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WAKOUPA ! Auteure Héloïse Marquerolles, illustré par Agnès Cabillic

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WAKOUPA ! Auteure Héloïse Marquerolles, illustré par Agnès Cabillic

 

Editions : La flèche qui sourit, 2019

 

Wakoupa vit en Mélanésie. C’est un enfant très curieux, dont le rêve est de devenir sage et de posséder la connaissance des choses mystérieuses. Il est obnubilé par ce qu’il ne voit pas de sa place d’enfant au sein de sa tribu. À ses nombreuses questions, les adultes lui répondent qu’il est trop curieux. Dans le monde kanak, il ne doit pas poser de questions, mais observer pour comprendre. Du haut de la chefferie, la flèche faîtière, symbole du lien entre les vivants et les ancêtres l’observe. Wakoupa, au caractère tempétueux, décide alors d’aller par lui-même découvrir dans la nature les mystères qui le fascinent. Il affrontera ainsi des dangers qui le conduiront à explorer ses propres limites. Jusqu’où ira-t-il ?

 

Un conte ancré en Mélanésie, qui interroge toutes les cultures sur la place de l’enfant, son envie de grandir, la curiosité, la colère, leur utilité et leur danger, l’expérience du deuil, du rapport à l’invisible partout autour, mais aussi plus loin : l’attraction exercée par le monde extérieur à l’univers clos et sécurisant de la tribu.

"Wakoupa !" se prête aussi bien à une lecture naïve qu’à un partage entre adultes et enfants autour les thèmes qu’il permet d’aborder de façon plus ou moins poussée. Le motif de la flèche faîtière, la sculpture, le franchissement des limites de Wakoupa offrent un support pédagogique à l’enseignement de la culture kanak au cycle 3 dans le cadre des études de la case, de la personne, de la terre et de l’espace.

 

Nouveauté disponible à Calédo Livres au prix de 1 980 XPF

Publié dans Ecrivain calédonien

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La dernière scène de Pierre Wakaw Gope

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Image © LA 1ÈRE

Image © LA 1ÈRE

Un coup de pied dans la fourmilière, une révolte saine, j’adore mais je laisserai Luc Camoui et Hamid Mokadden en dire quelques mots. A voir absolument !

 

L'épissure se desserre… La déchirure se resserre…

 

Et si les murs ne sont que fiction, les faux-semblants jubilent et...

 

"N'hésite pas de déclarer que ceux qui ne partagent pas les mêmes idées que les autres, et disent qu'ils feront tout pour qu'elles puissent être exprimées, le fassent immédiatement ou se taisent à jamais. La liberté d'opinions n'a que faire d'éclopés de la pensée et la liberté tout court ne peut souffrir de conscience borgne"... (JM Tera'ituatini Pambrun "Conscience borgne", papeete 1994)

Luc Camoui

 

Hamid mokaddem a écrit : ce brillant texte que j’approuve totalement

 

La dernière scène

Pierre Wakaw Gope, 2019 représentation les jeudi 10, vendredi 11 et samedi 12 octobre 2019 au centre culturel Tjibaou, Nouméa Nouvelle-Calédonie

 

D’une violence sans bruit.  Au sujet de Ma dernière scène de Pierre Wakaw Gope.

 

Une fissure dans l’espace littéraire kanak. Toujours concis, dense, intense et varié, le théâtre de Pierre Wakaw Gope dérange l’ordre politique du monde.  Théâtre pays, parce que comme le dit le personnage central, auteur dramaturge, qui remet en question le monde, son monde, son pays, il écrit sur soi, sur le lieu, sur le droit de l’endroit à remettre à l’endroit.  Le rideau entrouvert. Le spectacle commence-t-il ? Les spectateurs sont-ils invités à assister à la pièce ? L’inquiétude nous saisit d’entrée de jeu. Une mélodie en arrière-fond et le protagoniste, l’artiste, monologue ou dialogue avec le public. Il entre en scène. Il nous déclare qu’il joue là sa dernière scène. Théâtre minimaliste. Une heure. Une heure où les voix disent tout. Tantôt avec un langage truculent, châtié, moqueur. Tantôt avec une langue travaillée dont les envolées lyriques traitent du réel : Que devenons-nous aujourd’hui ? Qu’ai-je dit et écrit depuis une trentaine d’années ? Ça signifie quoi être soumis aux décisions de subventions pour vivre, manger, satisfaire ses besoins ?  Théâtre expérimental. Peu de comédiens. Trois. Peu de moyens mais jouant avec la technique… les acteurs, l’actrice, rivalisent sur les choix de mise en scène et chacun interpelle le technicien : « Thomas ! Mets la lumière ici ! » … Dans et/ou en dehors des ronds, le troisième acteur, fils du metteur en scène, raté de la vie, erreur de théâtre, se croit être mis dans un confessionnal. L’artiste nous dévoile le métier. Les angoisses d’être artiste dans un contexte de pressions politiques, de censures, de petites censures au nom de… au nom de la culture… Au nom de la culture, on finit par censurer la culture…Pierre Gope fait-il sa dernière scène ? Sort-il vraiment une bonne fois pour toute de scène ? Ou nous joue-t-il la comédie ? Feinte-t-il un dernier rôle ? Peu importe !  L’écrivain est un des rares à exprimer notre contemporanéité. En plein cœur d’une scène localisée, il expérimente, vit le Pays. Certes La commande, pièce de théâtre de Nicolas Kurtovitch, avait déjà questionné le sens d’une création sous diktat du Prince. Pierre Gope explore encore plus loin. Il interroge l’écriture, son écriture. Suis-je encore utile ? Les questions sont-elles encore pertinentes ? Tout ce que j’écris devient-il déchets, ordures mondaines ? Obscènes bouffonneries tout juste bonnes à divertir et à faire s’esclaffer de rire ? Les comédiens les plus proches, les plus intimes, jusqu’où me soutiennent-ils ? Me comprennent-ils ? Ou ontils pour moi commisération, pitié ?  Le jeu scénique des comédiens monte en puissance. Personne ne s’ennuie. Tout le public y prend encore plus de plaisir … jusqu’à la dernière séance… jusqu’à la dernière scène… Les paradoxes des comédiens, tour à tour acteurs, spectateurs, entremetteurs ; les saynètes au cœur de la scène ; les interruptions ; les rebondissements ; les reprises… le texte se déroule sous nos yeux… à cœur ouvert… le cœur mis à nu… Du spectacle ! Du vrai spectacle. Oui Pierre Gope est un metteur en scène d’ici, un « théâtre des cocotiers », méprise des élites au pouvoir qui disqualifient son théâtre : pas historique, obscène, désuet.  L’écriture, par répétitions différenciées, revient aux incessantes questions : Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou, Eloi Machoro, Yeiwene Yeiwene. La comédienne, épouse du protagoniste, propose un texte moderne et universel L’Esperanza la misère mondialisée. Qui est obscène ? Hors scène ? Le théâtre de Gope ou celui convenu « universel » ? Avec génie, l’artiste met en scène un adieu. Le public y voit un rappel. Pour lui ouvrir de nouveau le rideau !

 

J’aurais aimé écrire sur une voix éclatante…

Mais pas d’espace littéraire critique au point qu’on doit …

Faire sa dernière scène : sortir de scène…

Colette Tidjite parle de Pierre Gope et sa vocation pour le théâtre

Publié dans Culture Kanak

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Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.

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Des conteurs et des lectures avant la clôture d’un SILO 2019 plutôt fade.
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel
Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Nom des lectrices : Laurence Samson, Christelle, Ghislaine, Stell Pon-c, Clem Brn, Pat Lara, Chiquita Nie, Pau Line Pierrel

Un SILO plutôt fade, pourtant des amateurs de beaux textes, de littérature comme les membres des ateliers d’écriture qui ont fait des lectures ou les conteurs comme ceux du spectacle Paroles mêlées avec les Argonautes, Sylvain Lorgnier et Erwan Botrel ont fait la démonstration que les talents existent chez les auteurs. Mais dans le domaine de la littérature calédonienne, c’est comme au foot. Beaucoup de talents individuels mais un jeu collectif qui laisse souvent à désirer. Au foot, il progresse mais tout reste à faire dans le domaine littéraire.

 

J’ai suivi par le passé des SILO, excentrés dans le Nord, partagés entre le Nord et le Sud, mais ce SILO, éparpillé, éclaté ne m’a pas permis de le suivre partout. De plus, la nouvelle formule, un Salon International du Livre Océanien sans Océaniens des autres régions du Pacifique me laisse dubitatif. Où sont passés mes amis de Polynésie, du Vanuatu ? Pourquoi ne pas offrir plus de place à la production locale de l’année littéraire. Au moins 60 ouvrages paraissent annuellement mais on recycle de vieux succès. Des ouvrages dit « incontournables » que l’on n’oubliera assurément pas, mais comme ils ont déjà eu leur heure de gloire, on devrait privilégier les nouveautés. Un salon du livre ce n’est pas un tribunal qui décide de la vie ou de la mort des livres. Le seul jugement tolérable intervient pour le choix des lauréats des prix littéraires avec des jurys souverains. J’attends néanmoins le 13ème SILO avec impatience ! JP

 

Ci-dessous des lauréats des prix glanés hors territoire qui n’ont pas été, étonnamment, invités au Salon de leur pays.

Daniel Miroux, pour Le lexique français-iaai et iaai-français (Alliance Champlain) au 21e salon international du livre insulaire de Ouessant. Prix sciences.

André BRIAL pour sa nouvelle La Nuit du Solstice à la 7ème édition du Prix Littéraire Alain Decaux de la Francophonie.

Et d’autres qui ont publiés récemment : Charton, Soulard, Saudeau, Jéliane, Ali, Trompas, Isch, Angleviel, Rosada, Papou, Mussard etc…

Parutions 2019

 

Je vais quand même parler de mon travail sur mon blog :

 

J’ai participé à trois recueils de nouvelles des ouvrages collectifs qui permettent pour une somme modique de lire des textes d’une vingtaine d’auteurs de notre région. Je remercie chaleureusement les coordonateurs de ces ouvrages, Jean Vanmai pour Sillages d’Océanie de l’AENC, Frédéric Angleviel et Georges Combo de l’alliance française du Vanuatu. J’ai lu toutes les nouvelles. J’ai eu trois coups de cœurs :

 

Le jour où le ciel s’est déchiré de Frédéric Ohlen dans Sillages : Un texte flamboyant, une machine à remonter le temps dans un style inégalable.

Transit Ville de Marcel Melthérorong dans Pirogues à la dérive : Génial ! Loin des banlieues et des HLM de métropole et des petits trafiquants d’herbe qui n’ont jamais vu un arbre avec Wani dealer du Pacifique, on est chez nous, avec nos méthodes directement du producteur au consommateur, notre shit, c’est du bio. Je vous recommande cette nouvelle.

Chronique référendaires de Paul Magulue Fizin dans Chroniques Calédoniennes d’hier et d’Aujourd’hui : Une nouvelle à faire pâlir les sociologues, l’historien a écrit plus qu’une nouvelle. C’est un témoignage, une enquête de terrain que beaucoup de gens seraient bien inspirer de lire, histoire de mieux se connaître.

 

Je décerne les « Popeye » sans épinard mais avec chou kanak de la Vallée des Colons à ces auteurs. JP

Publié dans Ecrivain calédonien

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Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

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Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier
Silo 2019 : Rencontre avec Sébastien Lebègue photographe-auteur et François Reynaert essayiste et romancier

François Reynaert journaliste de presse écrite radio et télévision qui a publié des ouvrages d’histoire comme Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, un best-seller. Il s’est retrouvé en face de l’auteur du best-seller Pacifique avec l’ouvrage de La coutume Kanak. Il a plutôt endossé son habit de journaliste pour cette rencontre en donnant son point de vue d’historien, sans être avare de louanges sur ce fabuleux témoignage, cette photographie, un pléonasme avec Sébastien, de la coutume Kanak. Sébastien Lebègue le mérite amplement. On a rarement vu un auteur mouiller autant sa chemise pour la promotion de son livre, un vrai Samouraï ! Le mieux, c’est de le lire avec ce message qu’il a posté sur son mur Face Book.

Sur FB des Portraits signés Sébastien Lebègue

 

« Après avoir passé ces deux dernières semaines en Nouvelle-Calédonie pour le SILO Salon International du Livre Océanien, Je voulais souligner l'importance du travail éditorial qui reste souvent inconnu et pourtant primordial.

Un ÉNORME MERCI à mes deux éditeurs : l'ADCK-Centre culturel Tjibaou et Au vent des îles.

 

• L'ADCK-Centre culturel Tjibaou, qui m'accompagne depuis 2013 dans ce projet par un suivi sur le terrain, par la mise à disposition de contenu de ressources patrimoniale et linguistique, par des interventions écrites des membres du DRP, par de multiples écritures/réécritures et Lectures/relectures approfondies des textes mais aussi un accompagnement lors de la production des documents visuels, schéma, cartographies...... (un vrai travail d'éditeur comme disait mon très bon ami Luc Deborde lors de ses conférences), mais aussi et il faut le dire, par un accompagnement financier pour la production éditoriale, une diffusion et une mise en avant du livre au sein du Centre culturel Tjibaou, et également vers leurs partenaires (Maison de la Nouvelle-Calédonie entre autres) et invités, faisant rayonner ce livre et donc la culture kanak sur le territoire et à l'international.

 

• Au vent des îles, présent à mes côtés également depuis 2013, qui fait un travail exceptionnel, par la valorisation de mon contenu, les énièmes relectures réalisées, tant en Nouvelle-Calédonie (avec des correcteurs locaux pour les relectures principales de fond - plus de 6 mois d'échanges), qu'à Tahiti (pour la double relecture de finition), la mise au norme de ma maquette, la production du livre en tant qu'objet, beau et pérenne, cela pour un prix public le plus bas possible pour le rendre accessible au grand nombre et aux petites bourses, avec un très bon choix de papier, doux, agréable au touché, adapté aux climats tropicaux, une qualité d'impression tout en finesse et justesse des couleurs, une production et une finition irréprochable, magnifiant le détail jusqu'au moindre détail pour produire un objet phare de bibliothèque ou de table de salon. ... Mais aussi et cela ne fait que commencer, par un travail de diffusion pour que ce livre soit au plus près des lecteurs de Nouvelle-Calédonie en choisissant des acteurs économiques locaux en privilégiant le diffuseur de proximité par Pacific Book'in et la Librairie Calédo Livres (Cathie et Béné faisant un travail énorme également autour de ce livre), une présence, que dis-je, un ancrage à l'international avec une forte action et diffusion dans les librairies françaises (notamment au Quai Branly), européennes et du Pacifique (un vrai pouvoir de diffusion malheureusement encore trop rare chez les concurrents), un soutien et une disponibilité constante à l'auteur (donc à moi), en proposant des invitations sur des événements à l'international, par le financement de déplacements, par de la communication extra éditoriale... J'en passe. Et je conclurai par remercier et souligner l'implication directe de Christian Robert, directeur d'Au vent des îles, par son professionnalisme, son ouverture, sa bienveillance, son charisme et sa droiture, mais aussi sa simplicité et ses multiples qualités humaines, plaçant l'Autre au cœur de ses préoccupations, cela pour le bienfait du Livre au sens large, et donc pour le bienfait du livre Coutume kanak et par extension, le rayonnement de la culture kanak et de la Nouvelle-Calédonie au sens large. » SL

 

Ci-dessous une image de la rencontre Témoigner ou inventer, de quelle façon l'Histoire doit nourrir la fiction avec François Reynaert, Alice Zeniter et Frédéric Ohlen je n'ai pas malheureusement ou la suivre correctement pour en parler. (Mais c'était bien smiley)

 

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

SILO : Rencontre Luc Deborde/Frédéric Ohlen un débat d’éditeurs écrivains.

Dès le départ de ce débat aux allures de défi, de combat, par avance déséquilibré un gentil poids léger contre un poids lourd passionné, ça présageait d’un massacre. Mais Anne-Claire Lévèque a été admirable, la journaliste chargée de la modération savait que l’unique Officier de l’ordre des Arts et des Lettres du pays n’était pas là pour faire de la figuration. Heureusement, les deux hommes sont courtois et se connaissent, on ne risquait pas d’assister à un match de boxe mais entre l’éditeur produit et l’éditeur découvreur qui a encore le feu sacré le spectacle était prometteur. Le pauvre Luc Deborde allait souffrir et ce fut le cas. Quand Luc, taquin commence par faire les louanges de l’éditeur de l’Herbier de Feu en précisant malicieusement, « je crois que tu as fait une quinzaine de publications ». La mèche était allumée : « Tu es loin du compte, SOIXANTE éditions d’œuvres littéraires en passant par une anthologie poétique ou mon ouvrage original Petite anthologie du slam en Nouvelle-Calédonie ». L’auteur de Quintet son premier roman, mais publié en métropole, il a été suivi par Les Mains d’Isis, dans la Collection Continents Noirs, chez Gallimard, s’enflamma pour de bon. Anne-Claire Lévèque réussit néanmoins à contenir le feu mais Luc, d’un gauche perfide décocha, l’identité, bloqué de suite par le poids lourd : « C’est trop facile l’identité, l’ultime frontière, c’est la langue, c’est l’art, c’est la forme… » Et nouvelle reprise de la leçon du maître, comment l’arrêter ! Frédéric Ohlen est un mélomane, il met en musique ses mots comme ses propos et grâce a son puissant organe, il s’impose. Beau débat mais pour rester sur une image musicale, il y avait d’un côté une flûte, un piccolo même, inaudible à cause du puissant soubassophone déchainé à côté de lui. Mais ce genre débat est positif, du vrai débat animé qui met de l’ambiance.

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Rencontre avec Sylvain Derne/Guillaume Berger romanciers et Alejandra Rinck-Ramirez/Niko illustratrice et dessinateur de BD

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Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,
Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,

Les acteurs de ces deux rencontres Guillaume pas fatigué c'est celui de gauche,

Rencontre avec Sylvain Derne et Guillaume Berger :

 

En ouverture du salon du livre la journée de samedi, autant dire à l’aube pour ces deux étoiles montantes de la littérature calédonienne qui passent des nuits mouvementées avec des enfants en bas âge. Quand l’un de leurs bébés appelle la nuit, l’autre prend le relais lorsque le premier s’endort. L’un des auteurs, Sylvain en conserve les marques de fatigue sur son visage au réveille, l’autre, Guillaume, est frais comme un gardon, même après une nuit de pleurs. Guillaume Berger profite de ses nuits blanches pour faire du sport, des pompes, des abdos pour calmer ses nerfs et son envie d’hurler. Ils ont fait le tour de Calédonie ensemble pour le SILO. L’un a parlé du livre de l’autre tandis que l’autre a présenté le livre de son binôme avec brio. Ce duo d’auteurs calédoniens improvisé va facilement prendre la relève des anciens. Ils ne vont pas enterrer les anciens, a dit Guillaume, mais s’appuyer sur eux en grimpant sur leurs épaules, « je les ai lu, j’ai apprécié et je vais prolonger leurs œuvres à ma manière », a-t-il dit. Bénéficiaire d’une résidence d’écriture de la Province Sud, Guillaume Berger a bien l’intention de prouver qu’on peut compter sur lui à l’avenir. Avec Basuco, son roman, publié aux éditions Humanis, il a déjà réveillé le microcosme littéraire calédonien. Sylvain Derne, lauréat du prix Lagneau démarre encore plus fort avec son prix pour Le souffle des invisibles aux éditions Madrépores. Il a, lui aussi, bénéficié d’une résidence d’écriture au château Hagen. On reparlera de ces deux châtelains sympathiques et talentueux qui me pardonneront ce billet sur ton un peu familier mais qui vient du cœur.

 

 Rencontre avec Alejandra Rinck-Ramirez et Niko illustratrice et dessinateur de BD :

 

Un autre duo mais d’un style très différent. Niko commence à avoir une grande expérience de la scène, il parle de son métier en pédagogue explique la technique, l’éthique du caricaturiste, « on ne dessine pas les personnes tuées ou mortes d’un fait divers, jamais mais on peut caricaturer un homme public comme Jacques Chirac qui nous fait un « tata » et nous dit de profiter de la vie du haut de son petit nuage une bière à la main ».  Alejandra Rinck-Ramirez, architecte de formation, c’est la classe, elle impose son talent d’illustratrice, son nouveau métier, sans complexe, comme si reconstruire Notre de Dame de Paris était aussi aisé que d’illustrer un livre de cuisine. Elle avait apporté de beaux livres avec de superbes illustrations pour partager avec le public son amour de l’art et faut-il le rappeler, avec David Canot, ils ont été récompensé d’un Popaï.

 

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Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019

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Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019

La librairie Calédo Livres s’est particulièrement investie sur les ouvrages des invités. Ludik sur la BD et les ouvrages jeunesse et la bouquinerie du Nord a proposé des ouvrages d’occasion. Bravo a ces courageuses qui déplacent des kilos de livres pour offrir une vitrine de nos ouvrages pays. 

PS : Courageuses car au SILO les hommes sont au bistro et les femmes aux cageots (de livres)

Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
Rencontres entre amis et achats de livres étaient aussi au programme du SILO 2019
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Des images des rencontres autour de l'édition alternative et la conférence penser l'avenir de vendredi soir

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Luc Deborde a attiré du monde !
Luc Deborde a attiré du monde !

Luc Deborde a attiré du monde !

Le débat "penser l'avenir" a tenu ses promesses avec Isabelle Merle, Hamid Mokadden et Alice Zeniter. On a beaucoup parlé d'histoire de la colonisation avec des parallèles avec l'Algérie puisque Alice Zeniter en est une spécialiste. Hamid pourtant d'origine suédoise comme il l'a dit connaissait aussi bien ce sujet. Il a aussi beaucoup été question d'assumer le passé pour mieux avancer vers l'avenir. Ces spécialistes humanistes voire engagés ont fait beaucoup de pédagogie pour essayer d'expliquer leur travail. Bref du solide très instructif. Le public a bien participé notamment Paul Fizin l'historien kanak.

Personnellement je regrette l'absence de Drusilla Modjeska mais elle a annulé son déplacement en Calédonie pour des problèmes de santé. Article fait en vitesse après avoir dépanné mon blog demain je continue. JP

Les trois intervenants de penser l'avenir
Les trois intervenants de penser l'avenirLes trois intervenants de penser l'avenir

Les trois intervenants de penser l'avenir

Paul Fizin en portrait
Paul Fizin en portraitPaul Fizin en portrait

Paul Fizin en portrait

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Les prix littéraires du SILO 2019

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Les prix littéraires du SILO 2019

- Jeunesse : "Conte Malpoli - la princesse au petit prout", de Frédérique Viole et Isabelle Ritzenthaler, aux éditions Plume de notou.

 

- Littérature : "Le pays du Non-Dit", de Louis-José Barbançon, aux éditions Humanis.

 

- Documentaire : "Cuisine couleurs locales", de David Cano et Alejandra Rinck-Ramirez, aux éditions De Bas En Haut.

 

 Prix spécial du jury : pour les Presses Universitaires de Nouvelle-Calédonie (PUNC)

 

Article connexe du site de l’UNC :

 

Les PUNC reçoivent le prix Popaï lors du SILO

Presses universitaires NC- Mis à jour le 01/10/2019

 

Les Presses Universitaires de la Nouvelle-Calédonie (PUNC) se sont vues décerner le prix spécial du Jury pour l’ensemble de leurs publications. Lors de la remise de ce prix (Popaï) à la coordinatrice des PUNC, Françoise Cayrol, la qualité de la production et l’exigence dont les presses font preuve ont été mises à l’honneur.

 

Popaï est un prix littéraire initié par madame Déwé Gorordey, alors vice-présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et attribué dans le cadre du SILO.  Véritable gage de qualité pour les livres primés, les prix sont attribués par un jury de professionnels du livre et de la culture.

 

D’autres articles sur ce Silo à suivre

Les prix littéraires du SILO 2019

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Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.

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Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.

Pensez l’avenir, comment la connaissance de son histoire contribue-t-elle à s’émanciper ? Avec Alice Zeniter, Hamid Mokadden, Isabelle Merle, Drusilla Modjeska.

 

Avec Hamid Mokaddem, professeur agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale et ethnologie, un grand spécialiste de l’histoire du pays et ses partenaires pour ce débat, des spécialistes de la colonisation, on peut s’attendre à du haut niveau de réflexion. « C’est du lourd » comme dirait quelqu’un que j’aime bien. Du haut niveau mais pas dans le sens d'André Gorz, le philosophe qui pensait l’avenir en terme de donner un sens au présent pour le préparer autrement que dans un contexte capitaliste en critiquant le modèle opulent des trente glorieuses. Ils vont débattre sur penser l’avenir dans un pays en cours de décolonisation et certainement aborder la colonisation et de l’après décolonisation puisque c’est le sujet du Maunten de Drusilla Modjeska l’une des participantes. Ce livre sur la Papouasie Nouvelle-Guinée qui fait l’actualité en ce moment est un gros pavé édité aux éditions Au Vent des Îles a été récompensé et couvert d’éloge par la presse australienne disponible en français avec la traduction de Mireille Vignol, le Silo est l’occasion de l’acheter et de se le faire dédicacer.

Après cette promenade du SILO dans l’intérieur et aux îles cette conférence sera surement l’un des temps forts de ce 12 ème SILO sur le thème du lien. Assister à ce débat devait être enrichissant et permettra d’amortir un peu notre investissement. Ce salon bénéficie d’un budget conséquent alloué par le gouvernement avec nos sous !

Plus sur ce livre

A lire un article sur Maunten du journal du dimanche. Extrait :

La montagne magique de Drusilla Modjeska

 

 

 

 

 

 

 

 

LA VIE EN NOIR - Que sait-on de la littérature en Papouasie-Nouvelle-Guinée? Pas grand chose. Alors, il faut remercier les Editions Au Vent des Iles qui fêteront leurs trente ans l'année prochaine. Seul éditeur en Polynésie, Christian Robert n'a eu de cesse de faire découvrir cette partie du monde. Cette fois, cet inconditionnel, qui se rend compte en parlant que les textes publiés sont à 80% écrits par des femmes, nous offre une magnifique fresque. Celle de Drusilla Modjeska qui à l'ombre de Maunten, nous conte une histoire d'amour prise dans la tourmente de la grande Histoire. (Suite de l'article)

Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.
Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.
Penser l’avenir un grand rendez-vous du Silo 2019 vendredi 04 septembre à 16h40 à l’hôtel Nouvata.

Publié dans Colonisation

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