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En attendant la conférence de Jean-Marc ESTOURNÈS sur Gaston, l'histoire de Magnin un reportage de Calédonia

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Causerie à Calédo livres mercredi 21 août 2019 à 18h00 avec Jean-Marc ESTOURNÈS

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Causerie à Calédo livres mercredi 21 août 2019 à 18h00 avec Jean-Marc ESTOURNÈS

H comme Hôpital,

comme Histoire et

comme Hommage

 

Devenu le deuxième employeur du pays, le CHT Gaston-Bourret a changé d’ère et de dimension fin 2016 en quittant le centre-ville de Nouméa pour aménager dans les locaux ultramodernes du Médipôle, à Koutio. Le temps s’est alors figé sur les bâtiments épuisés du vieil hôpital colonial.

      

L’occasion de rendre hommage à ces murs, témoins d’une histoire longue de 160 ans. Celle de milliers de femmes et d’hommes, militaires, civils, religieuses, qui, malgré des conditions de travail souvent pénibles, se battirent au quotidien pour soigner au mieux, et sans distinction aucune, la population calédonienne. Des personnels dont la foi inébranlable a toujours permis de déplacer les montagnes et d’opérer les miracles.

 

Ce livre est vendu 3 510 XP chez Calédo Livres ou sur le site Pacific Book'in

 

Auteur de nombreux ouvrages dont la série éducative des « Découvertes calédoniennes », à l’origine des Sagas des Grandes familles calédoniennes, Jean-Marc Estournès aime raconter les histoires. Comme celle de l’aéroport international de Nouméa-La Tontouta (De ses propres ailes, 2012). Avec On l’appelait Gaston, il nous fait pénétrer dans les couloirs, les chambres et les blocs du CHT, plonger au fond d’un siècle et demi de passion et d’engagement, à travers les témoignages souvent bouleversants de médecins, chirurgiens, infirmières, aides-soignantes ou brancardiers qui tous contribuèrent à signer l’attachante épopée de Gaston-Bourret.

 

Publié dans Ecrivain calédonien

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La parution de Sillages d'Océanie 2019 et une conférence de Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale le 27 août

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La parution de Sillages d'Océanie 2019 et une conférence de Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale le 27 août

Numéro coordonné par Jean Vanmai. Responsable d’édition : Nicole Isch. Mise en page et publication et diffusion : Éditions Humanis. Illustration de couverture : « Les Autres », Bernard Billot. La présentation a été écrite par Bernard Berger. 

Le thème du l'édition 2019 de Sillages d'Océanie est « Les Autres ». Les auteurs de cet ouvrage sont : Papou, Frédéric Ohlen, Roland Rossero, Bernard de la Vega, Claudine Jacques, Nicole Chardon-Isch, Firmin Mussard, Hamid Mokaddem, Nicolas Kurtovitch, Bob Cooper, Patrick Genin, Joël Paul, Samir Bouhadjadj, Alexandre Rosada, Marc Bouan, Imasango Waej, Juni-Génin, Sylvie Coquillard, Jean Vanmai, Frédéric Angleviel dans l’ordre des nouvelles du livre.

Présentation Bernard Berger
« L’art ne reproduit pas le visible, il le rend visible », écrivait en 1920 le peintre Paul Klee dans sa théorie de l’art moderne. L’art d’écrire serait donc celui de rendre visibles à d’autres les réalités captées par un être humain particulier.
S’il est un thème inhérent à la littérature, celui des « autres », tel un fantôme, hante depuis toujours les livres et leurs auteurs sans que la forme qu’il prendra soit toujours perceptible. Je ne parle pas, ici, des œuvres dont leurs auteurs veulent faire croire qu’elles révèlent ce fantôme d’un point de vue philosophique. Ainsi, Jean-Paul Sartre, dans sa pièce de théâtre Huis Clos. Car, même là, le philosophe est obligé de rappeler aux autres, lecteurs et critiques, le sens de sa célèbre tirade « l’enfer c’est les autres » : « L’enfer c’est les autres a toujours été mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c’étaient toujours des rapports infernaux. Or c’est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont viciés, alors l’autre ne peut être que l’enfer. Pourquoi ? Parce que les autres sont au fond ce qu’il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes [...] Quoi que je dise sur moi, toujours, le jugement d’autrui entre dedans. Quoi que je sente en moi, le jugement d’autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d’autrui. Et alors, en effet, je suis en enfer [...] Mais cela ne veut nullement dire qu’on ne puisse avoir d’autres rapports avec les autres. » Théâtre de Situations, Paris, Gallimard, 1973.  

Un auteur, aussi talentueux soit-il, ne maîtriserait donc pas le rapport avec ce fantôme errant au travers de l’architecture de ses écrits. Mais le point de vue philosophique, psychanalytique, politique ou social n’est pas littérature en soi. Donc ce n’est pas là que se glisse notre fantôme. La littérature est un art avec ses possibles et ses contraintes. Poésie, théâtre, roman s’écrivent avec le pluriel des anciens qui les ont fait apparaître, et avec la singularité des contemporains de tout temps qui en perpétuent les rites. Tous les écrivains-artistes sont exposés à la réalité du support qu’ils ont choisi parmi les modes d’expression de leur temps et de leur culture. Le vocabulaire, la grammaire ou le style en sont la matière première qu’ils vont manipuler en respectant ou en triturant des règles littéraires communes à l’ensemble du système de la société d’où elles ont émergé.
C’est sans doute dans ses choix et peut-être même uniquement dans ses choix des règles, consciemment opérés ou non, totalement maîtrisés ou non, en adhésion avec un grand nombre de lecteurs ou non, que l’écrivain découvre le fantôme de son texte : l’autre, qu’il rend visible, cet autre qui est lui-même avant que son texte devienne lisible au lecteur. « Je est un autre » avait formulé Rimbaud dans une lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny.
Les auteurs qui se sont regroupés au sein de l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie proposent, dans ce numéro du magazine Sillages d’Océanie, de rassembler leurs textes issus de ce thème commun : « les Autres ». Chacun à sa façon, puisqu’il ne saurait y avoir d’école calédonienne dans la littérature actuelle, ni dans le style ni dans le fond. Des écritures singulières réunies dans un ensemble qui permettra au lecteur de passer, rendu visible, d’un style à l’autre.

27 août 2019 Conférence : D’Auschwitz à la tanière du loup, itinéraires à travers un pays martyr : la Pologne  

 

Mardi 27 août 2019 – au musée de la Seconde Guerre mondiale à 18 heures.

 

Le Cercle des musées de la ville de Nouméa et le musée de la Ville de Nouméa vous proposent une conférence présentée par Christiane TERRIER au musée de la Seconde Guerre mondiale.

Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, Hitler lançait la Seconde Guerre mondiale en attaquant la Pologne.

Désignée par le IIIe Reich comme l’espace de la solution finale pour tous les juifs de l’Europe occupée, c’est en 1945 un pays martyr qui a perdu 14 % de sa population d’avant-guerre, soit 5,4 millions de morts. De plus, l’âpreté des combats s’est traduite par la destruction quasi-totale de pratiquement toutes ses villes.

Quels sont les espaces qui ont été principalement affectés par le conflit ? Quels sont les vestiges qui subsistent de cette époque ? et comment la Pologne actuelle gère-t-elle une mémoire aussi douloureuse ?

L’objectif de cette conférence, fondée sur de nombreuses photos prises sur place vise, à travers la présentation d’un certain nombre de lieux symboliques, à répondre à ces trois questions.

 

NB : Dans le Sillages spécial SILO 2019, un ouvrage collectif des écrivains de l’AENC qui m’ont gentiment offert un petite place, j’ai écrit une nouvelle Le travail rend libre (Arbeit match frei). Ce titre, c’est l’inscription de la grille d'entrée Arbeit macht frei (Le travail rend libre) du camp de concentration d'Auschwitz I. Une nouvelle écrite en mémoire de mon grand-père. Joël PAUL

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L'Ile de Lumière, l'engagement humanitaire d'un navire calédonien au musée maritime

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Exposition temporaire à partir du 23 août 2019

Il y a 40 ans, l’Ile de Lumière, un cargo de 90 mètres de long, quittait le port de Nouméa pour partir au secours de dizaines de milliers de Vietnamiens fuyant leur pays. Entassés sur des embarcations de fortune, chassés de tous les ports, violentés et victimes de pillages, des hommes, des femmes, des enfants périssaient par milliers au large de la Malaisie.

Le Dr Bernard Kouchner et de nombreuses personnalités ont mobilisé l’opinion publique afin de monter une opération de secours en mer de Chine. Mais ce projet n’aurait pu aboutir sans le concours du Comité Fraternité de Nouvelle-Calédonie et de Michel Cordier, directeur de la Compagnie des Chargeurs Calédoniens. Pendant presque un an, ce dernier a mis à disposition son navire et un équipage que rien ne prédestinait à une telle aventure.

 

Pour la première fois, la Nouvelle-Calédonie se lançait dans une mission humanitaire de très grande ampleur.

 

Samedi 24 et dimanche 25 août 2019

Dans le cadre du Mois du Patrimoine, entrée libre et gratuite de l’exposition et du musée, en continu de 10h à 17h

Samedi 24 août à 16h

Diffusion du film documentaire « l’Ile de Lumière, quand la France sauve les boat people » de Nicolas Jallot (65 mn), Grand prix du jury 2019 du festival les Ecrans de la mer. La projection sera suivie d’une causerie animée par Alain Le Breüs, secrétaire du musée et Valérie Vattier, directrice.

 

Un cargo lié à la Nouvelle-Calédonie

L’Île de Lumière était un cargo de 1 500 tonnes et de 90 mètres de long. Il comportait un faux-pont de 3 mètres de haut, ce qui facilitait sa transformation en hôpital. Il avait été construit aux Pays-Bas en 1962 et acheté en 1974 par l’armateur-directeur de la Compagnie des chargeurs calédoniens.

Michel Cordier était, par ailleurs, marié à une Vietnamienne. « L’île de lumière » est, avec « le Caillou », le surnom donné à la Nouvelle-Calédonie. Le navire a été affrété par le comité « Un bateau pour le Vietnam » créé en novembre 1978 et regroupant, autour de Bernard Kouchner, transfuge de Médecins sans frontières, des personnalités comme Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, André Glucksmann, Yves Montand et Simone Signoret.

Sa mission en Asie terminée, le caboteur a repris ses rotations commerciales dans le Pacifique sud, liant la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Cela jusqu’au 17 février 1986, jour où il est désarmé et remplacé par l’Île de Lumière II, acquis en Islande.

Source Pierre Cochez du journal La Croix du 08 août 2013

 

 

Le Calédonien mon roman paru en 2009 a deux chapitres, (Chapitre 17 L’Ile-de-lumière et Chapitre 18 Un détour par Phnom Penh) qui font le récit du voyage de L’Île de Lumière, mon héros était du voyage J Extrait ci-dessous d’un article de l’époque :

Voyage à bord du Calédonien

Joël Paul s'est largement inspiré de ses souvenirs pour écrire Le Calédonien, un roman d'aventure rempli d'amour qui témoigne de l'histoire récente du Caillou et qui raconte un temps pas si lointain où il fallait quarante jours pour rallier Nouméa depuis Marseille.

« Il y a des jours ordinaires et des journées exceptionnelles. Mélinda était à l'aube d'une journée mémorable... »

Ainsi commence le roman d'aventures de Joël Paul. La jeune femme dont il est question est la fille de Robert Charron, l'homme dont l'histoire a largement inspiré l'auteur, qui y a ajouté de nombreux souvenirs personnels. « Une première version faisait 450 pages à cause des nombreux souvenirs personnels que j'avais envie de raconter, mais petit à petit les mémoires de Robert Charron se sont substituées à mon journal intime pour devenir un roman. » Le thème central du livre est le voyage sur le Calédonien, le fameux paquebot des Messageries maritimes. « C'est également un récit sur le déracinement avec la découverte du Pacifique de la fin des années soixante à travers le regard d'un jeune Métropolitain », explique Joël Paul. Un témoignage unique de la vie sur le Caillou à la fin du XXe siècle et une grande bouffée de nostalgie pour les anciens passagers qui n'ont sans doute pas oublié les quarante jours de voyage nécessaires pour rejoindre la capitale calédonienne au départ de la France. Pour Jean-Marie Creugnet, vice-président des Auteurs du Pacifique, qui a préfacé l'ouvrage, l'auteur a su faire revivre une époque aujourd'hui révolue. « Le Nouméa des années soixante-dix revit sous la plume de Joël Paul avec force détails typiques d'un monde en pleine évolution qui avance à grands pas sans le savoir vers un destin tragique. » Un hommage qui incite à la lecture et à la découverte d'un auteur passionné autant que passionnant.

Le Calédonien, roman de Joël Paul Collection « Lettres du Pacifique » Edition L'Harmattan.

Les Nouvelles Calédoniennes article de Christine Allix du 25 mars 2009

Site de L’Harmattan pour commander le livre ou chez Calédo Livres

 

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Pour les 40 ans de l’Ile de Lumière, un bateau pour le Vietnam, une exposition au musée maritime est prévue

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Le fameux cargo hôpital

Le fameux cargo hôpital

Ile de Lumière, un bateau pour le Vietnam

Ph. Coll. M. Cordier

 

Il y a 40 ans, dans la nuit du 29 au 30 mars 1979, l’Ile de Lumière, un cargo de 90 mètres de long, quitte le port de Nouméa pour partir au secours de dizaines de milliers de Vietnamiens fuyant les persécutions du nouveau régime communiste. Entassés sur des embarcations de fortune, chassés de tous les ports, violentés et victimes de pillages, des enfants, des femmes et des hommes, menacés de famine et d’épidémie, périssent par milliers au large de la Malaisie.Dès 1978, un extraordinaire élan de solidarité touche la France et la Nouvelle-Calédonie et le Dr Bernard Kouchner, aux côtés de nombreuses personnalités, contribue à mobiliser l’opinion publique afin de monter une opération de secours humanitaire. Mais rien n’aurait pu se faire sans le concours de Michel Cordier, armateur de la Compagnie des Chargeurs Calédoniens qui, pendant presque un an, va mobiliser un des navires de sa flotte pour les besoins de cette opération. François Herbelin, le jeune commandant de l’Île de Lumière, et les 16 membres de son équipage que rien ne prédestine à une telle aventure, acceptent humblement de participer à ce défi.Transformé en navire-hôpital, l’Ile de Lumière quitte Nouméa fin mars 1979 en direction de Poulo Bidong, une minuscule île de Malaisie d’environ 1 km2 où s’entassent plus de 40 000 réfugiés vietnamiens dans des conditions sanitaires épouvantables. Lors d’une escale intermédiaire à Singapour, le cargo a pris à son bord l’équipe médicale, dont Bernard Kouchner et Bernard Rousseau, chirurgien à Nouméa, ainsi que des journalistes qui relateront le combat mené jour après jour pour lutter contre ce drame humain.De retour à Nouméa le 7 février 1980, après avoir soigné et sauvé plusieurs milliers de boat-people vietnamiens, l’Ile de Lumière aura accompli une mission humanitaire sans précédent.

 

L'Ile de lumière» un bateau antitotalitaire

 

Par dizaines de milliers, des Vietnamiens fuient dans des embarcations de fortune la victoire communiste. Indignés de l'indifférence du monde à la tragédie des boat people, Bernard Kouchner, André Glucksmann et Bernard-Henri Lévy, qui avaient soutenu « la lutte héroïque du peuple vietnamien », affrètent en 1979 le cargo L'Ile de lumière pour aller les recueillir. Jean-Paul Sartre côtoie Raymond Aron dans le comité de soutien. L'intelligentsia française a découvert le combat antitotalitaire.

Ci-dessous un article de 2008 d’Olivier Houdan qui n’a pas pris une ride :

 

Il y a 30 ans l’odyssée de « L’île de Lumière »

 

« Si nous ne sommes pas sûrs que la parole sauve, nous sommes certains que le silence tue. »

Tout commença le 8 novembre 1978 au journal télévisé de 20 heures sur TF1, avec la projection éruptive des images du « Haï-Hong », emblématique rafiot pourri d'un nouvel Exodus, surchargé de 2564 réfugiés faméliques, loqueteux et terrorisés qu'aucun port ne voulait accueillir. C'est avec cette tête de pont subitement médiatisée, qui sera suivie de dizaines de barques, bateaux de pêche et jonques de rivière, surpeuplés de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants n'hésitant pas à affronter la mer et ses périls pour ne pas avoir à se soustraire aux contraintes du régime communiste vietnamien que l'incroyable aventure de « L'île de lumière » débuta.

En l'espace de quatre ans, depuis la prise de Saigon en avril 1975, plus de 200 000 réfugiés avaient débarqué sur 300 km de littoral à forte densité malaise et musulmane, entre Kota Baru et Kuentan dont 40 000 sur le seul rocher pelé et noirâtre de Poulo Bidong : 3 km2 de superficie ! Depuis octobre 1978, 700 boat-people en moyenne arrivaient chaque jour en Malaisie ! La situation devenait humainement catastrophique et les conditions de survie innommables.

Dans l'édition du journal « Le Monde » du lendemain, une énième indignation de l'intelligentsia parisienne avait lançait une course à l'émoi et à la signature dans l'optique de mobiliser les gouvernants et l'opinion. Le soir même, à l'issue d'une réunion chez le dissident soviétique Maximov, au cours de laquelle Bernard-Henri Lévy proposa pas moins d'attaquer l'ambassade du Viêt-Nam à Paris, Bernard Kouchner énonça la possibilité de repêcher « ces gens qui se noyaient en mer » à l'aide d'un bateau ancrait dans les eaux internationales. L'idée d'un bateau pour le Viêt-Nam avait surgit. Ce titre n'était peut-être pas le fruit du hasard. En mai 68, les étudiants en médecine, membres de l'Association médicale franco-vietnamienne et du Comité Viêt-Nam national avaient proposé à l'époque de la guerre américano-vietnamienne, l'envoi d'un bateau avec pour slogan : « La victoire du Viêt-Nam, c'est aussi de la quinine et une trousse de secours dans chaque village ». Au journal télévisé du 20 novembre 1978, Yves Montand déclarait : « (...) Aujourd'hui, des Vietnamiens se noient et nous devons les aider ». L'opération, « Un bateau pour le Viêt-Nam » vers la Mer de Chine, était lancée. Il ne restait alors qu'à trouver un bateau...

Après d'innombrables obstacles et autant d'attaques, (scission au sein de Médecins sans frontières que le co-fondateur Kouchner quitte pour créer Médecins du monde ; presse parisienne narquoise et ravageuse à l'image d'un éditorial de Robert Hersant dans « Le Figaro » qui condamne nettement l'initiative ; affrontement des idéologies et des frustrations ; méandres tortueux de la diplomatie internationale, etc.), le Comité se rend rapidement compte que l'affrètement d'un navire depuis la France, distante de plus de 15 000 km du théâtre des sauvetages, serait vain, inutile et coûteux. En contemplant un planisphère, Kouchner l'aperçoit que la terre française la plus proche est à Nouvelle-Calédonie, à quinze jours de navigation de la Mer de Chine. Contacté, le Ministère des DOM-TOM transmet à Paul Dijoud, justement en visite à Nouméa, la proposition du comité d’établir un centre de transit et de soin d'urgence. Sur place, le Haut-commissaire de la République, Claude Charbonniaud, approuve à titre personnel l'objectif en marche. Parallèlement, l'ingénieur Lucien Poirier poursuit ses contacts avec la Calédonie et obtient l'accord de Michel Cordier, l’armateur-directeur de la Compagnie des chargeurs calédoniens. Marié à une vietnamienne, il éprouve un vif intérêt pour l'opération et propose un caboteur d'un blanc immaculé de 85 mètres de long construit aux Pays-Bas en 1962 et acheté en 1974. Le bateau pour le Viêt-Nam porte un nom qu'aucun publicitaire habile n'aurait pu inventer, ni même imaginé. Un nom en forme de symbole, d'espoir, de pureté, de force et de salut. Il s'appelle « L'île de lumière ». Avec le « Caillou », c'est l'autre surnom de la Nouvelle-Calédonie…

Localement, un immense soutien populaire s'organise autour du Comité fraternité créé pour l'occasion, dirigé par Michel Kauma et animé par Eliette Cognard. L'organisation d'un gala est annoncé par voie d'affichage dans toute la ville, des troncs sont disposés chez les commerçants et certains écoliers sensibilisés au sort des boat-people cassent leur tirelire. De son côté, Roger Laroque, le maire de Nouméa, n'est pas en reste. Avec les commandants Couvert et Leturc qui accomplissent des prodiges, le docteur Bernard Rousseau, chirurgien à la clinique Magnin, un des premiers compagnons et ami de Kouchner, se démène avec d'autres, pour transformer le bateau en navire-hôpital de 120 lits dont 44 pour la pédiatrie, avec cabinet de radiologie, bloc opératoire, salle de pansement et de réanimation, biberonnerie, pièce de stérilisation et pharmacie. Equipé avec du matériel récupéré à Gaston-Bourret et au Port autonome et fourni en médicaments par la pharmacie militaire, le navire est prêt en un laps de temps d'à peine quinze jours. Un délai que l'Administration n'aurait pu tenir. Seuls la bonne volonté, le dépassement de soi et la légendaire générosité des Calédoniens sont venus à bout des écueils et ont permis son appareillage dans la nuit du 29 au 30 mars 1979 avec à la barre le commandant François Herbelin. Les travaux d'aménagement seront achevés en mer et à Singapour. Le 17 avril à 18 h, le journal de bord enregistre l'ordre tant attendu : « En avant toute ! » Direction Poulo Bidong.

La campagne humanitaire dura cinq mois à Poulo Bidong et trois mois dans les îles éparses des Gambas au large de l'Indonésie. « L'île de lumière » fut également le premier bateau occidental à remonter le Mékong pour ravitailler Phnom-Penh. Plus de 30 000 personnes furent secourues parfois dans des conditions incroyables à l'image de cette trépanation par 47°C à l'aide de la perceuse électrique du chef mécanicien et d'une mèche de 13, effectuée sur un homme tombé dans le coma après avoir reçu un coco sur la tête. Le cargo et l'équipage ont rejoint Nouméa le jour de Noël 1979, neuf mois après son départ. Sa mission terminée, le caboteur a repris ses rotations commerciales dans le Pacifique Sud jusqu'au lundi 17 février 1986, jour où il a achevé son dernier voyage sous les couleurs de la CCC avant d'être désarmé puis remplacé par « L'île le lumière II » acquis en Islande.

 Aujourd'hui, trente ans se sont écoulés. Que reste t-il de la fabuleuse épopée de « L'île de lumière » ? Une placette éponyme au Quartier latin, le nom l'une entreprise locale d'édition, des photos jaunies, des visages vieillis par le Temps et quelques survivants aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie, une jeune femme qui célébrera dans quelques jours son trentième anniversaire, premier enfant né sur le bateau et qui fût baptisée Dao Anh Sang, « L'île de lumière » en vietnamien. Mais laissons le mot de la fin au docteur Dong dans un petit discours qu'il prononça au départ de Kouchner, la voix étranglée par 'émotion : « Sur cette île sombre et perdue, vous avez apporté la lumière. Ile de lumière, nom du destin (...). Je ne sais pas si nous serons tous là à ton prochain retour, mais on ne vous oubliera jamais... » En hommage à ces centaines de bénévoles retournés dans l'anonymat et à ses milliers de réfugiés désormais oubliés, rappelons-nous simplement que dans la torpeur d'un orage de moussons, un certain 11 avril 1979, un simple navire célébra pour l'éternité le plus beau surnom de notre pays et fût l'insubmersible véhicule des premiers balbutiements du Droit d'ingérence...

Par Olivier Houdan doctorant en Histoire.

Sources : Journal, « La France Australe », « Les Nouvelles calédoniennes », années 1978, 1979 et 1980. Bernard Kouchner, « L'île de lumière », Ramsay, Paris, 1980, 406 p. Joël Paul, « Le Calédonien », L'Harmattan, Paris, 2008, 260 p.

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71ème Anniversaire du Débarquement de Provence

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Photo du site La Seyne info

Photo du site La Seyne info

Un débarquement moins médiatisé que le débarquement en Normandie pourtant une réussite totale avec une majorité de français et de français des outremer qui ont payé un lourd tribut. JP

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Bibliothèque de Boulouparis Bi Bou : Concours dessin de presse

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Bibliothèque de Boulouparis Bi Bou : Concours dessin de presse

Fournir un dessin de presse de l’actualité MONDIALE

 

Un seul dessin format jpeg sera envoyé à la bibliothèque de Boulouparis par e-mail à bibou@mls.nc avant le 15 septembre.

 

2 Catégories :

Jeunes (15 à 18 ans)

Adultes (+18 ans)

 

Les participations seront postées sur la page facebook de la Bibliothèque de Boulouparis.

 

Le jury sera composé de deux illustrateurs reconnus et d’un journaliste.

 

Prix : un bon d’achat de 15.000 F chez Brousse Computer à Boulouparis par catégorie.

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La Galerie Arte Bello vous Invite à la belle exposition d'une sculptrice remarquable d'Ouvéa

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Photo du site https://www.iles-loyaute.com/fr/ouvea/loisirs?view=prestataire&idprestataire=3158

Photo du site https://www.iles-loyaute.com/fr/ouvea/loisirs?view=prestataire&idprestataire=3158

 

30 rue auguste brun; BP 4446; 98847 Nouméa
New Caledonia

Contact:

Tel: +687 25 31 00          Mail: artebello@mls.nc

Photo : Marjorie par Joël PAUL à la gare maritime

Photo : Marjorie par Joël PAUL à la gare maritime

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Un guide pour l’identification de la faune des forêts sèches : lumière sur les habitants de cet écosystème plein de richesses !

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Un guide pour l’identification de la faune des forêts sèches : lumière sur les habitants de cet écosystème plein de richesses !

Avis aux curieux de nature, les promenades en forêt sèche risquent de prendre une toute autre dimension avec la parution du guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie !

 

Nouvellement édité, cet ouvrage rejoint la collection de guides déjà existants sur les plantes et les oiseaux des forêts sèches du pays. Il est le premier ouvrage illustré qui s’attèle à décrire 54 espèces animales, habitants ou seulement de passage dans les forêts sèches, que vous aurez peut-être la chance de voir lors de vos sorties.

 

Du sol à la canopée, le guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie est une invitation à la découverte de ceux qui, en toute discrétion, habitent cet écosystème patrimonial.

 

Il balaye une grande diversité d’animaux, des mammifères aux vers en passant par les squamates, insectes, araignées et mollusques. Parmi eux, 28 espèces endémiques, 15 autochtones mais également 11 espèces introduites et envahissantes qui ont aujourd’hui un impact sur la flore et la faune des forêts sèches.

 

Le guide d’identification de la faune des forêts sèches de Nouvelle-Calédonie sera disponible en librairie très prochainement, et consultable dans les centres de documentation des établissements scolaires du territoire ainsi que dans les bibliothèques et médiathèques publiques.

 

LA GENÈSE DE LA STRUCTURE : UNE IDÉE NÉE DE LA RÉUSSITE DU PROGRAMME "FORÊT SÈCHE"

Du programme de conservation des forêts sèches au groupement d’intérêt public

Les forêts sèches de Nouvelle-Calédonie sont des écosystèmes terrestres très riches en terme de biodiversité mais gravement menacés de disparition. Pour leur conservation, un programme "forêt sèche" a été lancé en 2001 sur l’initiative du WWF, des provinces Nord et Sud, du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et de l’Etat.

Ce programme, de type contractuel, n’avait pas de personnalité juridique. Il était hébergé par l’Institut Agronomique Calédonien, qui en assurait la gestion administrative.

Dès la fin de l’année 2003, et devant le succès de cette initiative, les provinces Nord et Sud et le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ont proposé de conforter ce programme et de l’étendre à d’autres milieux naturels de Nouvelle-Calédonie en créant une structure autonome pour favoriser son action.

 

Par ailleurs, d’autres milieux naturels et paysages néo-calédoniens sont soumis à des perturbations d’origine naturelle ou anthropique qui menacent leur équilibre et leur survie, et seule une approche globale et concertée entre tous les acteurs et usagers permet de prendre en compte les interactions entre ces milieux et leur valeur écologique, patrimoniale, socio-économique et culturelle.

 

En Nouvelle-Calédonie, bien que la compétence environnementale soit dévolue aux provinces et à la Nouvelle-Calédonie, plusieurs démarches partenariales entreprises dans le Pays ont cependant montré tout l’intérêt d’un regroupement des compétences, des volontés et des moyens.

 

Ces différentes considérations ont milité en faveur de la mise en place d’une structure de coopération entre partenaires publics et privés dédiée aux milieux naturels néo-calédoniens… Suite sur le site du CEN

Cet ouvrage est disponible dans toutes les librairies de Nouvelle-Calédonie.

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Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne

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Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne
Alliance Champlain : Conférence et lancement du concours « Point à la ligne

La bibliothèque Bernheim recevait hier soir l’Alliance Champlain pour une conférence de Daniel Miroux qui nous a parlé du suffixe -ing dans la langue française. Un sujet intéressant une nouvelle mode envahissante pour faire « branché » mais pas toujours compréhensible. Ça à la couleur de l’anglais et la saveur de la langue de Shakespeare mais ce n’est pas de l’anglais. Plus de 200 de ces mots ont envahi notre langue depuis peu de temps. Certains sont d’un ridicule à payer patente comme le henring, c’est prendre la posture du footballeur Thierry Henri et d’autres que Daniel Miroux a égrené en faisant rire le public. Daniel n’est pas contre l’introduction de nouveaux mots dans la langue française. Les Français sont même trop réticents à côté des Belges ou des Africains qui enrichissent le français avec de nouveaux mots. Par exemple infox, adopté par les Belges et les Québécois a du mal à s’imposer en France tandis qu’on utilise Fake News, complètement anglais mais moins compréhensible. Daniel chérit la langue française avec sa diversité. Il aime rappeler que l’accent québécois était l’accent parlé à la cour du roi Louis XIV. Le français est une langue vivante, colonisée par des mots qui ne vont pas durer pour la plupart. C’est normal, la mode c’est ce qui se démode !

 

 La conférence a été précédée par la remise officielle par l’Alliance Champlain à la Bibliothèque Bernheim d’une quarantaine de livres édités et imprimés au Québec au cours des deux dernières années.

 

Christophe Augias en a profité pour rappeler que le prochain rendez-vous sera probablement dans des locaux provisoires puisque la bibliothèque doit être complément rénovée bientôt. Le prix du meilleur livre scientifique obtenu par Daniel Miroux à Ouessant a été évoqué et accueilli par un tonnerre d’applaudissements par le public. Une nouvelle parution d’Eliane Jacquet, Eliane, membre de l’Alliance Champlain, a été présentée et fera l’objet d’un autre billet sur ce blog.

 

Le concours « Point à la ligne » a été lancé officiellement ce jeudi. Ça roule pour l’Alliance qui poursuit son train-train Tanéo sans faillir.  On peut, une fois encore, signaler le formidable travail de certaines associations. JP

 

Avant-propos sur le concours Point à la Ligne :

 

La Nouvelle-Calédonie se dote d’un système unique de transports urbains et interurbains regroupant les entreprises Karuïa et Carsud qui assurent, depuis de nombreuses années, les déplacements des personnes à Nouméa et dans sa périphérie.

Les deux réseaux fusionnent sous l’appellation TANÉO : Transport de l’Agglomération Néo-Calédonienne.

Ce projet enclenché depuis plus de 10 ans est porté par le Syndicat Mixte des Transports Urbains ainsi que par les communes du Grand Nouméa. La Sté d’Équipement de la Nouvelle Calédonie (SÉCAL) est, quant à elle, l’opérateur du projet. 

Le réseau ancien d’autocars est entièrement renouvelé et rééquipé avec des véhicules de dernière génération offrant tout à la fois, la sécurité, le confort et la modernité pour tous, et par conséquent la régularité des lignes desservies.

Le lancement officiel de Tanéo est prévu le 11 octobre 2019.

 

Réaliser un court-métrage de 20 à 30 secondes faisant la promotion du réseau TANÉO et du Néobus en jouant avec les mots de la langue française et ceux des langues du pays.

 

Dites en quelques termes percutants, quelques images vives, quelques notes de musique, votre enthousiasme de promouvoir le nouveau réseau de transports

Soyez parmi les pionniers de la révolution TANÉO !

 

Dotation

Catégorie Scolaires

Prix offerts par le SMTU : 2 places de cinéma pour chaque enfant de la classe primée.

 

Prix offerts par l'Alliance Champlain à 3 lauréats : Lampe led, sac à dos, perche selfie.

 

Catégorie Grand public

Prix offerts par le SMTU : trois mois de crédit sur le pass TANÉO nominatif.

Prix offerts par l'Alliance Champlain à 3 lauréats : Tablette, enceinte sans fil, casque sans fil.

 

LES DEUX MESSAGES PRIMÉS SERONT DIFFUSÉS DANS TOUS LES BUS TANÉO PENDANT DEUX MOIS

 

Règlement : www.alliance-champlain.asso.nc, rubrique tanéo.

Pour s'inscrire : télécharger et compléter le pdf Inscription concours TANEO et l'adresser avec votre réalisation à champlain@lagoon.nc

avant le 30 septembre 2019. Contact : 92 98 43

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