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Conférence de Michel Soulard sur Jules Renard, pédagogue déporté au Musée de la Ville

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Conférence de Michel Soulard sur Jules Renard, pédagogue déporté au Musée de la VilleConférence de Michel Soulard sur Jules Renard, pédagogue déporté au Musée de la Ville
Conférence de Michel Soulard sur Jules Renard, pédagogue déporté au Musée de la Ville

Ce mardi 18 mai pour débuté son cycle de conférences dédiées aux 150 ans de la Commune de Paris, Le Cercle des amis des musées avait confié à Michel Soulard, le chercheur enquêteur amateur, en fait un véritable historien mais il est trop modeste pour s’approprier ce qualificatif, la tâche d’ouvrir le cycle. Le public n’a pas boudé ce premier rendez-vous. Après avoir traversé de nuit le jardin derrière l’ancienne mairie, à leurs risques et périls, les rescapés de cette expédition se sont régalés du récit du conférencier. Une plongée dans notre histoire, celle de la France, et de Jules Renard, moins illustre que son homonyme, mais notre Jules Renard a écrit trois livres, dont Les Souvenirs d’un petit parisien, paru en 1894. « Jules Renard écrit dans un style très classique, très clair et très sobre. C’est de la littérature jeunesse, il raconte la déportation de façon édulcorée du point de vue de son fils, en enlevant tout ce qui est pénible. Son livre a clairement un but pédagogique », a expliqué le professeur Michel Soulard dans un article de notre quotidien du 18 mai et il l’a rappelé dans sa conférence.

La présidente du Cercle du Musée de la Ville, madame Odile Magnon a ouvert la conférence en rappelant le thème de cette première conférence en précisant que le cercle avait fait le choix de présenter des communards moins connus que Louise Michel par exemple. Michel Soulard, le conférencier, ancien enseignant et féru d’histoire, était tout désigné pour présenter ce communard enseignant. Madame Magon a également présenté au public nombreux les ouvrages de Michel Soulard dont certains ont été rédigés avec la collaboration d’Alain Brianchon présent dans la salle. Alain Brianchon est aussi intervenu en fin de séance. Le technicien de service n’était autre que Louis Lagarde, le musée de la ville ne se refuse rien.

Michel Soulard a fait un portrait flatteur de ce communard particulier. Il partageait les convictions des autres communards mais ce n’était pas un révolutionnaire. C’est la défaite de la France face aux Prussiens qui l’a motivé. Instituteur, il s’était engagé mais son instruction le cantonna à faire le gratte-papier. Fils d’agriculteur, on ne sait pas comment il fit pour s’instruire. Il parlait anglais et enseignera les mathématiques. Après la guerre, il s’engagera dans La Commune de Paris et deviendra le secrétaire du colonel Louis Rossel qui sera fusillé. Il évolua rapidement comme militaire jusqu’au grade de commandant. Après, c’est la semaine sanglante, il sera dénoncé. C’est la fuite, l’arrestation, particulière, car il se rendra lui-même, par fidélité, après que son ami le colonel Rossel fut fusillé. Il sera embastillé. Protestera toujours par des lettres sur les conditions de traitements des prisonniers qu’il fera parvenir à des célébrités comme Victor Hugo qui lui offrira « Les Misérables ». Il en appellera à Gambetta mais il sera toujours droit dans ses bottes et respectueux du règlement même lorsqu’il sera déporté. Il était d’une grande probité. Après l’emprisonnement en France, c’est la déportation, Ducos puis l’île des Pins mais partout ou il passe, il enseigne. Il sera fait officier de la légion d’honneur après une brillante carrière en Algérie, un de ses fils sera gouverneur en Afrique.

Jules renard était professeur de mathématiques. Il a débarqué en Nouvelle-Calédonie à 22 ans à bord de la Garonne. D’abord placé en enceinte fortifiée à Ducos, il rejoint l’île des Pins en 1876. À l’amnistie, en 1879, Jules Renard retourne en France, puis ira en Algérie. Il est décédé en 1929 après avoir été promu officier de la Légion d’honneur. « Malgré l’épisode de la Commune, il a pu se consacrer à sa passion : l’enseignement. Il aurait pu se tourner vers le journalisme ou la politique mais il était passionné d’enseignement. Ce personnage dont la vie a été brillamment retracée par l’historien amateur méritait une conférence. Michel Soulard l’a fait avec la méticulosité qu’on lui connait après un travail de recherche énorme. Deux autres conférences sont programmées sur la commune.

La seule photo qu'on a de Jules Renard date de 1893 ou 1894 : Jules Renard, qui est en compagnie de son fils, a 45 ans (alors qu'il avait 24 ans quand il est arrivé en Calédonie). La photo, tirée du journal Le Matin, 20 mars 1935, est de mauvaise qualité.

 

Jules Renard a publié à son retour de déportation Le retour d'un amnistié en 1879 et Lettres inédites d'un amnistié en 1880 avec son œuvre la plus connue, Les étapes d'un petit Parisien, "récit pour la jeunesse" publié en 1909 sous son nom véritable (Jules Renard) et précédemment publié en 1894 avec le titre Le fils du déporté et sous un pseudonyme (Édouard Deflandre).

Des livres d'époque de Jules Renard. Son livre jeunesse était souvent offert en remise de prix dans les écoles

Des livres d'époque de Jules Renard. Son livre jeunesse était souvent offert en remise de prix dans les écoles

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Conférence mardi 18 mai. Un pédagogue déporté en N.C. : Jules RENARD par Michel Soulard

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Musée de la ville (photo Nouméa Nc)

Musée de la ville (photo Nouméa Nc)

JULES RENARD, UN PÉDAGOGUE DÉPORTÉ EN NOUVELLE-CALÉDONIE – CONFERENCES le 18 mai à 18h00 au musée de la ville

Conférence organisée par le Cercle des musées de la Ville

et donnée par Michel Soulard.

Jules Edouard Renard (1848-1927) est déjà enseignant quand la guerre de 1870 contre la Prusse éclate. Engagé volontaire, il est indigné par la capitulation et les clauses de l’armistice. Déterminé à continuer le combat pour sa patrie, il s’engage alors dans la Commune.

Arrêté, jugé et envoyé en Nouvelle-Calédonie, à Ducos puis à l’île des Pins, il est gracié en janvier 1879. A son retour en France en 1880, il publie Les souvenirs d’un petit parisien qui raconte la déportation à la portée des enfants.

Mardi 18 mai 2021 – à 18 heures, bâtiment administratif du Musée de la Ville de Nouméa (Entrée par les jardins, rue Foch)

Il y a 150 ans, plus de 4000 Communards étaient condamnés à la déportation en Nouvelle Calédonie suite aux affrontements sanglants de la Commune de Paris. Qui étaient-ils ? Où et comment ont-ils vécu sur cette terre d’exil ? Quelles traces ont-ils laissées ?

En cette année anniversaire, le Cercle des musées de la Ville se propose de vous présenter, au cours de 3 conférences, des personnages fort peu médiatisés et qui cependant nous ont beaucoup appris sur cette page d’histoire calédonienne.

L’historien Michel SOULARD retracera le parcours du Déporté Jules RENARD (celui que vous ne connaissez pas).

Rectification : La photo initiale d’illustration de Jules Renard serait celle de l’écrivain de "Poil de carotte", le célèbre dramaturge. Je l’ai donc remplacé par celle du musée de la ville. Michel Soulard qui se qualifie de chercheur enquêteur amateur plutôt qu’historien nous dira tout sur le bon Jules.

Inscriptions : aucune inscription préalable et entrée gratuite. Les non-adhérents seront les bienvenus. Faites-en profiter vos amis(e)s !

Ecole de l’île des Pins pour les enfants de déportés

 

Des livres du conférencier

Des livres du conférencier

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Au mois de mai, Franck Chanloup fait ce qui lui plait. L’auteur du roman Les Enchaînés va à la rencontre de ses lecteurs.

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Franck Chanloup à l'As de trèfle samedi 15 mai
Franck Chanloup à l'As de trèfle samedi 15 mai

Franck Chanloup à l'As de trèfle samedi 15 mai

Franck Chanloup sera présent à deux séances de dédicace à l'As De Trèfle Enseigne.

Le 15 mai de 9h30 à 11h30 au quartier latin et le 22 mai à Magenta.

Profitez de cette occasion pour le rencontrer !

Une causerie est programmée le mercredi 26 mai à 18h00 à la librairie Calédo Livres

 

Lors de sa première séance à l'As de Trèfle Lors de sa première séance à l'As de Trèfle
Lors de sa première séance à l'As de Trèfle

Lors de sa première séance à l'As de Trèfle

Publié dans Roman

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Nuelasin numéro 51 le petit journal de Tiéta en téléchargement dans cet article

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Nuelasin numéro 51 le petit journal de Tiéta en téléchargement dans cet article

èTéléchargez Nuelasin n°51 en suivant ce lien

Le petit plus de la rédaction :

Mercredi 12 juin 2018 (la case 6H28)

Je dors seul dans la case depuis quelques jours. Elisa ne veut pas être de ma compagnie. Raison première, le froid. Il est vrai que dans la case, il fait un froid insupportable qu’il faut entrer tout son corps sous la couverture. 

Alors, le petit chat de la maison venait par-dessus toutes les couvertures doublées et même triplées. En écrivant, je le sentais sur mon dos. Il ne bougeait pas. Il ronronnait. Noisette, c’est son nom. Je l’ai ramené de chez Qaeze à Pouenlotch. Sa chatte avait mis bas. Et dans la propriété il y avait beaucoup de chats. Quand je suis arrivé, il y a quelques jours des chatons venaient jouer sous la table. A mes pieds. Je pris un parce qu’à la maison nous n’en avions pas. Il y en avait, mais ils ont tous disparu. Morts. Bien lui en a pris, je veux parler de Noisette parce que tous les chattons de la portée sont morts. Au dire de la propriétaire, les petites bêtes ont été mangées par les chiens de la maison même. J’ai tout intérêt de soigner mon petit chat. 

La semaine dernière, la bête est arrivée dans la case avec dans la gueule une souris. Alors, ce n’est plus le ronronnement habituel quand il est perché sur mon dos, non. Le ronronnement avait changé de tonalité et d’intensité. C’était celui d’une grosse bête qui signalait une proie qu’il ne voulait pas partager avec ses congénères. Noisette devenait subitement nerveux. Après avoir posé sa souris sur le sol, il regardait autour de lui, reprenait sa proie dans la gueule et s'éloignait pour un autre endroit pour renouveler le même scenario. Je regardais le lion et les autres félins à côté du poteau central de la case. J’en riais quelque peu de mon petit chat que j’aurais tué d’un seul revers de la main. J’aurais peur pour un autre félidé.  

(00h00) Cette même nuit, mon amour a pris l’avion pour la France. Elle m’a envoyé un SMS pour signifier qu’elle a déjà enregistré et qu’elle attendait pour rentrer dans la salle d’embarquement. Il est minuit passé. On s’était dit qu’elle m’appelait avant de partir. C’est la troisième fois que ma fille part en Métropole sans que je l’accompagne. Elle sait que je ne supporte pas de la voir me quitter. Je trouve cela très drôle. Moi, qui voyage tout le temps. Je ne supporte plus ce déchirement de tendresse. 

Il est 7H55 à l’horloge de la machine. Je sais ; Wawa va bientôt atterrir à Narita. Je pense même que dans l’avion, ils ont déjà lancé l’annonce pour dire qu’ils allaient atterrir dans quelques minutes. Ma fille va assurer sa soutenance pour son master II. Elle m’a dit qu’elle a déjà envoyé son mémoire la semaine d’avant. On avait eu une petite discussion pour ce qu’elle a envisagé après son diplôme. Elle disait qu’elle voulait arrêter. Plus rien. Ma fille veut prendre du repos mais surtout du recul. Nécessaire pour les grandes orientations dans sa vie. Elle est déjà grande et femme, il est grand temps qu’elle s’envole de ses propres ailes. A la maison, il ne va plus rester que Sisa et Valiraka. Thaijö prend de plus en plus de la distance. Bien & mal, je trouve que chaque enfant commence à gérer son indépendance. Ils apprennent. Et, la pensée que j’avais eue à l’époque quand je n’étais pas thupëtresij, me revient. Je misais sur les enfants de la maison (ceux de mes sœurs) en les prenant en charge. J’avais idée qu’un jour, ils allaient aussi assumer leurs charges. Mes charges. Nos charges. La coutume. La Vie. J’y pense toujours. Mama Dominique L. disait toujours dans les échanges sous le préau coutumier que le thupëtresij est l'outil de travail à la tribu. Le garde-fou. L’avant-garde. Il est le garant de la sécurité etc… etc… ces valeurs-là ne sont pas que des souvenirs. Elles nous accompagnent à chaque pas de nos vies. Ma fille Wawa va revenir dans deux semaines, c’est ce qu’elle a dit à sa mère. Si tel était le cas, elle serait sûrement avec Cléa (mon autre fille) et son bébé. Mon petit-fils. Asaël. Bonne lecture et bon long weekend à vous. Wws

Je vous livre comme suit la prière de Jésus (le Notre père) en drehu ancien qu’on appelle miny. Je n’ai pas mis de ponctuation, sinon à la fin. 

 

Publié dans Culture Kanak

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Livre, mon Ami...où me mènes-tu en 2021 ? Un petit cadeau de Jean-Victor

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Pas de mot pour parler de ce jeune prodige super sympa, une fois de plus avec sa vidéo pour revenir sur Livre mon Ami voir l'article ici

Publié dans video

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Mūtismes, de Titaua Peu réédité par les éditions Au Vent des îles

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Mūtismes, de Titaua Peu réédité par les éditions Au Vent des îles

Photo de ©Lucie Rabréaud de radio Tahiti dans un article : 19 ANS APRÈS, « MŪTISMES » RÉÉDITÉ PAR AU VENT DES ÎLES

Cette réédition était nécessaire, le livre avait fait scandale à l’époque mais le temps qui passe et la notoriété de Titaua Peu depuis Pina en 2016, qui a reçu le prix Eugène Dabit feront qu’aujourd’hui ce livre sera accueilli à sa juste valeur. Christian Robert, patron des éditions Au Vent des îles, a redonné le contexte des années 2000 dans cet article : « Si aujourd’hui le fait nucléaire est une évidence, à l’époque non.  On ne parlait pas du nucléaire et c’était quelque chose de bon pour le Pays. » (Déclaration extraite de cet article)

J’ai lu cet ouvrage avec le souvenir de Pina, un livre fort. Celui-ci est de la même veine. Titaua ne pratique pas la langue de bois. Le mutisme, c’est pour les autres. Mū, le taiseux, dirait-on en Belgique, ce n’est pas le genre de cette auteure engagée. Titaua dénonce, parle, se révolte. Dans Mūtismes, elle se met à nu avec ses souvenirs d’enfance douloureux, la violence, la misère, l’envers de la carte postale dirait Chantal Spitz. Tout y est ! Ce récit est aussi un récit d’amour pour son pays, son ethnie, sa race. Le mythe du bon sauvage, celui de Bougainville ou pire celui de Gauguin, c’est l’horreur absolue pour Titaua. En contant son enfance avec un père absent, une mère qui survit dans une misérable habitation dans la luxuriante végétation de la banlieue de Papeete, l’auteure nous invite à découvrir son ascension, son apprentissage sur les chemins de l’école de la vie, de sa vie. Le mutisme aurait été un sacrilège, elle avait tant à dire. Elle le dit avec grand talent. Les mots, la langue des Farāni, elle les maîtrise remarquablement, c’est une plume, une perle au pays de la perle.

Les pages de la perte de sa virginité sont flamboyantes. Cet épisode est aussi le tournant de sa vie. Jeune fille devenue femme, elle perd son innocence mais acquiert sa conscience politique. Elle deviendra militante indépendantiste surtout après un retour dans l’île de sa famille paternelle. La kaina suivra son amant un leader indépendantiste. Elle partagera sa vie et ses convictions. Titaua a couché sur le papier ses douleurs et ses frustrations pour expurger son mal-être, une thérapie et un témoignage qui atteint son paroxysme avec les émeutes du 6 septembre 1995, à l'aéroport de Faa'a puis dans la ville de Papeete. Des évènements qui étaient une réponse à la reprise des essais nucléaires à Moruroa et Fangatau. Les popa'a avaient fait déborder le vase des frustrations et de la colère des nationalistes polynésiens.

Mūtismes, de Titaua Peu c’est une tranche de vie et un témoignage historique de premier ordre. A lire sans modération ! JP

En vente dans toutes les bonnes librairies à Nouméa

Publié dans Roman

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Nuelasin numéro 50, fidèle au rendez-vous après la fête de l’igname à la tribu de Tiéta. A télécharger

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Nuelasin numéro 50, fidèle au rendez-vous après la fête de l’igname à la tribu de Tiéta. A télécharger

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La plus de la rédaction :

Vendredi 7 mai 2021 

Bozu.

Le texte qui suit est un fruit ; résultat de mes recherches au sujet des gens de Hunöj partis dans l’autre monde mais qui ne sont pas enterrés dans notre cimetière tribal à Hnatro.

Hnatro : Le cimetière de Hunöj se trouve sur les terres des Ase, des propriétaires terriens (entre autres) de Huiwatrul. Il se situe entre Eika et l’école de Hnamelangatr. Le lieu-dit s’appelle Hnatro. Dans onze ans notre école sera vieille d’un siècle. Notre cimetière quant à lui, a 150 ans cette année 2021. Je m’explique. L’année de référence pour moi étant le départ de Mac Farlane en 1871 avec le pasteur Thaijö-qatr[1]. Le vieux est parti pour servir les causes de l’évangile de Jésus-Christ en laissant ses enfants, Hnacipan et Dremue. Il s’est remarié et est décédé en Australie dans le Détroit de Torres. Il dort sur l’île d’Orub (il a vécu 103 ans. 1820-1923 et marié trois femmes. Sisa-qatr une kanak et après deux femmes aborigènes) A Hnatro, la tombe de sa première épouse est celle qui n’est pas alignée, pas loin des tombes de la famille Hnacipan et Walewen (Hnamelen.) L’ancien cimetière étant de l’autre côté du terrain (de l’autre côté de la route) entre chez Bali et Qëmekë. 

Bonne lecture. Wws

Dans le lointain 

Lointain & Les esprits errants & Nos lieux de pèlerinage[2] ? : Les autres gens de Hunöj qui dorment quelque part sur cette terre, attendent de revenir un jour dans nos mémoires. « Kalabus[3]En français, cela signifie la prison. Cet endroit a servi autrefois à isoler les malades atteints de la lèpre. Une ancienne léproserie. Ce devait être au tout début avant les années 1900. En 1849 exactement. Le premier malade de Drehu devait être de chez nous. Kalabus a existé avant Hnawetr[4] entre Kejëny et Thuahaik. Cila, à la tribu de Nang[5]. C’était la dernière léproserie avant l’ouverture du centre Raoul Follereau[6]. On y arrive par cette allée de pierres entassées. Cette allée de pierres mène vers la citerne que voici. Aelan écoutait de toutes ses oreilles. La citerne était creusée à même le sol. Deux mètres de large et une longueur à peu près de quatre mètres et une profondeur de deux mètres. Avant d’arriver à Hunapo i Qëmek il fallait passer par Kalabus. Une rangée de cailloux entassés faisait office d’allée. A l’époque, il devait exister des maisons à côté de la citerne. La toiture servait à recueillir l’eau de pluie pour l’alimenter. Mais la nature avait repris tous ses droits. De tout temps, quand on allait à Mele, Kalabus servait d’endroit pour se reposer. Il y avait un figuier aux fruits rouges sous lequel le passant s’asseyait avant de repartir. De là, il pouvait apercevoir les racines des grands arbres et des lianes tomber dans la citerne et plonger dans les entrailles de la terre. Les gens de Hunöj, dit Trotreijë ont grandi avec cet héritage de la nature et une autre partie aussi de mystères. Tout autour de la citerne, poussaient des flamboyants témoins de cette époque. Les xaj[7] et les autres grands arbres ne poussaient pas à cet endroit. Vois cettevégétation un peu plus clairsemée. Le dernier cocotier, fruit de ceux sûrement plantés par les vieux à Kalabus, a disparu il y a de cela quelques années[8] ».

 Livani-qatr dort dans les îlots du Sud de Calédonie, à l’île Ouen. C’était l’époque où les îliens voyageaient encore sur des bateaux à voile. La mort l’a cueilli lors d’une croisière. Le bâtiment s’est alors approché des côtes et a jeté l’ancre. Les marins à bord sont descendus pour l’enterrer dans une parcelle de terre. Pour nous, c’est un peu comme dans un film mais n’oublions pas qu’il arrivait (et c’était courant) que le mort était enroulé dans son linceul et passé par-dessus bord. C’était une mode, excusez, pour les frères noirs africains dans le commerce triangulaire avec les Amériques. Toujours sur cette même terre ou bien à Goro ( ?), dort Hnacipan, frère de Mama Wamane (maman de Leo-qatr.) Il a été donné à nous à la maison (ceepi e Gaica) à cause de nos liens de sang et clanique. D’autres vibrations me viennent dans la mémoire comme des algues du fond de l’océan rejetées sur une plage. Wati-qatr Saipö et Keitrë[9] ne nous sont jamais revenus. Ils étaient partis ensemble sur la Monique[10]. Mon Dieu ! Nous reviendront-ils un jour ? Quelle éternité ? Eötr-qatr (Lawi) dort du côté de Boréaré à Houaïlou. Lorsque vous abordez le pont de Coula en arrivant de Karagreu (ou Bourail) il y a une piste qui rentre à droite. C’est la direction qu’il faut emprunter pour aller rendre visite à la poussière qui reste de lui. Il était pasteur là-bas entre les deux guerres (1923). Son épouse, Wasajë, elle est de Hmelek. Pour la petite histoire, il y a un vieux de Boréaré, Gowe Tchoé, j’ai des doutes sur l’orthographe. Tchoé en français voudrait dire, requin. C’est la traduction du nom du vieux à nous, Eötr. L’année 2019, Tchoé avait 96 ans, il était né en 1923 et neuf mois après sa naissance, sa maman partit dans l’autre monde. Le bébé fut confié aux deux pasteurs de Hunöj qui assuraient le service pastoral dans la vallée. Je ne le savais pas quand il était homme d’entretien là-bas à Nédivin quand j’enseignais dans le collège. Cette info m’a été remise par Jön Neköeng qui a rencontré le vieux en 2019. Personnellement, je prenais le vieux Tchoé comme originaire de la tribu de Gondé toujours dans la haute vallée de Houaïlou. Au tout début de cette année 2020, un groupe de musique de cette même vallée de la Houaïlou était venu à kolopi au terrain pendant la kermesse de l’Amicale de Huiwatrul. J’ai ramené après les musiciens à Luecila avec Qëmekë vers 1h30 du matin, alors qu’on s’apprêtait à fermer le site. J’ai présenté le groupe en donnant l’info que le vieux de Hunöj était enterré chez eux, sans savoir que j’allais avoir encore plus d’infos sur le même vieux. Hasard ? Concours de circonstances ? Allez, au dernier coup de fil d’échange avec une dame de Nessakoéa, elle me promit qu’elle allait me rappeler pour donner un taperas de chez eux qui parlait justement du vieil homme à nous, Lawi Eötr. Elle m’enverrait avec la traduction en français. J’attends. A Tchamba, Hnacipan-qatr a enterré ses deux filles jumelles (Utë & Tchuke.) Des prénoms de là-bas. C’est entre la cloche et la baraque pour attendre le culte à Eika. Il était aussi un pasteur, comme le vieux Lawi. Lui, c’était en 1904, qu’il assurait son service dans cette haute vallée. J’y vais assez régulièrement dans ce bout de pays pour les besoins de notre école. Je remercie Hélène Nateawe (mariée Nimbayes) de m’avoir donné ces informations. Mais ça, ce n’est pas un secret pour les gens de chez eux. Drumë Wapotro, un autre pasteur de chez nous. Il dort à Eika de la paroisse de Mou Lifou (oui, il y a aussi l’autre Mou à Ponérihouen). C’était en 1964 qu’il était parti. Il revenait de Hunöj où il avait rendu visite à Mama Wazana qui avait accouché de Wasa. C’est en se reposant dans la nuit que son âme s’est envolée. Dans la brochette de pasteurs, deux autres de la famille dorment dans deux contrées autres que Hnatro. Ixöe-qatr Katrawa (papa du vieux Gëz) avait été enterré à Drueulu où il exerçait sa vocation pastorale. L’autre pasteur, c’est Jooc Patel. Frère de Misa-qatr (papa de Qaeng-qatr, Patel-qatr…) Il se repose actuellement dans une tribu de Nengone. Wakone. A l’époque quand Siwen Hnasil enseignait à Hunöj, il rendait souvent visite à Lizi-qatr (l’épouse du défunt pasteur) Ils échangeaient en Nengone parce que la grand-mère parlait très bien la langue de là-bas. Mystère : Quand un fils Ngazo est allé jouer au foot à Nengone, il s’est vu offrir un panier d’ignames. L’inconnu disait qu’il était de la même famille que lui. C’était dans une tribu de Touho (Nengone, oui il y a aussi Touho en Calédonie.) Zyom, à l’époque du lycée disait qu’un camarade de classe connaissait dans sa tribu quelqu’un qui était du même nom que lui. Ngazo. Explication de Wotra : un vieux Ngazo, parti de chez nous pour Nengone, n’était jamais revenu. C’est probablement sa descendance. Les précisions sont entre les mains de la famille à nous de Drepo. Dans la vallée d’Amoa, tribu de Putchala Poindimié, repose le vieux Hnatu, grand-père des Hmej et d’une frange de la famille Hmaloko, papa de Zihnuë et de Mama Wasajë. Il était parti dans ce bout de pays avec tante Sanima, sa deuxième épouse. Elle était revenue toute seule. Année de départ, je l’ignore. En France, Medriko Thaiaw a été incinérée. Sa cendre a été ramenée au pays par la famille (par Hnai Walewen) après un détour à Kejëny (chez une autre fraction de la famille.) Medriko avait travaillé dans une librairie à Montparnasse. Elle était venue après au pays pour un court séjour. Je pense qu’elle avait travaillé à la bibliothèque universitaire avant de repartir. Elle ne supportait probablement pas la vie de chez nous. Elle avait pris sa retraite et a quitté ce bas monde pour d’autres cieux. La première citoyenne de la tribu de Hunöj à être incinérée, c’est elle. En France, vivent ses deux filles Béatrice et Anne-Marie ( ?) Chez Kasan & Caalo, juste devant leur maison bleue, il y a un avocatier et un croton[11] (c’était avant.) C’est sous le feuillage de ces arbres que Inane-qatr, Wadrö-qatr et toute la marmaille se prélassaient et appréciaient la fraîcheur des après-midi des temps chauds. Je ne leur ai pas dit qu’ils dormaient sur une tombe. Celle du petit frère de Mama Kaie (föi Pacue-qatr, Xodre.) Wilisen, il s’appelle. J’ouvre une parenthèse parce que j’ai aussi une pensée pour les nôtres que je qualifie d’esprits errants. Ils sont là confinés dans notre cerveau mais aussi quelque part avec nous et en nous. Ils nous assistent partout, ils nous gardent, ils sont dans nos forêts, on les voit dans nos rêves, ils nous parlent dans le vent, une jubilation, une oscillation d’une brindille de bois mort. Mais on les tue pour une deuxième mort dans la cacophonie, le brouhaha, le mauvais choix de nos musiques etc… On a peur d’eux. Entre Hnaköj et Watrapeng, il y a des anfractuosités. Les ossements sont dedans. Ils sont vieux de deux mille ans si ce n’est pas plus. Ils sont confinés dans nos mémoires. D’autres sont dans d’autres grottes aux quatre vents de la tribu. Je pense encore aux nouveaux-nés que nos filles (les jeunes mamans) étouffent entre les jambes pour expier la honte de leur geste. Je tais d’autres infos en ma possession pour ne pas faire mal à moi-même et à nous autres encore. « Que Dieu nous veuille absoudre. » Villon.

Question : Ailleurs : Nous avons des morts absents au cimetière de la tribu. Ils sont enterrés à Nouméa ou bien à la tribu. Je pense à H. et à son épouse. Question ouverte. Est-il bien d’enterrer son mort chez soi ? Ma réponse est NON. Nous ne vivons plus dans les hunapo[12]. Nous vivons dans une tribu avec des concessions, c’est-à-dire qu’on doit tenir compte de la vie communautaire. Une autre question s’impose, à quoi a servi le lègue de ce bout de terrain, Hnatro ? Pendant la mort de mon père en 1980, Utrane (ma grande sœur) est allée dire la dernière volonté de papa aux autorités coutumières : « A ma mort, vous me mettrez sous le fene ixöeë à Gaica (chez Drikone actuellement) pour que mes petits enfants viennent jouer sur ma tombe. » A l’époque, beaucoup de ses petits-enfants n’étaient pas nés. Pour répondre à ma sœur, Hmaloko-qatr (l’aîné des papa Hmaloko) a pleuré. Il a tiré des pièces pour demander pardon avant de dire que la décision de cette époque-là était d’enterrer tous les gens de Hunöj à kolojë. En sus, même lui en tant qu’ancien combattant de 39 & 45, il irait à Hnatro. Il faut aussi comprendre que la tribu est un espace de vie comme Hnatro est un espace réservé pour nos morts. Personnellement, je me vois mal construire ma case en plein milieu de Hnatro même s’ils sont des nôtres. Ça n’a pas de sens. Une aberration.

Bon week-end à vous de la vallée. 


[1] Thaijö : Pour ceux et celles qui voudraient tester. Saisissez ce nom-là sur le Net et vous tombez en Australie. Thaijö ; thai=victime jö=soleil. En Australie, ils ont deux noms. Thaijö et Thaiday. Thai (toujours victime) day=jour. Ce sont les deux noms que l’ont retrouve chez nos familles aborigènes. Ils sont déjà venus ici, à Hunöj, Hmelek (d’où nous sommes originaires) mais nous ne sommes jamais allés chez eux, dans le détroit de Torres au nord de l’île continent. Thaijö-qatr était parti de chez nous avec le prénom Iamele. En Australie, il a changé de nom. Jimmy Lifou, ensuite Joshua. Pourquoi changer de nom ? Je ne sais pas. Sur sa tombe est écrit qu’il était né à Lifu, Loyalty island en 1820 et mort en 1923 à Orub. Je saurais après que le fait de changer tout le temps de noms durant son existence est une coutume dans toute l’Océanie. Cela se faisait au gré des naissances. La mère ou le père prénom le nom du nouvel arrivant. [2] On pourrait se promener sur les tombes de nos aïeuls. Dans cet extrait, je n’ai pas repris nos familles enterrées à Nouméa dans les différents cimetières de la capitale. [3] Une info qui nous est parvenue par une expo d’un docteur (Collin ?) qui avait exercé à Lifou dans les années 1800. Centre JMT l’année 2019 : « Le marin était originaire de Huiwatrul, il était tout plein de pustules et exhibait sa veste pour l’offrir comme présent à quelqu’un d’autre. C’était comme cela aussi que la maladie s’était propagée sur l’île et dans le pays. » C’est moi qui résume le commentaire de l’expo photos. [4] Une léproserie ouverte après la fermeture de Kalabus à Hunöj.[5] Il y avait aussi la léproserie de Nang à Cila dans le district de Wetr, c’était après Hnawetr. Nous avons aussi de la famille qui dort par là-bas. Suun, Iamele (sœur et frère de papa) Kaijagön (papa de Jenema et époux de tante Qabue) Y en a-t-il des autres familles de Hunöj ?[6] L’actuelle léproserie de Nouméa située dans la presqu’île de Tindu.[7] En Drehu, une variété de grand arbre qui pousse dans les forêts de l’île.[8] Extrait de Ponoz, cordon ombilical de HNACIPAN Léopold.[9] Keitrë, femme de Trawel Hnoija. [10] Nyiatrë Jeannette Kaqea devait aussi prendre le même bateau avec Keitrë et Wati pour se rendre à nouméa. Le vieux Leitre-qatr Cejo (son grand-père) n’a pas voulu la laisser partir.[11] Croton : soma en Drehu. On la plante sur une tombe comme la cordyline.[12] Tertres ou tertres funéraires.

Publié dans Culture Kanak

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Lancement du prix VI NIMÖ des lycéens et collégiens de 3e – 9e édition

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Photo de la présentation par la présidente de la MLNC et d'une responsable de la bibliothèque Bernheim aimablement fournie par Daniel Collet
Photo de la présentation par la présidente de la MLNC et d'une responsable de la bibliothèque Bernheim aimablement fournie par Daniel Collet

Photo de la présentation par la présidente de la MLNC et d'une responsable de la bibliothèque Bernheim aimablement fournie par Daniel Collet

Prix littéraire attribué par les élèves de lycée et de collège (3e) à des auteurs calédoniens contemporains devenu incontournable et très prisé des auteurs calédoniens. Les jeunes se trompent rarement ce n’est pas Daniel Collet l’infatigable secrétaire de l’association qui me démentira. JP

La sélection 2021

Mon amoureuse – Akel Waya

Les fleurs de potr – Léopold Hnacipan

La tribu des veuves – Isa Qala

Caledonia Blues – Claudine Jacques

Trois femmes – Nicolas Kurtovitch

Sillages d'Océanie présenté dans la sélection (semble aussi faire partie de la sélection)

LIEN pour l’inscription

CONTACT :

Daniel COLLET, secrétaire de l’association Vi Nimö – Lycée Do Kamo

83 40 87 / cdildk@lagoon.nc

Deux photos Vi Nimö – Lycée Do Kamo de 2014 à Nouméa Anse-Vata
Deux photos Vi Nimö – Lycée Do Kamo de 2014 à Nouméa Anse-Vata

Deux photos Vi Nimö – Lycée Do Kamo de 2014 à Nouméa Anse-Vata

Publié dans Evénement culturel

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Nouveauté : Naissance et fondements de l'identité calédonienne Auteur : Jean-Claude Briault

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Nouveauté : Naissance et fondements de l'identité calédonienne Auteur : Jean-Claude Briault

Éditeur : Briault Jean-Claude – Genre : Critiques, analyses, essais

Jean-Claude (dit Gaby) Briault, journaliste et ancien homme politique, s’interroge depuis longtemps sur l’identité des différentes communautés de Nouvelle-Calédonie. En 2011, il publie un premier essai intitulé « Caldiens », qu’il enrichit aujourd’hui avec cette analyse sur la naissance et les fondements de l’identité calédonienne.

LES GRANDS TEMOINS : JEAN CLAUDE BRIAULT l'avant référendum 2018 en Nouvelle-Calédonie Capture d’écran ce reportage est disponible sur YouTube

En savoir plus

Avec un grand père de Tessy-sur-Vire, un autre originaire de Hanoi, une grand-mère mélanésienne, une autre indonésienne, l'auteur né à Nouméa, se définit comme Calédonien.

Pour étayer sa thèse sur les fondements de l'identité calédonienne, il pose les principes suivants :

1- Les habitants de la Nouvelle-Calédonie sont les Néo-Calédoniens. Ces habitants sont eux-mêmes répartis en deux grands groupes sociaux : un groupe social pourvu d'une identité, les Kanak, et un groupe social représentant « les autres », non défini, et dont l'identité est niée au point que ce groupe est dénommé « non-Kanak ».

2- Au cours des récents référendums, les partis indépendantistes ont affiché le projet d'un pays dont le nom serait constitué de deux composantes : « Kanaky-Nouvelle Calédonie ». Ils répartissent ainsi ceux qui revendiquent l'identité Kanak dans « Kanaky », laissant logiquement « les autres », ceux qui ne revendiquent pas l'identité kanak, s'inscrire identitairement dans la composante « Nouvelle-Calédonie ».

Ainsi, les porteurs de l'identité kanak suggèrent que les « non-Kanak » sont les « Calédoniens ».

3- L'archipel néo-calédonien comprend ainsi deux groupes sociaux identitaires formant chacun un peuple :

• d'une part, les Kanak, dont la situation de premiers occupants est reconnue,

• et d'autre part, les Calédoniens, dont l'identité, synonyme d'enracinement, résulte d'une installation ultérieure.

Publié dans Essai

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Causerie à Calédo Livres le 5 mai 2021 à 18h avec Julie Dupré et Liliane Tauru

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Julie Dupré au marché Lucien

Julie Dupré au marché Lucien

Causerie à Calédo Livres le 5 mai 2021 à 18h avec Julie Dupré et Liliane Tauru

Julie Dupré et Liliane Tauru nous présenteront le dernier né de la collection « Petit etë » des éditions Plume de Notou.

Ce livre pour enfants écrit et illustré par Julie Dupré est disponible dans le format habituel (16 x 16 cm) de la collection et exceptionnellement en grand format (32 x 32 cm) pour une lecture en classe et dans les crèches.

Un important travail de recherche a été mené puis synthétisé en fin d’ouvrage. La culture de l’igname n’aura (presque) plus de secret pour les lecteurs de ce petit livre grâce à sa page documentaire et à ses références bibliographiques.

Publié dans Livre jeunesse

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