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Terre Australe un roman historique de Patrick Llewellyn qui devrait passionner les lecteurs de notre région du Pacifique

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Terre Australe un roman historique de Patrick Llewellyn qui devrait passionner les lecteurs de notre région du Pacifique

Auteur et nouvel éditeur Patrick Llewellyn publie un premier roman historique ; dans quelques jours sortira un essai, et en janvier un autre roman.

Terre Australe est le premier volume d’une trilogie qui raconte l’histoire vraie d’une expédition maritime scientifique envoyée par Bonaparte en Australie en 1800. Pour vous permettre de le découvrir rapidement, vous trouverez le trailer vidéo, ci-dessous. Ce roman me semble digne d’intérêt pour nous résidants du Pacifique Sud. Je relaie cette information avec enthousiasme. JP

Préambule :

Quatre années. C’est le temps qu’il a fallu à l’expédition Baudin pour partir du Havre, joindre l’Île Maurice, alors appelée île de France, explorer les côtes du sud de l’Australie et de la Tasmanie, et revenir avec la plus grande collection naturaliste de l’histoire de la marine à voile. C’est le temps qu’il m’a fallu pour écrire ce livre. Quatre années de recherches, de rencontres avec des universitaires, des conservateurs de musées, des passionnés, en France, en Australie et en Grande-Bretagne. De voyages de l’autre côté du monde pour marcher dans les pas même de ces explorateurs. Pour voir de mes yeux ces immenses côtes sauvages que leurs regards ont parcourues pour la première fois il y a plus de deux siècles, et qui n’ont souvent guère changé depuis. Quatre années d’immersion dans les récits et les journaux de mer de chacun des officiers et des scientifiques des deux expéditions, française et anglaise. Tout est vrai dans l’aventure extraordinaire que je vous conte ici. Je n’ai rien eu besoin d’inventer. Seul le narrateur, mon cher Benjamin, est un personnage fictif. Plus personne ne se souvient de Nicolas Baudin. Et pourtant, depuis son passage, près de quatre cent cinquante noms français parsèment les côtes de l’Australie. Parcourons ensemble les cartes du doigt ! Embarquez au fil des pages à bord de la dernière expédition de l’ère des Lumières !

Lire le dossier de presse : https://bit.ly/dossier-presse-TA-nov2020 en suivant ce lien

Résumé :

1800. Bonaparte est au pouvoir depuis quelques semaines. La France et l’Angleterre sont en guerre. Depuis l’île de France, l’actuelle île Maurice, Surcouf dévaste le commerce de la Compagnie des Indes. Malgré cela, la France s’enorgueillit d’être la république des savants, et l’Angleterre s’honore de ne pas faire la guerre à la science. Aussi, quand Bonaparte envoie une expédition scientifique navale, commandée par le capitaine Baudin, explorer et cartographier les côtes de la lointaine Nouvelle-Hollande, la future Australie, l’Angleterre favorise ce voyage. Mais elle ne manque pas d’envoyer sa propre expédition à sa poursuite, commandée par le capitaine Matthew Flinders.

La trilogie Terre Australe, dont Un jour, ce sera nous est le premier tome, raconte cette extraordinaire histoire vraie : dans le Paris du Directoire et du Consulat, à Londres, dans la colonie pénitentiaire de Sydney, au Havre, sur le navire corsaire de Surcouf en plein Océan Indien, une aventure navale, une aventure humaine, une aventure scientifique, une aventure artistique.

Le livre est distribué par Dilicom

Les avis de lecteurs

Excellent roman ! À quand la suite ? Jean-Yves, Administrateur Musée National de la Marine, Brest.

J’ai avant tout été impressionné par l’énormité du travail requis pour Terre australe, « en connaisseur » puisque je suis moi-même historien, mais aussi bien sûr pour son intérêt et son caractère attractif pour le grand public cultivé. Je souhaite à l’ouvrage tout le succès qu’il mérite et attends la suite avec impatience ! Louis, diplomate, docteur en histoire, Paris.

(…) L’aventure scientifique de Nicolas Baudin et de ses compagnons est exceptionnelle. L’apport scientifique de l’expédition a été immense et a développé sensiblement les connaissances occidentales sur la faune et la flore dans le monde. Ce premier tome décrit bien l’atmosphère de préparation de l’expédition et la fébrilité de ces explorateurs destinés à vivre une fabuleuse aventure. Jean-Baptiste Gastinne, Maire du Havre.

Malgré une journée chargée, je me suis fait le plaisir (et c’en était un) de lire un peu de Terre Australe. (…) J’aime beaucoup votre œuvre ; vous avez rejoint les rangs des auteurs comme Mary Renault et CS Forester, à ne pas dire Patrick O’Brian. Nicholas, Bushmills, Irlande.

Un roman de mer qui rappelle le souffle de Patrick O’Brian. Des personnages multiples, et très bien campés : Baudin, Surcouf, Jussieu et beaucoup d’autres. Une recherche historique visiblement approfondie. La scène de la prise du Kent par Surcouf en plein océan indien est incroyable. Un vrai grand roman d’aventure. Marie, Le Havre

(…) Tout d’abord, j’ai trouvé que le ton et la voix narrative convenaient parfaitement au sujet et à l’époque. L’évocation du Paris de ces années-là, la vie à bord des bateaux, les histoires intercalées de Surcouf et de Baudin… tout cela est racontée avec verve. Et quel fabuleux vocabulaire ! John, Adelaide, Australie du Sud

(…) Ce livre est très documenté. L’auteur a une connaissance pointue des navires du XVIIIème siècle. Tout le roman est un passionnant manuel de la préparation d’une expédition scientifique au bout du monde à l’époque de Bonaparte. Tout y est, avec plein d’humour pour éviter de se montrer trop rébarbatif. L’évocation de l’île Maurice est un vrai plaisir. Jérôme, Paris

Plus sur le livre et l’auteur

Patrick Llewellyn a été chasseur de tête international pendant quinze ans, en Europe, aux États-Unis, en Chine. Passionné d’histoire, il découvre un jour quelques lignes sur l’expédition Baudin au détour d’un livre écrit par l’historien de la marine française Etienne Taillemite.

C’est le début d’une longue quête. Patrick décide de changer de vie. Il s’installe au bord de la mer, en Normandie, et part à la découverte de cette expédition inconnue, et de cet homme aussi extraordinaire qu’oublié : Nicolas Baudin. Pendant plusieurs années, il se spécialise dans l’histoire des grandes expéditions scientifiques navales du XVIIIème siècle, de la bataille des longitudes, et des chronomètres de marine. Il participe à l’organisation de l’exposition The Art of Science en Australie, consacrée à l’expédition du capitaine Baudin, en facilitant le prêt par le Musée National de la Marine de Paris d’un des deux seuls chronomètres de marine de l’expédition Baudin encore existants, et de la grande plaque de cuivre qui a servi à graver la première carte complète des côtes de l’Australie à Paris en 1811. Il rédige le chapitre du catalogue consacré au chronomètre Berthoud. L’exposition a traversé six villes australiennes et duré deux ans, de 2017 à 2019, remportant un très grand succès. Patrick donne de nombreuses conférences en français et en anglais en France et en Australie.

Parallèlement, il s’attelle à la rédaction de la grande trilogie Terre Australe. Pendant quatre ans, il se plonge dans les journaux de mer des officiers et des scientifiques des expéditions simultanées et concurrentes française et anglaise de Nicolas Baudin et de Matthew Flinders, dans les archives françaises, anglaises et australiennes, dans les travaux des historiens et des conservateurs de musées. Du Havre à Perth, de Sydney à Adelaide et jusqu’en Tasmanie, il arpente les lieux explorés par ces navigateurs. Finalement, le premier tome, Un jour ce sera nous, sort en français en mars 2020. Il paraîtra en anglais dans le courant de 2020. Les tomes 2 et 3 sont attendus pour 2020 et 2021.

À côté de cela, Patrick est un bon vivant. Cuisinier amateur depuis vingt ans, il passe des heures aux fourneaux et soigne sa table. Il a récemment mis en ligne un blog culinaire pour partager ses recettes avec ses amis : In the Kitchen with Patrick. Sa recette préférée : les filets mignons de porc en cocotte aux pruneaux avec une sauce au Vouvray, à la crème et à la gelée de groseilles. Patrick est aussi cinéphile avec un engouement particulier pour l’âge d’or des années 50 et 60 : de Lean à Visconti, de Ford à Mankiewicz, d’Audiard à Melville, il ne se passe guère de semaine sans qu’il se délecte d’un ou plusieurs de ces chefs-d’œuvre intemporels. Il est enfin passionné d’opéra, vénère Mozart, adule Vivaldi.

Publié dans Ecrivain du Pacifique

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Le Mémorial du bagne calédonien, de Louis-José Barbançon, lauréat du Trophée de la fabrication du livre 2020

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Le Mémorial du bagne calédonien, de Louis-José Barbançon, lauréat du Trophée de la fabrication du livre 2020

L’ouvrage Le Mémorial du bagne calédonien, de Louis-José Barbançon, vient d’être lauréat du Trophée de la fabrication du livre 2020, décerné par la rédaction du magazine littéraire Livres Hebdo et d’un jury présidé par Madame Patricia Barbizet, sous le patronage de Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la culture.

Trophées de l'édition 2020 - Fabrication du livre :

"Le Mémorial du bagne calédonien" chez Au Vent des Îles

Le Trophée de l’édition 2020 dans la catégorie « Fabrication du livre » a été décerné à deux livres. Après La Forêt, de Thomas Ott (Martin de Halleux), le deuxième trophée ex-aequo distingue Le mémorial du bagne calédonien - Entre les chaînes et la terre de Louis-José Barbançon, édité par Au vent des Îles, maison basée à Tahiti, qui fête ses 30 ans cette année.

"Cet ouvrage composé de deux tomes (Les chaînes et La terre, non vendus séparément) réunis dans un coffret vise à mettre à disposition du public une somme de connaissances actuelles concernant le bagne en Nouvelle-Calédonie: une ambition à vocation patrimoniale destinée au plus grand nombre. La démarche retenue consiste à présenter le plus grand nombre d’illustrations disponibles sur le sujet, accompagnées de commentaires historiques" explique l'éditeur. Un travail de recherche conséquent durant des décennies, plus de 1000 images, et surtout une technique de fabrication unique.

7,5 kilos

"D’un point de vue technique, la réalisation de cet ouvrage volumineux de par son poids (7,5 kilogramme au total) et sa pagination a représenté un défi de taille pour notre structure. La mise en page a nécessité de mobiliser unemaquettiste expressément dédiéeà ce titre pendant plus d’un an. (...) Le choix d’utiliser la police de caractère Rotis dans différentes déclinaisons et dans un corps légèrement supérieur a été retenu afin de rendre les contenus rédactionnels plus accessibles,en particulier aux personnes âgées et/ou pouvant avoir des difficultés de lecture" précise Christian Robert, fondateur et gérant d'Au Vent des Îles.

Enfin, "Le choix de réunir les deux tomes dans un coffret solide et robuste vise à assurer la meilleure préservation del’ouvrage une fois ouvert (le coffret est livré avec un film protecteur), ainsi que d’augmenter sa capacité à résister aux conditions climatiques particulièrement humides en Nouvelle-Calédonie et en Polynésiefrançaise. La couverture dure et la finitionreliée cousue des feuillets assure à la fois une durabilité dans la tenue de l’ouvrage, de même qu’elle offre un confort de lecture à l’heure de feuilleter chaque volume."

Les partenaires des Trophées de l'édition 2020 sont le Bief, Editis, la Fnac, GfK, Google, Jouve-Print, Hachette-Livre, Manufacture des Deux Ponts, Média-Participations, Mondi – Pergraphica et Relay.

 Le jury des Trophées de l'édition 2020

Patricia Barbizet, Directrice générale du groupe Artémis, Présidente du conseil d'administration de la Philharmonie de Paris, Membre du conseil d'administration de l'Opéra national de Paris, Emmanuel Kasarhérou, Président du Musée du Quai Branly Jacques Chirac, Caroline Verdu, Directrice du théâtre de La Pépinière, Jul, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée, Cécile Pournin, Directrice éditoriale de Lumen, Ahmed Agne, Directeur général et Directeur éditorial de Ki-oon, Anna Marcuzzi, Directrice des médiathèques de Strasbourg, Helena Noguerra, Comédienne, chanteuse et romancière, Patrick Nolan, Vice President, Deputy Publisher and Editor-in-chief de Penguin Books (Etats-Unis), Hélène Fischbach, Directrice du festival Quai du Polar, Luc Widmaier, Directeur de la librairie Bisey à Mulhouse,Barbara Carlotti, artiste interprète et réalisatrice, Vincy Thomas, Rédacteur en chef adjoint actualité de Livres Hebdo, Anne-Laure Walter, Rédactrice en chef adjointe de Livres Hebdo.

Feuilleter le Mémorial en suivant ce lien

Pour cause de crise sanitaire, le palmarès des Trophées de l'édition 2020 sera dévoilé sur une chaîne Youtube dédiée. Chaque jour, du 24 novembre au 7 décembre, Livres Hebdo vous révèlera en vidéo un trophée issu de son palmarès 2020. Soit 14 Trophées consacrant le meilleur de l’édition dans 13 catégories, parmi les 200 candidatures reçues.

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Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre

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Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre

Une belle chanson cadeau d'ecrivainducaillou pour son départ

Beaucoup d’émotion pour ce pot de l’amitié de Maison du livre de Nouvelle-Calédonie pour mettre le point final au SILO 2020 et dire au revoir à l’ancien directeur Jean-Brice Peirano qui quitte ses fonctions.

À l’issue des Assises de la culture début 2019, dont l’objectif était d’élaborer un plan stratégique de la culture au niveau du pays avec des priorités et de s’interroger sur le paysage des compétences et sur les missions des uns et des autres. On aurait pu imaginer que la maison du livre soit sacrifiée dans la mutualisation des moyens envisagée, mais la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie, une association Loi 1901, créée en 2007, a su démontrer son utilité. Cette structure du livre repart de plus belle avec une nouvelle maitresse de maison Alice Pierre nommée directrice depuis peu. Jean-Brice Peirano reste en poste jusqu'au 31 décembre 2020 avant de transmettre définitivement les clés de la Maison.

Pour cet événement de nombreux auteurs et acteurs de filière livre se sont retrouvés à la bibliothèque Bernheim malgré le temps maussade. Ce départ a été un Noël avant l’heure pour l’ancien directeur qui a reçu de magnifiques cadeaux et des hommages appuyés du président de l’association Nicolas Kurtovitch et de l’AENC par la bouche de Marc Bouan. La nouvelle directrice a aussi fait un discours et donné le résultat du sondage sur le ressenti des visiteurs et des intervenants du dernier salon du livre. L’édition 2020 a été une réussite, c’est un défi supplémentaire à relever pour la nouvelle directrice, faire aussi bien. Souhaitons bon courage à Alice Pierre et une belle suite professionnelle pour Jean-Brice Peirano. Ci-joint quelques photos de cette sympathique réunion.

NB : Depuis 2018, la MLNC porte l’organisation du salon international du livre Océanien (SILO), événement incontournable de valorisation de la production locale et Océanienne, espace de médiation culturelle et de liens entre acteurs du livre et les publics (scolaires, étudiants, familles, etc)

 

Alice a effectué toute sa scolarité en Nouvelle-Calédonie. Elevée par une artiste peintre, bercée par la littérature jeunesse et nourrie d'expositions, Alice affûte sa sensibilité à l'art dés son plus jeune âge. Après son BAC, elle poursuit une licence d'Histoire à l'université de magenta. Elle découvre alors l'association les Strapontins, association théâtrale des étudiants et dans un même temps l'histoire de son île. Elle collabore avec le théâtre de l'Ile, œuvre pour le festival Equinoxe, rencontres des comédiens, des metteurs en scènes et découvre le théâtre et sa force. Sa volonté d'agir par la culture nait à cette période. Elle part pour la métropole pour en faire son métier, avec une licence d'art du spectacle obtenue à Toulouse, puis un Master de médiation culturelle à Marseille. A son retour au pays, elle travaille son mémoire de fin d'étude sur le conte : outil de médiation. Elle fera ses armes professionnellement à la Direction de la Culture de la province Sud, puis comme responsable du Centre culturel de Dumbéa (actuellement studio 56). Quelques mois de voyages début 2020 puis elle se lance dans cette nouvelle aventure ...

Son parcours est fait d'engagements et de la conviction que la médiation culturelle est un levier puissant et utile au service de l'action culturelle. "Le livre, la littérature sont des outils pour penser et dire notre pays... Des outils au service de la création de notre identité commune."

De magnifiques cadeaux ont été offerts
De magnifiques cadeaux ont été offerts

De magnifiques cadeaux ont été offerts

Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
Passation de pouvoir et pot de l’amitié à la maison du livre jeudi 26 novembre
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Causerie Thierry Charton ce mercredi 25 novembre à Calédo livres

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Causerie Thierry Charton ce mercredi 25 novembre à Calédo livres
Causerie Thierry Charton ce mercredi 25 novembre à Calédo livres

Résumer les propos de Thierry Charton, ce n’est pas aisé. L’auteur, philosophe, entier, débordant d’énergie, franc du collier pour utiliser une expression populaire, est parfois déroutant. C’est le roi des phrases longues comme dans sa présentation de Fin du malentendu ; il a tellement de choses à dire, de désir de communiquer sans filtre et sans tabou.

À chacune de ses interventions son fan club grossit. Il a encore réussi à captiver le public, il a parlé avec passion de son écriture, de la musique de ses textes, il aime les sons qu’il arrive à faire passer avec des mots. Il faut que ça claque, il est percutant comme on entre dans une mêlée de rugby, son sport préféré. Il a bien voulu me faire cadeau de sa propre recension, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Ci-dessous, vous trouverez la première partie. L’intégralité est téléchargeable en suivant le lien en fin de l’extrait. JP

Le texte de Thierry Charton à propos de son ouvrage :

Ecrire, se jeter dans une petite lumière comme dans un grand brasier, quand les mots ont encore des préférences, des audaces pulsionnelles, du rentre dedans, dedans soi-même, mais pour s’expulser de cette construction familiale, sociale, philosophique, professionnelle, dès le départ, bien comprendre sa nature artificielle, moi, je, ces falsifications de la machine intérieure dans laquelle nous croyons être un, tangible, reconnaissable, d’une seule pièce manufacturée, cette magnifique foutaise qui nous tient en lieu et place d’une illusion, d’une raison d’être sans être, d’une prison dont les quatre murs prennent aussi l’apparence d’une nature idéalisée, projection d’un moi idéalisé, ces beautés conventionnelles, ces montagnes plates, ces altitudes de serpent, cet air vicié, ces mots remâchés, digérés, desséchés dans la langue des poètes infirmes, quand les autres, eux aussi, ne sont que des faire-valoir pour une recherche effrénée de respectabilité, de reconnaissance héroïque, quand la machine égotique se fortifie au contact des autres machines égotiques, brosse à reliure, courbettes, salons, vernissages, causeries, quand l’infatuation prend le contrôle, quand sa puissance œuvre dans le feutré des avis sans intelligence, sans pertinence, sans acide, langue de bois, langue de vipère, brosse à reluire, ce grand bal des faux-culs artistes, quand le pire est à venir, outre ces flagorneries, complaisances, médisances, méchancetés, quand c’est l’art qui en pâtit lui-même, se trouve mal, dégueule dans un coin de roman, de tableau, de partition musicale, quand cet artiste des bacs à sable tue l’art par manque d’intelligence, de travail, de sensibilité, cet imbécile qui aurait dû se tuer, implacablement, méthodiquement, définitivement, devenir ce grain de sable au cœur de sa machinerie douloureuse, familiale, sexuelle, pour enfin réussir, peut-être, à se sortir de son malentendu natal, de son propre désastre, faire face enfin à tout ce qui le dépasse, à toute son horreur, à toute sa nuit, à tous ses mensonges, à toutes ces beautés interdites, en définitive, à tout ce qui l’empêche d’accéder à sa sensibilité sauvage et à la source de ses affections primordiales.

Fin du malentendu est la narration d’une libération maladroite, chaotique jusqu’à la décision finale du grand voyage vers la Nouvelle-Calédonie, récit-récif contre lequel le fond romanesque s’écrase, où la violence - sport, alcool, suicide, sexe, sadisme, illuminations en tous genres – indique les degrés d’une confrontation totale avec mon ombre, ma tristesse, ma grande joie, mes excès, si loin des prismes de la censure morale, de la bienséance, de la demi-mesure, ces langages de la machinerie punitive qui transforme souvent la littérature en machines répressives, tous ces romans, nouvelles, poèmes, ces expressions pauvres venues de pulsions refoulées, de mots proscrits, de phrases mutiques, où la Nature est réduite à un pauvre agencement syntaxique qui se donne l’air, sans queue ni tête, mots creux, sans objet, sans horizon, sans expérience décisive, sans corps, sans bile, anémiés à force d’avoir été saigné comme on saignait autrefois les corps malades, qu’on ligotait les âmes folles, qu’on torturait les femmes sorcières, les poètes fous, les écrivains visionnaires, tous ces êtres hors-norme, à l’opposé de ces écrivains, écrivaines, petits chiens, petites chiennes, ces censeurs tristes, oiseaux sans hauteur, mer trop étale, corps au piquet… Lire la suite en suivant ce lien

Thierry, Nicolas et Aline
Thierry, Nicolas et Aline

Thierry, Nicolas et Aline

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Causerie avec Thierry Charton le 25 novembre autour de son roman Fin du Malentendu

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Causerie avec Thierry Charton le 25 novembre autour de son roman Fin du Malentendu

Publié dans Ecrivain calédonien

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Regards croisés sur le peuplement de la Nouvelle-Calédonie, en présence de Roch WAMYTAN (président du Congrès) et avec l'intervention de Christophe SAND (archéologue)

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Regards croisés sur le peuplement de la Nouvelle-Calédonie, en présence de Roch WAMYTAN (président du Congrès) et avec l'intervention de Christophe SAND (archéologue)
Le Congrès organise un nouveau Rendez-Vous le mardi 24 novembre prochain de 18 heures à 20 heures.
Le thème sera "Regards croisés sur le peuplement de la Nouvelle-Calédonie", en présence de Roch WAMYTAN (président du Congrès) et avec l'intervention de Christophe SAND (archéologue).
Cette conférence se tiendra dans l'hémicycle de la province Sud, baie de la Moselle.
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Limité à 100 places. PLUS SUIVRE CE LIEN

« Il y a en Nouvelle-Calédonie trois approches philosophiquement différentes du passé »

Christophe Sand est archéologue pour le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Sollicité par le Consortium de Coopération pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie (Cresica), il animait, fin octobre, un séminaire sur la problématique suivante : Quel récit historique calédonien face à la confrontation d’approches divergentes sur la notion du passé ? Une question difficile. « Tout ce qui touche au passé de la Nouvelle-Calédonie est émotionnel et conflictuel mais le pays a aujourd’hui besoin de discuter sur des questions qui fâchent. »

Durant le séminaire vous avez parlé de différentes visions du passé. Comment peut-on avoir des visions différentes d’un passé pourtant commun ?

L’approche de monsieur tout le monde est de penser que le passé est quelque chose d’évident, de figé, avec des dates, des événements. En fait, quand on essaye de comprendre ce que les gens perçoivent du passé, on se rend compte que ce n’est pas du tout cela. Suivant votre éducation, votre culture, l’imaginaire collectif dans lequel vous avez grandi, vous n’allez pas percevoir le passé de la même manière. Il y a une différence fondamentale entre la manière de penser le passé dans les sociétés occidentales et dans les sociétés océaniennes, particulièrement dans les sociétés kanak.

Les sociétés occidentales pensent aujourd’hui le passé comme quelque chose de vertical, avec des dates et des échelons, selon une approche scientifique. Alors que pour beaucoup de sociétés océaniennes, le temps est pensé de façon plus horizontale (ce terme a été employé par Jean-Marie Tjibaou). L’important n’est pas dans la notion de cohérence chronologique ou de véracité du fait historique, l’important est que le récit du passé puisse être un socle solide pour aujourd’hui, pour expliquer pourquoi tel clan a cette responsabilité, pourquoi certaines personnes se sont installées sur cette terre, etc.

J’ai voulu rajouter une troisième approche qui est celle des descendants de la colonisation. J’ai choisi le terme Blancs océaniens pour parler d’eux. La colonie n’avait pas d’histoire propre, ce n’était qu’un bout de l’histoire de France. Pendant longtemps, on n’a pas parlé du bagne, de l’histoire difficile des petits colons, de ce que les Kanak avaient subi dans le cadre du processus colonial. Les Blancs océaniens se sont alors construits eux-aussi leur propre vision de l’histoire via une tradition orale familiale.

Pour conclure, en Nouvelle-Calédonie, sur ce même sujet qui semble pourtant simple : le passé, il y a trois approches philosophiquement différentes. Y a-t-il maintenant une possibilité de rapprocher ces visions ? Parce que, aujourd’hui, quand les Kanak parlent de l’histoire, ils ne parlent pas de la même chose que quand un occidental en parle. Il y a une forme d’incompréhension et une profonde difficulté à échanger. Chacun reste sur ses certitudes mais sans se poser la question de comment ma vision du passé peut trouver un parallèle, un écho, un lien avec celui ou ceux avec lesquels je m’oppose. Toute la difficulté calédonienne aujourd’hui est qu’on croit que l’autre ment, triche ou manipule l’histoire mais en fait, ce sont simplement des façons de concevoir le passé totalement différentes. Ce n’est pas que l’une est mauvaise, l’autre est bonne. Elles sont juste différentes.

Comment pourrait-on concilier ces visions du passé ?

Je n’ai pas la solution mais si on ne trouve pas des passerelles entre nos histoires, on va continuer à être en opposition frontale permanente. Nous ne sommes pas les premiers à avoir cette problématique. En Afrique du sud, à la fin de l’apartheid, afin de permettre aux gens de se libérer du traumatisme, des espaces de paroles ont été mis en place, appelé vérité et réconciliation. Les gens avaient la possibilité de parler de leur douleur, du traumatisme de leur histoire, en face de ceux à qui ils avaient quelque chose à reprocher. Mais ce processus n’a jamais été fait en Nouvelle-Calédonie. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le pays du non-dit [terme popularisé par l’historien caldoche José Barbançon]. Aucune des communautés calédoniennes ne veut parler de son histoire. Nous sommes dans un processus de négation du passé.

Je me demande si l’une des façons d’avancer et d’apaiser ces traumatismes, ce n’est pas de réfléchir à des espaces où les gens puissent parler de tout cela, de la destruction des propriétés en 84, du massacre du bétail, de la violence des gendarmes, des cases brûlées mais aussi des récits sur la violence des colons, sur les coups de fouet et les viols. On a cru pendant 150 ans qu’en niant l’histoire, on finirait par oublier. En fait ce n’est pas vrai. A chaque fois qu’on a essayé d’oublier, cette histoire violente et traumatisante est revenue à la surface. Est-ce qu’il ne fallait pas finalement avoir une approche diamétralement opposée et le courage de dire les choses en face, libérer la parole et se libérer ainsi de ce fardeau lourd du passé ? Je suis convaincu qu’une fois que les gens exprimeront les aspects douloureux de ce passé, la phase suivante sera d’exprimer tous les aspects heureux ou joyeux. Parce que le passé calédonien n’est pas que douloureux, il y a beaucoup d’histoires originales ou amusantes. Or, la Nouvelle-Calédonie a besoin de s’appuyer sur des histoires de fraternité passées afin de construire une fraternité aujourd’hui et demain.

Le fait que l’école en Nouvelle-Calédonie soit une école de la République française, avec une vision métropolitaine, n’empêche-t-il pas les Calédoniens de s’approprier leur propre histoire ?

Cela fait trente ans qu’on enseigne à l’école l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, mais comme l’a dit, il y a quelques jours à peine, Marie-Claude Tjibaou, les petits Calédoniens ne connaissent rien de leur histoire. En fait, l’histoire leur est enseignée d’une manière qui leur est étrangère. Quand Marie-Claude Tjibaou demande aux jeunes kanak qui est le monsieur noir qui sert la main au monsieur blanc sur la photo et qu’ils répondent « Nelson Mandela », on est sur une forme d’échec de notre enseignement. Depuis trente ans que je fais de l’archéologie, je sais qu’on peut apprendre aux Calédoniens leur histoire mais pour cela il faut d’abord réfléchir à la manière dont culturellement ils pensent leur espace et le temps.

L’école calédonienne a voulu enseigner l’histoire en croyant que les enfants de Nouvelle-Calédonie pensent de la même façon que les enfants français or ce n’est pas le cas. Quand j’interroge des jeunes sur ce qu’ils savent de leur passé, il ne reste rien. Ce n’est pas parce qu’ils sont feignants. C’est juste que la manière dont on leur a enseigné leur histoire ne correspondait pas à la manière dont ils la percevaient eux. Ce qu’on leur a appris était déconnecté de ce qui fait leur identité. En tout cas, on remarque, en trente ans, qu’en matière de transmission de notre passé, l’école n’a pas été l’endroit où un passé commun a pu émerger. Il est peut-être temps de réfléchir à une école calédonienne.

Propos recueillis par Sylvie Nadin

Publié dans conférences, Culture Kanak

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Conférence « Les élèves calédoniens racontent l’histoire de leur pays » Campus de Nouville

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Conférence « Les élèves calédoniens racontent l’histoire de leur pays » Campus de Nouville

Le 25 Novembre de 20h00 à 17h00

Amphi 250

Stéphane Minvielle du Laboratoire interdisciplinaire de recherche en éducation (LIRE), en collaboration avec le vice-rectorat, direction générale des enseignements de la Nouvelle-Calédonie, présentera le mercredi 25 novembre à 17h dans l’amphi 250 du campus de Nouville, une conférence sur le thème « Les élèves calédoniens racontent l’histoire de leur pays ». Cette conférence est ouverte à toutes et à tous.

Entre fin 2018 et mi 2019, des élèves scolarisés en Nouvelle-Calédonie de la 6ème à la Terminale ont été invités à raconter l’histoire de leur pays dans le cadre d’un projet de recherche du Laboratoire de recherche interdisciplinaire en éducation (LIRE) et de l’ESPE de l’Université de la Nouvelle-Calédonie. La conférence présentera les premiers résultats de cette enquête, qui vise à étudier la conscience historique des jeunes, ses caractéristiques et les déterminants de son développement. Il ne s’agira pas d’évaluer la quantité de connaissances maîtrisées par les élèves sur l’histoire de leur pays, mais plutôt de s’intéresser à ce qu’ils en retiennent et comment ils articulent savoirs et représentations pour produire des récits qui permettent d’observer quels sont les éléments importants et la manière dont ils s’organisent pour construire du sens et se positionner vis-à-vis du passé, du présent et du futur.

 

Stéphane Minvielle est formateur en histoire et directeur-adjoint de l’ESPE de l’UNC. Maître de conférences en histoire, ses travaux de recherche portent sur l’histoire et son enseignement dans les pays et collectivités francophones du Pacifique. Source

Publié dans conférences

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Deux auteurs calédoniens vous attendent à l'As de Trèfle

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Nicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de Trèfle
Nicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de TrèfleNicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de Trèfle
Nicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de TrèfleNicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de TrèfleNicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de Trèfle

Nicolas Kurtovitch et Thierry Charton à l'As de Trèfle

Pensez à vos cadeaux de Noël,

des livres font toujours plaisir

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L'As de Trèfle librairie du quartier latin reçoit Nicolas Kurtovitch et Thierry Charton de samedi

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Nicolas et Thierry au Château Hagnen

Nicolas et Thierry au Château Hagnen

Nicolas et Thierry en causerie sur Trois femmes chez Calédo Livres
Nicolas et Thierry en causerie sur Trois femmes chez Calédo Livres

Nicolas et Thierry en causerie sur Trois femmes chez Calédo Livres

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La philosophie kanak de l’histoire peut-elle nous aider à comprendre le devenir de Kanaky-Calédonie ?

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La philosophie kanak de l’histoire peut-elle nous aider à comprendre le devenir de Kanaky-Calédonie ?

Une nouveauté publié le 9 Septembre 2020 par la courte échelle. Éditions transit dans la collection Kanaky Nouvelle-Calédonie

 « La philosophie kanak de l’histoire pour comprendre l’histoire du présent » prononcé par Hamid Mokaddem au Congrès de la Nouvelle-Calédonie le mardi 7 juillet 2020 dans le cadre des « Rendez-vous du Congrès » nous publions cette intervention sous forme d'un livre de 52 pages avec un avant-propos de Roch Wamytan, président du Congrès.

La mise en ordre impose ses croyances au point de nous faire dire que les sciences, les arts et la philosophie se constituent à partir des socles culturels des rationalités « européennes ». En Océanie, la France dévie les outre-mer et les vide de leur substance. Les histoires sociales et culturelles des archipels sont à reconsidérer et nous obligent à repenser les productions culturelles à rebours des stéréotypes postcoloniaux tels que par exemple l’opposition « tradition versus modernité ».

C’est seulement à ce prix que nous découvrirons combien la philosophie kanak de l’histoire est une positivité qui nous aidera à penser l’extrême   contemporanéité. Or, il n’est pas d’autre nom de l’extrême contemporanéité en Nouvelle-Calédonie que celui de « Kanaky-Calédonie ».  - Extrait de la 4ème découverture -

Nous pouvez vous procurer le livre : directement en ligne sur ce site ou par la poste en envoyant un chèque à l'ordre de la courte échelle 5 square Protis 13002 Marseille,  Pas de frais de port.

Prix 8 €  chez l'éditeur. Vous pouvez également le commander dans toutes les librairies.

Hamid Mokaddem, enseignant et chercheur, vit et travaille en Nouvelle-Calédonie. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur ce pays et sur l’Océanie dont en 2017, Yeiwene Yeiwene. Construction et Révolution de Kanaky (Nouvelle-Calédonie).

La collection Kanaky-Calédonie a été crée par les éditions expressions de Nouméa et la courte échelle.éditions transit de Marseille

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