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Pour les 40 ans de l’Ile de Lumière, un bateau pour le Vietnam, une exposition au musée maritime est prévue

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Le fameux cargo hôpital

Le fameux cargo hôpital

Ile de Lumière, un bateau pour le Vietnam

Ph. Coll. M. Cordier

 

Il y a 40 ans, dans la nuit du 29 au 30 mars 1979, l’Ile de Lumière, un cargo de 90 mètres de long, quitte le port de Nouméa pour partir au secours de dizaines de milliers de Vietnamiens fuyant les persécutions du nouveau régime communiste. Entassés sur des embarcations de fortune, chassés de tous les ports, violentés et victimes de pillages, des enfants, des femmes et des hommes, menacés de famine et d’épidémie, périssent par milliers au large de la Malaisie.Dès 1978, un extraordinaire élan de solidarité touche la France et la Nouvelle-Calédonie et le Dr Bernard Kouchner, aux côtés de nombreuses personnalités, contribue à mobiliser l’opinion publique afin de monter une opération de secours humanitaire. Mais rien n’aurait pu se faire sans le concours de Michel Cordier, armateur de la Compagnie des Chargeurs Calédoniens qui, pendant presque un an, va mobiliser un des navires de sa flotte pour les besoins de cette opération. François Herbelin, le jeune commandant de l’Île de Lumière, et les 16 membres de son équipage que rien ne prédestine à une telle aventure, acceptent humblement de participer à ce défi.Transformé en navire-hôpital, l’Ile de Lumière quitte Nouméa fin mars 1979 en direction de Poulo Bidong, une minuscule île de Malaisie d’environ 1 km2 où s’entassent plus de 40 000 réfugiés vietnamiens dans des conditions sanitaires épouvantables. Lors d’une escale intermédiaire à Singapour, le cargo a pris à son bord l’équipe médicale, dont Bernard Kouchner et Bernard Rousseau, chirurgien à Nouméa, ainsi que des journalistes qui relateront le combat mené jour après jour pour lutter contre ce drame humain.De retour à Nouméa le 7 février 1980, après avoir soigné et sauvé plusieurs milliers de boat-people vietnamiens, l’Ile de Lumière aura accompli une mission humanitaire sans précédent.

 

L'Ile de lumière» un bateau antitotalitaire

 

Par dizaines de milliers, des Vietnamiens fuient dans des embarcations de fortune la victoire communiste. Indignés de l'indifférence du monde à la tragédie des boat people, Bernard Kouchner, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy, qui avaient soutenu « la lutte héroïque du peuple vietnamien », affrètent en 1979 le cargo L'Ile de lumière pour aller les recueillir. Jean-Paul Sartre côtoie Raymond Aron dans le comité de soutien. L'intelligentsia française a découvert le combat antitotalitaire.

Ci-dessous un article de 2008 d’Olivier Houdan qui n’a pas pris une ride :

 

Il y a 30 ans l’odyssée de « L’île de Lumière »

 

« Si nous ne sommes pas sûrs que la parole sauve, nous sommes certains que le silence tue. »

Tout commença le 8 novembre 1978 au journal télévisé de 20 heures sur TF1, avec la projection éruptive des images du « Haï-Hong », emblématique rafiot pourri d'un nouvel Exodus, surchargé de 2564 réfugiés faméliques, loqueteux et terrorisés qu'aucun port ne voulait accueillir. C'est avec cette tête de pont subitement médiatisée, qui sera suivie de dizaines de barques, bateaux de pêche et jonques de rivière, surpeuplés de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants n'hésitant pas à affronter la mer et ses périls pour ne pas avoir à se soustraire aux contraintes du régime communiste vietnamien que l'incroyable aventure de « L'île de lumière » débuta.

En l'espace de quatre ans, depuis la prise de Saigon en avril 1975, plus de 200 000 réfugiés avaient débarqué sur 300 km de littoral à forte densité malaise et musulmane, entre Kota Baru et Kuentan dont 40 000 sur le seul rocher pelé et noirâtre de Poulo Bidong : 3 km2 de superficie ! Depuis octobre 1978, 700 boat-people en moyenne arrivaient chaque jour en Malaisie ! La situation devenait humainement catastrophique et les conditions de survie innommables.

Dans l'édition du journal « Le Monde » du lendemain, une énième indignation de l'intelligentsia parisienne avait lançait une course à l'émoi et à la signature dans l'optique de mobiliser les gouvernants et l'opinion. Le soir même, à l'issue d'une réunion chez le dissident soviétique Maximov, au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy proposa pas moins d'attaquer l'ambassade du Viêt-Nam à Paris, Bernard Kouchner énonça la possibilité de repêcher « ces gens qui se noyaient en mer » à l'aide d'un bateau ancrait dans les eaux internationales. L'idée d'un bateau pour le Viêt-Nam avait surgit. Ce titre n'était peut-être pas le fruit du hasard. En mai 68, les étudiants en médecine, membres de l'Association médicale franco-vietnamienne et du Comité Viêt-Nam national avaient proposé à l'époque de la guerre américano-vietnamienne, l'envoi d'un bateau avec pour slogan : « La victoire du Viêt-Nam, c'est aussi de la quinine et une trousse de secours dans chaque village ». Au journal télévisé du 20 novembre 1978, Yves Montand déclarait : « (...) Aujourd'hui, des Vietnamiens se noient et nous devons les aider ». L'opération, « Un bateau pour le Viêt-Nam » vers la Mer de Chine, était lancée. Il ne restait alors qu'à trouver un bateau...

Après d'innombrables obstacles et autant d'attaques, (scission au sein de Médecins sans frontières que le co-fondateur Kouchner quitte pour créer Médecins du monde ; presse parisienne narquoise et ravageuse à l'image d'un éditorial de Robert Hersant dans « Le Figaro » qui condamne nettement l'initiative ; affrontement des idéologies et des frustrations ; méandres tortueux de la diplomatie internationale, etc.), le Comité se rend rapidement compte que l'affrètement d'un navire depuis la France, distante de plus de 15 000 km du théâtre des sauvetages, serait vain, inutile et coûteux. En contemplant un planisphère, Kouchner l'aperçoit que la terre française la plus proche est à Nouvelle-Calédonie, à quinze jours de navigation de la Mer de Chine. Contacté, le Ministère des DOM-TOM transmet à Paul Dijoud, justement en visite à Nouméa, la proposition du comité d’établir un centre de transit et de soin d'urgence. Sur place, le Haut-commissaire de la République, Claude Charbonniaud, approuve à titre personnel l'objectif en marche. Parallèlement, l'ingénieur Lucien Poirier poursuit ses contacts avec la Calédonie et obtient l'accord de Michel Cordier, l’armateur-directeur de la Compagnie des chargeurs calédoniens. Marié à une vietnamienne, il éprouve un vif intérêt pour l'opération et propose un caboteur d'un blanc immaculé de 85 mètres de long construit aux Pays-Bas en 1962 et acheté en 1974. Le bateau pour le Viêt-Nam porte un nom qu'aucun publicitaire habile n'aurait pu inventer, ni même imaginé. Un nom en forme de symbole, d'espoir, de pureté, de force et de salut. Il s'appelle « L'île de lumière ». Avec le « Caillou », c'est l'autre surnom de la Nouvelle-Calédonie…

Localement, un immense soutien populaire s'organise autour du Comité fraternité créé pour l'occasion, dirigé par Michel Kauma et animé par Eliette Cognard. L'organisation d'un gala est annoncé par voie d'affichage dans toute la ville, des troncs sont disposés chez les commerçants et certains écoliers sensibilisés au sort des boat-people cassent leur tirelire. De son côté, Roger Laroque, le maire de Nouméa, n'est pas en reste. Avec les commandants Couvert et Leturc qui accomplissent des prodiges, le docteur Bernard Rousseau, chirurgien à la clinique Magnin, un des premiers compagnons et ami de Kouchner, se démène avec d'autres, pour transformer le bateau en navire-hôpital de 120 lits dont 44 pour la pédiatrie, avec cabinet de radiologie, bloc opératoire, salle de pansement et de réanimation, biberonnerie, pièce de stérilisation et pharmacie. Equipé avec du matériel récupéré à Gaston-Bourret et au Port autonome et fourni en médicaments par la pharmacie militaire, le navire est prêt en un laps de temps d'à peine quinze jours. Un délai que l'Administration n'aurait pu tenir. Seuls la bonne volonté, le dépassement de soi et la légendaire générosité des Calédoniens sont venus à bout des écueils et ont permis son appareillage dans la nuit du 29 au 30 mars 1979 avec à la barre le commandant François Herbelin. Les travaux d'aménagement seront achevés en mer et à Singapour. Le 17 avril à 18 h, le journal de bord enregistre l'ordre tant attendu : « En avant toute ! » Direction Poulo Bidong.

La campagne humanitaire dura cinq mois à Poulo Bidong et trois mois dans les îles éparses des Gambas au large de l'Indonésie. « L'île de lumière » fut également le premier bateau occidental à remonter le Mékong pour ravitailler Phnom-Penh. Plus de 30 000 personnes furent secourues parfois dans des conditions incroyables à l'image de cette trépanation par 47°C à l'aide de la perceuse électrique du chef mécanicien et d'une mèche de 13, effectuée sur un homme tombé dans le coma après avoir reçu un coco sur la tête. Le cargo et l'équipage ont rejoint Nouméa le jour de Noël 1979, neuf mois après son départ. Sa mission terminée, le caboteur a repris ses rotations commerciales dans le Pacifique Sud jusqu'au lundi 17 février 1986, jour où il a achevé son dernier voyage sous les couleurs de la CCC avant d'être désarmé puis remplacé par « L'île le lumière II » acquis en Islande.

 Aujourd'hui, trente ans se sont écoulés. Que reste t-il de la fabuleuse épopée de « L'île de lumière » ? Une placette éponyme au Quartier latin, le nom l'une entreprise locale d'édition, des photos jaunies, des visages vieillis par le Temps et quelques survivants aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie, une jeune femme qui célébrera dans quelques jours son trentième anniversaire, premier enfant né sur le bateau et qui fût baptisée Dao Anh Sang, « L'île de lumière » en vietnamien. Mais laissons le mot de la fin au docteur Dong dans un petit discours qu'il prononça au départ de Kouchner, la voix étranglée par 'émotion : « Sur cette île sombre et perdue, vous avez apporté la lumière. Ile de lumière, nom du destin (...). Je ne sais pas si nous serons tous là à ton prochain retour, mais on ne vous oubliera jamais... » En hommage à ces centaines de bénévoles retournés dans l'anonymat et à ses milliers de réfugiés désormais oubliés, rappelons-nous simplement que dans la torpeur d'un orage de moussons, un certain 11 avril 1979, un simple navire célébra pour l'éternité le plus beau surnom de notre pays et fût l'insubmersible véhicule des premiers balbutiements du Droit d'ingérence...

Par Olivier Houdan doctorant en Histoire.

Sources : Journal, « La France Australe », « Les Nouvelles calédoniennes », années 1978, 1979 et 1980. Bernard Kouchner, « L'île de lumière », Ramsay, Paris, 1980, 406 p. Joël Paul, « Le Calédonien », L'Harmattan, Paris, 2008, 260 p.

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La Galerie Arte Bello vous Invite à la belle exposition d'une sculptrice remarquable d'Ouvéa

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo du site https://www.iles-loyaute.com/fr/ouvea/loisirs?view=prestataire&idprestataire=3158

Photo du site https://www.iles-loyaute.com/fr/ouvea/loisirs?view=prestataire&idprestataire=3158

 

30 rue auguste brun; BP 4446; 98847 Nouméa
New Caledonia

Contact:

Tel: +687 25 31 00          Mail: artebello@mls.nc

Photo : Marjorie par Joël PAUL à la gare maritime

Photo : Marjorie par Joël PAUL à la gare maritime

Publié dans Notre Caillou

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Un guide pour l’identification de la faune des forêts sèches : lumière sur les habitants de cet écosystème plein de richesses !

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Un guide pour l’identification de la faune des forêts sèches : lumière sur les habitants de cet écosystème plein de richesses !

Avis aux curieux de nature, les promenades en forêt sèche risquent de prendre une toute autre dimension avec la parution du guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie !

 

Nouvellement édité, cet ouvrage rejoint la collection de guides déjà existants sur les plantes et les oiseaux des forêts sèches du pays. Il est le premier ouvrage illustré qui s’attèle à décrire 54 espèces animales, habitants ou seulement de passage dans les forêts sèches, que vous aurez peut-être la chance de voir lors de vos sorties.

 

Du sol à la canopée, le guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie est une invitation à la découverte de ceux qui, en toute discrétion, habitent cet écosystème patrimonial.

 

Il balaye une grande diversité d’animaux, des mammifères aux vers en passant par les squamates, insectes, araignées et mollusques. Parmi eux, 28 espèces endémiques, 15 autochtones mais également 11 espèces introduites et envahissantes qui ont aujourd’hui un impact sur la flore et la faune des forêts sèches.

 

Le guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie sera disponible en librairie très prochainement, et consultable dans les centres de documentation des établissements scolaires du territoire ainsi que dans les bibliothèques et médiathèques publiques.

 

LA GENÈSE DE LA STRUCTURE : UNE IDÉE NÉE DE LA RÉUSSITE DU PROGRAMME "FORÊT SÈCHE"

Du programme de conservation des forêts sèches au groupement d’intérêt public

Les forêts sèches de Nouvelle-Calédonie sont des écosystèmes terrestres très riches en terme de biodiversité mais gravement menacés de disparition. Pour leur conservation, un programme "forêt sèche" a été lancé en 2001 sur l’initiative du WWF, des provinces Nord et Sud, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de l’Etat.

Ce programme, de type contractuel, n’avait pas de personnalité juridique. Il était hébergé par l’Institut Agronomique Calédonien, qui en assurait la gestion administrative.

Dès la fin de l’année 2003, et devant le succès de cette initiative, les provinces Nord et Sud et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont proposé de conforter ce programme et de l’étendre à d’autres milieux naturels de Nouvelle-Calédonie en créant une structure autonome pour favoriser son action.

 

Par ailleurs, d’autres milieux naturels et paysages néo-calédoniens sont soumis à des perturbations d’origine naturelle ou anthropique qui menacent leur équilibre et leur survie, et seule une approche globale et concertée entre tous les acteurs et usagers permet de prendre en compte les interactions entre ces milieux et leur valeur écologique, patrimoniale, socio-économique et culturelle.

 

En Nouvelle-Calédonie, bien que la compétence environnementale soit dévolue aux provinces et à la Nouvelle-Calédonie, plusieurs démarches partenariales entreprises dans le Pays ont cependant montré tout l’intérêt d’un regroupement des compétences, des volontés et des moyens.

 

Ces différentes considérations ont milité en faveur de la mise en place d’une structure de coopération entre partenaires publics et privés dédiée aux milieux naturels néo-calédoniens… Suite sur le site du CEN

Cet ouvrage est disponible dans toutes les librairies de Nouvelle-Calédonie.

Publié dans Vie Pratique

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Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne

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Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne

La bibliothèque Bernheim recevait hier soir l’Alliance Champlain pour une conférence de Daniel Miroux qui nous a parlé du suffixe -ing dans la langue française. Un sujet intéressant une nouvelle mode envahissante pour faire « branché » mais pas toujours compréhensible. Ça à la couleur de l’anglais et la saveur de la langue de Shakespeare mais ce n’est pas de l’anglais. Plus de 200 de ces mots ont envahi notre langue depuis peu de temps. Certains sont d’un ridicule à payer patente comme le henring, c’est prendre la posture du footballeur Thierry Henri et d’autres que Daniel Miroux a égrené en faisant rire le public. Daniel n’est pas contre l’introduction de nouveaux mots dans la langue française. Les Français sont même trop réticents à côté des Belges ou des Africains qui enrichissent le français avec de nouveaux mots. Par exemple infox, adopté par les Belges et les Québécois a du mal à s’imposer en France tandis qu’on utilise Fake News, complètement anglais mais moins compréhensible. Daniel chérit la langue française avec sa diversité. Il aime rappeler que l’accent québécois était l’accent parlé à la cour du roi Louis XIV. Le français est une langue vivante, colonisée par des mots qui ne vont pas durer pour la plupart. C’est normal, la mode c’est ce qui se démode !

 

 La conférence a été précédée par la remise officielle par l’Alliance Champlain à la Bibliothèque Bernheim d’une quarantaine de livres édités et imprimés au Québec au cours des deux dernières années.

 

Christophe Augias en a profité pour rappeler que le prochain rendez-vous sera probablement dans des locaux provisoires puisque la bibliothèque doit être complément rénovée bientôt. Le prix du meilleur livre scientifique obtenu par Daniel Miroux à Ouessant a été évoqué et accueilli par un tonnerre d’applaudissements par le public. Une nouvelle parution d’Eliane Jacquet, Eliane, membre de l’Alliance Champlain, a été présentée et fera l’objet d’un autre billet sur ce blog.

 

Le concours « Point à la ligne » a été lancé officiellement ce jeudi. Ça roule pour l’Alliance qui poursuit son train-train Tanéo sans faillir.  On peut, une fois encore, signaler le formidable travail de certaines associations. JP

 

Avant-propos sur le concours Point à la Ligne :

 

La Nouvelle-Calédonie se dote d’un système unique de transports urbains et interurbains regroupant les entreprises Karuïa et Carsud qui assurent, depuis de nombreuses années, les déplacements des personnes à Nouméa et dans sa périphérie.

Les deux réseaux fusionnent sous l’appellation TANÉO : Transport de l’Agglomération Néo-Calédonienne.

Ce projet enclenché depuis plus de 10 ans est porté par le Syndicat Mixte des Transports Urbains ainsi que par les communes du Grand Nouméa. La Sté d’Équipement de la Nouvelle Calédonie (SÉCAL) est, quant à elle, l’opérateur du projet. 

Le réseau ancien d’autocars est entièrement renouvelé et rééquipé avec des véhicules de dernière génération offrant tout à la fois, la sécurité, le confort et la modernité pour tous, et par conséquent la régularité des lignes desservies.

Le lancement officiel de Tanéo est prévu le 11 octobre 2019.

 

Réaliser un court-métrage de 20 à 30 secondes faisant la promotion du réseau TANÉO et du Néobus en jouant avec les mots de la langue française et ceux des langues du pays.

 

Dites en quelques termes percutants, quelques images vives, quelques notes de musique, votre enthousiasme de promouvoir le nouveau réseau de transports

Soyez parmi les pionniers de la révolution TANÉO !

 

Dotation

Catégorie Scolaires

Prix offerts par le SMTU : 2 places de cinéma pour chaque enfant de la classe primée.

 

Prix offerts par l'Alliance Champlain à 3 lauréats : Lampe led, sac à dos, perche selfie.

 

Catégorie Grand public

Prix offerts par le SMTU : trois mois de crédit sur le pass TANÉO nominatif.

Prix offerts par l'Alliance Champlain à 3 lauréats : Tablette, enceinte sans fil, casque sans fil.

 

LES DEUX MESSAGES PRIMÉS SERONT DIFFUSÉS DANS TOUS LES BUS TANÉO PENDANT DEUX MOIS

 

Règlement : www.alliance-champlain.asso.nc, rubrique tanéo.

Pour s'inscrire : télécharger et compléter le pdf Inscription concours TANEO et l'adresser avec votre réalisation à champlain@lagoon.nc

avant le 30 septembre 2019. Contact : 92 98 43

Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
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Basuco de Guillaume Berger à la causerie de mercredi à la librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Guillaume Berger et Joël PAUL et Mathieu Solier qui a participé à la causerie avec des lectures d'extraits.
Guillaume Berger et Joël PAUL et Mathieu Solier qui a participé à la causerie avec des lectures d'extraits.Guillaume Berger et Joël PAUL et Mathieu Solier qui a participé à la causerie avec des lectures d'extraits.

Guillaume Berger et Joël PAUL et Mathieu Solier qui a participé à la causerie avec des lectures d'extraits.

Avec Basuco le dernier roman de Guillaume Berger, le public et les amateurs de littérature ont pu faire un voyage en Amérique du Sud avec un auteur calédonien. Pas pour faire un voyage idyllique mais plutôt une plongée dans l’envers du décor. L’Amérique du Sud de Guillaume Berger n’est pas l’Amérique carte postale comme dirait Chantal Spitz. Le récit du voyageur est périlleux mais avec une réflexion sur l’homme européen conquérant, sur les rapports entre communautés qui a permis au Globe-trotter calédonien, le narrateur, de s’interroger sur les relations entre les humains de son île natale. Basuco, c’est un voyage existentiel, riche en expériences vécues souvent douloureuses d’où le sous-titre Un règlement de compte. Mais avec qui ? Avec le protagoniste Pierre, mais peut-être aussi avec la Terre entière car la descente aux enfers du gringo l’a profondément marqué.

 

Ce récit est le fruit d’une résidence d’écriture au château Hagen. Merci à la province Sud de prendre enfin soin de ses écrivains voyageurs SDF, ancien résident de sordides favelas malfamées ou de maison en briques d’abode. Tiby Hagen s’est probablement retourné dans sa tombe de voir Guillaume installé dans sa belle demeure. Mais il a aussi surement découvert, comme ceux qui connaissent Guillaume Berger, un auteur pétri de talent, qui écrit comme savent le faire une nouvelle génération d’écrivains calédoniens avec leurs tripes, sans tabou.

 

La causerie s’est déroulée dans la bonne humeur, la dégustation d’un vin blanc « bio » y a peut-être contribué mais Guillaume a tellement de verve qu’il suffit de le brancher et d’écouter pur être conquis.

 

Ce livre des éditions Humanis est vendu 1 791 XPF / 14.99€ actuellement avec 10 % pour le lancement chez Calédo Livres. L’auteur sera l’un des invités calédoniens du prochain SILO en Nouvelle-Calédonie.

Le public avec tous le ténors de la littérature calédonienne. Jean Vanmai président de l'AENC ici avec mon fils a honoré cette soirée de sa présence.Le public avec tous le ténors de la littérature calédonienne. Jean Vanmai président de l'AENC ici avec mon fils a honoré cette soirée de sa présence.
Le public avec tous le ténors de la littérature calédonienne. Jean Vanmai président de l'AENC ici avec mon fils a honoré cette soirée de sa présence.Le public avec tous le ténors de la littérature calédonienne. Jean Vanmai président de l'AENC ici avec mon fils a honoré cette soirée de sa présence.

Le public avec tous le ténors de la littérature calédonienne. Jean Vanmai président de l'AENC ici avec mon fils a honoré cette soirée de sa présence.

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La causerie de Guillaume Berger mercredi 07 août 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Montage photo valise Joël PAUL Copyright © 2019 ecrivainducaillou.over-blog.com
Montage photo valise Joël PAUL Copyright © 2019 ecrivainducaillou.over-blog.com

Montage photo valise Joël PAUL Copyright © 2019 ecrivainducaillou.over-blog.com

« J’ai cru que ma première nuit dans cette pension colombienne serait la dernière de ma vie. Aujourd’hui encore, il m’arrive de me réveiller au milieu de la nuit, hurlant de terreur comme j’ai hurlé cette nuit-là et croyant revoir chaque balafre, chaque tatouage du forcené qui enfonçait la porte de ma chambre. Je ne saurais dire combien de temps je suis resté à genoux, les mains sur la tête, à bredouiller qu’on m’avait déjà volé mon passeport, ma carte bancaire et mes trois cents dollars de secours… »

 

 

 

Né en 1984 à Nouméa, Guillaume Berger quitte le territoire à 18 ans pour entreprendre des études supérieures en France, mais abandonne rapidement les bancs de l’Université et jongle entre petits boulots et nuits d’écriture. À 23 ans, il remporte le concours d’écriture de la Province Sud de Nouvelle-Calédonie et s’envole pour l’Amérique du Sud. Il vit plusieurs années en Argentine, dans une maison d’adobe sans électricité ni eau courante où il écrit ses deux premiers romans, L’Exil est mon royaume et Les enfants de salaud tiendront leur bière en enfer. Il revient s’installer en Nouvelle-Calédonie en 2012.Son troisième roman, Basuco, est paru en juin 2019. Son écriture a été finalisée lors de la résidence de la Province Sud au Château Hagen dont Guillaume a été le lauréat en 2017.

 

Il sera l'un des invités du prochain salon du livre océanien au mois d'octobre en Nouvelle-Calédonie

Fiche SILO

Fiche SILO

Publié dans Roman

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L'anthropologue Jean Guiart est décédé

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

L'anthropologue Jean Guiart est décédé
Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Photo Joël PAUL jean Guiart avec Frédéric Rognon parle de Leehnart le 19 juillet 2018 chez Calédo Livres

Papeete, le 5 août 2019 - L'anthropologue Jean Guiart est décédé dimanche 4 août à son domicile à Punaauia à l'âge de 94 ans. 
Anthropologue et ethnologue réputé, spécialiste des arts et des religions de l'Océanie Jean Guiart était né en 1925 à Lyon. Durant sa longue carrière, le professeur Jean Guiart a été directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Etudes (EPHE) de 1968-1973, puis directeur du Laboratoire d'ethnologie du Musée de l'Homme de 1973 à 1988. Pendant sa retraite, il réside à Nouméa où il fonde en 1997 sa propre société d'édition, Le Rocher-à-la-Voile, puis à Tahiti. 
Jean Guiart est connu pour avoir réalisé de nombreuses recherches sur les arts et les religions de l'Océanie, notamment sur la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu (ex-Nouvelles-Hébrides). Il a apporté une importante contribution à l'étude de la société canaque. (Merci à Frédéric Angleviel pour le partage de cette triste information)

Site de l'anthropologue suivre le lien

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

Jean Guiart au salon de Papeete en Novembre 2017 photo Joël PAUL

Publié dans Colonisation, Culture Kanak

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Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

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Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Daniel Miroux au sénat coutumier pour la sortie de son livre

Le livre Lexique français-iaai/ iaai-français, de Daniel Miroux, vient d'obtenir le prix catégorie scientifique du salon insulaire d'Ouessant.

 

Trente ouvrages étaient cette année en compétition. La cérémonie de remise des prix a eu lieu jeudi 11 juillet, dans la nouvelle salle polyvalente d’Ouessant (Finistère).

 

Jeudi 11 juillet, le 21e salon international du livre insulaire a remis ses prix littéraires dans la nouvelle salle polyvalente de l’île d’Ouessant. 30 ouvrages étaient en compétition pour remporter les deux Prix du livre insulaire 2019.

 

Avec la baisse des donations des partenaires et le faible nombre d’ouvrages présentés, certains Prix (jeunesse, beaux livres, fiction) n’ont pas pu être renouvelés cette année.

 

Le palmarès 2019

Grand prix du jury/des îles du Ponant. Bernadette Thomas, pour Jeanne, il était une femme (Éditions Livres sans frontières)

 

Prix sciences. Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain)

 

Les résultats du concours de nouvelles, sur le thème de Robinson Crusoé, seront dévoilés quant à eux dimanche, à 11 h 30.

Plus sur Daniel Miroux sur ce blo(suivre ce lien)

Lexique français-iaai, iaai-français

Le iaai, langue austronésienne, fait partie du groupe des langues océaniennes. Il est principalement parlé dans l’ile d’Ouvéa, appelée aussi Iaai, située dans l’archipel des Loyauté en Nouvelle-Calédonie.

C’est une langue riche de par sa phonologie et son système vocalique. Elle se caractérise également par l’absence de voyelle nasale et par une expression de la possession la plus développée, des langues kanak.

Dès l’établissement des missionnaires protestants, au milieu du XIXe siècle, la langue iaai a eu sa propre écriture avec la fixation d’une orthographe qui sert encore de référence aujourd’hui. La publication de la Bible, le Tusi Kap, en 1901, marque la diffusion écrite du iaai. À l’époque de très nombreux textes notamment religieux ont été écrits dans la langue.

L’écriture a toutefois subi, depuis, une évolution à la fois par le souci des linguistes de la rendre plus proche de la réalité en doublant, entre autres, les voyelles longues et aussi par la disparition de certaines consonnes dans plusieurs catégories de mots, celles-ci n’étant plus prononcées par les locuteurs, probablement en raison de la proximité de la langue avec le français.

Signe de vitalité, les lecteurs pourront trouver dans ce livre de nombreux mots de création récente liés à la vie quotidienne actuelle.

Publié dans Culture Kanak

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