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Nuelasin N°48, le journal du Nord pas comme les autres est disponible

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Nuelasin N°48, le journal du Nord pas comme les autres est disponible

Toujours ponctuel, le numéro 48 est sorti des rotatives de Tiéta, à lire la prière du directeur d’école. Ce journal est vraiment original ! JP

è Téléchargez gratuitement le N°48

Le petit plus de la rédaction en cadeau :

Lundi 1er février 2021

Samedi de la semaine dernière je décidais d’aller en ville pour jouer aux échecs à la grande place. Là-bas ; il y avait la bande. C’est-à-dire les habitués. Moi, je me suis intégré à eux. Ce jour-là, je rencontrais Qejeniju*. Il est de ma tribu. Il discutait avec les gens du Wetr, ses oncles maternels de la tribu de Siloam. 

Un jour, son oncle tomba malade et la descendance alla à l’hôpital pour lui rendre visite. L’oncle était à cette époque-là, conducteur d’une navette. Le genre de petit bus qui assurait la liaison des tribus pour aller à Wé le chef-lieu de l’île. Le bus amenait aussi le petit pain à la maison histoire d’arrondir les fins de mois. Et à chaque touchée de bateau à Xepenehe, les navettes arrivaient au quai pour promener les voyageurs. Il y avait un bon circuit mis en place par l’association Mejinewetr pour découvrir Drehu et surtout le Wetr. La grotte d’un diable par-ci, une belle plage par-là, un cultivateur de vanille pour habiller le court séjour, accueillait la tournée chez lui pour un thé parfumé à la senteur des îles. Locale ! Une belle aubaine, enfin… un jour le vieux tomba malade. Le neveu sut et arriva sans tarder pour lui rendre visite. Ce fut alors que sortit indélicatement la parole de la bouche de son épouse comme quoi, elle voulait conduire la navette du vieux pour rouler avec et qu’elle la lui ramenait à sa sortie. Ainsi soit-il. Quelques semaines après l’internement du vieil homme à l’hôpital, le couple ramena la voiture à la tribu comme promis... Surprise ! En plein milieu de la cour, trônait une voiture neuve. Une nouvelle navette. La même que celle que Qejeniju et Leila (son épouse) ramenaient. Les époux allèrent voir le vieux dans la case. Il dormait après le repas de la mi-journée. Qejeniju le réveilla et lui dit qu’il ramenait sa voiture. « Laquelle de voiture ? » s’étonna le tonton. « Mais votre voiture, celle qui vous servait pour la navette. » reprit imprudemment l’épouse. « Mais ma voiture… elle est là dans la cour. » répondit Hmihmie, en mettant l’accent sur chaque syllabe énoncée. Elle s’étonna. Interloquée. Mais son homme avait déjà saisi. Le discours fondateur revint du fond des âges. La voiture, le vieux la lui avait déjà donnée et qu’il n’avait pas le droit (selon la coutume) de reprendre. Le neveu avait déjà écrit les lignes de vie de sa main sur le volant du véhicule. Entre eux, il n’y avait que la vibration ondulatoire qui compte. Elle part de la source. C'est le don. Et le coût de la parole s’appelle la vie. Le neveu pleura. Son épouse se demanda pourquoi. Mais Qejeniju ne parlait pas. Il avait déjà compris la maladresse de Leila. Si erreur il y a, elle ne réside que dans la précipitation… celle d’avoir parlé très vite. Trop vite. Elle ne s’était pas contrôlée mais surtout qu’elle n’avait pas été mise au courant du lien mortel entre un oncle et son neveu. L’épouse est étrangère à cette coutume. Elle n’est pas de l’île. Qejeniju se leva seulement, dit à sa compagne de le suivre. Ils partirent sans mot dire. Le vieux continua sa petite sieste.

Expliquer : Dans le monde kanak et notamment à Drehu, le neveu est tabou, il est l’interdit. Il est la trace de la maman (matrice) c’est-à-dire la sœur de l’oncle. Le monde du vivant. Il ne doit pas cueillir un fruit chez son oncle maternel ni envier aucun bien au risque de tout faire périr chez son aïeul. Il attend. Il est servi. Il est maître. Son être est un sceau qui sanctifie les alliances. Enfreindre cette coutume s’appelle appeler la malédiction et la Mort de toute la lignée du côté de sa mère. 

J’accorde pour finir une reconnaissance toute particulière à la Vie c’est-à-dire à toute ma lignée générationnelle chez les Kejëny/Hnadro/Hnasse à cette date d’écriture de Nuelasin. Mercredi 24 mars 2021, c’était mon anniversaire. Et pour les lectrices et lecteurs, je n’ai que 22 ans ( koi angeic ; hahaéèéè !!!!). Et pourtant, on dirait que j’ai même âge que le soleil. Mon soleil. 

Pour ce vendredi je vous propose un chant, un classique. 

Chantons. Wws (*prénom d’emprunt)

 ****

 

Publié dans Culture Kanak

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Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 21 avril 2021

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Clarisse et Jennifer
Clarisse et JenniferClarisse et Jennifer

Clarisse et Jennifer

Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.
Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.
Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.

Quelques intervenants Christophe Augias le directeur de la bibliothèque Bernheim, Nicole Travain, Marie Laure Song, le membre du gouvernement 16 et 17, bientôt 18 Isabelle Champmoreau et Alice Pierre la directrice de la maison du livre discrète dans le jardin.

Quelques photos de cette manifestation par « notre envoyé spécial » pour le lancement officiel de l’opération LMA et du concours de lecture à voix haute avec la présentation des actions de l’association pour cette année 2021 et des sept livres.

Marie-José Michel au micro

La réalisatrice de l’affiche 2021, une lycéenne de 17 ans, Clarisse Bernard, née à Népoui était présente. Son affiche a été plébiscitée par le jury mais une jeune collégienne Jennifer Djadam du collège de Kaméré a aussi été mise à l’honneur. Non seulement cette jeune fille dessine très bien mais elle aussi blogueuse. La présidente d’honneur de livre mon ami, Marie-José Michel et une grande partie de son comité composé de lecteurs bénévoles d’une vingtaine de membres composé des inspecteurs de l’enseignement, enseignants (CM2 et 6ème dont professeurs documentalistes, universitaires), des conseillers pédagogiques ou chargés de mission, des bibliothécaires, des membres de l’association Livre, mon ami sont aussi venus dans les jardin de la bibliothèque Bernheim fêter assister à ce lancement. Vous trouverez tous les renseignements utiles en suivant ce lien  pour le calendrier et les modalités.

Emotion et attention pendant les lectures des enfants de nos écoles du caillou
Jean-Victor

Il faut noter la présence de Jean-Victor Colombani-Jaffré en super star, un enfant prodige qui fait le buzz en ce moment. Il a été récompensé en livres « mon ami ».

À noter que cette année la librairie Ludik est partenaire de l’opération et les livres sélectionnés sont disponibles en Calédonie au prix de métropole, un bel effort de ce libraire.

Le groupe Kaori a assuré l’animation avec une belle chanson reprise en cœur par le public, une chanson sur le référendum et le vivre ensemble.

L’association a pour but de développer la lecture plaisir et une culture commune. Chaque année 7 romans sont proposés aux élèves de cycle 3 de Nouvelle-Calédonie.

Association Livre, mon ami - BP 15432 – 98804 Nouméa Cedex - téléphone 27 87 86 - livremonam@lagoon.nc

Nicole Travain est la secrétaire de l’association, Marie Laure Song est secrétaire adjoint ainsi que Xavier Boussemart le webmaster sont des piliers de LMA mais c’est le travail de toute une équipe très soudée qui fait la réussite de cette association.

À noter que le Président de l’association est M. Erick Roser, Vice-Recteur de Nouvelle-Calédonie et Directeur Général des Enseignements

Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau
Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau

Lecture à voix des enfants des écoles et le webmaster l'homme au chapeau

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Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 21 avril 2021.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 21 avril 2021.

Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim mercredi 21 avril à 15h00.

Lancement officiel de l’opération LMA et du concours de lecture à voix haute Présentation des actions de l’association pour cette année 2021 et des sept livres.

La lauréate 2020 Estelle Faye, auteure du livre lauréat les guerriers de glace a reçu son prix à la maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris.

Auparavant, trois visioconférences avaient pu être organisées dans chacune des provinces, afin de permettre aux élèves de CM2 et de 6ème de rencontrer virtuellement Estelle.

La nouvelle saison sera lancée mercredi, cette opération obtient un grand succès chaque année. Elèves et enseignants sont toujours ravis d’y participer.

La réalisatrice de l’affiche 2021 est une lycéenne de 17 ans, Clarisse Bernard. Lire une interview de Clarisse sur le site de Livre mon Ami, Je salue son papa un ancien collègue de travail. JP

Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 21 avril 2021.
Lancement de Livre mon ami à la bibliothèque Bernheim ce mercredi 21 avril 2021.

Publié dans Livre jeunesse

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Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Jean Vanmai a quitté ses fonctions de président de l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie

L’AENC a élu son nouveau président. La rédaction de ce blog félicite le nouveau président, Alexandre Rosada a été élu jeudi 15 avril au cours d’une assemblée générale extraordinaire.

C’était tentant pour votre serviteur de rédiger un billet en soulignant que l’association des écrivains de Nouvelle-Calédonie n’est pas l’association de tous les écrivains. Mais l’édito de Jean Vanmai avant son départ commence par « Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne ».

Alors à bon entendeur, salut car « La critique est aisée, mais l'art est difficile », une locution proverbiale imaginée en 1732 par Philippe Néricault, auteur et comédien dont le nom de scène était Destouche, auteur aussi de « Les absents ont toujours tort ». D’autant que le président sortant, Jean Vanmai, a été un président rassembleur. Il a ouvert Sillages d’Océanie par exemple, la publication annuelle de l’AENC, aux auteurs marginalisés. L’AENC souhaite être l’association des écrivains francophones du sud Pacifique, dit-il.

Alexandre Rosada président océanien d’origine européenne va devoir se surpasser car notre image à l’extérieur, n’est pas très océanienne. La littérature pays reste a inventé peut-être. JP

NB : Photo des présidents Copyright AENC

Lire le bel édito de Jean Vanmai

EDITO (source site de l’AENC qui me pardonnera cet emprunt)

HIER, AUJOUR’HUI ET DEMAIN…

Née en 1997, sous l’impulsion de Claudine Jacques et de Nicolas Kurtovitch, l’Association des Écrivains de la Nouvelle-Calédonie est la première association à vouloir regrouper les écrivains du Caillou. Son but était d’éviter que les auteurs soient isolés les uns par rapport aux autres, mais de susciter plutôt une forte identité à la littérature calédonienne. De sorte qu’au travers de ses productions qu’il soit possible de connaître, par leurs écrits, un véritable courant littéraire propre et original. D’autant plus que la Nouvelle-Calédonie est une terre de métissages et de contrastes qui lui confère ce caractère unique, voire insolite, ne serait-ce d’ailleurs que par les noms ou pseudonymes de ses auteurs (es).

Les plus célèbres historiquement restent bien entendu Jean Mariotti (1901-1975),   Georges Baudoux (1870-1940), voire Alain Laubreaux (1899-1968) et Francis Carco qui avait passé ses dix premières années à Nouméa, Sans oublier Appolinaire Anova Ataba (1929–1966), prêtre kanak originaire de Moméa et premier écrivain kanak de langue française à avoir ouvert l’espace littéraire occupé jusque-là par les écrivains européens.

Jusqu’en 2007, sur une période de 10 ans, l’AENC qui bénéficiait directement des  subventions annuelles en provenance du Gouvernement de la N-C, de la Mission aux Affaires Culturelles, de la Province Sud et de la Marie de Nouméa, entre autres, a régulièrement organisé des manifestations de contact avec le public, ou de participer, en tant qu’association d’écrivains, aux manifestations culturelles organisées par d’autres en Nouvelle-Calédonie ou à l’extérieur de l’île.

Telles que les « Stands de l’Océanie », aux Salons du Livre de Paris, organisés en pool avec nos amis de « Lire en Polynésie ». Et surtout nos nombreuse rencontres au Salon du Livre de Ouessant, qui nous ont permis de nous inspirer pour créer notre propre SILO annuel, bien connu maintenant sur le Territoire.

Or dès la création de la Maison du Livre de N-C, en 2007, ces subventions ont été « fondues dans une masse globale», ce qui nous a privé de toutes actions intérieures et surtout extérieures de l’île. Celles-ci permettaient pourtant de nous rencontrer, de parler de nos projets respectifs et de mieux connaître les auteurs francophones des DOM-TOM, principalement ceux et celles de Tahiti, de la Réunion et surtout de l’étonnante Haïti…

Ces quatre dernières années, malgré nos manques de moyens avérés, nous avons réussi à publier quatre numéros de Sillages d’Océanie, grâce aux cotisations de nos adhérents, des soutiens de Déwé Gorodé du Gouvernement, de la Mairie de Nouméa, de la MAC et de la MLNC (en partie pour les deux derniers numéro).

De plus, avec la publication ainsi que la nouvelle présentation de Sillages d’Océanie, nous avons également entrepris le toilettage de nos statuts et de nos règlements intérieurs. Avec l’adoption d’un logo plus moderne et plus explicatif de ce que nous sommes, ici, écrivains francophones du sud Pacifique.

La future nouvelle équipe qui aura la charge de conduire l’AENC vers un avenir plus prometteur voire de performances littéraires, aura donc à sa disposition cet outil rénové, qui n’attends plus que quelques soutiens pérennes notamment au niveau de la MLNC.

A cela nous espérons pouvoir compter, je l’espère, sur Alice Pierre, bien que la crise   économico-politique et la Covid-19 nous invitent à la prudence.

Un dernier mot toutefois, pour vous avouer que nous n’aurions jamais pu réaliser le beau rêve d’un site rajeuni, moderne et attractif, sans le soutien sans faille de Frédéric Pierrot, notre fidèle et dévoué webmestre, qui a passé des mois pour le créer, l’installer et que vous avez maintenant sous les yeux.

Et ce gratuitement !…

Merci infiniment à l’ami Fred et à vous tous.

Pour terminer, avec ma première mandature qui a duré cinq ans en tant que Président, en plus de celle-ci de quatre ans, nous avons fait avec les différentes équipes qui m’ont entouré, du mieux que nous pouvions afin de mettre aujourd’hui à votre disposition un outil de travail qui ne demande qu’à progresser pour la plus grande gloire de la littérature en générale et celle de notre Caillou en particulier.

Jean Vanmai

Président de l’AENC,

Nouméa le 12 avril 2021.

Publié dans Evénement culturel

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Blackbird de Jacques-Olivier Trompas en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2021

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Blackbird de Jacques-Olivier Trompas en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2021
Blackbird de Jacques-Olivier Trompas en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2021

Blackbird de Jacques-Olivier Trompas en lice pour le Grand Prix du Roman Métis 2021 et Prix du Roman Métis des Lecteurs de la Ville de Saint-Denis (île de La Réunion) !

Le grand prix du roman métis est un prix littéraire français remis chaque année en décembre depuis 2010 par la ville de Saint-Denis à La Réunion. Il récompense un roman francophone publié depuis moins d'un an et soulignant les valeurs du métissage, de la diversité et de l'humanisme.

De quoi ça parle : Fin du dix-neuvième siècle en Australie : le pays neuf a besoin de main d’œuvre pour ses plantations de canne à sucre. L’appât du gain gonfle les voiles des grands navires qui font route vers les îles de Mélanésie en quête de « volontaires ». ... Mais Christian Robert en parle encore mieux dans la vidéo ci-dessous.

Publié dans Roman

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PRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec Tic

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PRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec Tic

Malgré un temps incertain Imasango a donné de la voix poétique sur le Deck de la galerie Lec Lec Tic. De sa voix chaude elle a déclamé des poèmes pour le plus grand plaisir des amateurs en compagnie de son amie créatrice de bijoux, Flor, qui a participé à l'édition 2021 du "Printemps des Poètes" en créant une pièce unique pour l'occasion, sur le thème du DESIR.

Une belle rencontre et de belles créations à découvrir d’autant que c’était le dernier de l’exposition de Anne Peytavin, ses tableaux étaient encore accrochées aux murs.

Le collier en argent massif, gravé des vers d'Imasango

"Accueillant l'oiseau fou en mon être

j'enlace le feu habillé de baisers

corps et âme je me donne"

PRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec Tic
PRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec TicPRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec Tic
PRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec TicPRINTEMPS DES POÈTES, désir de beauté avec Imasango à la galerie Lec Lec Tic
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Publié dans Poésie

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Nuelasin, le journal de Tiéta, le numéro 47 est disponible et on peut le télécharger gratuitement.

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Nuelasin, le journal de Tiéta, le numéro 47 est disponible et on peut le télécharger gratuitement.

è Téléchargez le numéro 47 en suivant ce lien

Le petit plus de la rédaction

Le parking des voleurs

           Mercredi 07 avril 2021, 11H. J’allais faire mes courses au magasin Primag de Voh avec un collègue qui était venu au collège pour fixer des planches aux fenêtres de l’internat et des salles de classe. Après être passé à la caisse, je sortis. Où la voiture était garée, je posais mes courses à côté de la roue arrière droite. Je partis après voir M. Sylvio qui se trouvait à l’autre bout du parking. Quoi ? 25 mètres.  Il découpait ses planches. Je l’aidais pour la dernière. Je lui dis après que j’ai terminé mes courses et que j’avais besoin de la clé pour ouvrir la portière. Il me fit signe qu’il allait reculer la voiture pour récupérer ses planches. A l’emplacement, où j’avais posé mon petit carton de clous et un marteau, il ne restait rien. Je demandais alentours. Personne n’a rien vu. Je suis entré à nouveau dans le magasin pour voir si la camera de surveillance n’avait pas d’images de cette scène. Le vol s’était produit hors champ de l’objectif. Je restai évasif un moment. J’étais choqué non à l’idée que cela puisse aussi m’arriver mais que cela se produise encore dans notre pays. Sûr que je rêvais. Mais j’avais la ferme conviction qu’un pays comme le nôtre en lutte d’autres fléaux sociétaux. La covid, l’addiction aux produits illicites…, nos pensées devraient tendre vers d’autres objectifs. Pas des broutilles de larcins. Mes courses, fallait que je les refasse. Oui, j’en avais bien besoin pour mon petit chantier. Je le refis pour 6000 francs. Un moment d’inattention me disais-je. Non. Je n’en étais pas si rassuré. Il devait bien y avoir des voleurs dans le parking.

       Je racontai ce qui m’était arrivé à un beau-frère. Il me fit retour de ce que sa fille (ma nièce) avait vu dans un parking d’une grande surface à Koné. Un couple avait chargé leur course dans la benne de leur camionnette. Mais la maman, qui avait oublié sait-on, quels articles importants à ses yeux, fit revenir le couple dans la grande distribution. A leur sortie, ils ne trouvèrent rien de leurs achats dans la voiture. La maman criait sa douleur. Le papa aussi. Mais les voleurs avaient déjà disparu. C’était ce que la nièce avait rendu. Je pense plutôt que les détrousseurs les regardaient s’égosiller sans bouger. Ils ne devraient pas être loin du lieu où ils avaient commis leur forfait. Quel courage ! Connaissaient-ils le langage du cœur ? Non, ce sont des gens du métier. Ils sont rôdés. 

      Pourquoi écrire ce vécu pour accompagner le texte ci-dessous et Nuelasin ? Je voulais attirer l’attention de tous. Il doit y avoir un trafic de ce genre. Et les personnes qui s’adonnent à la rapine doivent faire partie d’un réseau. Ils volent. Pour après revendre. Tout un trafic, une pédagogie. Du vol, au recel jusqu’à la revente. Ils opèrent en bandes. Qui ? Les nôtres. Des gens de chez nous. Mais je n’ai pas envie d’orienter mon intellect vers cette pratique. Si j’ai un conseil à donner, c’est celui de fermer la voiture et de ne pas traîner dans les parkings. Les gens observent tous vos mouvements d’aller et venir avant de fondre sur vous comme des oiseaux de proies. 

      Bonne lecture quand même de la vallée où il pleut toujours. Wws 

Hélène 

      Il ne m’était jamais arrivé à l’esprit qu’un jour de ma carrière d’enseignant, je tomberais en admiration sous le charme d’une de mes élèves. Hélène. Je me collais à moi-même l’idée que cette élève aurait pu être ma personne lorsque j’avais son âge quand j’étais encore au collège. Le temps a vite passé et emporté toutes les belles images de ma carrière professorale. Mais le visage d’Hélène m’accompagne encore jusqu’au jour d’aujourd’hui. 

       Originaire d’une tribu du bord de mer, Hélène arrivait tôt le matin par l’autobus du ramassage scolaire. Elle avait élu le grand banian comme son arbre de prédilection. Elle déposait son cartable au pied de l’arbre. Elle s’asseyait alors sur un grand tronc de cocotier qu’elle avait fait venir là, par une autre personne. Son gabarit ne lui aurait pas suffi à transporter une telle masse. Et en attendant la sonnerie du collège, elle plongeait toujours corps et âme dans un grand livre qu’elle dévorait à pleins yeux. Il m’arrivait de la surprendre après la sonnerie, au pied de son arbre. Comme pour excuser son retard, elle me lançait un sourire qui lui plissait les deux joues. Je gardais l’air austère pour lui montrer qu’elle avait tort et qu’il fallait sortir prestement de son imaginaire. Hélène s’enlevait alors de sa souche, ramassait ses affaires à toute hâte et courait vers sa classe. Oh ! ce n’était pas bien méchant pour une fille de son genre. Avec une moyenne trimestrielle qui frisait toujours la perfection, mademoiselle pouvait se permettre quelques égarements.

         Elle avait la moyenne dans toutes les matières mais elle continuait toujours de travailler. Travailler, c’était trop dire. Je ne l’avais jamais vu dans ses notes. La lecture restait sa seule instruction. Elle lisait tout ce qui lui tombait entre les mains. Et elle avait raison. Une fois, je l’avais vu se disputer un sujet de physique avec un autre élève, le meilleur de la promotion qui dominait pourtant la matière. Hélène connaissait aussi son sujet. Martial abandonna. Je lui demandai alors de m’expliquer l’objet de son entêtement. Avec des signes et des figures, elle me fit une démonstration au tableau. Je ne suivais pas son raisonnement, je ne comprenais rien à ce langage scientifique. J’admirais seulement une élève qui n’avait pas peur d’enseigner devant son professeur. Je me souviens très bien d’elle. Je lui avais donné les deux heures de français pour aider ceux et celles qui n’avaient pas fait la différence entre courant continu et courant alternatif. Certains termes qu’elle avait employés sortaient tout droit de ses lectures personnelles, pas du cours du prof.

         Hélène a quitté le collège depuis plusieurs années. Elle a réussi son bac avec mention, depuis elle poursuit ses études universitaires. J’ai entendu dire par un autre étudiant arrivé récemment de Métropole qu’Hélène est devenue ingénieur en aéronautique et qu’elle a trouvé un travail dans les usines de montage de Toulouse. Quant à ma mémoire, elle ne s’est toujours pas défaite de l’image de cette adolescente modèle. Et, à chaque promotion qui arrive dans mon cours la nouvelle année, j’ai pris l’habitude, par jeu et par dépit de la précédente génération, de toujours déceler la nouvelle Hélène.

  Léopold Hnacipan 

Publié dans Culture Kanak

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Léannie 9 - La jeunesse de Léannie sorti le 03 mars 2021 sera bientôt en librairie à Nouméa

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Léannie 9 - La jeunesse de Léannie sorti le 03 mars 2021 sera bientôt en librairie à Nouméa

Léannie 9 - La jeunesse de Léannie sorti le 03 mars 2021

Ce dernier ouvrage de Joël La Masson sera bientôt en librairie à Nouméa. Dans ce dernier Léannie Jilème revient sur les années de lycée de son héroïne. Il est excelle sur l’humour ado, cette BD vous le montrera. JP

Léannie, jeune héroïne néo-calédonienne d'une BD publiée chaque semaine dans un magazine calédonien depuis 2010. Elle grandit au fur et à mesure des albums et avait 15 ans pour le premier.

Dans ce 9ème livre, je reviens sur ses années lycée, de 2010 à 2012 à travers des anecdotes diverses. (L’auteur)

Site de bookedition  pour un achat en ligne suivre le lien

Contact auteur : jileme@jileme.com

JILÈME

Site de l'auteur : http://www.jileme.com

Dessinateur et illustrateur humoristique depuis une vingtaine d'années. J'ai roulé ma bosse dans beaucoup de magazines en France (Journaux Disney essentiellement, et environ une 50aine de journaux/magazines divers) et en Nouvelle-Calédonie. J'ai illustré quelques livres chez divers éditeurs et participé à 2 albums BD collectifs.

Depuis 2003, je travaille en Nouvelle-Calédonie et toujours pour Disney et quelques éditeurs en France à Distance. En Calédonie, j'ai 3 séries de BD dans la presse qui fonctionnent bien, dont le troisième album sort en fin d'année.

Je suis parallèlement musicien/compositeur, essentiellement pour la télévision (musiques et bruitages de séries animées, spots de pub, génériques et gingles).

Léannie 9 - La jeunesse de Léannie sorti le 03 mars 2021 sera bientôt en librairie à Nouméa

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Naissance d’une nouvelle collection de l’association Ecrire en Océanie en français et deux langues vernaculaires.

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Naissance d’une nouvelle collection de l’association Ecrire en Océanie en français et deux langues vernaculaires.

Ecrire en Océanie a le plaisir de vous présenter le premier opus de sa nouvelle collection : Gayou dans la forêt, disponible en librairie et auprès de l'association dès juin 2021.

Le premier numéro :

Gayou dans la forêt : un petit garçon part à la recherche d'un totem qui deviendra son protecteur et ami.

Des contes pour la jeunesse en trois langues : français, drehu et negone, à parution annuelle. Nos contes sont traduits par l'ALK (Académie des langues kanak), que nous remercions pour sa collaboration !

Nicole Cannelle ISCH, écrivaine, est la présidente d'EEO et inaugure la collection trilingue avec ce conte initiatique qui explore les mythes locaux. Il séduira petits et grands !

Nicole Chardon-lsch a trouvé en Nouvelle-Calédonie un vaste champ d'observation dans lequel elle puise son inspiration. Son dernier conte, Gayou dans la forêt, initie une nouvelle collection d'Écrire en Océanie : les contes trilingues. Ainsi les locuteurs de Lifou et de Maré notamment y retrouveront un espace de mythe et de rêve. Le conte trouve une place privilégiée parmi ses publications de nouvelles, romans jeunesse et poésie. L'écrivaine, également enseignante chercheur, promeut la littérature calédonienne dont elle publie régulièrement des analyses textuelles

Gayou dans la forêt

Gayou est un petit garçon malicieux aux grands yeux noirs et aux cheveux frisés. Il vit dans une case face à la chaîne.

Gayu, ketre nekonatre trahmanyi ka ihniihni, ka wetrewetre la lue ekone alameke i angeice nge ka elelewa la pene he. Angeice a jilapa hnine la ca uma ne meköle qëmekene la xötre wetr.

Gayu ko se waicahman me thu Laelawata Ore rue waegogo ni bon, dridri ka yahawo coed. Bone ci menenge ri hnoren ore meico ri tadan ore so wec.

****

Il ne faut oublier les ateliers de Païta une occasion de rencontrer l’auteur d’acheter les parutions EEO, voir affiche ci-dessous :

 

Publié dans Livre jeunesse

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Parution d’un nouveau roman policier de Philippe Prudhomme Qui veut la peau des Mataiapo ?

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Parution d’un nouveau roman policier de Philippe Prudhomme Qui veut la peau des Mataiapo ?

Ce livre est disponible en ligne chez l'éditeur et en librairie en Polynésie. Peut-être bientôt à Nouméa !

Un livre bouleversant sur la vieillesse et la fin de vie.

Un roman policier qui jette un regard imaginaire sur le conflit latent des générations. Mais aussi une réflexion sur la fin de vie et les douloureux problèmes déontologiques qu'elle soulève cruellement dans une société où les valeurs familiales sont déliquescentes et inhumaines.

Philippe Prudhomme, historien, spécialiste de Bougainville a baroudé dans tout le Pacifique. Il vient de rééditer un ouvrage sur le Vanuatu. Ce livre n’est disponible pour l’instant qu’à Papeete au Fenua où il réside mais on peut le contacter pour un envoi postal. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et d’articles sur ce blog. C’est un copain voir celui-ci en suivant ce lien Homo Coronavirus malheureusement encore d’actualité.

Philippe Prudhomme est auteur éclectique historien et humaniste.

Il a écrit des essais, des polars et de nombreux ouvrages d’histoire. Il est en vente en librairie à Papeete, Chez TheBookEdition.com et auprès de l'auteur à l'adresse de philprud6@gmail .com.

Publié dans Roman

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