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Nouveauté : Le pouvoir de voir et d'écouter Auteur : Nadine Rouvoune

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Aux éditions Jet d’Encre 2 290 F xcp en librairie à Nouméa, aussi chez Calédo Livres

Depuis toute petite, Nelly a un don : elle ressent les défunts, leurs énergies aussi positives que négatives. Dans un centre commercial, dans la rue, à la banque, ces âmes perdues viennent à elle pour lui parler, lui raconter leur histoire ou encore exprimer leur frustration. Si ces évènements peuvent en effrayer plus d’un, ces rencontres, souvent épuisantes et bouleversantes, ont changé sa vie…

Dans ce récit empreint de spiritualité, Nadine Rouvoune ouvre les portes d'un monde mystique souvent rejeté à tort, proposant une nouvelle approche sincère et bienveillante de certains phénomènes extraordinaires.

Née le 4 septembre 1981 à Nouméa en Nouvelle-Calédonie, Nadine Rouvoune est passionnée de lecture, de cinéma et de stand-up. Écrire a toujours été un grand rêve, et il a fallu cette pandémie de ce début d’année 2020 pour qu’elle se lance dans l’aventure. Pour cette grande sensible, l’écriture est aussi thérapeutique qu’exutoire.

Publié dans Vie Pratique

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Nuelasin numéro 54 fidèle au poste avec téléchargement possible dans cet article

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Nuelasin numéro 54 fidèle au poste avec téléchargement possible dans cet article

è Téléchargez ce numéro en suivant ce lien

Le petit plus de la rédaction :

Bozusë

Mois de janvier 2021.

Un jour, je reçus la visite d’un ami qui me donna l’idée de partager avec lui le parcours que je faisais habituellement, lorsque je sortais de la maison, histoire de prendre l’air et de marcher un peu. Nos pas nous portèrent alors jusqu’à Hnamelangatr. L’école de la tribu. Dans 10 (dix) ans, elle aura 100 (cent ans.) Elle sera comme Havila et Hnaizianu les deux autres établissements, de l’ASEE. 

En arrivant sous la véranda du premier bâtiment, je tentai de situer les anciennes bâtisses (de mon époque), celles qui avaient abrité mon enfance. Mais tout a changé. Je tournai alors mon regard vers la cour. Seul le grand badamier trônait royalement. Il ombrageait désormais une aire de jeux d’enfants. Des balançoires traînaient ça et là. Eparses, et toujours avant d’entrer dans la forêt de caféiers qu’ombrageaient les troncs massifs argentés de peupliers. Le grand arbre n’a pas changé. Oui, et j’ai déjà posé la question à plusieurs personnes de la génération du dessus au sujet de ce géant. Elles disaient, qu’il est resté le même depuis qu’elles aussi, étaient enfants. Immuable. Le soleil est le seul témoin de la main qui a mis la graine dans cette terre de Hnamelangatr. Les enfants de notre génération, nous jouions au loup en grimpant sur l’arbre. Nous sautions de branche en branche. Certains avaient même lâché prise et étaient tombés. Mais ça, nous le cachions aux parents. Sauf pour les fractures. Cas extrême qui finissait toujours par des séances d’astiquage. Heureusement qu’il n’y avait jamais eu de départ précipité vers l’au-delà, à cause de nos jeux d’insouciance. Le cimetière de la tribu étant tout juste à quelques encablures. Des branches du badamier, la vue donnait sur les tombes qu’on évitait de regarder de peur d’être appelé par nos familles parties avant nous. C’était dans notre conscience commune d’enfant de cette époque-là et la formule était quasi obsessionnelle. 

Lewatr était le plus agile de tous. Il arrivait à sauter dans le vide pour se saisir d’une branche à deux mètres ou plus dans l’autre ramure. Impressionnant ! Là-dessus personne ne l’imitait. On tombait seulement d’accord pour dire qu’il était le meilleur. Mais j’ai toujours en tête l’accident de mon grand frère. 

Un après-midi d’un dimanche. Pierre était perché tout en haut d’un oranger. Oui, chez nous, il n’y avait que cette variété d’agrume qui couvrait toute la propriété.  Une grande sœur mariée dans les environs était venue pour demander des oranges. Pierre, plus prompt, a tout de suite grimpé sur l’arbre. Comme un singe, dirais-je. Je n’ai même pas vu comment il était tombé. Il a eu la vie sauve en s’accrochant machinalement sur une branche d’un grand caféier qui poussait non loin du grand tronc d’oranger. Il s’était accroché dessus. Il geignait. Mon autre grand frère l’a fait descendre précautionneusement des branchages. Il l’a allongé sur le sol et avec les dents il a sorti un long morceau de bois qui lui était rentré dans le pied. Maman a alors saisi des feuilles médicamenteuses pour crachoter dessus la blessure. Pierre s’est levé après et a marché. Il boitillait au début, mais après, il avait retrouvé l’usage de son pied. C’était comme si ce dimanche après-midi était d’ordinaire. La grande sœur a ramassé ses oranges et a disparu. Nous, les enfants de la maison, sommes partis devant l’église pour jouer avec les autres enfants de la tribu. La Terre n’a pas fait cas de l’accident de mon grand frère. Elle a continué sa révolution sans que rien change au monde. 

Trawel est toujours resté meilleur pour moi et pour nous tous de la génération. La cime des arbres. Lewatr. 

Bonne lecture et surtout bon chant.

Wws

 Ci-après, un requiem. Définition : Prière, chant pour les morts, dans la liturgie catholique. (J’ai extrait Hnenge hna awe d’un recueil de chants de l’église autonome commission chant version 1984)   

Hnenge hna awe 

Hnenge hna awe (j’ai gémi) ngöne melöhlem (dans le noir, dans les ténèbres) tha öhne köni la gojeny (je ne voyais pas le chemin/la route) sihngödri la ajai Angakaka (le choix du Père Céleste n’était pas explicite) miti drai hë la hnengödrai, (le ciel s’est assombri) Kola iwatratra nöjei atr (la foule s’est mise à se détester/les gens se sont mis à se haïr) matre menu menuhë la unge,(raison pour laquelle mon esprit s’est troublé) ini a thele Akötresieti (je me mis à la recherche de Dieu. Dans d’autres versions Akököjëti plutôt que Akötresieti. Le sens reste le même. Dieu le père) ngo kösë hnei nyidrë hna zae (mais il s’était caché, semble-t-il.

CH - Tro ni a lö,(je vais rentrer) sesë, sesë, (en sautillant, sautillant) kösë neköi kau a lö qa hnuma (comme un veau qui sort de la maison /l’enclos) Ke tro Iesu a xomi ni kowe la ga tingetinge me lolo (bis) (pour que Jésus me guide/prenne/m’amène vers la paix et le bien/le pays où règnent le calme et la paix.)

Publié dans Culture Kanak

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Séance de dédicace de Nicolas Kurtovich et de Thierry Charton ce samedi à la FNAC

Publié le par ecrivainducaillou.over-blog.com

Séance de dédicace de Nicolas Kurtovich et de Thierry Charton ce samedi à la FNAC
Séance de dédicace de Nicolas Kurtovich et de Thierry Charton ce samedi à la FNAC

La Libre Mort par l’auteur

Le plus difficile n’est pas d’accepter le peu de temps que la vie nous accorde mais de continuer à aimer la vie totalement. Semblable à l’opprimé que les fers ont rendu insensible au pardon et qui réclame vengeance, nous condamnons par désespoir l’univers qui nous écrase parce que nous ne choisissons guère le chemin sur lequel nous allons mourir. Devant ce gouffre d’où maintes de nos peurs s’enracinent, nous possédons néanmoins cette lumière inextinguible de notre intelligence qui nous aide à apprécier la voie la plus sûre pour aimer le temps qu’il nous reste à vivre et vivre au mieux le temps qu’il nous reste à aimer. Cette voie de sagesse sur laquelle les meilleurs s’acheminent, nous la refusons encore au soir de notre vie. Alors, le cœur rongé par l’amertume, avançant dans l’ombre de nous-mêmes, nous mourons en vaincus sans jamais avoir laissé à notre révolte la chance de se convertir. Combien d’illusions creuses gouvernent nos principes au regard d’une sagesse moins ambitieuse qui incline à nous faire accepter de devenir un serviteur sur les terres de notre propre royaume.

La libre mort - TC

Alexandre Rosada est président de l'AENC

Présentation de trois femmes par l’éditeur Au vent des îles

Des vies « sans défaite ni combat », dans tout ce que l’ordinaire peut offrir de merveilleux pour celui qui sait observer, ressentir et dire le moindre souffle, la plus infime palpitation. Nicolas Kurtovitch compose ici l’un de ses recueils les plus personnels où souvenirs, contes et réflexions poétiques s’entremêlent. Tisserand, il noue un à un les fils des mémoires et des instants vécus ou imaginaires pour nous dire l’importance d’être au monde en pleine conscience, de transmettre, de célébrer le pouvoir de la littérature et de l’humanité.

Cet ouvrage a bénéficié du soutien de la Province Sud.

Lire un extrait

TROIS FEMMES, Nicolas KURTOVITCH, étude de Nicole CHARDON-ISCH

Alexandre Rosada est président de l'AENC

Publié dans Roman, Nouvelles

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Nouveauté Le soleil finit toujours par nous lever de Jeanne Raboutet éditeur Jets d'encre

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Nouveauté Le soleil finit toujours par nous lever de Jeanne Raboutet éditeur Jets d'encre

Parce que le soleil finit toujours par nous lever et l’espoir par triompher, Jeanne Raboutet entreprend dans ce témoignage poignant un travail de reconstruction, suite au viol qu’elle a subi, tâche aussi rude que nécessaire pour de nouveau pouvoir aller de l’avant.

Cet ouvrage aborde un sujet difficile mais apporte aussi la preuve que l’on peut toujours se reconstruire. Ce livre est un message aux victimes. Il est vendu 2 700 F en librairie L’illustration de couverture est de l’artiste Delphine Tetenoire.

Mafalda, infirmière en Nouvelle-Calédonie, est une femme volontaire, joyeuse, toujours pleine d’entrain et de projets. Sa prochaine aventure sera une marche sur la côte sauvage de l’île, à pied, en hommage à la vie. Elle a tout prévu : un sac à dos sur lequel elle invitera les passants à nouer des étoffes de couleur, des patients chez lesquels faire étape, une présentation du périple sur les réseaux sociaux... l’ensemble promet d’être merveilleux ! Mais il y a une chose que Mafalda n’avait pas envisagée : qu’au bord de la route, sans raison et sans pitié, un homme la violerait…

Jeanne Raboutet est née à Clichy le 30 avril 1973. À 24 ans, diplôme d’infirmière en poche, elle décide de quitter la métropole pour s’installer en Nouvelle-Calédonie, à l’autre bout du monde. Ce texte est le fruit d’une longue reconstruction suite au viol qu’elle a subi. Aujourd’hui, elle danse avec la vie, une valse à mille temps, temps de femme, de mère, d’écrivaine, de créatrice de bonheur.

Ci-dessous la vidéo d’Alexandre Rosada journaliste et président de l’AENC

Publié dans Roman

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Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières

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Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières
Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières

Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières

Une bonne idée de visite pendant les vacances la maison Célières, ancienne maison du livre, entretenue avec amour par l’association témoignage d’un passé. La maison a gardé une appétence pour le livre, les beaux livres anciens et restaurés par ses locataires relieurs. Il y en a partout sur les meubles encaustiqués à l’ancienne avec de l’huile de coude, tout est propre nette et agréable à regarder.

 « Le livre dans son assiette », c'est le nom de l'exposition proposée par la maison Célières qui présente le travail de l'Association des amis du livre et de la reliure. Des animations et des ateliers sont également au programme pour faire découvrir cet art.

La maison Célières, route du Port-Despointes, héberge depuis très longtemps l'Association des amis du livre et de la reliure (AALR). Philip Markham est président de l'AALR, qui a été créée en 1992. Madame Hélène Bonneaud et plusieurs passionnés de reliure était présents ce mardi matin et ont pris le temps de faire une pause pour une petite causette avec le reporter de ce blog.

L'association calédonienne sera présente aux Biennales mondiales de la reliure d'art, dont la 16e édition se tiendra du 22 au 24 septembre 2022, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse, non loin de Paris. Plusieurs membres ont reçu leur exemplaire du livre choisi par l'organisation, Le lion, de Joseph Kessel.

Des relieurs de l'associationDes relieurs de l'association

Des relieurs de l'association

Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison CélièresLe livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières
Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison CélièresLe livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison CélièresLe livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières
Le livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison CélièresLe livre dans son assiette, par l'Association des amis du livre et de la reliure à la maison Célières

Publié dans Evénement culturel

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