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Sylvain Derne, nouvelle plume calédonienne révélée par le prix Michel Lagneau, signe un premier roman attachant, à découvrir au Silo 2019 !

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Sylvain Derne, nouvelle plume calédonienne révélée par le prix Michel Lagneau, signe un premier roman attachant, à découvrir au Silo 2019 !

Résumé :

Maek quitte soudainement le domicile de sa compagne Carole et leur quotidien provincial, pour aller quérir sa liberté à la capitale.  À Paris, le quadragénaire kanak, touche-à-tout exubérant qui s'est exilé en Europe vingt ans auparavant, retrouve au fil d'une semaine mouvementée quelques têtes connues de la « diaspora océanienne ».  Il accepte en chemin un curieux défi : convaincre le vieux Samy de rentrer au pays. L'ancien compagnon d'échappée, devenu sans-abri, s'est résolument « fixé au pavé comme un bénitier sur le platier »...

 

Extrait :

 Sur les klaxons lointains et le grondement de la ville qui jouaient en sourdine l’immuable partition de millions d’anonymes, un soliste avait commencé à poser une mélodie familière. Des bribes de son chant allaient et venaient autour de la tente. Les paroles se firent plus nettes, atteignant soudain la conscience de Maek dans son demi-sommeil. Il sentit la tente trembler, puis une grosse paluche tâtonner en pratiquant l’ouverture. La trogne enjouée de l’aîné lui apparut, tout auréolée d’une lumière matinale éblouissante. « On dirait un sauveteur qui viendrait me tirer des décombres dont je suis prisonnier », songea Maek, se sentant incapable de bouger. « Ce sont les vivants en surface qui envoient Samy pour me tirer du royaume des morts. » Les pensées macabres lui venaient souvent au réveil. Il fallait généralement le café inaugural pour en dissiper l’arrière-goût. « Tu te mets aux taperas, toi le mécréant ? demanda finalement Maek, la voix enrouée. — Debout ! ignora l’hôte. Je suggère de se lever, il faut se préparer pour affronter la journée, prononçait-il de son débit à la fois posé et tout en saccades. On doit plier la tente avant d’être emmerdés.

 

Sur le prix :

Pour cette cinquième édition, c’est finalement l’auteur Sylvain Derne qui a remporté le sésame avec Le Souffle des invisibles, comme annoncé l’année passée, lors du dernier Salon International du Livre Océanien. 

Ce SILO 2019 est l’occasion de donner à découvrir le texte qui nous a séduits. L’intrigue de cette œuvre empreinte d’humour se situe à Paris et raconte les tribulations de Maek, et plus généralement de la communauté kanak expatriée venue se risquer sur le continent froid durant quelques années, et hésitant quelquefois à rentrer au pays, peut-être par peur de ne pas y retrouver sa place.

Ce premier roman, sensible et inspiré, invite à une réflexion sur l’identité qui se construit et se consolide parfois en se confrontant à l’Autre, car, comme dirait Maek : « Il y a des proches qu'on ne peut qu'aimer mieux en s'éloignant d'eux. » Une thématique, ô combien d’actualité, à l’heure où nous fêtons les trente ans du programme Cadre Avenir qui a permis, depuis 1989, à plus de mille sept cents Calédoniens de se former en métropole et ainsi, se rendre compte à quel point l’éloignement du pays nous rapproche.

Mon père, Michel Lagneau, aurait sans doute été heureux de s’impliquer dans ce concours, y voyant l’aboutissement de ses aspirations : soutenir et promouvoir l’édition calédonienne. Artisan-imprimeur-typographe arrivé sur le Caillou dans les années soixante, il fonde les imprimeries Artypo en 1971, à Nouméa. Au fil des ans, les progrès techniques qui se font jour dans le secteur de l’imprimerie lui permettent de réaliser des ouvrages de plus en plus sophistiqués, à la hauteur de ses exigences.

En 1990, Michel Lagneau propose aux éditeurs locaux de partager avec lui cette passion du livre : Artypo n’hésite pas, alors, à investir afin de pouvoir éditer localement des ouvrages. Homme dynamique, il n’a jamais oublié l’esprit de compagnonnage qui anime la corporation des maîtres imprimeurs et nous a transmis son goût du travail bien fait et son esprit d’entreprendre.

Il nous quitte le 3 février 1999, laissant derrière lui quatre enfants et une imprimerie, Artypo, qui, aujourd’hui, reste encore l’un des fleurons de l’industrie calédonienne. 

Ce prix littéraire est un hommage à sa mémoire et sa passion pour les mots.

Nadège Lagneau

 

Partenaires :

Cet ouvrage a été publié avec l’aimable concours des imprimeries Artypo, mécène du prix Michel Lagneau, en partenariat avec la maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, la bibliothèque Bernheim, l’ADAMIC, l’ADCK-centre culturel Tjibaou et les éditions Madrépores. 

 

Les précédents lauréats du prix Michel Lagneau ● Le Poids des rêves, Samir Bouhadjadj, 2007. ● L’Hom Wazo, Dora Wadrawane, 2009. ● Chroniques de la mauvaise herbe, Vincent Vuibert, 2013. ● Sang mêlé, Patrick Zaoui, 2016.

 

Sylvain Derne

 

Né à Hyères, dans le Var, en 1985, Sylvain Derne grandit à Païta où sa famille s’installe alors qu’il n’a que quatre ans. C’est là qu’il noircit ses premiers feuillets. « Très tôt, quand je me suis retrouvé devant une page blanche avec des feutres et des crayons, j'ai eu la sensation d'une liberté grisante, infinie. On s'échappe dans le monde qu'on invente. À force, le besoin "d'élucubrer" devient une seconde nature ! »

Il découvre très jeune l'écrivain italien Dino Buzzati et son roman illustré La Fameuse Invasion de la Sicile par les ours (1945), puis Le Désert des Tartares (1940), deux livres qui le fascinent et ancrent son envie d’écrire. « Le premier parce qu'il s'y passe toutes sortes de choses manifestement absurdes, mais auxquelles on croit volontiers (des congrès d'animaux en train de discourir sur l'état du monde...) Le deuxième parce que c'est un roman d'inaction, narrant l'attente vaine d’une bataille qui ne se livrera... qu'après la fin du récit. À partir de cet apparent néant, l'écrivain fait une brillante démonstration que l'on peut tout à fait happer un lecteur par la psychologie d’un personnage. » 

Bac en poche, il poursuit des études de journalisme à Montpellier, puis à Paris. En 2011, il collabore au scénario du projet Imulal, une terre, des racines et des rêves, du réalisateur kanak Nunë Luepack, consacré à la jeunesse calédonienne partie se former loin du Caillou. Ils remportent le prix du meilleur pitch au FIFO 2012 et le Grand Prix de la Sélection.

 

Pacifique au Festival international du cinéma des peuples Ânûû-rû Âboro, à Poindimié. 

L’année suivante, il signe avec François Teste un documentaire radiophonique d’une heure pour France Culture intitulé Les Cartes et la Mémoire. Une évocation du travail de cartographie de l’IGN réalisé à partir de photos aériennes, dans lequel son propre grand-père a fait sa carrière.

Depuis Paris, il produit et présente, en 2014, l’émission radio Décalage horaire, diffusée sur NC 1ère, parcourant le territoire métropolitain à la rencontre des Calédoniens de l'Hexagone, exilés pour « étudier, servir l’armée, travailler, se soigner ou fuguer… »

C’est aussi à Paris qu‘il rencontre Faustine qui deviendra sa compagne, et avec laquelle il s’embarque pour le Canada : ensemble, deux ans durant, ils parcourent la Colombie-Britannique, sillonnent les prairies de l'Alberta et du Saskatchewan, explorent Montréal et même Seattle aux États-Unis.

Durant cette courte période, il vit de petits boulots – dans un centre équestre, une ferme d'huîtres, ou une radio, CILS FM, minuscule station communautaire francophone de Victoria. À Montréal, il fréquente assidûment la bibliothèque nationale du

Québec, travaillant à des textes personnels, qu’il peaufine dans des ateliers d’écriture. 

Début 2018, il revient, avec sa compagne, s’installer sur le Caillou. Il y collabore avec divers médias en tant que journaliste-pigiste ou rédacteur dans un service de communication institutionnelle, mais projette de s’impliquer dans des projets à caractère plus culturel. « J'ai une obsession maladive : éviter la routine. » Un clin d’œil à l’officier Giovanni Drogo, surveillant en vain le désert des Tartares d’où aucun ennemi ne surgit.

 

Le Souffle des invisibles gagne les faveurs du jury de l’édition 2018 du prix Michel Lagneau. « Avec ce texte, j'entendais rendre hommage à plusieurs compagnons d'échappée avec lesquels j'ai traîné en France. Certains n'ont jamais remis les pieds sur nos îles depuis les années 1980, mais ils restent de magnifiques ambassadeurs de leur culture. »

En 2018, Sylvain Derne est également le lauréat de la résidence d'écriture au Château Hagen attribuée par la province Sud. Il y travaille sur son prochain ouvrage : « Une sorte de carnet de voyage qui entremêlerait le vu, le ressenti avec l'imaginé, le lu, le raconté, par des personnes croisées un instant. Le décor est nord-américain, inspiré de nos deux années de nomadisme au Canada. »

Depuis octobre 2018, Faustine et Sylvain sont « les parents extatiques et crevés d'une petite Diane qui se marre déjà beaucoup ».

Le Souffle des invisibles est son premier ouvrage publié.  

 

Au SILO

Jeudi 26 septembre à Koné de 13h30-14h00

Rencontre avec Sylvain Derne, romancier – Lauréat 2018 du Prix Lagneau du 1er roman

 

Dimanche 29 septembre à Poindimié de 10h30-11h30

Imaginer - En quoi la littérature participe-t-elle à la citoyenneté ? Avec Anna Funder, Guillaume Berger, Sylvain Derne, Alice Zeniter

 

Samedi 5 octobre à Nouméa de 8h00-8h40

Rencontre avec Sylvain Derne et Guillaume Berger (romanciers)

Publié dans Roman

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Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres
Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres

Le non-dit serait de nier que la librairie Calédo Livres était beaucoup trop petite pour accueillir le public venu écouter l’Historien Louis-José Barbançon parler de sa réédition du best-seller Le Pays du Non-Dit.

Louis-José Barbançon avait invité Jone Passa, le sociologue, pour donner son point de vue, il l’a fait brillamment avec sa sensibilité kanak, mais c’est l’historien qui a fait le spectacle, un one-man show de plus de deux heures devant une salle comble. Des personnes étaient debout ou assises par terre. LJB s’est d’abord expliqué sur la réédition tardive de son livre. Une génération sépare le premier livre du second, réédité tel quel, sans changer une ligne. L’historien assume ses propos en avouant que certains passages ne sont plus d’actualité et auraient pu être gommés mais dans le contexte de l’époque, ils ont été écrits avec sincérité donc il a décidé ne rien changer.

Il a rappelé que ce livre, c’est en fait deux livres en un, écrit parallèlement à une thèse. Dans la thèse, un travail d’historien, il ne pouvait pas mettre son regard de Calédonien. Il voulait exprimer son ressenti avec une pensée d’historien des mentalités et sa sensibilité de chrétien qu’il assume. Il assume tout Louis-José Barbançon, il se justifie aussi pour convaincre expliquer qu’il est profondément calédonien. Il le dit sans pudeur, sans honte du passé douloureux, du bagne, une plaie qui semble encore ouverte chez lui puisque les chaînes des bagnards et la condamnation des bagnards à rester sur le caillou sont comparables à l’esclavage aux Antilles d’après lui. Donc, il accepte le qualificatif de victime de l’histoire pourtant inventé par Jean-Marie Tjibaou et mal accepté par une partie des Calédoniens de souche. D’où débat et sujet abordé pendant la causerie qu’est-ce qu’un Calédonien ?

Si Louis-José Barbançon avait fait le questionnaire pour le recensement, il aurait pu le rédiger ainsi :

Cocher les cases suivantes suivant votre appartenance communautaire :

  • Calédonien de type européen, métis kanak, berbère ou asiatique victime de l’histoire et/ou acteur de la colonisation.
  • Kanak de type mélanésien appartenant au peuple colonisé.
  • Immigré européen ou autre région du monde.

Avec sa grande connaissance du pays il l’aurait probablement fait avec plus de finesse mais, il aime dire les choses, quitte à choquer. Il a fait plus que de parler de son ouvrage, il a résumé l’histoire du pays avec des feed-back jusqu’au temps du lapita et du peuplement de la Calédonie, en saluant le travail de Christophe Sand qui a toujours démontrer la profondeur historique du peuple kanak. Il a des formules choc, parfois drôles. Il dit par exemple : Les kanak découvre Cook le 4 septembre 1774 et Cook découvre les kanak à cette même date. Pour lui il n’y a pas de découvreur et découverts mais une prise de conscience de l’autre mutuelle.

Louis-José Barbançon est intarissable quand il parle du pays, il a rappelé sa prise de parole le jour de l’inauguration Mwâ Kââ[1], un poteau sculpté de 12 mètres, érigé à Nouméa à l’initiative du mouvement indépendantiste. Il avait dit de mémoire de la causerie : « Nous sommes venus sur cette terre, cette terre est kanak, nous appartenons à cette terre mais elle ne nous appartient pas… ». Louis-José Barbançon dit, il ne faut pas oublier que la vérité historique est le principal objectif recherché par l’historien. Pour en savoir plus sur le regard de l’historien sur le pays, il faut acheter son livre. Cette causerie était historique !

 

L’histoire du Mwâ Kââ par Benoit Carteron.

 

[1] Mwâ Kââ signifie la grande case en langue djubea du sud de la Grande Terre

Le pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo LivresLe pays du Non-Dit avec Louis-José Barbançon, une causerie à la librairie Calédo Livres
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Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er
Le pays du Non-Dit de Louis-José Barbançon une réédition attendue + Video NC 1er

Le pays du Non-Dit

 

Collection Archipels chez Humanis disponible à compter du 27/07/2019.

 

198 pages, Prix public : 2890 XPF

 

Présentation : Initialement paru en 1992, Le pays du Non-Dit s'est immédiatement imposé comme un ouvrage de réflexion majeur sur la Nouvelle-Calédonie, son passé, ses blessures et ses voies d'avenir. Épuisé pendant deux décennies, l'ouvrage n'a pourtant jamais cessé d'être cité et d'alimenter les propos et les débats qui l'ont suivi. À travers cette réédition, nous sommes heureux de le rendre à nouveau disponible auprès du grand public.

 

Autres articles sur cet auteur : (suivre les liens)

http://ecrivainducaillou.over-blog.com/2014/06/embarquez-sur-l-iphigenie.html

 

http://ecrivainducaillou.over-blog.com/2019/02/caledoun-terre-de-bagne-des-deportes-algeriens-de-nouvelle-caledonie.html

Publié dans Colonisation, Histoire

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Pirogues 2019 le salon du livre de Port-Vila bat son plein

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Pirogues 2019 le salon du livre de Port-Vila bat son plein

Cercle de poètes réunis pour Pirogue 2019. – participe à Pirogue 2019, Salon Du Livre de Port-Vila avec Noémie Svr, Mars Melto, Paran Latan, Stan Antas, Yasmine Bjornum, Tio Bang et Paul Tavo à Alliance française de Port-Vila.

Pirogue 2019. – avec Julie Dupré, Tio Bang, Noémie Svr, Paran Latan, Mars Melto, Yasmine Bjornum, Paul Tavo et Stan Antas. (Source FB Georges Cumbo

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Les Mille et Une vies de Mona un nouveau roman de Danick Loquet

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Les Mille et Une vies de Mona un nouveau roman de Danick Loquet

Chez L’Harmattan dans la collection Lettres du Pacifique

LITTÉRATURE ROMANS, NOUVELLES OCÉAN PACIFIQUE Nouvelle Calédonie

 

C'est en Thaïlande que l'auteur nous entraîne, sur les traces de son personnage, Mona qui découvre par hasard dans l'avion qui la mène en Asie "Et Dieu créa le rêve", un livre écrit il y a plus de deux siècles. Pour elle, c'est une révélation. Cette lecture la plonge dans un univers entre rêve et réalité, où tout devient possible : des mystères des "pétroglyphes" qui lui seront révélés par un vieux sage kanak, aux lois cachées de l'univers et de son destin, que lui enseignera un moine bouddhiste. Mythe ou réalité ? Laissons au lecteur la surprise de découvrir les mille et une facettes de ce nouveau "conte" intemporel.

 

Ce livre est vendu 14,5 € sur le site Harmattan et sera bientôt disponible en librairie à Nouméa. Plus sur Danick Loquet et ses précédents ouvrages.

 

Danick Loquet, un auteur calédonien aux origines pluriethniques, membre du Cercle des Auteurs du Pacifique (le CAP), et lauréat du prix Vi Nimö des lycéens, poursuit, dans son troisième livre édité dans la collection, sa quête philosophique originale sur le pourquoi et le comment de la vie, sous forme d'un roman original nourri d'imagination et épicé de fantaisie...

 

Publié dans Roman

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Disponible à Calédo Livres : « TROIS FEMMES », le nouveau recueil de nouvelles de Nicolas Kurtovitch.

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Disponible à Calédo Livres : « TROIS FEMMES », le nouveau recueil de nouvelles de Nicolas Kurtovitch.

 

Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que l’ordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici l’un de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques s’entremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire l’importance d’être au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de l’humanité.

Cet ouvrage a bénéficié du soutien de la Province Sud.

 

Actuellement en résidence sur l'île d'Ouessant, le poète et écrivain calédonien Nicolas KURTOVITCH a fait préalablement escale au Conquet, avant de traverser vers l'île. Il a été accueilli notamment par la fondatrice du projet de résidence et du Salon international du livre insulaire, Isabelle Le Bal, et a présenté un geste à ses hôtes comme il est de coutume en Océanie.

Revue de presse : article paru dans le journal Ouest-France

 

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Chroniques calédoniennes d'hier et d'aujourd'hui, un recueil de nouvelles coordonné par Frédéric Angleviel

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Chroniques calédoniennes d'hier et d'aujourd'hui, un recueil de nouvelles coordonné par Frédéric Angleviel

Chroniques calédoniennes d'hier et d'aujourd'hui

Nouvelles historiques et paroles de Nouvelle-Calédonie

Ouvrage collectif coordonné par Frédéric Angleviel

 

 

Date de publication : 29/08/2019

ISBN : 9782414370641

 

Disponible chez Edilivre et autres plateformes en ligne et bientôt en librairie à Nouméa Chez Calédo Livres

 

 Livre papier      17,00 € - Livre numérique : format Pdf  4,99 €

 

Résumé

Voici seize nouvelles historiques évoquant la Nouvelle-Calédonie avant-hier, hier et aujourd'hui. Des contes traditionnels évoquent le monde kanak pré-contact. Des nouvelles présentent divers aspects de l'humour ou de la spiritualité kanak. Des récits historisants décrivent la grande révolte de 1878, la vie d'un transporté ou encore celle d'un Communard déporté à « La Nouvelle ». Une nouvelle faisant revivre un naufrage et un sauvetage, ferme, sans le clôturer, ce livre collectif, un et divisible.

 

Ces paroles calédoniennes libres, diverses et plurielles, apportent un kaléidoscope d'approches et de sensibilités qui ont vocation à offrir distractions, thèmes de réflexion et outils pédagogiques au grand public et au monde de l'éducation

 

Plusieurs récits mettent en scène différentes communautés calédoniennes : Kanak, Caldoches-Calédoniens, Vietnamiens, Métropolitains ou encore Wallisiens-Futuniens. Une belle chronique du premier docteur en histoire kanak, Les chroniques référendaires de Paul Magulue Fizin évoque de manière réaliste et impressionniste le référendum de novembre 2018, alors que deux textes-manifestes s'intéressent aux enjeux politiques actuels…

 

 

Ouvrage collectif coordonné par Frédéric Angleviel

 

Ce recueil a été écrit par 14 co-auteurs néo-calédoniens, qu'ils soient issus du peuple premier qui s'est forgé au fil des siècles ou de la seconde vague de migration qui a commencé dans les années 1830 : aventuriers, colons, libérés, engagés océaniens puis asiatiques, ouvriers polynésiens et citoyens du monde. L'Histoire de la Nouvelle-Calédonie est complexe et la littérature permet des approches plus libres afin de mieux appréhender cet archipel ultramarin et antipodéen.

 

Les auteurs : Tamunu Ajapuhnya, Frédéric Angleviel, Christine Bourrelly, Nicole Chardon-Isch, Jerry Delathière, Paul Magulue Fizin, Olivier Houdan, Téa Pwiwik Kamou, Dominique Lataste, Luc Legeard, Joël Paul, Manuel Touraille, Jean Vanmai & Luther Voudjo.

 

Sommaire

 

Le temps d'avant

Les cinq frères de Lifou (îles Loyauté) par Tamunu Ajapuhnya (narrateur)

L'oiseau kaulul – Le trompeur. Conte kanak du nord de la Grande terre par Téa Pwiwik Kamou (narrateur)

Il y a très très longtemps. Au commencement était la terre par Frédéric Angleviel

Le bao de Houaïlou (Grande Terre) par Manuel Touraille.

 

Hier

Lucien Estienne dit « Lulu l’artiste » par Christine Bourrelly

Ma part sauvage. Un Communard à Ducos (Nouméa) par Luc Legeard

Insurrection kanak de 1878. Épisodes de la pacification dans la région de Thio par Jerry Delathière

Merveilleuse nouvelle & retrouvailles. Vietnam - Nouvelle-Calédonie par Jean Vanmai

Rédemption à Saint Louis (grand Nouméa) par Frédéric Angleviel

 

Aujourd'hui

Les chroniques référendaires de Paul Magulue Fizin

Les Tapas de la colère par Nicole Chardon-Isch

Mosso et Malia. Wallis - Nouvelle-Calédonie par Dominique Lataste

La “terrible classe de Quatrième K” du collège de Magenta par Olivier Houdan

Le souffle clair et chaud de la révolte : manifeste du Mouvement Néo-Indépendantiste Souverainiste par Luther Voudjo

Rêvons d’un nouveau préambule pour notre Pays ! par Frédéric Angleviel

Naufrage sur le lagon calédonien par Joël Paul votre serviteur.

 

Deuxième recueil, le concours est ouvert :

Il sera coordonné par Paul Fizin et Frédéric Angleviel

 

Thème : Insularité et histoire de la Nouvelle-Calédonie

Utilisation pédagogique : L'idée est de regrouper des textes permettant de lancer des études transversales entre les cours d'histoire et les cours de lettres ; et cela dans le cadre de l'adaptation continuelle des programmes et  l'appréhension des milieux locaux

Typologie : éviter les articles historiques classique pour mêler histoire et fiction, écriture littéraire et approche historique ; aussi bien des nouvelles classiques que des approches théâtrales, poésies, etc

Le calendrier est simple : remise des nouvelles avant le 1er mars 2020.

Taille : 3000 à 30.000 signes, soit 1 à 10 pages A4.

Divers : une ou éventuelles deux nouvelles par auteur ; times new roman, 12, justifié, corrections par les auteurs, puisque les cordonnateurs non ni les compétences ni les moyens de payer un relecteur salarié. Le contrat sera signé par Frédéric Angleviel pour une question technique : Edilivre ne donne de royalties que lorsque l'on arrive à 75 euro, donc si on partageait les royalties entre tous les auteurs, on n'y arriverait jamais. Là, FA devrait récupéer environ 100 euro de royalties au bout de deux ans, et il prend à sa charge l'option de la couverture couleur (100 euro) et l'envoi d'un exemplaire gratuit à chaque auteur.

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A votre disposition pour toutes informations complémentaires

Toutes les bonnes volontés sont la bienvenue.

Paul FIZIN et Frédéric ANGLEVIEL

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Les plantes sauvages comestibles au REX jeudi soir ont fait recette avec la vidéo de cette conférence

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Bernard Suprin, Gabriel Leviennois Remy Gazeu et un membre de l'association Male'Va
Bernard Suprin, Gabriel Leviennois Remy Gazeu et un membre de l'association Male'Va

Bernard Suprin, Gabriel Leviennois Remy Gazeu et un membre de l'association Male'Va

Pour une soirée, le REX est devenu la cathédrale des plantes sauvages comestibles avec une grande messe dite par Bernard Suprin et ses amis. Il y avait foule. Les croyants à une nouvelle, et ancienne, façon de s’alimenter pour sauver la planète et freiner la prochaine extinction de masse (celle de l’espèce humaine) étaient, « tout ouïe », pour écouter le botaniste émérite. Victor Hugo a écrit : Depuis six mille ans la guerre/ Plait aux peuples querelleurs,/ Et Dieu perd son temps à faire/ Les étoiles et les fleurs. Bernard Suprin a dit : « il faut les manger, les fleurs » et Gabriel Levionnois, le chef cuisinier a confirmé ses propos. Billy Watropo était là pour attester de l’importance des plantes sauvages comestibles pour les kanak, pas si sauvage que ça. Le pourpier, par exemple, était prisé depuis l’antiquité avant d’être oublié a expliqué Bernard Suprin, c’est excellent à manger. Bernard Suprin a raconté beaucoup d’anecdotes comme l’introduction de la pomme-de-terre en Europe, une plante sauvage, une plante du diable au moment de son introduction. On connait la suite. C’est Rémy Gazeu le président de l’association Male’va qui a ouvert la conférence en présentant son association qui prêche pour la généralisation de la permaculture, pour une recherche d’autonomie alimentaire mais pas que. La permaculture, c’est une philosophie de vie. Un retour aux sources et une nouvelle façon d’appréhender le futur d’une manière écologique. Il a beaucoup été question d’autonomie alimentaire et de condition de vie. Bernard Suprin a présenté de nombreuses plantes qu’on arrache ou arrose de désherbant Roundup avec rage par ignorance. Ce n’est pas bien, il faut manger nos mauvaises herbes. Elles sont bonnes au goût et pour la santé. Il y a un grand retour à la recherche du goût sauvage et ce n’est pas une pub pour un parfum. Coincé dans mon fauteuil à cause mon surpoids, j’ai écouté attentivement, en jetant des coups d’œil inquiets à mes voisins dans le public, maigres et en pleine forme. Devant le succès de cette conférence organisée avec la mairie de Nouméa, on peut penser qu’il y en aura surement d’autres. Les plantes font recette (de cuisine). JP

 

Bernard Suprin, Gabriel Levionnois et Billy Watropo

Pacific Food Lab est le nouvel espace digital co-créé par les Chefs, pour les Chefs ! C’est en créant du lien entre les professionnels de la restauration (collective et traditionnelle), et les autres acteurs du système alimentaire que l’on va pouvoir agir de manière bénéfique sur le bien-être alimentaire des Calédoniens, vers une meilleure autosuffisance alimentaire !

 

MALE’VA – Pratiques Écologiques et Solidarité Locale et Internationale

Association culturelle et environnementale de N.CALÉDONIE (ouverte aux échanges internationaux).

MALE’VA (assoc. loi 1901) créée dans le grand Nord de la Nouvelle-Calédonie en février 2011

« MALE’VA » (langue Kanak parlée dans le Grand Nord du Pays) englobe 2 mots : « Malep » (VIVRE) et « Vaa » (PAROLE)

 

« MALE’VA » regroupe toutes les personnes impliquées dans une recherche et des activités visant l’amélioration des conditions de vie de l’être humain, dans son environnement naturel. – Autosuffisance et Souveraineté alimentaire sont à la base de nos réflexions

 

Male’va est plus qu’une association :

Elle se veut être un courant de pensée, un espace d’échanges, de partages et de rencontres entre personnes de tous horizons partageant des réflexions et prises de conscience communes.

La recherche de solutions écologiques et alternatives viables et durables prenant en compte notre environnement local, régional et international est au centre de nos échanges et actions

Président : Rémy GAZEU (85 61 09). presidence@maleva.nc

Quelques images de cette soirée
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Quelques images de cette soirée

Quelques images de cette soirée

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Jean-Baptiste Delfaut un bagnard pas comme les autres raconté par Michel Soulard à la librairie Calédo Livres ce mercredi 11 septembre 2019

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Michel Soulard et louis-José BarbançonMichel Soulard et louis-José Barbançon
Michel Soulard et louis-José Barbançon

Michel Soulard et louis-José Barbançon

« Délinquant multirécidiviste, escroc et déserteur, Jean-Baptiste Delfaut a 28 ans lorsqu’il est déporté au bagne de Nouvelle-Calédonie. Toute sa vie, il emploiera son talent d’écrivain à raconter le bagne et lui-même, livrant ici des observations et des réflexions pertinentes sur le système pénitentiaire, et là, des fictions parfois rocambolesques dans lesquelles il enjolive ses actes et minimise la gravité de ses fautes… »

Michel Soulard en compagnie de Louis-José Barbançon qui est à l’origine de cette enquête car il lui avait remis des documents et un dossier pour démarrer ce travail, nous ont parlé de ce bagnard pour le moins atypique, Jean-Baptiste Delfaut. Il a passé 50 ans de sa vie au bagne et a écrit énormément tout en encadrant les autres bagnards en corvée pour la construction de route par exemple, un vrai ingénieur TP sans la formation initiale. Il a aussi accompli des actions dignes d’un héros, en tuant un colosse tortionnaire des autres détenus du bagne, en sauvant un enfant de gardien tombé dans un puits ou en arrachant des flammes les habitants d’une maison en feu. C’était un intello mais aussi un dur inclassable. Un personnage à part parmi les relégués que l’on ne pouvait classer ni dans les sages qui bénéficiaient rapidement d’une concession, les porte-clefs qui travaillaient avec l’administration ou les incorrigibles qui passaient leur temps au cachot. Delfaut n’appartenait à aucune des ces catégories, il savait écrire ! Il servait d’écrivain public pour les autres, même pour les surveillants. Il écrivait aussi beaucoup pour lui. Ces récits ne racontaient pas des histoires du bagne mais il pensait le bagne, le critiquait, en décortiquait les rouages comme un spécialiste du droit en dénonçant les dysfonctionnements comme un Albert Londres de l’intérieur. Son érudition donnait mauvaise conscience aux fonctionnaires de la pénitentiaire souvent incultes qui ne le rataient pas à chaque faux pas. Il écrivait aussi pour se construire un personnage. C’était un affabulateur génial qui a même envoyé un manuscrit à Zola. Un peu mythomane, il romançait sa vie qui était pourtant un vrai roman mais elle ne devait pas le satisfaire. Il attirait la bienveillance de personnes haut placées, mais ça se terminait toujours mal. Beaucoup d’historiens calédoniens ou d’écrivains ont écrit sur lui. Mais Michel Soulard, en rééditant les écrits de Jean-Baptiste Delfaut pour garder l’authenticité de ses œuvres et le faire connaître, a écrit, avec le deuxième livre, Le Bagne et la plume, la vraie vie de Delfaut, en réussissant à conserver de l’intérêt pour ce petit bonhomme, car il était petit bien qu’on n’ait aucune photographie de lui. Il faut lire ces deux ouvrages pour découvrir un bagnard pas comme les autres. Il semble que d’autres biographies de personnages qui sont passés par La Nouvelle devaient paraître dans les prochaines années. Les deux historiens nous l’ont fait miroiter. JP

 

Louis-José Barbançon qui apprécie le canapé de la librairie Calédo Livres vous donne rendez-vous mercredi prochain pour parler du Non-dit qui vient d’être réédité

Michel Soulard présente Les Damnés du Pacifique un livre signé Daufelt (Auteur) pseudonyme de Delfault.

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Public nombreux pour ces historiens éméritent
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Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Causerie mercredi 11 septembre à 18h00 à Calédo Livres

Causerie mercredi 11 septembre à 18h00 à Calédo Livres

Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne s’est intéressé à la vie et aux écrits de Pauline de Aranda-Fouché puis aux écrits d’Achille Ballière, déporté de la Commune de Paris, qui ont fait l’objet d’une édition comparée présentant les différentes étapes du texte racontant son périple en Nouvelle-Calédonie. En 2019, c’est au tour de Jean-Baptiste Delfaut, déporté de droit commun au bagne de Nouvelle-Calédonie, qui fait l’objet d’une étude approfondie du même genre et de deux nouvelles publications. Michel Soulard c’est une référence d’ouvrages de qualité et de recherches approfondies. Ces deux nouvelles parutions vont enrichir les bibliothèques des amateurs d’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

 

Ouvrages précédents publiés chez Humanis :

La Mine d’or

La Grande évasion, au temps du bagne de Nouvelle-Calédonie

Voir aussi un article sur ce blog et d’autres en tapant Soulard sur recherche.

 

Après un premier séjour à Bourail en 1969-1970, Michel Soulard est revenu en Nouvelle-Calédonie comme professeur de français au collège de la Rivière Salée où il est resté vingt-six ans. En 1998, il a, dans le cadre de l’éphémère DEA Imago mundi de l’Université du Pacifique, consacré un mémoire aux romans calédoniens d’Alin Laubreaux.

 

Participant durant plusieurs années aux classes patrimoine, il s’est intéressé aux écrits inédits de Pauline de Aranda-Fouché qu’il a étudiés avec ses élèves et publiés au CDP de Nouvelle-Calédonie en 2003. Par la suite, il s’est attaché à La Mine d’or, seule œuvre publiée (en 1944) par Pauline de Aranda-Fouché et a décidé de la faire rééditer en l’enrichissant de commentaires sur l’histoire de Bélep.

Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.
Deux nouvelles parutions de Michel Soulard passionné d’Histoire calédonienne sur Jean-Baptiste Delfaut pour les amateurs d’histoire du bagne.

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