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Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres

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Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres

Michel Soulard et Alain Brianchon ont présenté les textes d’Achille Ballière, évadé du bagne de Nouvelle-Calédonie avec Henri Rochefort hier soir à la librairie Calédo Livres.

 

Deux heures de causerie avec un duo d’auteurs passionnants, de vrais enquêteurs, comme les détectives, Starsky et Hutch de la série américaines des années 80, des flics cools, comme les deux complices qui se sont bien amusés, pendant cinq ans, à explorer l’univers d’Achille Ballière, déporté de la commune, moins connu que son complice d’évasion Henri Rochefort mais qui valait ce livre et cette enquête. Une plongée dans les archives et la lecture de microfilms avec des déplacements en France pour visiter les cimetières et rencontrer les descendants de l’architecte de l’île des Pins. Ce déporté est un cas particulier, vingt ans après son séjour en Nouvelle-Calédonie, il est revenu à la demande du maire de Nouméa de l’époque probablement, pour faire le tracé de la première conduite d’eau pour approvisionner la ville en eau courante. Il était connu et appécié à Nouméa après avoir réalisé des plans et des ouvrages. Achille Ballière c’est aussi et surtout un engagement politique qu’il a continué une fois qu’il a pu retourner en France. Il s’est même présenté aux élections contre Clémenceau. Nos deux enquêteurs ont bien travaillé, la version complète du livre vous transportera des barricades aux geôles du bagne avec beaucoup de détails sur cette histoire de France et de Calédonie. C’est Noël et bientôt le nouvel an. Un livre sera toujours un beau cadeau ! JP

 

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Achille Ballière et la commune au menu de la causerie du 05 novembre à Calédo Livres

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La grande évasion au temps du bagne de Nouvelle-Calédonie de Michel Soulard et Alain Brianchon

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Mercredi 5 décembre 2018 à 18h

Causerie avec Michel Soulard et Alain Brianchon

 à la librairie Calédo Livres

 

Michel Soulard et Alain Brianchon présentent les textes d’Achille Ballière, évadé du bagne de Nouvelle-Calédonie avec Henri Rochefort. Ils ont collaboré pour croiser les différentes versions de l’auteur et les enrichir de nombreuses notes, d’annexes et d’illustrations. Cette édition comparée (texte intégral) est également publiée dans la même collection sous forme d’extraits choisis.

Ci-dessous un article de mon blog sur cet ouvrage du mois d'août. JP

Un gros pavé qui sera prochainement réédité en format light, moins épais. La version intégrale est disponible en librairie à Nouméa chez Calédo Livres. Ce livre sera présent sur le stand histoire de SILO 2018 où les ouvrages traitants d’histoire seront à l’honneur, dit-on. Les deux auteurs sont des amis et une partie du titre la Grande Evasion me rappelle le film qui relate la Seconde Guerre mondiale, et l’épisode où des aviateurs britanniques, canadiens, australiens, polonais et américains qui ont essayé de s'évader, du camp de prisonniers de la Luftwaffe (Stalag Luft III) à Sagan dans la province de Basse Silésie, à l’est du Stalag VIII C où mon grand-père était prisonnier. Ce sont les prisonniers de ce camp qui ont construit cet extension pour les aviateurs et comme mon grand-père était menuisier-ébéniste... Rien à voir avec Hachille Ballière mais quand on parle de prison et d’évasion, c’est plus fort que moi j’évoque mon aïeul, le breton têtu, que les Russes ont gardé plus d’un an après la guerre. JP

Présentation du livre par l’éditeur :

En 1880, peu avant sa mort, le célèbre peintre Édouard Manet brosse un tableau illustrant l'évasion de Rochefort (voir couverture). Cette affaire rocambolesque d'un groupe de déportés politiques ayant réussi à s'enfuir de Nouvelle-Calédonie, en passant par l'Australie, eut un énorme retentissement en Métropole.

Rochefort n'était pas seul à bord de la barque qui lui permit de quitter la presqu'île de Ducos : Achille Ballière, un autre déporté de la Commune de Paris, faisait partie de cette aventure qu'il a minutieusement retranscrite dans son carnet personnel avant de la publier sous plusieurs versions.

Michel Soulard et Alain Brianchon ont collaboré pour croiser ces versions et les enrichir de nombreuses notes, d'annexes et d'illustrations.

Editeur : Editions Humanis (31 juillet 2018)

Le présent ouvrage comporte le texte intégral de cette édition comparée qui est également publiée dans la même collection sous forme d'extraits choisis.

Achille Ballière dans wikipédia

Achille Ballière, né le 17 octobre 1840 à Sannerville dans le Calvados, décédé en 1905, est un déporté de la Commune de Paris. Architecte, il fut ensuite candidat boulangiste aux élections.

Biographie : Il se destine à une carrière d'architecte pour laquelle il suit des cours et rentre à l'école des Beaux Arts. Il participe notamment aux travaux du dôme des invalides. Franc-maçon, il est aussi républicain et participe à la guerre de 1870. Au cours de la Commune de Paris qu'il rallie tardivement, il soutient la tentative de médiation franc-maçonne en suivant la manifestation du 29 avril 1871. Arrêté chez lui le 18 juin 1871, il est condamné le 7 novembre 1871 à la déportation simple. Il est donc incarcéré au camp de Satory, au fort d'Issy, puis arrive au Fort Boyard et enfin à Saint-Martin-de-Ré.

Il est embarqué sur l'Orne en janvier 1873 et rejoint l'Île des Pins, lieu d'affectation des déportés simples. Ballière est autorisé à rejoindre Nouméa le 19 octobre 1874 où il trouve une place de comptable auprès d'un marchand de bois. Il travaille également à un projet de théâtre pour Nouméa. Le 20 mars 1874, il s'évade de Nouméa avec les déportés simples François Jourde et Charles Bastien ainsi que les déportés en enceinte fortifiée Henri Rochefort, Olivier Pain et Paschal Grousset.

Ayant atteint l'Australie, il laisse partir ses compagnons préférant attendre l'exposition intercoloniale de Sydney où son projet de théâtre pour Nouméa doit être présenté. Il rejoint alors Melbourne où il attend de pouvoir rejoindre l'Angleterre qu'il atteint le 30 juillet.

Après l'amnistie, il peut rentrer en France et reprendre son travail d'architecte qui le conduit entre autres à devenir l'architecte de la ville de Thiers.

Dessiné initialement par Jean Taragnat avec l’aide probable de l’architecte Achille Ballière, le plan et la façade du château Hagen reprennent de nombreux éléments de la tradition architecturale classique française.

Alain Brianchon. Il a déjà ébloui le public par son érudition à la librairie Calédo Livres pour nous parler du Tapa et du volumineux et savant livre sur ce sujet qu’il présentera au SILO 2018 à l’ADCK.

Collectionneur et galeriste, c’est un spécialiste en tapa océaniens. Il est aussi féru d’histoire d’où sa collaboration à l’écriture de ce livre d’histoire calédonienne.

Voir aussi un article sur le Tapa

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Jeudi 6 décembre de 18h à 19h30, dans l’amphithéâtre du lycée Blaise Pascal conférence sur la culture kanak

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Jeudi 6 décembre de 18h à 19h30, dans l’amphithéâtre du lycée Blaise Pascal conférence sur la culture kanak

Résumé de l’exposé : Cette conférence se déroulera en quatre temps. Après avoir montré en quoi la culture kanak a été en voie de disparition au cours de son histoire, malgré la présence des Kanak à l’école, il s’agira de retracer le processus de renaissance de la culture kanak de 1975 à aujourd’hui. L’objectif de ce rappel historique sera de préciser la place qu’occupe actuellement la culture kanak au sein de l’école calédonienne, avec notamment les Langues Kanak (LK) et les Eléments Fondamentaux de la Culture Kanak (EFCK). Seront enfin livrés un certain nombre d’expériences personnelles ainsi que des pistes de réflexion.

 

Entrée libre et gratuite

Contact : universitepopulairenoumea@gmail.com

 

La culture kanak à l’école : discrimination positive ou dérive culturaliste ?

 

Le Projet Educatif Calédonien, voté par le Congrès de la NC au début de l’année 2016, affiche notamment l’ambition de valoriser l’identité de l’école calédonienne. Parmi les grandes nouveautés de ce dispositif, des heures d’EFCK (pour « Eléments Fondamentaux de la Culture Kanak ») sont rendues obligatoires à l’école, au collège et au lycée à raison d’une heure toutes les deux semaines. En 2017, ces séances ont concerné les premières années de chaque cycle (classes de 6e et de 2des), en 2018, les classes de 5e et de 1ères et en 2019, les élèves de Terminales devront même compter sur une épreuve du baccalauréat dont les modalités d’évaluation restent pour l’instant en suspens.

Si l’enseignement des langues kanak – quatre sur vingt huit sont susceptibles d’être enseignées : drehu, nengone, ajiè et paici – est facultatif, tous les élèves calédoniens bénéficient (ou bénéficieront très prochainement) donc de séances leur permettant de découvrir ou d’approfondir leur connaissance de la culture kanak, heures obligatoires celles-là. Ce constat soulève plusieurs interrogations : pourquoi la culture kanak et pas la culture wallisienne, javanaise ou caldoche ? Pourquoi l’accent sur une culture particulière et pas la construction d’une culture commune, « calédonienne » ?

L’enjeu premier porte ainsi sur la légitimité d’un tel enseignement : oubli injuste des autres cultures ? Entorse au principe républicain d’égalité ? Risque de repli culturaliste, voire communautariste ? Ou souci légitime d’une reconnaissance trop longtemps bafouée ? Avant de répondre à ces questions de manière hâtive, nous gagnerions tous à nous poser une question et une seule : que connaissons-nous de la culture kanak ? Pour qui désire s’établir ou continuer de vivre en Nouvelle-Calédonie, est-il vraiment suffisant d’avoir quelques notions sur la coutume, de savoir que la culture kanak est une « civilisation de l’igname » ou que l’oncle utérin occupe une fonction centrale au niveau des liens de parenté ?

A cette question du pourquoi s’ajoute celle du comment : comment enseigner cette « matière » que sont les EFCK ? Le problème consiste d’ailleurs à déterminer s’il y a même un sens à parler d’ « enseignement » d’une culture : peut-on « apprendre » une culture ? Ne s’agit-il pas plutôt de la vivre, de l’expérimenter, d’en faire la rencontre de l’intérieur – ce qui supposerait davantage une immersion en tribu ou des rencontres avec des « Vieux » plutôt que des cours dispensés dans des salles de classe closes ?

Le « programme » des EFCK fait apparaître six thèmes : la case, le clan, l’igname, l’espace et le temps, la personne, la parole. Ce découpage notionnel et scolastique rend-il justice à l’intrication permanente de ces « mythes vécus » (Maurice Leenhardt, Do Kamo) dans l’esprit kanak ? Peut-on aborder de manière analytique ce qui est de l’ordre du vécu intime ? Ces questions sont d’autant plus délicates qu’une culture n’est jamais figée : des traditions disparaissent, d’autres s’adaptent ou acquièrent une vitalité nouvelle au gré des échanges avec d’autres cultures. Entre la culture canaque « originelle » - celle de missionnaires comme Leenhardt par exemple – et la culture kanak d’aujourd’hui, peut-on vraiment parler de continuité ? Peut-on même parler de « la » culture kanak au singulier au regard de la diversité existante entre les huit grandes aires coutumières ?

Se pose enfin la question du devenir de la culture kanak : comment s’adapte-t-elle au monde contemporain ? Est-elle vouée à disparaître, absorbée par les impératifs de la mondialisation et de l’individualisme ? Ou a-t-elle une voix unique à faire entendre au « banquet des civilisations », voire une voie originale à proposer à un monde en quête de sens ?  

Ces nombreuses interrogations, loin d’épuiser le sujet, n’ont que pour objectif de poser des jalons en attendant les éclaircissements de Koten Case, professeur de SES au lycée Blaise Pascal, qui anime depuis deux ans maintenant des séances d’EFCK et poursuit des recherches autour de l’enseignement de la culture kanak à l’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education).

 

Venez palabrer en sa compagnie jeudi prochain (6 décembre), de 18h à 19h30, dans l’amphithéâtre du lycée Blaise Pascal. Il s’agira de la dernière conférence de l’année.

Que le souffle des ancêtres soit avec vous !

 

Au nom du bureau de l’UPNC, son président,

Matthieu Solier

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Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

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Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

En avril-mai 1988, l’affaire de la prise d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, menée par un groupe d’indépendantistes s’est soldée par une intervention militaire et un bilan de vingt et un morts, dont dix-neuf Kanak. Parmi les victimes, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, musicien, ancien séminariste se destinant à la prêtrise, admirateur de Gandhi et militant charismatique du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste).

Terroriste ou martyr ? Français ou « barbare » kanak ? Pacifiste ou assassin ? Chrétien ou communiste ? Le personnage – avec ses légendes contradictoires et paradoxales – a longtemps intrigué Joseph Andras, qui est parti en Kanaky sur les traces de cette figure des luttes anticolonialistes du XXe siècle.

Portrait d’un homme complexe et passionnant, ce livre est également journal de voyage dans un archipel méconnu et délaissé, récit de rencontres et d’échanges, reconstitution documentée d’un épisode sanglant de l’histoire récente, réflexion sur les vestiges de l’empire français. Le tout dans un style à la fois tranchant et lyrique, avec un engagement ardent, une curiosité patiente et attentive, qui sont la marque des écrits de Joseph Andras.

 

Joseph Andras : Kanaky est « autant une biographie intemporelle qu’un geste politique » voir l’article du magazine Diacritik

 

Photo de l'auteur chez Acte Sud

Né en 1984, Joseph Andras vit en Normandie. Il est l'auteur d'un premier roman très remarqué : De nos frères blessés (2016) et d'un texte poétique S'il ne restait qu'un chien (2017).

 

Pour en savoir plus sur l’auteur :

avec l'écrivain Joseph Andras ( interview par mail ) et le journaliste Edwy Plenel (au micro), à propos du récit de Joseph Andras, Kanaky, publié aux éditions Actes Sud. Une enquête biographique autour de la figure d'Alphonse Dianou, militant indépendantiste et leader du groupe kanak qui mena la prise d'otages d'une gendarmerie de l'atoll d'Ouvéa, au large de la Nouvelle-Calédonie, le 22 avril 1988.

 

[Edwy Plenel] Il faut rendre hommage à Joseph Andras, jeune auteur caché, dont on ne connaît qu'une photo, avec qui on ne peut communiquer que par mail, qui a choisi de tirer le fil de ce qu'en termes shakespeariens on appellerait des spectres, des fantômes, et qui nous habitent ; ceux de la question coloniale.

 

Avec " Kanaky", Joseph Andras revient sur sur la Nouvelle-Calédonie et ce moment de fureur, ce massacre que fut le dénouement d'Ouvéa. A l'époque, j'avais mené l'enquête rassemblée dans un livre, "Mourir à Ouvéa " qui avait paru en septembre 1988. J'ai mené cette enquête à partit d'une photographie. J'étais à Paris, la photo avait paru dans Paris-Match après le dénouement de cette prise d'otages en 1988, c'est une photo qui me terrifie. On voit ces indépendantistes kanaks, on reconnaît Dianou, à sa blessure, avec un bandage blanc, il est sur une civière, et tous les autres sont face contre terre. Et on voit tous ces militaires blancs, qui rigolent. C'est une image terrible. Mon enquête a commencé par là ; à Paris, en demandant aux avocats - parce qu'ils étaient détenus en France dans des cellules à Fresnes - de faire reconnaître qui étaient les autres-là, d'aller les voir, leur demander ce qui s'était passé...

 

Extrait de l’entretien de Joseph Andras avec Tewfik Hakem (mené par écrit uniquement)

 

Vous avez refusé le Goncourt du premier roman pour De nos frères blessés, et vous n'accordez pas d'interview. A quelques exceptions près, Seuls L'Humanité, journal pour lequel il vous arrive de collaborer, et Diacritik ont pu vous rencontrer pour des interviews. "Je ne tiens pas tellement à écrire pour des journaux financés par des milliardaires, des banquiers d’affaires ou des vendeurs d’armes" avez-vous déclaré par exemple à Diacritique, soit, mais vous refusez également de venir vous exprimer dans une radio de service public comme France Culture, pourquoi ?

 

J.A. : J'ai rencontré plusieurs médias militants, en effet, car je sais qu'ils ne me parleront plus, pour la centième fois, de cette histoire de prix mais du fond, des textes.

L’article complet dans France-Culture

Nouveauté disponible à Calédo Livres : Kanaky. Sur les traces d’Alphone Dianou de Joseph Andras.

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