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Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim

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Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim

Sous la pluie avec un taux d’humidité d’au moins 80%, les inconditionnels du marché Lucien de la bibliothèque Bernheim étaient présent ce samedi 29 février. Ils sont surtout venus, faute de vente de livres annulée, pour écouter Bernard Suprin, l’écologue et auteur de magnifiques livres sur les plantes, nous parler de la nuisance des cerfs sur l’écosystème de notre belle nature du Caillou. Le titre de sa conférence « Le cerf ce Bambi malfaisant » était explicite et les Calédoniens de plus en plus soucieux de la préservation de la nature étaient nombreux dans la salle.

 

Bernard Suprin passionné et passionnant a retracé l’historique de son introduction et brossé un tableau catastrophique des nuisances de notre gadin (1) le nom qu’on lui donne en brousse. Malgré les fraudeurs et les coups de chasse au projecteur de nuit, le cerf est en surpopulation. Ils se reproduisent comme des lapins. Ils sont affamés, débordent des savanes leur habitat de prédilection pour bouffer la forêt, la mangrove et même les plantes endémiques du maquis minier. Sous alimentés, ils sont de plus en plus petits, à préciser Bernard, mais c’est aussi la principale source de viande des broussards et de certaines tribus. Donc réguler sa population est une nécessité, l’éradiquer serait très mal perçu. Affûter les crêtes après les gadins est aussi un mode de vie, qui fait partie de la culture du broussard. Marcel Canel en qualité de ès coups de chasse, en fin de conférence, à apporter avec humour des précisions forts intéressantes. Le point de vue d’un homme de terrain même reconvertit dans la musique a été un plus indéniable. Ce serait trop long de résumer les propos de cette conférence mais on peut retenir que Bernard Suprin compare le cerf au feu de brousse qui font des ravages mais peuvent être utiles. Il est aussi conscient que le cerf est une peste mais déifiée sur le Caillou. Une petite précision, le cerf en se frottant les cornes, ses bois souvent pour se débarrasser de la peau, le frottis, tue les arbustes ou en faisant de l’abroutissement (2) mais pas de l’abrutissement comme on l’écrit souvent dans la presse. Avec photos à l’appui l’auditoire de la salle Eiffel a pu découvrir tous les dégâts de nos mignons Bambi.   

La surpopulation de cerf rusa (Rusa timorensis russa) en Nouvelle-Calédonie occasionne des dégâts considérables aux écosystèmes, à l’agriculture et à l’économie en général. Classé prioritaire dans la stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes dans les espaces naturels de Nouvelle-Calédonie, le cerf rusa nécessite des efforts de gestion et de régulation intenses et de long terme.

 

(1) Cerf. Selon "Mille et un mots Nouvelle-Calédoniens", viendrait du wallon gade (chèvre). Le mot cerf s'emploie aussi. Le "f" se prononce toujours.

(2) On parle d’abroutissement à propos des broussailles ou des jeunes arbres lorsque l’on constate qu’ils ont été broutés.

Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
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Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim
Conférence de Bernard Suprin, marché et musique à la bibliothèque Bernheim

Publié dans conférences

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Le 1er marché de Lucien de 2020 se tiendra ce samedi 29 février dans les Jardins de la bibliothèque Bernheim.

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Le 1er marché de Lucien de 2020 se tiendra ce samedi 29 février dans les Jardins de la bibliothèque Bernheim.
Le 1er marché de Lucien de 2020 se tiendra ce samedi 29 février dans les Jardins de la bibliothèque Bernheim.

Le Marché de Lucien est un événement populaire ouvert à tous qui se tient tous les derniers samedi de chaque mois. Organisé autour des valeurs telles que le partage, l’écocitoyenneté, et la protection de l’environnement. La bibliothèque accueille gratuitement durant les heures d’ouvertures au public (de 9h à 16h), des exposants et des associations proposant de l’artisanat, des produits maraîchers.

 

Au programme des animations :

Atelier Créations de jardinières suspendues en récup' de 9h à 11h - à partir de 8 ans - Entrée libre et gratuite

Conférence " Le cerf, ce Bambi malfaisant" par Bernard Suprin à 10h - Entrée libre et gratuite

Animation musicale par Marcel Canel.

Les bénévoles de la Croix-Rouge seront au nombre des exposants avec une ventes d’objets en textiles recyclés. N’hésitez pas à aller à leur rencontre.

Publié dans Evénement culturel

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Arte Bello l'exposition Croissance et Conséquences sur le thème de la nature

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Arte Bello l'exposition Croissance et Conséquences sur le thème de la nature

La galerie Arte Bello héberge une exposition "Croissance et Conséquences" parfaitement en phase avec le prochain thème du salon international du livre océanien, il n'est pas trop tard pour y aller et se mettre en jambes pour le SILO.

 

SILO 2020 : Salon international du livre Océanien

Le salon 2020 se tiendra du 8 au 11 octobre au centre culturel Tjibaou.

La thématique est orientée autour des problématiques environnementales et se formule ainsi :

« Soyons Nature ! »

 

Photo du galeriste

Photo du galeriste

Publié dans Evénement culturel

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Colère Pacifique de Mireille Pandolfi

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 « Colère Pacifique » de Mireille Pandolfi,

un huit clos maritime poignant, une réflexion sur la vie, du tout bon !

 

Possibilité de contacter l’auteur sur Facebook pour connaître les dates du prochain arrivage de ce livre.

Colère Pacifique de Mireille Pandolfi
Colère Pacifique de Mireille Pandolfi

Mireille Pandolfi avait déjà publié avec Ecrire en Océanie Les vacances d’un poule connectée un ouvrage disponible à la librairie Calédo Livre.

Ainsi que Vieillir, chez Ecrire en Océanie – dans la collection UN Auteur UNE Nouvelle

Chez Pacific Book'In ou en librairie à Nouméa au prix de 1 080 FCFP XPF

 

 

 

Colère Pacifique est en vente sur le site des éditions Jets d'encre, 22,30 €

Publié dans Roman

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Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

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Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU
Analyse dialectique des transformations du droit en nouvelle-calédonie. par RAPHAEL MAPOU

La civilisation kanak face à l'impérialisme juridique de la France

Collection : Lettres du Pacifique

Cet ouvrage rend compte du processus historique et dialectique de cette confrontation qu'éclaire le nouveau paradigme juridique de la reconnaissance de la coutume par l'Accord de Nouméa inscrit dans la constitution française, et tente de définir les contours d'un pluralisme juridique coopératif encadrant l'expression de la souveraineté autochtone kanak dans un droit républicain revisité.

 

Raphaël MAPOU, lequel rend public l'ensemble de ses travaux de la thèse de droit public qu'il a soutenue en juillet 2018.

Vous pouvez pré-commander l'ouvrage auprès de Sarah. Comité Rhéébu Nùù, mapousarah@hotmail.fr

Site Harmattan https://www.editions-harmattan.fr/index.asp…

Dans la même collection

Dans la même collection

Publié dans Culture Kanak, Essai

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La décolonisation mentale sous l'angle du complexe d'infériorité

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Ci-dessous une étude extrait d'une étude pour approfondir le sujet

Ci-dessous une étude extrait d'une étude pour approfondir le sujet

« L'Annamite a une âme d'enfant; il faut rarement attendre de lui une amélioration raisonnée. S'adresser à sa raison pour lui demander de se corriger est parfaitement inutile. Nous avons essayé, inconsciemment peut-être, de lui inculquer de la fierté ; nous avons réussi seulement à le rendre insolent, irrespectueux à notre égard.»

Paul Giran, Psychologie du peuple annamite, 1904, p.83

 

« Les populations nègres, particulièrement incapables, semble-t-il, de se gouverner elles-mêmes, livrées à toutes les atrocités d'un fétichisme stupide ou exploitées par l'islamisme corrupteur et cruel, ont tout intérêt à se voir soumises aux peuples chrétiens, qui, du moins amélioreront leur sort s'ils ne les amènent pas toujours à la connaissance et à la pratique de la vraie religion.»

Manuel scolaire - Géographie - Atlas - classe de CM2 – 1906

 

J'ai conscience que la longueur de ces préalables peut rebuter quelques lecteurs pressés d'entrer dans le vif du sujet. Cependant, je n'ai pas su trouver un autre moyen que ce développement pour échapper aux malentendus qui surgissent inévitablement lorsque l'on expose des associations et des sentiments personnels qui ont l'ambition d'aller au-delà des impressions et des idées convenues.

 

La motivation principale qui m'a entraîné à écrire ce texte peut se comprendre comme une tentative d'échapper à un déplaisir : celui provoqué par la lecture d'écrits et de livres consacrés à la psychologie qualifiée selon les époques et les auteurs d'ethnologique, ethnique, coloniale etc. Le terme de déplaisir est commode mais il est loin de contenir cet amalgame de sentiments d'étonnement, d'indignation, d'incompréhension mais aussi de curiosité et d'interrogations. Exceptés quelques extraits, je ne vais pas ici faire un florilège de ces phrases que l'on peut collecter dans tous ces travaux ; disons pour aller vite, tout un corpus d'observations sur les nègres, les annamites, les arabes, les mélanésiens - le plus souvent colonisés - décrivant leurs facultés intellectuelles inférieures, leurs degrés de sauvagerie ou de civilisation attardée, leurs absences d'émotions élevées et de conscience individuelle, leurs pensées (quand on leur en reconnaît) magiques, leurs mœurs dépravées ... Bref, un ensemble d'idées sur les non-civilisés, sur nos protégés, sur ces primitifs, ensemble qui a fini par faire surgir dans mon esprit une question tenace que je peux résumer ainsi : comment pouvaient-ils (les auteurs des textes) penser de cette façon ?

 

A vrai dire, il suffit de se pencher quelque peu sur cette question pour en percevoir l'ingénuité mais j'ai préféré la conserver sous cette forme car elle m'apparut d'abord ainsi. Je ne suis pas naïf au point de croire que ces idées aient disparu ; elles continuent d'exister au quotidien et de part le monde mais, pour les plus caricaturales, elles ont disparu des discours savants ou universitaires des spécialistes des sciences humaines.[1] A n'en pas douter, la plupart des auteurs de ces textes étaient des hommes intelligents, passionnés de leurs savoirs, convaincus qu'ils œuvraient pour le progrès. Beaucoup d'entre eux pensaient agir pour un idéal scientifique et par charité, peut-être dirait-on aujourd'hui par humanitarisme et devoir d'ingérence. Ils représentaient alors une élite de la société. Publiés, écoutés, glorifiés pour certains, quelques-uns avaient réellement connu le terrain et avaient fréquenté les peuples en question. Cependant, à l'exception des missionnaires, rares étaient ceux qui en parlaient les dialectes car ces derniers n'étaient pas alors reconnus comme de véritables langues. La question « comment ces auteurs pouvaient-ils penser de cette façon ? » en amène rapidement quelques autres : comment, moi au XXIe siècle, puis-je penser leurs idéologies ? ou encore et en symétrie comment, moi, puis-je penser aujourd'hui des choses qu'ultérieurement d'autres jugeront erronées, fallacieuses, irréelles, sans fondements, incorrectes, etc. ? .. Suite de ce texte de l’Association Géza Róheim - Fermi Patrick – sur Psychologie de la colonisation d’Octave Mannoni

Publié dans colonisation, conférences

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Histoires et légendes des temps anciens de Tahiti et des îles

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Recueil qui réunit vingt légendes fondatrices de la culture polynésienne issues de la tradition orale. Dans cette nouvelle édition de textes, parus en 1967 dans la collection Contes et Légendes, chez Nathan, les légendes sont accompagnées d’illustrations.

 

Illustrations Patrice Cablat (source FB Au Vente des Îles)

Extrait :

La légende du Maiore

 

Sûrement parce qu'il n'avait pas reçu les sacrifices, les offrandes et les hommages attendus des humains, le dieu 'Oro, qui apporte la pluie, ne s'était pas attardé sur nos îles.

 

Une impitoyable sécheresse s'abattit alors. Les arbres et les hommes se mouraient, brûlés par le soleil.

 

Les cocotiers eux-mêmes, décharnés et abattus comme de grands oiseaux morts, laissaient pendre leurs larges palmes roussies. La population décimée, agonisait, levant les yeux vers un ciel désespérément vide de toute promesse de pluie.

 

Blottis sous les purau de la plage, le petit fare avait su garder un peu de fraicheur, au milieu de l'incendie de la terre et du ciel. Allongée sur un pe'ue en pandanus tressé, Moe rêvait, les yeux perdus vers une lointaine terre verte...

 

Site Au vent des îles achat en ligne possible 2800 CFP

Publié dans Nouvelles

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Le livre de Jacques-Olivier Trompas, « AU PAYS DES BORGNES », a été retenu pour faire partie de la sélection du prix national de littérature LIONS

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Le livre de Jacques-Olivier Trompas, « AU PAYS DES BORGNES », a été retenu pour faire partie de la sélection du prix national de littérature LIONS

La structure nationale du Lions club 103 

C’est en juillet 1948 qu’a été créé le premier club français, qui prendra le nom de Paris Doyen de France.

La France est représentée par l’appellation District Multiple 103 France, le chiffre 103 matérialisant le fait qu’elle a été le troisième pays en Europe à s’être ouvert au Lionisme.

 Le District multiple 103 regroupe 15 districts régionaux répartis sur le territoire français. Chaque district régional est découpé en zones qui regroupent elles-mêmes les Clubs. Il est dirigé par le Conseil des Gouverneurs, composé des 15 Gouverneurs de District, sous la responsabilité d’un Président du Conseil (ancien Gouverneur).

En France, 25 000 bénévoles, au sein de 1200 clubs, s’engagent à mener des actions d’intérêt général dans un esprit humaniste, à collecter des fonds via des campagnes locales ou nationales pour mener des programmes de grande envergure.

Chaque année 5 000 manifestations sont organisées en France et 20 millions d’euros sont récoltés et intégralement versés aux actions.

Le bénéfice de chaque action est totalement reversé à l’action, car les frais de structure des Clubs sont pris en charge par les membres eux-mêmes au travers de leurs cotisations.

 

PRIX NATIONAL LIONS DE LITTÉRATURE 2019-2020

RÈGLEMENT DU CONCOURS

Principes

Conformément à l’esprit humaniste du Lions Clubs International, à son engagement dans l’action culturelle et la promotion de la francophonie, ce prix est destiné à couronner et promouvoir des auteurs débutants, dont c’est le premier ou deuxième roman, écrit en langue française.

Les lecteurs Lions des 15 districts du DM 103 France désigneront leurs « Prix du Roman Régional 2020 » qui seront ensuite soumis à un jury professionnel non Lions pour décerner le Prix National de Littérature Lions 2020. L’ouvrage d’Olivier Trompas a été choisi par le Lions 103 district Centre.

Les trois ouvrages qui étaient en lice dans la région centre :

 

 « AU PAYS DES BORGNES suivi de POSTURES CALÉDONIENNES », roman de Jacques-Olivier Trompas.

 

Après la mort de son père, Franck Archemont, ancien photographe de guerre, revient en Nouvelle-Calédonie sur la terre de son enfance. Aux côtés de sa mère, il prend en charge la propriété familiale isolée dans la « brousse ». Loin de son univers, Franck s’occupe du bétail et des champs, comme le faisaient avec passion son père et ses deux frères, tous trois disparus. Au fil du temps, Il retrouve ses repères et entreprend de se construire une nouvelle vie. Mais les événements vont le précipiter dans les abîmes du non-dit, des vérités tronquées et de la complexité de l’âme calédonienne.

À leur manière, Franck puis, des années plus tard, Sarah, sa fille, lèvent le voile sur une société multiraciale océanienne qui saura peut être venir à bout des violences du passé pour mieux se construire un avenir.

Jacques-Olivier Trompas en dédicace à la libraire Calédo Livres à Nouméa

 

Réalisateur de documentaires, Jacques-Olivier Trompas est arrivé en Nouvelle-Calédonie en 1973. Il travaille aujourd'hui entre Nouméa et Paris. « Au pays des borgnes » est son premier roman

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Livre Paris 2020 : L’éditeur Au vent des îles célébrera ses 30 ans sur le Pavillon Outre-mer

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

15 février 2020 article d’Outremer 360° Merci à la rédaction d’Outremer 360° de me permettre de reproduire cet article sur mon modeste blog. JP

© Au vent des îles

 

La maison d’édition basée à Tahiti fait partie des trois éditeurs présents lors de ce Salon du Livre à Paris. Une participation particulière pour le fondateur Christian Robert cette année puisqu’il s’agit du 30ème anniversaire de la maison d’édition tahitienne. Interview.

 

Outremers 360 : Vous êtes à nouveau présent sur le pavillon des outre-mer au Salon du Livre Paris. Que vous apporte cette présence renouvelée ?

 

Nous venons au salon du livre de Paris depuis plus de 20 ans. Au titre de l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, afin de valoriser le fonds polynésien, de mettre en avant les nouveautés parues dans l’année auprès des médias et du public métropolitain.

 

Quel est pour vous le temps fort de cette édition 2020 ?

 

Les 30 ans de la maison d’édition Au vent des îles.  Depuis 30 ans, les Éditions Au vent des îles s’attachent à faire connaître les littératures du Pacifique en publiant des travaux relatifs à l’Océanie et des textes d’auteurs du Grand Pacifique. Dès le début des années 2000, avec un catalogue de plus de deux cents titres porté par trois cents auteurs, elles s’imposent comme l’éditeur francophone le plus important de la région.

En 2020, pour ses trente ans, Au vent des îles déploie une programmation exceptionnelle en Océanie et en Europe pour célébrer les littératures polynésiennes et plus largement du Pacifique – et ainsi valoriser un patrimoine littéraire original et une identité océanienne en effervescence – et inscrire durablement les auteurs qu’elle défend dans les circuits éditoriaux francophones.

 

Une vingtaine d’auteurs et de traducteurs seront mis à l’honneur lors de quatre à cinq tournées en France, et dans une moindre mesure en Belgique et en Suisse. Parmi ces écrivains, des personnalités océaniennes de premier plan, qui se feront les ambassadeurs du foisonnement et de la diversité des littératures du Pacifique auprès du grand public et de la presse en particulier.

 

Quelles sont les nouveautés ?

 

De nombreuses nouveautés à découvrir sur le stand. S’il faut en mettre une en avant, »Méridien zéro »  premier roman du jeune et prometteur auteur polynésien, Mourareau. De Paris à Tahiti, une dystopie à l’humour corrosif aussi désopilante qu’inquiétante. Dans une ambiance apocalyptique et avec un savant mélange d’humour noir et d’absurde, Mourareau dépeint une satire aussi politiquement incorrecte qu’inquiétante et jubilatoire. Méridien Zéro est un ovni littéraire drôle, cynique et effrayant !

Christian Robert et la ministre des outre-mer Annick Girardin lors de l’édition Livre Paris 2019

Capture d’écran 2020-02-15 à 10.28.50

 

Comment se porte le lectorat dans votre région ?

 

Il est difficile de mesurer le lectorat et de savoir comment il se porte, mais nous avons au moins le retour du salon du livre de Tahiti « Lire en Polynésie », que nous organisons depuis 19 ans. Une fréquentation record enregistrée pour l’édition 2019. Plus de 7000 visiteurs ont pu profiter d’une programmation tout spécialement conçue pour petits et grands et ainsi répondre présents au rendez-vous livresque lancé par les éditeurs de Tahiti. La présence de plus en plus importante du public ainsi que le nombre de nouveautés littéraires démontrent sans nul doute, un intérêt grandissant du public et le dynamisme du secteur du livre à l’échelle du Pays.

 

Les auteurs invités par Au vent des îles seront présents durant tout le salon du Livre Paris : Mourareau, Paule Laudon, Magdalena, Patrice Guirao.

Programme du 20 mars

DÉDICACE :MOURAREAU ET CÉLINE FUENTES

20 mars 2020, 14:00 - 15:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

DÉDICACE :MOURAREAU ET BENOÎT SAUDEAU

20 mars 2020, 15:00 - 16:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

PRESENTATION DES LAUREATS DU PRIX DU LIVRE D'HISTOIRE DES OUTRE-MER

20 mars 2020, 16:00 - 17:00, Sur le stand: MINISTERE DES OUTRE-MER, F19

Le prix du livre d'histoire des outre-mer sera présenté par Frédéric Régent en présence des lauréats.

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

Christian Robert au salon de Polynésie en 2017

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Nicholas Thomas l’événement de Littérature Rochefort Pacifique avec Océaniens

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Nicholas Thomas propose dans ce livre une histoire à la fois accessible et neuve de la colonisation du Pacifique au XIXe siècle - chapitre méconnu de l'histoire mondiale. Plutôt que de mettre en avant la progression implacable des puissances occidentales, il fait le récit des itinéraires croisés de dizaines d'individus sillonnant le grand océan. Cette histoire au ras des flots restitue aux Océaniens de Tahiti, d'Hawaï, des Fidji ou du Vanuatu leur place d'acteurs parmi les baleiniers, explorateurs, militaires, missionnaires et autres négociants venus conquérir les populations insulaires. A suivre les tribulations des uns et des autres, on découvrira un monde plongé dans la dévastation, riche pourtant de dynamiques qui ont configuré le Pacifique d'aujourd'hui.

Nicholas Thomas (Auteur) Eric Wittersheim (Préface) Paulin Dardel (Traduction) Histoire du Pacifique à l'âge des empires Paru le 6 février 2020

 

La 14 ème édition du festival Cinéma et Littérature Rochefort Pacifique se déroulera du 25 au 29 mars 2020 au Palais des Congrès de Rochefort.

 

Pour la première fois, Hawai’i sera invité d’honneur. Rochefort Pacifique s’échappe donc du Pacifique Sud pour explorer ce territoire mythique à la pointe nord du triangle polynésien.

Loin des clichés modernes liés à la société des loisirs, Rochefort Pacifique cherche à déconstruire les stéréotypes attachés à ce territoire américain

depuis 1959.Voici donc une invitation à partager des regards singuliers sur l’histoire du « he’e nalu » (surf) ou l’esprit des « aloha shirts » (chemises hawai’iennes).

 

Rochefort Pacifique c’est aussi un créateur d’événements :

Événement cinématographique, avec la projection de « Vai ». Vai, l’eau en maori, est associée à la féminité. Un voyage au féminin dans huit îles du Pacifique.

événement littéraire, avec le lancement d’ « Océaniens » de Nicholas Thomas. Une histoire monumentale de la colonisation du Pacifique enfin traduite en français.

événement d’actualité, avec la présence exceptionnelle d’Adrian Macey qui étudie l’évolution d’un nouveau modèle de gouvernance mondiale face au réchauffement climatique.

Rochefort Pacifique recevra cette année plus d’une vingtaine de personnalités engagées pour la sauvegarde et le rayonnement des sociétés du Pacifique, provenant de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie-Française, de Nouvelle-Zélande et d’Australie.

 

« Océaniens », de Nicholas Thomas : le Pacifique cosmopolite

 

A la limite du récit d’aventures, cette fascinante « Histoire du Pacifique à l’âge des empires » est celle de la violence destructrice de l’ordre colonial. Mais, surtout, celle de peuples capables de lui résister et ouverts sur le monde.

 

Par Florent Georgesco Publié le 12 février 2020 à 16h00 - Mis à jour le 12 février 2020 à 16h24 Extrait d’un article du monde réservé aux abonnés

 

 « Le Massacre du regretté missionnaire le révérend J. Williams et de M. Harris », à Vanuatu, en 1839. Illustration de George Baxter, 1841 National Library of Australia.

 

Une chose est sûre : Tapioi, un jour de 1800, embarque sur un baleinier qui fait escale chez lui, à Tahiti. Que veut-il ? Est-il poussé à rallier l’Angleterre par le grand chef Pomare, comme le pensent certains mémorialistes ? Suit-il son caprice, fuit-il, cherche-t-il la fortune ? Toujours est-il que, Tahitien en mission pour « rapporter des connaissances » à son peuple ou jeune homme qui désire « être ailleurs », selon les hypothèses formulées par l’anthropologue et historien Nicholas Thomas dans les pages d’Océaniens qu’il lui consacre, il traverse le monde.

Un voyage de six ans

 

Des Tonga à Sydney, d’un récif des mers fidjiennes, où il s’échoue, à la Micronésie, où il est emprisonné après une mutinerie, de Manille aux Moluques, où il fait à nouveau naufrage, mais une fois de plus survit et repart, il sillonne les océans, hésite parfois, pense rentrer à Tahiti, reprend le chemin de l’Europe. Un voyage de six ans, pour se retrouver dans la campagne anglaise aux mains de M. Kelso, un ancien missionnaire du Pacifique. Le pieux homme le transforme en attraction de foire. A Londres, on s’émeut du sort de Tapioi, et Kelso passe en jugement. Une chaîne de solidarité s’organise en faveur du Tahitien. Le voici derechef sur les mers, à Sydney bientôt. Il peut enfin rentrer chez lui.

 

Ultime rebondissement : il reste en Australie. Il y meurt à 35 ans environ, en 1812, sans doute d’une dysenterie, après avoir plusieurs fois refusé de monter sur un bateau pour son île natale. Une vie suffit parfois à concentrer un monde, pour peu qu’on la regarde avec acuité. Celle de Tapioi, une des dizaines ra­contées par Nicholas Thomas dans son enquête historique – insulaires des Marquises, des Tonga, des Fidji, de Vanuatu ou de Nouvelle-Calédonie, mais aussi marins, missionnaires et colons européens –, reflète l’ensemble du savoir que le chercheur australien rassemble dans cette somme fondamentale et fascinante, enfin traduite (elle est parue en 2010 en langue anglaise)…

La suite est réservée aux abonnés.

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