Ce qu'il y lut lui donna le vertige.

Maître Villard du cabinet Maillant & Bourdeleau annonçait qu'il lui envoyait quelques effets de Lucie Marceau décédée deux mois auparavant, comme le stipulait son testament.

Le barrage qu'il avait érigé contre les souvenirs de sa vie antérieure céda. Lucie, un nom qu'il avait banni de son esprit depuis longtemps. Dans ce nom, il y avait sa jeunesse et ses espoirs, des jours d'été sans fin et des années si vite écoulées.

Elle avait cherché à renouer le contact deux ans plus tôt et il l'avait sèchement rembarrée. Ce qui est perdu est perdu, lui avait-il répondu. Lettres mortes et retrouvailles refusées. Rien à faire pour des blessures fossilisées. Et maintenant, il était de toute façon trop tard.

Il fut tenté de tout jeter à la poubelle. Que lui importait de recevoir des affaires de cette femme qui n'était plus rien pour lui ? Il lui en voulait de venir encore le harceler, même après sa mort. Qu'elle aille au diable, qu'elle repose en paix, qu'elle le laisse tranquille.

Il flanqua un coup de pied à la boîte. Un tintement lui indiqua que quelque chose venait de se briser. Cela venait de l'intérieur du paquet.

À moins que ce ne fût à l'intérieur de son cœur. » (p. 19-20)

L'avis de Quatre Sans Quatre

Viktor Bachmann est marié et heureux, il vient d'emménager à Hué, ancienne capitale impériale du Viêt-Nam et commence à donner des cours à l'université locale où il trouve, chez les étudiants, une certaine fraîcheur et une appétit d'apprendre qu'il commençait à ne plus ressentir auprès de ses élèves à Harvard.

Passionné de littérature française, des grands classiques, il aime sa nouvelle vie et ne voit pas d'un bon œil arriver le colis envoyé par les notaires chargés de la succession de Lucie Manceau, son amour de jeunesse. On sent qu'entre ces deux-là, la rupture a été cruelle et qu'il n'a rien pardonné. Lucie a tenté plusieurs fois vainement de reprendre contact, Viktor est toujours resté inflexible.

Aujourd'hui, alors qu'elle est décédée dans un accident de kayak en Norvège, Lucie lui envoie un message d'outre-tombe. Quelques vieilles affaires datant de leur histoire et une énigme qu'elle avait commencé à résoudre avant de mourir. Il y est question d'un animal naturalisé mythique, une sorte de grand lézard, un gecko, découvert en 1986 dans le muséum d’histoire naturelle de Marseille, dont le rembourrage contient un bijou étrange. Apparemment une malédiction rôde autour de cet animal disparu depuis longtemps, et de tous ceux qui l'ont approché.

Ronchonnant, mais piqué au vif malgré tout par la curiosité, Viktor se penche de mauvais gré sur cette étrange histoire, lance de multiples recherches via internet et commence à en perdre le sommeil. D'autant plus que le fantôme de Lucie s'installe dans son bureau et le pousse à lui venir en aide : elle n'a que sept jours avant de disparaître tout à fait et souhaite connaître le fin mot de ce mystère. Commence alors un voyage immobile, une quête dans les recoins d'écrits anciens, de livres de bords de différentes expéditions avant de se fixer sur ceux de l'amiral Jules Dumont d'Urville qui a accompli en 1827, sur l'Astrolabe, un périple dans les terres australes, notamment la Nouvelle-Zélande dont est originaire l'animal et le bijou.

C'est au milieu des hommes d'équipage, des artistes embarqués afin de dessiner les lieux, la faune, la flore, les « Naturels », en l'occurence les Maoris et des officiers de bord que le lecteur suit les avancées de Viktor et du spectre de Lucie. Les documents sont précis, détaillés, à l'excès même puisqu'il n'est pas si facile d'extraire ce qui est relatif à l'intrigue qui préoccupe les enquêteurs. Le temps manque, les recherches doivent être de plus en plus pointues et les registres de bord bientôt ne suffisent plus, il faut élargir la bibliographie par des fouilles quasi archéologiques supplémentaires dans les arcanes du web.

Viktor perd le sommeil, Rachel se fâche de plus en plus souvent, il en néglige presque ses étudiants, surtout que, parallèlement, un éditeur le presse de lui donner son avis sur un recueil amphigourique écrit par un chercheur à propos des textes de théâtre d'Alfred de Musset. Ce travail annexe lui fournira l'occasion de bien des surprises également. Ce travail va conforter ce que lui disait Lucie : il faut se méfier des apparences...

Voilà le thème essentiel de ce polar singulier : les apparences trompeuses. Ce sont elles qu'il faut traquer dans les recoins d'anciens textes, qu'il faut débusquer méticuleusement, une à une, pour faire toute la lumière, aussi bien sur l'énigme du Kawekaweau que sur la propre vie de Viktor, son histoire avec Lucie et ce qu'il en reste au fond de lui, ou sur le texte à critiquer. La chasse aux renseignements à travers les documents d'époque est passionnante, le lecteur vit avec les explorateurs dans l'île nord de Nouvelle-Zélande au début du XIXème siècle, apprend les coutumes locales, la rude vie des marins, le travail des naturalistes et des artistes qui accompagnaient les voyages. Le chassé-croisé des différentes intrigues est parfaitement mené, avec ce qu'il faut de suspense pour toutes les vivre en même temps, même si deux siècles les séparent.

Ah, il faut ajouter que Than-Van Tran-Nhut écrit avec élégance, tout en nuance et en camaïeu de sentiments, sait faire vivre l'impatience de Lucie et la détermination de Viktor, une Rachel excédée ou les paysages délicats de Hué, avec, au passage, quelques rappels de l'effroyable boucherie que fut la guerre du Viêt-Nam. Un polar vraiment bien documenté, ainsi que vous le découvrirez dans la post-face, narrant un énorme travail d'enquête et une belle symbolique sur le passé venant demander des comptes, ou, plutôt, révéler des incompréhensions.

Prêts pour la chasse au kawekaweau et sa terrible histoire ? Embarquez avec Viktor sur l'Astolabe, sans hésiter !

Notice bio

Than-Van Tran-Nhut est ingénieur en mécanique, diplômée du California Institute of Technology. Elle est l'auteur notamment des enquêtes du mandarin Tân, qui se déroule dans le Viêt-Nam du XVIIème siècle (Philippe Piquier Éditeur). Elle a découvert la Nouvelle-Zélande en 199è et y a séjourné en 2014 en tant que lauréate de la résidence d'écrivain Randell Cottage à Wellington. Suite

Ce livre est vendu à Nouméa en librairie et à Tahiti site de l’éditeur au prix de 2300 Francs XFP Site à Nouméa Book'in

Mon épouse Lê Dung avec Than-Van au centre culturel de Papeete. Photo JP

Mon épouse Lê Dung avec Than-Van au centre culturel de Papeete. Photo JP

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Sur France Inter, La Librairie Francophone affole les compteurs

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sur France Inter, La Librairie Francophone affole les compteurs

Par Cécile Mazin - 22.01.2018

Un an tout pile juste après un premier communiqué ravageur, la Librairie Francophone animée par Emmanuel Khérad remet le couvert. À l’époque, c’était un record d’audience qui est annoncé, avec près de 800.000 auditeurs de l’émission (direct, rediffusion et podcast), chaque samedi pour l’année 2016. Et pour l’année passée ?

 « Merci à tous pour votre confiance et votre fidélité. Nous mesurons la responsabilité et l’exigence de qualité que vous souhaitez. Sachez que nous ferons tout pour continuer à produire des émissions populaires et intelligentes, en pensant à vous encore et toujours », annonce la production.

En, effet, La Librairie Francophone confirme donc la très forte audience enregistrée l’an passé à la même période. Et se présente comme l’émission « Livres » la plus suivie radios et télévisions confondues, horaires et jours confondus.

Émission numéro 1 en France à son heure de diffusion sur France Inter, elle devance nettement toutes les radios concurrentes généralistes, et même les radios dites musicales, se plaçant aussi devant NRJ.

Avec 120 000 auditeurs de plus que RTL et 442 000 auditeurs de plus qu’Europe 1, La Librairie Francophone, programme culturel international, est le rendez-vous incontournable de référence pour le grand public amateur de culture et de livres.

Ecoutez Emmanuel Khérad en visionnant cette vidéo :

Publié dans Divers

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Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Stéphane Moysan au festival de la BD de Boulouparis. Un auteur de BD breton/calédonien j’ai oublié de lui dire que mon grand père Le Gohlisse était du Morbihan lorsque je l’ai croisé à Boulouparis. Photo Joël PAUL

Stéphane Moysan au festival de la BD de Boulouparis. Un auteur de BD breton/calédonien j’ai oublié de lui dire que mon grand père Le Gohlisse était du Morbihan lorsque je l’ai croisé à Boulouparis. Photo Joël PAUL

Stéphane Moysan, 2017 Jeunesse - Album fiction illustré .

Auteur-illustrateur né en 1974, Stéphane Moysan vient de publier son quatrième livre Le trésor de Yana, un fabuleux voyage en Nouvelle-Calédonie.

En 2015, les alizés débarquent ce grand gaillard du Finistère (l’autre bout du monde !) sur le Caillou. Pas étonnant, il a une formation de géologue ! Après avoir exercé comme accompagnateur dans les Alpes, Stéphane devient maître d’école (buissonnière) spécialisé dans le cours en plein air ! Curieux de nature et Papa Poule de trois petits loups, il créé des albums pour enfants où se mêlent - dans un joyeux bazar - jeux de langue, amour de la nature, culture, humour et tendresse. Ses illustrations à l’aquarelle sont un héritage direct des gribouillis et des caricatures qui égayaient les marges de ses cahiers d’école… Ce qui n’étaient pas toujours du goût des maîtresses. Mais les goûts et les couleurs… ! (Source Book’in)

Yana's treasure

A fabulous journey in New Caledonia

Stéphane Moysan takes us, with his heroine Yana, in a fabulous journey that will make us discover New Caledonia through a fantasy abounding.

Et Le trésor de Yana

Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie

Stéphane Moysan nous entraîne, avec son héroïne Yana, dans un fabuleux voyage qui nous fera découvrir la Nouvelle-Calédonie à travers un imaginaire foisonnant.

Chez Book’in Pacifique 1995 et 1500 XCP

Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan
Un fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane MoysanUn fabuleux voyage en Nouvelle Calédonie, celui de Yana en français et en anglais de Stéphane Moysan

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Dédicaces de Joël PAUL pour son roman les Moustaches de Tigre samedi 3 février 2018

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Merci par avance aux lecteurs curieux de découvrir ce roman.

Merci par avance aux lecteurs curieux de découvrir ce roman.

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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Frédéric Angleviel l’historien libéral est un auteur prolifique

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ANGLEVIEL Frédéric, historien et écrivain originaire de Nouvelle-Calédonie source Own work

ANGLEVIEL Frédéric, historien et écrivain originaire de Nouvelle-Calédonie source Own work

Frédéric Angleviel, né le 1er mai 1961 à Nouméa, est un historien français spécialiste de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna. Il a soutenu une thèse Nouveau régime d’histoire contemporaine sur Wallis-et-Futuna en 1989 et une habilitation à diriger des recherches sur l’historiographie de la Nouvelle-Calédonie en 2002. Enseignant à l'université de la Nouvelle-Calédonie de 1988 à 2008, il travaille actuellement comme historien libéral. C’est un auteur très prolifique si vous Tapez "Angleviel" sur le site de la FNAC ce sont 19 livres qui sont référencés qui s'affichent aussitôt et ce n’est pas exhaustif. Par exemple deux livres ci-dessous qui méritent le détour.

Poésies historiques néo-calédoniennes (2016)

Ce recueil de poésies libres, de nouvelles et de notules porte en premier lieu sur l’histoire, les patrimoines et les communautés propres à l’archipel néo-calédonien.

Ces portes sur les identités calédoniennes se veulent des passerelles entre la littérature, l’histoire et une réflexion humaniste qui s’appuie sur les fondamentaux de la civilisation kanak et nos racines communes judéo-chrétiennes.

Et comme l’écrit notre unique référence poétique, Victor Hugo, « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn ». Ce bouquet de poèmes et de textes en prose répond à la nécessité – pour une écriture historico-littéraire – de proposer une parole libérée et réflexive.

La première partie présente ainsi : Le Temps composé ; Les Pétroglyphes ; La Coutume ; La Grande Chefferie ; La Découverte mutuelle...

Kaléidoscope kanak – Dix nouvelles calédoniennes (2015)

Ce recueil se veut distrayant tout en étant un outil didactique permettant aux enseignants de mieux comprendre la civilisation kanak. L'auteur a donc cherché à reconstituer les pays kanak avant l'arrivée des Occidentaux. Puis, il s'est attaché à l'appréhension des immenses bouleversements que cette civilisation longtemps « invisible » et occultée a connus depuis 1774. Enfin, les deux dernières nouvelles font quelques clins d'œil à l'époque contemporaine, voire ouvre d'anticipation ! Ces fresques guerrières et ces légendes du temps d'avant se veulent crédibles et évoquent toute la gamme des sentiments humains. Ce bouquet de « nouvelles historiques » est un outil pour approcher l'Autre et pour essayer de faire revivre 3 200 ans d'histoire à travers le facteur humain, unique et universel. Historien, il a soutenu en 1989 une thèse sur l'histoire de Wallis et Futuna puis en 2002 une HDR sur l'historiographie de la Nouvelle-Calédonie. Auteur d'une dizaine d'ouvrages sur l'histoire du Pacifique francophone, il a obtenu le prix Auguste Pavie de l'Académie des sciences d'outre-mer en 1994 et le prix "science" d'Ouessant en 2015. Il s'engage aujourd'hui dans l'écriture de nouvelles historiques.

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Les confidences de Jean Guiart

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Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Jean Guiart à Tahiti novembre 2017 photo de Joël PAUL

Connexions N°7 (le 8 même converture)

Jean Guiart, né le 22 juillet 1925 à Lyon, est un anthropologue et ethnologue français spécialiste de la Mélanésie. J’ai eu l’honneur de le rencontrer à Papeete lors de mon séjour pour le salon du livre de Polynésie en novembre 2017. Le dernier survivant des fondateurs de la société des Océanistes à encore bon pied bon œil. Il m’a donné son dernier numéro le 8 de connexions. Depuis sa retraite, il vit entre Nouméa et Tahiti, il se consacre à ses maisons d'édition : Le Rocher-à-la-Voile et Te Pito O Te Fenua. Il a pris sa retraite à 70 ans et a publié plus de trente livres depuis. J’ai tardé à lire ce livre faute de temps. Je l’ai attaqué cette semaine pour découvrir son contenu. Le livre contient divers textes de Jean Guiart, Edgar Aubert de la Rüe, Manuel Perianez, Agence TASS, Serge Dunis, Christophe Shigetomi. Mais dès la première partie, le texte de Jean Guiart, de la page 5 à 67 et en petits caractères, j’ai compris que je lisais un véritable testament de l’Anthropologue.

Il dit tout ce qu’il a sur cœur. Le titre est La fondation de l’Institut Français d’Océanie à Nouméa, Souvenirs des marges du dossier par Jean Guiart. Ça décoiffe ! Jean Guiart raconte sa vie depuis son départ de métropole à aujourd’hui sans omettre les détails de sa vie la plus intime. Un incroyable témoignage, si on fait abstraction de ses coups de griffes ou plutôt les lacérations qu’il inflige à la bourgeoisie coloniale et ses collègues incompétents. C’est Jean Guiart qui le dit, ils ont été nombreux. Il cite, nomme sans retenu, sans peur (sans reproche, ce sont les mis en cause qui pourraient le dire). Attention, il aborde la politique et donne son opinion sur nos élus d’ici. Il doit tremper sa plume dans du vitriol pour rédiger ses manuscrits. Mais c’est un témoin d’une époque, (du patrimoine vivant), un scientifique reconnu. À 92 ans je pense qu’il peut se permettre de faire des révélations que personne n’oserait faire. Pour les amateurs d’ethnologie, les autres articles sont très intéressants et il y a des photographies probablement inédites. Je laisse le soin aux curieux de découvrir les noms de personnages bien connus ici qu’il cite. Après ma lecture du Réveil Kanak et de Jean Guiart, je vais bientôt être incollable sur l’histoire et la petite histoire du pays. JP  

NB : Les autres articles sont à lire également. J'ai aimé Le refus de la doxa ce qu'on ne vous a jamais dit page 96, des informations brutes page 115 ainsi que les variations négatives du quai Branly de Jean Guiart page 143. JP (Il y a aussi des articles en anglais).

Son père, Jules Guiart, était professeur de parasitologie et d'histoire naturelle médicale, et son grand-père professeur spécialisé en psychiatrie. Son grand-oncle, le professeur Charles Bouchard, était directeur de la médecine au ministère de l'instruction publique. Son autre grand-oncle, sir Marc Armand Ruffer était Chief medical officer for the Near East établi en Égypte.

Son père était d'une lignée d'officiers de santé de père en fils. Sa mère, Hélène Pierret, était d'une famille de médecins et de banquiers établis en Angleterre, en France et en Allemagne et dont la racine était en Silésie. La famille est ainsi traditionnellement trilingue, français, anglais et allemand.

À seize ans, Jean Guiart joue un rôle mineur dans la résistance, confectionnant de faux papiers pour des familles juives et pour les réfractaires au STO, le service du travail obligatoire en Allemagne. Sa connaissance de l'allemand lui permet d'échapper à une arrestation par la Gestapo au printemps 1943 dans un train entre Lyon et Valence. (Source Wikipédia)

 

Document :

- Jean GUIART, ethnologue et directeur du laboratoire du musée de l'Homme : parle de l'exposition d'Orly : "Le Bois de l'Homme", a baigné dans le monde universitaire depuis enfant, ses origines diverses, son enfance privilégiée l'a poussé à de venir ethnologue, parle de son éducation et de ses études, a failli être missionnaire protestant. Comment lui est venu sa vocation, ses voyages et ses recherches, a épousé une mélanésienne, parle de son métier d'ethnologue, la France comme terrain d'étude, donne sa définition de l'ethnologue, parle du musée de l'Homme et du travail qui y est fait, explique les motifs de l'exposition d'Orly, la place du bois dans les sociétés, la plaisir du choix des objets. Parle des musées de province, du fait que les gens des villes soient coupés de la nature, proteste contre l'abattage des forêts, préfère le bois au métal, la rôle du bois dans les rituels religieux, la réaction des visiteurs de l'exposition, son arbre préféré, chaque pays a son arbre fétiche, le manque de budget alloué aux chercheurs, la nécessité de transmettre l'information à un large public. (Entretien avec Jacques CHANCEL - 55'23'').

Suivre ce lien ci-dessous pour entendre cet entretien de 1977

Émission Radioscopie Jean Guiart Présentateur Jacques Chancel

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Fin de la résidence d’écriture au Château Hagen pour l’écrivain calédonien Guillaume Berger

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Photo Province Sud

Photo Province Sud

Vendredi 19 janvier

Après trois mois d’écriture intense, l’écrivain calédonien Guillaume Berger termine sa résidence au Château Hagen vendredi 19 janvier.

Initiée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, cette première résidence d’écrivain rémunérée a permis à l’artiste de profiter d’un espace et d’un temps long totalement dédiés à sa création et à l’écriture de son nouveau roman, Paco.

L’écrivain Guillaume Berger

Auteur, à 33 ans, de deux romans parus chez Humanis (L’Exil est mon royaume et Les Enfants de salauds tiendront leur bière en enfer) et de plusieurs nouvelles, Guillaume Berger est revenu sur le Caillou il y a quatre ans, après plusieurs années passées en Amérique Latine notamment. Le projet pour lequel il a bénéficié de la résidence d’écriture : un roman, Paco, qui raconte l’arrivée d’un jeune Calédonien dans les bas-fonds de Quito.

Première édition

Suite à un appel à candidatures pour la première résidence d’écriture organisée par la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie en juin dernier, pas moins de vingt-sept dossiers avaient été reçus. De l’auteur calédonien confirmé à l’auteur amateur, le panel des profils des candidats était très large. Avec l’ouverture de cette résidence d’écriture au Château Hagen, la province Sud et la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie s’inscrivent dans un soutien à la création littéraire calédonienne, l’une des étapes cruciale pour le développement et la professionnalisation de la chaîne du livre en Nouvelle-Calédonie.

Un temps totalement dédié à la création

L’artiste lauréat a pu profiter d’un espace et d’un temps long (trois mois) totalement dédié à sa création. Pour ce travail, il a été rémunéré à hauteur de 300 000 francs par mois, ce qui lui a permis de se libérer des contingences financières.

Un lieu d’exception

Fleuron du patrimoine calédonien, le Château Hagen a ouvert ses portes au lauréat de la résidence. L’écrivain avait la jouissance de la totalité de la Maison Taragnat, située dans les jardins du Château et récemment rénovée. Dans ce lieu chargé d’histoire, écrin d’expositions et espace de rencontres culturelles, l’auteur a été plongé dans un cocon artistique propice à stimuler sa création.

Pour plus de renseignements

Marie-Noëlle Lopez,

Tél. 20 31 07

Plus sur ce blog

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L’achat de livres par ColisExpat faute de librairie ou du livre que l’on cherche près de chez soi.

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Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à la librairie Calédo Livres pour acheter mon roman les Moustaches de Tigre que je dédicacerai le 3 février de 10h00 à 12h00. Il y a l’achat en ligne chez l’Harmattan mais aussi par la FNAC. Un établissement qui s’installe à Nouméa bientôt.

Cliquez ici

Comment ça marche suivre le lien pour visionner une vidéo

Le site FaceBook  FNAC Nouméa (Pour l'instant sur le rayon livres et les ouvrages locaux, c'est le mystère)

ColisExpat réceptionne vos achats Fnac.com et vous les réexpédie CHEZ VOUS EN OUTRE-MER.

Le site Internet de la Fnac est bien pratique, que ce soit pour les amateurs de musique, de littérature ou pour acheter un téléphone, un jouet à son bébé ou bien des DVD collectors ou même des accessoires de jardinage et de bricolage… Ne pouvant être livré à l'étranger, vous regrettez le large catalogue de produits de la Fnac ? Alors ColisExpat est pour vous ! Nous réceptionnons vos commandes pour les regrouper et vous les envoyer où vous souhaitez dans le monde ! En déplacement professionnel à Pékin, en vacances à Haïti ou résident du Gabon, où que vous soyez, ColisExpat peut vous livrer vos articles de la Fnac. Sélectionnez vos produits, faites les livrer dans un premier temps dans nos entrepôts et nous vous les livrons dès que vous nous le demandez. Grâce à ColisExpat, vous pouvez recevoir de l'Europe vos commandes de la Fnac partout dans le monde sans quitter votre ordinateur !

Vous vivez en Outre-mer dans votre petit coin de paradis et vous avez tout ce qu'il vous faut pour être heureux. Enfin pas tout à fait, car il vous arrive parfois d'avoir envie d'un produit où d'un article particulier que vous ne trouvez pas chez-vous où dont les tarifs d'expédition sont exorbitants pour arriver chez vous. Seulement voilà, vos sites de e-commerce favoris n'assurent souvent pas la livraison vers les Dom Tom. Ne subissez plus cette frustration et inscrivez-vous sur ColisExpat, notre service de réexpédition de colis à l'international vous livrera chez vous où que vous habitiez. Nous faisons tomber les barrières afin que vous puissiez profiter de toutes les offres et promotions disponible sur les boutiques en ligne de Métropole et de toute l'Europe et européennes. A vous le shopping sans limites !

Noter bien que je ne suis pas un adepte de l'achat en ligne mais il y a de plus en plus d'amateurs alors il faut être à la page (sans jeux de mots d'écrivain) d'autant que mon livre n'est pas distribué partout sauf à Nouméa grâce à Calédo Livres. JP

Publié dans Ouvrage de Joël PAUL

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