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Pour se mettre en jambes pour le week-end, le tango des crabes mous

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Merci à NouméaPost de l'avoir mis en ligne sur Youtube

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SUISSE MOI : voyage et influence mes aventures autour du monde

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Pour changer des livres avec 6 minutes de détente

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Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine, un documentaire qui en dit long

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Je fais la promotion de mon livre en ce moment, « Les Moustaches de Tigre », un roman d’aventure au début de la guerre d’Indochine dans un contexte de décolonisation.

Je vous invite à lire l’article ci-dessous et surtout de regarder le film de Rithy Panh. Son regard sur l’Indochine peut vous donner envie de lire mon livre. Le documentaire montre des images exceptionnelles de films d’époque. Il faut le regarder entièrement car le message de Rithy Panh prend corps au fur et à mesure.

 

Le regard de Rithy Panh sur l’Indochine

Le réalisateur exprime sa vision de la colonisation à travers un documentaire d’une grande force, composé d’archives.

Un article du journal Le Monde.fr | 11.06.2015 Par Isabelle Regnier

Image extraite de "La France est notre patrie", de Rithy Panh.

Le réalisateur exprime avec force sa vision de la colonisation à travers un documentaire composé d’images d’archives (jeudi 11 juin à 23 h 55 sur France 3).

Dans Un barrage contre le Pacifique (2008), Rithy Panh plongeait dans l’histoire de l’Indochine en s’inspirant d’un récit autobiographique de Marguerite Duras, dans lequel une mère de famille perdait la raison en constatant, année après année, que la plantation où elle avait placé toutes ses économies était foncièrement incultivable. Allégorie de la stérilité et de la folie de l’entreprise colonisatrice, cette fiction, aussi amère soit-elle, reprenait le point de vue des colons.

La France est notre patrie peut être envisagé comme son contrechamp. Ce documentaire a beau avoir été réalisé à partir d’images d’archives filmées par des Occidentaux – les seules qui aient été tournées à l’époque –, Rithy Panh les a organisées à sa « façon indigène » comme il le pose lui-même, en opposant son point de vue à celui des filmeurs, pour écrire son histoire de la colonisation.

Mélancolique et mordant

Montage sans paroles, au son d’une partition subtile – mélange de phrases musicales syncopées, semblant ressorties du fond d’une mémoire abîmée, et de bruits d’animaux, de machine à vapeur, de mer… –, le résultat est magnifique. Il est à la fois un hommage de l’auteur à ce pays qui l’a vu naître, à sa faune majestueuse, à sa flore surréaliste, à sa culture, à ses arts, et une relecture subtile, mélancolique et mordante, de cette période d’occupation, où se reflètent aussi bien les vertus du mode de vie des colons que la violence qu’il y avait à vouloir l’imposer de force, l’élégance de ces envahisseurs bien habillés que l’obscénité du système d’exploitation qui leur offrait luxe, calme et volupté. Ce n’est pas l’enfer – l’enfer au Cambodge a un nom, celui de Pol Pot et du génocide, auxquels Rithy Panh a consacré ses plus grands films, S21, la machine de mort khmère rouge (2002), Duch, le maître des forges de l’enfer (2011), L’Image manquante (2013). Mais on est loin du paradis.

Le film s’ouvre sur les images d’une maison coloniale en ruine, envahie par les racines de Tetrameles nudiflora (arbres tentaculaires). Il bascule alors dans le passé, réveillant les fantômes des lieux pour ouvrir ensuite le grand bal de la période coloniale. Des images de vie privée, de vie politique, de vie économique, de vie religieuse s’imbriquent, se font écho, glissant organiquement de l’exploitation des richesses naturelles à l’exhumation des ruines d’Angkor, de l’industrialisation à la médecine moderne, de la construction de voies ferrées à l’instruction de la jeunesse… pour finir dans le bain de sang qui a définitivement scellé, à Dien Bien Phu, la fin de cette union contre nature entre la France et le Cambodge.

Liberté d’approche

Accélérant des images, en ralentissant d’autres, jouant avec des intertitres qui traduisent, non sans malice, l’idéologie raciste et paternaliste de la mère patrie, l’auteur sculpte son fonds d’archives à sa guise, s’attardant sur les gestes, les visages, les regards des travailleurs cambodgiens, les confrontant à ceux de leurs maîtres… Sporadiquement, des éléments hétérogènes s’invitent dans le tourbillon, qui le rattache à la marche du monde – scène de danses africaines qui inscrivent le film dans l’histoire de la colonisation française, scènes de la première guerre mondiale qui annoncent la violence de la guerre d’Indochine…

Cette liberté d’approche, qui est la force du film, témoigne une fois encore de cette capacité qu’a Rithy Panh à toujours trouver une forme juste pour exprimer, avec une puissance d’évocation incomparable, l’essence même des phénomènes historiques.

Le documentaire que vous propose Rithy Panh

Publié dans Colonisation

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Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

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Le réveil Kanak, la montée du nationalisme de David Chappell

Ce livre résume parfaitement l’histoire de la politique du pays. Il devrait être lu par tous les Calédoniens. Non pas pour adhérer à une idée ou une autre. Chacun à le droit d’avoir son opinion, mais pour apprendre et comprendre afin d’éviter de s’entretuer de nouveau un jour. C’est primordial pour le vivre ensemble. Je ne veux surtout m’immiscer dans la politique mais j’ai lu et relu certains passages que j’ai trouvé très pertinents. Cette analyse de David Chappell, un américain, est un gage de neutralité, il a peut-être le recul nécessaire pour faire une telle étude. Avant le référendum, je pense que c’est une bonne lecture. JP

Autre article sur ce livre

Editions Madrépores

Dans ce livre à la page 197 deux extraits de citations de Jacques Lafleur montrent bien qu’on peut dénoncer comprendre et pardonner. Voir image ci-dessous.

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

Scanné sur la page 197 (un peu de traviole, désolé)

Publié dans Colonisation

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Apprendre le caldien avec Gaby : "Caillasse"

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Une caisse du roman Les Moustaches de Tigre débarquée du Félix Faure

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Photo du débarquement (sans trucage)

Photo du débarquement (sans trucage)

Le commandement du quatre-mâts « FELIX FAURE » parti du Havre en novembre 1904, est fier de vous annoncé que son voilier à mis que 67 jours pour aller à Nouméa en Nouvelle-Calédonie avec à son bord entre autres, son précieux chargement de livres dont le roman de votre ami Joël PAUL, Les moustaches de Tigre.

Commandé en octobre, ce roman d’aventure qui se déroule au début de la décolonisation de l’Indochine sera enfin dans les kiosques à Nouméa ce mois-ci. Il faut saluer l’exploit. Depuis le percement du canal de Suez que de progrès. Les Messageries Maritimes envisagent de passer par un nouveau canal celui de Panama vers 1920. « Je ne suis pas certain que nous gagnerons en durée. Mais avec l’arrivée des vapeurs, je n’ose pas me prononcer », dira le capitaine.

Tout ça pour dire (avec humour) que mon roman est disponible en librairie à Nouméa. Pour la brousse, il faut attendre la prochaine rotation du tour de côte. Le transport maritime depuis le siècle dernier n’a pas beaucoup évolué au niveau de la durée. Il faut être patient. JP

 Voir plus sur la présentation du livre

Une caisse du roman Les Moustaches de Tigre débarquée du Félix Faure

Publié dans Ecrivain calédonien

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Pour les accros aux achats par internet Calédo Livres est sur shop nc

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Pour achetez par le net sur shop.nc https://shop.nc/caledo-livres/

Pour achetez par le net sur shop.nc https://shop.nc/caledo-livres/

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Acheter en version numérique Au vent des Îles, c’est possible, il faut y penser

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Exemples :

Airoi pour 3.99 Euros

Extrait :

Je l’ai entendue encore cette nuit. Elle m’a réveillée. Le ciel était noir. J’étais seule ; j’aurais pourtant juré que deux lèvres de chair, là près de mon oreille… J’ai senti un souffle, je te l’assure. Et cette voix. Toujours la même. Exigeante, insatisfaite… douloureuse… si malheureuse… Comme une de nos pirogues qui racle un fond de rocher… du corail qui grince le long d’une coque jusqu’à la percer… Le bateau a mal et le corail a mal… Et je l’ai reconnue, la voix. Encore elle. Toujours la même… Elle sortait de ses lèvres charnues, gonflées de sang, humides comme des bêtes, ah…

— N’aie pas peur, ce n’est qu’un cauchemar…

— Tu me dis toujours que c’est un cauchemar… Mais je te dis que je ne dormais plus. Elle m’a réveillée et je n’ai plus pu dormir… La voix de notre ra’atira quand elle résonnait dans le fare arioi… Je la reconnaîtrais entre mille.

Ou encore :

Autour Uluru de Nicolas Kurtovitch pour 7.99 Euros

Les peuples dits « sans écriture » ne sont pas pour autant des peuples « sans lecture ». Bien au contraire, ces peuples — aborigène, kanak, ma’ohi —, que l’on a dit primitifs lisent. Ils lisent beaucoup et souvent, ils lisent en tout et partout. Ils savent lire ce que nous, gens de sociétés « modernes» et même « postmodernes » ne savons plus lire. La nature, dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, est un inépuisable livre de lecture, une encyclopédie, une somme de connaissances. Pour les Anunga, le peuple «autour de Uluru », le Grand Rocher est l’encyclopédie première et ultime, celle qui contient tout, là où tout est écrit, de l’origine du monde à l’origine du peuple, jusqu’à la fin de cette vie. Il y a, écrit sur ce Rocher, d’une façon que je ne sais pas lire, le devenir de chacun des Anunga et de chacun d’entre nous.

Les Anunga savent lire la nature, tout simplement, et c’est une capacité sans limite, un trésor que nous avons essayé d’approcher en faisant, à notre tour, la marche de la connaissance et de la rencontre.

Aussi :

Plus

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Avec les auteurs des îles l’avenir de la littérature calédonienne est en marche vers un renouveau

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Photo Ecrire en Océanie à LIFOU
Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Photo Ecrire en Océanie à LIFOU

Léopold Hnacipan est la coqueluche des médias en ce moment. Il est originaire des îles et représentera la Nouvelle-Calédonie à Livre Paris, le grand salon de la capitale. Les auteurs des îles montent en puissance. Ils sont nombreux. Le renouveau, la relève passera par les Loyauté. La Grande Terre a ouvert la voie avec des grands noms comme Déwé Gorodé mais les îles ont le vent en poupe aujourd’hui. Ce renouveau, cette émergence, est le fruit d’un gros travail d’accompagnement par des structures par forcement publiques comme l’association Ecrire en Océanie qui a découvert un grand nombre de ces auteurs.

Il faut le souligné. Cette association fonctionne sur fond propre avec la vente de ses livres. Un bon travail initié par Claudine Jacques qui vient de céder son poste à Nicole Isch en laissant la vice-présidence à Macate Wenehoua, l’ancien maire de Lifou que l’on ne présente plus.

NB : Avec Noëlla Poémate et d'autres la grande Terre résiste bien.

Voir deux articles avec cette association en suivant ces liens 1er article 2011 _ 2ème article 2017

Dora Wadrawane, une ouverture vers la culture

Extrait de l’Article de Sophie Mendes de LNC aujourd’hui

Dora en larmes photo JP

Maré. Dora Wadrawane a été récompensée à deux reprises pour L’Hom Wazo : le prix Lagneau en 2009 et celui de Vi Nimö 2017 du Silo. Une nouvelle reconnaissance pour cette passionnée de culture, au sens large.

Dora Wadrawane au centre culturel Yeiwene-Yeiwene de Maré où elle est chef du service culturel depuis septembre 2015, après six années passées à l’Académie des langues lanak. Photo SM ci-dessous

 

«J’ai été très étonnée et fière de recevoir ce prix décerné par des lycéens. J’avais un peu oublié cette nouvelle publiée il y a huit ans. Mais ça m’a redonné l’envie d’écrire et ça m’a remis en contact avec la petite communauté littéraire de Nouvelle-Calédonie. J’ai une idée en tête, j’ai commencé à rédiger. Ce sera une nouvelle, mais je ne sais pas quand je parviendrai à la terminer car il faut du temps », a réagi Dora Wadrawane, après avoir reçu le prix Vi Nimö 2017 à l’occasion du dernier Silo (Salon international du livre océanien).

Elle ne se définit d’ailleurs pas comme écrivaine mais auteure car l’écriture est une occupation et non son activité principale. Par ailleurs chef du service culture de la province des Îles depuis septembre 2015, basée au centre culturel Yeiwene -Yeiwene à Maré, Dora Wadrawane est aussi la maman attentive de deux garçons et de deux filles, de 6 à 12 ans.

Sociologie en sciences du langage

Petite fille, elle fait sa scolarité à Padawa d’où elle est originaire, avant de partir au collège à Lifou où son père vient d’être nommé à la province. Elle obtiendra son bac ES au lycée Lapérouse et étudiera les langues et culture kanak à l’Université de Nouvelle-Calédonie pendant trois ans avant de partir pour la Métropole. Elle optera pour la sociologie en sciences du langage à Rennes pour y être proche de son conjoint, mais ne terminera pas son cursus pour rentrer à Maré et s’occuper de ses jumeaux qui viennent de naître. « Mais j’espère toujours finir mon master », tient à préciser Dora… Suite sur LNC

Exemple d’une initiative qui contribue à l’émergence d’auteur des îles

Organisé par Livre mon ami, le concours 2017 de lecture à voix haute a été remporté dans les Loyauté par Marie-Angèle Wakajawa fin novembre.

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur en photo ci-dessus (des Nouvelle Calédoniennes de Sophie Mendes) Article sur ce sujet sur LNC

La jeune-fille a profité toute la journée de lundi des précieux conseils de Sylvain Lorgnier, répétiteur. Photo S.M.

En 2016 c’est Billy Wadrawane, un élève de sixième du collège de Taremen qui avait remporté le prix.

Ecrire en Océanie, présentation :

Ecrire en Océanie, association néo-calédonienne créée en juillet 2008, a pour vocation première la promotion de l’écrit en Océanie.

L’association ne cesse depuis lors d’être au plus près de la littérature d’émergence francophone.

Sous la présidence fondatrice de Claudine Jacques et la vice-présidence de Macate Wenehoua,

Elle agit en créant des concours annuels de nouvelles et contes, et en publiant les textes des lauréats.

Frédérique Viole – Evelyne André-Guidici- Léopold Hnacipan – Noëlla Poemate – Waej Genin – Patrick Genin – Wali Wahetra – Isa Qala – Dick Samuel Ukeiwé – Mireille Pandolfi – Patricia Artigue.

Elle publie aussi des textes rares en poésie et théâtre.

Elle met en place des directeurs de collections.

Elle crée en 2015 le Prix Arembo, décerné à un écrivain résidant en Océanie, écrivant en français, notamment pour sa contribution au développement culturel de son pays ainsi que pour sa capacité à livrer un témoignage sur son époque. Et s’appuie sur la phrase d’Aragon : « La littérature est une affaire sérieuse pour un pays, elle est au bout du compte, son visage. ». En 2015 : Jean-Marie Creugnet – en 2017 : Jean Vanmai.

Elle alimente le site Ecrire en Océanie et la page FB et tout récemment crée la rubrique « Lire en ligne ».

Elle compte son premier bureau partenaire à Lifou, géré par Waej Genin et Wali Wahetra

Claudine Jacques, nommée présidente d’Honneur, quitte l’Association fin octobre 2017 pour se consacrer à son oeuvre littéraire, et confie sa destinée à un nouveau bureau présidé par Nicole Isch.

Exemple d’activité sur Lifou (Photo en Une de Albert SIO de son FB)

De belles rencontres à la bibliothèque Lhona pour la promotion des livres de nouvelles de Waej et Patrick Genin, de Isa Qala.

Bravo aux auteurs !

Merci à Nicole Isch, la directrice de collection.

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en OcéanieDeux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

Deux des nombreuses publications d'Ecrie en Océanie

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Petit pays, le roman Gaël Faye en livre de poche depuis août 2017

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Petit pays, le roman Gaël Faye en livre de poche depuis août 2017

Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son «  petit pays  », le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.

Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.

 Un livre lumineux.  Astrid de Larminat, Le Figaro.

Un très beau premier roman, déchirant et incandescent, qui force l’admiration.  Yann Perreau, Les Inrockuptibles.

  Gaby n’est pas un petit Africain, c’est un enfant du monde emporté par la fureur du destin. Notre hantise commune.  Maria Malagardis, Libération.

PRIX GONCOURT DES LYCÉENS / PRIX DU ROMAN FNAC /

PRIX DU PREMIER ROMAN

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »

Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

Louise Chauchat @louisechauchat il y a 4 heures

#ConseilLecture : « Petit pays » de Gaël Faye. À la fois drôle et bouleversant. Extrêmement bien écrit. On entre totalement dans son univers en passant de l’innocence et de l’ignorance d’un enfant à la conscience d’un adulte ! À lire.

Publié dans Divers

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